Chassenon
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| Chassenon | ||
L'église Saint-Jean-Baptiste |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Poitou-Charentes | |
| Département | Charente | |
| Arrondissement | Confolens | |
| Canton | Chabanais | |
| Intercommunalité | Communauté de communes de Haute-Charente | |
| Maire Mandat |
Jean-Pierre Reymond 2008-2014 |
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| Code postal | 16150 | |
| Code commune | 16086 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Chassenonais | |
| Population municipale |
879 hab. (2010[1]) | |
| Densité | 37 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 150 m — Max. 261 m | |
| Superficie | 23,48 km2 | |
| Localisation | ||
| modifier |
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Chassenon (Chassanom en limousin, dialecte occitan) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région du Poitou-Charentes).
Sommaire |
Géographie [modifier]
Localisation et accès [modifier]
Chassenon est une commune de la Charente limousine, située à l'est du département de la Charente et en limite avec celui de la Haute-Vienne.
Elle se trouve à mi-chemin entre Chabanais et Rochechouart, et se situe sur la D.29 reliant ces deux petites villes, à 5 km de chacune d'elles.
La voie ferrée Angoulême-Limoges passe au nord de la commune en longeant la Vienne, et la gare de Saillat - Chassenon est en Haute-Vienne, sur la commune de Saillat-sur-Vienne. Une branche de cette ligne, longeant l'est de la commune, s'en détache et se termine à Rochechouart.
La route nationale 141 passe au nord de la commune et permet de relier Limoges ou Angoulême par Chabanais en moins d'une heure.
Hameaux et lieux-dits [modifier]
Le gros hameau de Villegoureix est situé à 3 km au nord-est du bourg, et il est limitrophe, avec les Gourdennes de la commune de Saillat où est située la gare de Saillat-Chassenon.
Le reste de la commune, hormis le bourg qui en occupe le centre, est occupé par de nombreuses fermes et petits hameaux : Laurière, Machat, Brethenoux, Longeas, Masferrand, Mastizon, Malbâti, Labit, Champonger, Nouaillas, Londeix...
Communes limitrophes [modifier]
Géologie et relief [modifier]
Comme toute la partie nord-est du département de la Charente qu'on appelle la Charente limousine, la commune se trouve sur le plateau du Limousin, partie occidentale du Massif central, composé de roches cristallines et métamorphiques, relique de la chaîne hercynienne.
Elle se situe aussi dans l'emprise d'un cratère météoritique, formé il y a environ 214 millions d'années, l'astroblème de Rochechouart-Chassenon. La roche issue de cette collision, ou brèche, a servi en particulier à la construction de l'église et des thermes gallo-romains, dont on a longtemps cru qu'ils étaient construits sur un ancien volcan[2],[3].
Une petite partie occidentale de la commune est occupée par du granit et gneiss, ainsi que des alluvions anciennes au nord, le long de la vallée de la Vienne, d'une hauteur atteignant 60 m. L'autre partie de la commune, les trois quarts Est, est couverte de brèche issue de la météorite[4],[3],[5].
Le relief est peu prononcé, comme dans toute cette partie occidentale du Massif central. La commune occupe un plateau orienté est-ouest entre les vallées de la Vienne au nord et la Graine (ou Grêne), affluent de cette dernière, au sud.
Le point le plus bas, 150 m, est situé au bord de la Vienne au nord-ouest de la commune. Le point culminant, 261 m, est situé à 2 km à l'est du bourg, au sud de Machat (borne IGN). Le bourg est à environ 215 m d'altitude[6].
Hydrographie [modifier]
La commune est limitée au nord par la Vienne au nord et la Grêne (ou Graine) au sud, affluent de cette dernière.
Quelques courts ruisseaux temporaires rejoignent ces deux rivières.
La commune est limitée à l'est par le ruisseau de Villegoureix, qui se jette dans la Gorre au nord de la commune, peu avant son confluent de celle-ci dans la Vienne.
Climat [modifier]
Le climat est océanique dégradé. C'est celui de la Charente limousine, plus humide et plus frais que celui du reste du département.
Végétation [modifier]
La commune est peu boisée. Le sol est occupé par des prés séparés par des haies et destinés à l'élevage, constituant un bocage, caractéristique du Limousin.
Toponymie [modifier]
Le nom de Chassenon est directement issu de Cassinomagus, son nom antique, du gaulois cassano ou cassino qui a donné chêne en français, chasne en francoprovençal et casse, cassagne en occitan et magos, plaine puis marché. La signification serait donc probablement « la plaine des chênes » ou « le marché des chênes » (forme comparable à Vernon (Eure) de *Verno-magus « plaine des vernes », « plaine des aulnes »).
Histoire [modifier]
Son nom antique est Cassinomagus. La page relative à cette ville antique décrit l'histoire de ce centre gallo-romain.
C'était un ancien fief de la famille de Tryon au Moyen Âge[réf. nécessaire].
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
Évolution démographique [modifier]
L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Chassenon depuis cette date :

Pyramide des âges [modifier]
Économie [modifier]
Commerces [modifier]
Tourisme [modifier]
Équipements, services et vie locale [modifier]
Éducation [modifier]
Chassenon possède une école primaire comprenant trois classes. Le secteur du collège est Chabanais[12].
Lieux et monuments [modifier]
Patrimoine civil [modifier]
Centre rural gallo-romain [modifier]
Thermes antiques dits de Longeas à Chassenon datant du Haut-Empire romain (du Ier au IIIe siècle ap. J.-C.).
À l'époque romaine, Cassinomagus était une agglomération secondaire de type urbain. Le principal centre d'intérêt de Cassinomagus était le grand sanctuaire qui s'organisait autour du grand temple.
Le site des thermes antiques est classé monument historique depuis 1959[13] et propriété du Conseil Général de la Charente depuis 1983. Il figure parmi les édifices thermaux antiques les mieux conservés de la Gaule.
L'amphithéâtre est connu depuis le XIXe siècle[14] est classé MH depuis 1936[15] et l'ensemble du site est classé depuis 1987[16]. Il fait l'objet de recherches historiques et archéologiques importantes depuis plusieurs années.
Patrimoine religieux [modifier]
- L'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste, construite en pierre de météorite comme les thermes, date du XIVe siècle[17].
Personnalités liées à la commune [modifier]
- L'abbé Michon, archéologue qui a découvert le site gallo-romain en 1850[14]
- Jean-Henri Moreau, archéologue qui a fouillé les thermes en 1958 et fondateur des Amis de Chassenon
- Charles de Tryon, officier et diplomate, né en 1773 au château de Salles.
- Famille de Tryon.
Étape [modifier]
| Précédé par | Suivi par | ||
|---|---|---|---|
| Étagnac |
|
Rochechouart |
Notes et références [modifier]
- Populations légales 2010 de la commune : Chassenon sur le site de l'Insee
- Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), 1844, 334 p. [lire en ligne], p. 19, 176, 180
- Géologie de Chassenon sur Géoportail.
- Visualisateur Infoterre, site du BRGM
- [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Rochechouart », sur Infoterre, 1996 (ISBN 2-7159-1687-6). Consulté le 5 novembre 2011
- Carte IGN sous Géoportail
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 29 juillet 2010
- Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007), sur Insee. Consulté le 29 juillet 2010
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur Insee. Consulté le 29 juillet 2010
- Evolution et structure de la population à Chassenon en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 29 juillet 2010
- Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 29 juillet 2010
- Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles ». Consulté le 9 avril 2011
- Thermes de Chassenon, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), 1844, 334 p. [lire en ligne], p. 187
- Amphithéâtre, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Ensemble du centre rural gallo-romain, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), 1844, 334 p. [lire en ligne], p. 270
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Cassinomagus
- Astroblème de Rochechouart-Chassenon
- Liste des communes de la Charente
- Charente limousine
- Voie romaine de Saintes à Lyon