Chassenon

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Chassenon
L'église Saint-Jean-Baptiste
L'église Saint-Jean-Baptiste
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Chabanais
Intercommunalité Communauté de communes de Haute-Charente
Maire
Mandat
Jérôme Soulas fait office de maire
2014-2020
Code postal 16150
Code commune 16086
Démographie
Gentilé Chassenonais
Population
municipale
873 hab. (2011)
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 51′ 11″ N 0° 45′ 56″ E / 45.8531, 0.7656 ()45° 51′ 11″ Nord 0° 45′ 56″ Est / 45.8531, 0.7656 ()  
Altitude Min. 150 m – Max. 261 m
Superficie 23,48 km2
Localisation

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Chassenon

Chassenon (Chassanom en limousin, dialecte occitan) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Ses habitants sont les Chassenonais et les Chassenonaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Chassenon est une commune de la Charente limousine, située à l'est du département de la Charente et en limite avec celui de la Haute-Vienne.

Elle se trouve à mi-chemin entre Chabanais et Rochechouart, et se situe sur la D.29 reliant ces deux petites villes, à 5 km de chacune d'elles.

La voie ferrée Angoulême-Limoges passe au nord de la commune en longeant la Vienne, et la gare de Saillat - Chassenon est en Haute-Vienne, sur la commune de Saillat-sur-Vienne. Une branche de cette ligne, longeant l'est de la commune, s'en détache et se termine à Rochechouart.

La route nationale 141 passe au nord de la commune et permet de relier Limoges ou Angoulême par Chabanais en moins d'une heure.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Le gros hameau de Villegoureix est situé à 3 km au nord-est du bourg, et il est limitrophe, avec les Gourdennes de la commune de Saillat où est située la gare de Saillat-Chassenon.

Le reste de la commune, hormis le bourg qui en occupe le centre, est occupé par de nombreuses fermes et petits hameaux : Laurière, Machat, Brethenoux, Longeas, Masferrand, Mastizon, Malbâti, Labit, Champonger, Nouaillas, Londeix...

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Chassenon
Étagnac Saillat-sur-Vienne
(Haute-Vienne)
Chabanais Chassenon Rochechouart
(Haute-Vienne)
Pressignac

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Comme toute la partie nord-est du département de la Charente qu'on appelle la Charente limousine, la commune se trouve sur le plateau du Limousin, partie occidentale du Massif central, composé de roches cristallines et métamorphiques, relique de la chaîne hercynienne.

Mur des thermes gallo-romains formé de brèche

Elle se situe aussi dans l'emprise d'un cratère météoritique, formé il y a environ 200 millions d'années, l'astroblème de Rochechouart-Chassenon. La roche issue de cette collision, ou brèche, a servi en particulier à la construction de l'église et des thermes gallo-romains, dont on a longtemps cru qu'ils étaient construits sur un ancien volcan[2],[3].

Une petite partie occidentale de la commune est occupée par du granit et gneiss, ainsi que des alluvions anciennes au nord, le long de la vallée de la Vienne, d'une hauteur atteignant 60 m. L'autre partie de la commune, les trois quarts Est, est couverte de brèche issue de la météorite[4],[3],[5].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief est peu prononcé, comme dans toute cette partie occidentale du Massif central. La commune occupe un plateau orienté est-ouest entre les vallées de la Vienne au nord et la Graine (ou Grêne), affluent de cette dernière, au sud.

Le point le plus bas, 150 m, est situé au bord de la Vienne au nord-ouest de la commune. Le point culminant, 261 m, est situé à 2 km à l'est du bourg, au sud de Machat (borne IGN). Le bourg est à environ 215 m d'altitude[6].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Paysage aux alentours des thermes

La commune est limitée au nord par la Vienne au nord et la Grêne (ou Graine) au sud, affluent de cette dernière.

Quelques courts ruisseaux temporaires rejoignent ces deux rivières.

La commune est limitée à l'est par le ruisseau de Villegoureix, qui se jette dans la Gorre au nord de la commune, peu avant son confluent de celle-ci dans la Vienne.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est océanique dégradé. C'est celui de la Charente limousine, plus humide et plus frais que celui du reste du département.

Article connexe : Climat de la Charente.

Végétation[modifier | modifier le code]

La commune est peu boisée. Le sol est occupé par des prés séparés par des haies et destinés à l'élevage, constituant un bocage, caractéristique du Limousin.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Chassenon est attesté dès l'époque romaine : Cassinomagus, au IVe siècle[7]. Les autres formes anciennes sont vicaria Cassenominsse en 940-952[8], Cassano, Cassanomayo (non daté)[9].

Le nom de Chassenon serait directement issu du gaulois cassano ou cassino qui a donné chêne en français, chasne en francoprovençal et casse, cassagne en occitan, suivi du suffixe -magos, plaine puis marché. La signification serait donc « le champ des chênes » ou « le marché des chênes ». Le nom peut être aussi issu d'un nom d'homme gaulois Cassinus[10].

Dialecte[modifier | modifier le code]

La commune est dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et le dialecte est limousin[11]. Elle se nomme Chassanom en occitan[12].

Articles connexes : Langues de la Charente et Charente occitane.

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'époque romaine, Chassenon était un important centre gallo-romain situé sur la voie d'Agrippa de Saintes à Lyon.

Articles détaillés : Cassinomagus et Thermes de Chassenon.

Au Moyen Âge, c'était un ancien fief de la famille de Tryon, en la personne de Aymeric de Tryon, chevalier, en 1318[13].

Entre le XIe et XVIIIe siècles Chassenon était une vicairie de l'Angoumois. Au point de vue religieux, la paroisse était dans le diocèse de Limoges[14].

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie de Chassenon
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  mai 1945 Pierre Coldeboeuf    
mai 1945 mars 1965 André Desnoyés    
mars 1965 mars 1989 Emile Bissiriex    
mars 1989 mars 2008 Gilles Raynaud PCF  
mars 2008 mars 2014 Jean-Pierre Reymond DVG Retraité du bâtiment
mars 2014 mai 2014
(décès)
Christophe Gras[15]   Ancien responsable financier
mai 2014 en cours Jérôme Soulas   fait office de maire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 873 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 040 1 000 1 049 1 081 1 025 1 008 1 018 1 110 1 077
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 022 1 049 994 1 032 1 099 1 142 1 173 1 169 1 176
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 148 1 188 1 080 1 041 1 133 983 1 063 1 013 1 097
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
1 072 982 1 023 964 903 895 894 879 873
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2004[17].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Chassenon en 2007 en pourcentage[18].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
1,6 
11,4 
75 à 89 ans
13,2 
18,6 
60 à 74 ans
19,9 
25,7 
45 à 59 ans
21,7 
16,3 
30 à 44 ans
18,5 
12,8 
15 à 29 ans
10,7 
15,2 
0 à 14 ans
14,5 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[19].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie[modifier | modifier le code]

Commerces[modifier | modifier le code]

Épicerie de Chassenon à la mode gallo-romaine
Auberge romaine de Chassenon

Tourisme[modifier | modifier le code]

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Chassenon possède une école primaire comprenant trois classes. Le secteur du collège est Chabanais[20].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Centre rural gallo-romain[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Thermes de Chassenon.
Les thermes de Chassenon

Thermes antiques dits de Longeas à Chassenon datant du Haut-Empire romain (du Ier au IIIe siècle ap. J.-C.).

À l'époque romaine, Cassinomagus était une agglomération secondaire de type urbain. Le principal centre d'intérêt de Cassinomagus était le grand sanctuaire qui s'organisait autour du grand temple.

Le site des thermes antiques est classé monument historique depuis 1959[21] et propriété du Conseil Général de la Charente depuis 1983. Il figure parmi les édifices thermaux antiques les mieux conservés de la Gaule.

L'amphithéâtre est connu depuis le XIXe siècle[22] est classé MH depuis 1936[23] et l'ensemble du site est classé depuis 1987[24]. Il fait l'objet de recherches historiques et archéologiques importantes depuis plusieurs années.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Sculpture au-dessus de la porte d'entrée
  • L'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste, construite en pierre de météorite comme les thermes, date du XIVe siècle[25].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Étape[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente »,‎ 2013 (consulté le 22 avril 2014)
  2. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris),‎ 1844, 334 p. (lire en ligne), p. 19, 176, 180
  3. a et b Géologie de Chassenon sur Géoportail.
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Rochechouart », sur Infoterre,‎ 1996 (ISBN 2-7159-1687-6, consulté le 5 novembre 2011)
  6. Carte IGN sous Géoportail
  7. Table de Peutinger
  8. Jean Nanglard, Cartulaire de l'église d'Angoulême, t. IX, Bulletins et mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente, imprimerie G.Chasseignac,‎ 1899 (1re éd. 1180), 296 p. (lire en ligne), p. 30
  9. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols,‎ 1900, 582 p., p. 16
  10. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1989, 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 177
  11. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris),‎ 1844, 334 p. (lire en ligne), p. 55
  12. (oc) Jean Urroz, « Les noms des communes en Charente occitane »,‎ 2005 (consulté le 22 avril 2014)
  13. P.Louis Lainé, Dictionnaire véridique des origines des maisons nobles ou anoblies, vol. 2, Bertand-l'Auteur,‎ 1819, 512 p. (lire en ligne), p. 441
  14. Jean Combes (dir.) et Michel Luc (dir.), La Charente de la préhistoire à nos jours (ouvrage collectif), St-Jean-d'Y, Imprimerie Bordessoules, coll. « L'histoire par les documents »,‎ 1986, 429 p. (ISBN 2-903504-21-0, lien notice BnF?, résumé), p. 89,95,129,157
  15. http://www.charentelibre.fr/2014/05/23/chassenon-le-maire-christophe-gras-s-est-suicide,1896911.php
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  18. « Evolution et structure de la population à Chassenon en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  19. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  20. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le 9 avril 2011)
  21. « Thermes de Chassenon », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. a et b Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris),‎ 1844, 334 p. (lire en ligne), p. 187
  23. « Amphithéâtre », base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Ensemble du centre rural gallo-romain », base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris),‎ 1844, 334 p. (lire en ligne), p. 270

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]