Chassenon

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Chassenon
L'église Saint-Jean-Baptiste
L'église Saint-Jean-Baptiste
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Confolens
Canton Chabanais
Intercommunalité Communauté de communes de Haute-Charente
Maire
Mandat
Jean-Pierre Reymond
2008-2014
Code postal 16150
Code commune 16086
Démographie
Gentilé Chassenonais
Population
municipale
879 hab. (2010[1])
Densité 37 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 51′ 11″ N 0° 45′ 56″ E / 45.8531, 0.765645° 51′ 11″ Nord
       0° 45′ 56″ Est
/ 45.8531, 0.7656
  
Altitude Min. 150 m — Max. 261 m
Superficie 23,48 km2
Localisation

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Chassenon

Chassenon (Chassanom en limousin, dialecte occitan) est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région du Poitou-Charentes).

Sommaire

Géographie [modifier]

Localisation et accès [modifier]

Chassenon est une commune de la Charente limousine, située à l'est du département de la Charente et en limite avec celui de la Haute-Vienne.

Elle se trouve à mi-chemin entre Chabanais et Rochechouart, et se situe sur la D.29 reliant ces deux petites villes, à 5 km de chacune d'elles.

La voie ferrée Angoulême-Limoges passe au nord de la commune en longeant la Vienne, et la gare de Saillat - Chassenon est en Haute-Vienne, sur la commune de Saillat-sur-Vienne. Une branche de cette ligne, longeant l'est de la commune, s'en détache et se termine à Rochechouart.

La route nationale 141 passe au nord de la commune et permet de relier Limoges ou Angoulême par Chabanais en moins d'une heure.

Hameaux et lieux-dits [modifier]

Le gros hameau de Villegoureix est situé à 3 km au nord-est du bourg, et il est limitrophe, avec les Gourdennes de la commune de Saillat où est située la gare de Saillat-Chassenon.

Le reste de la commune, hormis le bourg qui en occupe le centre, est occupé par de nombreuses fermes et petits hameaux : Laurière, Machat, Brethenoux, Longeas, Masferrand, Mastizon, Malbâti, Labit, Champonger, Nouaillas, Londeix...

Communes limitrophes [modifier]

Communes limitrophes de Chassenon
Étagnac Saillat-sur-Vienne
(Haute-Vienne)
Chabanais Chassenon Rochechouart
(Haute-Vienne)
Pressignac

Géologie et relief [modifier]

Comme toute la partie nord-est du département de la Charente qu'on appelle la Charente limousine, la commune se trouve sur le plateau du Limousin, partie occidentale du Massif central, composé de roches cristallines et métamorphiques, relique de la chaîne hercynienne.

Mur des thermes gallo-romains formé de brèche

Elle se situe aussi dans l'emprise d'un cratère météoritique, formé il y a environ 214 millions d'années, l'astroblème de Rochechouart-Chassenon. La roche issue de cette collision, ou brèche, a servi en particulier à la construction de l'église et des thermes gallo-romains, dont on a longtemps cru qu'ils étaient construits sur un ancien volcan[2],[3].

Une petite partie occidentale de la commune est occupée par du granit et gneiss, ainsi que des alluvions anciennes au nord, le long de la vallée de la Vienne, d'une hauteur atteignant 60 m. L'autre partie de la commune, les trois quarts Est, est couverte de brèche issue de la météorite[4],[3],[5].

Article connexe : Géologie de la Charente.

Le relief est peu prononcé, comme dans toute cette partie occidentale du Massif central. La commune occupe un plateau orienté est-ouest entre les vallées de la Vienne au nord et la Graine (ou Grêne), affluent de cette dernière, au sud.

Le point le plus bas, 150 m, est situé au bord de la Vienne au nord-ouest de la commune. Le point culminant, 261 m, est situé à 2 km à l'est du bourg, au sud de Machat (borne IGN). Le bourg est à environ 215 m d'altitude[6].

Hydrographie [modifier]

Paysage aux alentours des thermes

La commune est limitée au nord par la Vienne au nord et la Grêne (ou Graine) au sud, affluent de cette dernière.

Quelques courts ruisseaux temporaires rejoignent ces deux rivières.

La commune est limitée à l'est par le ruisseau de Villegoureix, qui se jette dans la Gorre au nord de la commune, peu avant son confluent de celle-ci dans la Vienne.

Climat [modifier]

Le climat est océanique dégradé. C'est celui de la Charente limousine, plus humide et plus frais que celui du reste du département.

Article connexe : Climat de la Charente.

Végétation [modifier]

La commune est peu boisée. Le sol est occupé par des prés séparés par des haies et destinés à l'élevage, constituant un bocage, caractéristique du Limousin.

Toponymie [modifier]

Le nom de Chassenon est directement issu de Cassinomagus, son nom antique, du gaulois cassano ou cassino qui a donné chêne en français, chasne en francoprovençal et casse, cassagne en occitan et magos, plaine puis marché. La signification serait donc probablement « la plaine des chênes » ou « le marché des chênes » (forme comparable à Vernon (Eure) de *Verno-magus « plaine des vernes », « plaine des aulnes »).

Histoire [modifier]

Son nom antique est Cassinomagus. La page relative à cette ville antique décrit l'histoire de ce centre gallo-romain.

Article détaillé : Cassinomagus.

C'était un ancien fief de la famille de Tryon au Moyen Âge[réf. nécessaire].

Administration [modifier]

La mairie de Chassenon
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  mai 1945 Pierre Coldeboeuf    
mai 1945 mars 1965 André Desnoyés    
mars 1965 mars 1989 Emile Bissiriex    
mars 1989 mars 2008 Gilles Raynaud PCF  
mars 2008 en cours Jean-Pierre Reymond DVG Retraité du bâtiment
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie [modifier]

Évolution démographique [modifier]

L'évolution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue à travers les recensements de la population effectués à Chassenon depuis cette date :

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 040 1 000 1 049 1 081 1 025 - 1 008 1 018 1 110
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 077 1 022 1 049 994 1 032 1 099 1 142 1 173 1 169
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 176 1 148 1 188 1 080 1 041 1 133 983 1 063 1 013
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 097 1 072 982 1 023 964 903 894 902 895
Sources - Nombre retenu jusque 1962 : base Cassini de l'EHESS[7] et à partir de 1968 : Insee (population sans doubles comptes puis population municipale à partir de 2006)[8],[9]

Pyramide des âges [modifier]

Pyramide des âges à Chassenon en 2007 en pourcentage[10].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
1,6 
11,4 
75 à 89 ans
13,2 
18,6 
60 à 74 ans
19,9 
25,7 
45 à 59 ans
21,7 
16,3 
30 à 44 ans
18,5 
12,8 
15 à 29 ans
10,7 
15,2 
0 à 14 ans
14,5 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[11].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Économie [modifier]

Commerces [modifier]

Épicerie de Chassenon à la mode gallo-romaine
Auberge romaine de Chassenon

Tourisme [modifier]

Équipements, services et vie locale [modifier]

Éducation [modifier]

Chassenon possède une école primaire comprenant trois classes. Le secteur du collège est Chabanais[12].

Lieux et monuments [modifier]

Patrimoine civil [modifier]

Centre rural gallo-romain [modifier]

Article détaillé : Thermes de Chassenon.
Les thermes de Chassenon

Thermes antiques dits de Longeas à Chassenon datant du Haut-Empire romain (du Ier au IIIe siècle ap. J.-C.).

À l'époque romaine, Cassinomagus était une agglomération secondaire de type urbain. Le principal centre d'intérêt de Cassinomagus était le grand sanctuaire qui s'organisait autour du grand temple.

Le site des thermes antiques est classé monument historique depuis 1959[13] et propriété du Conseil Général de la Charente depuis 1983. Il figure parmi les édifices thermaux antiques les mieux conservés de la Gaule.

L'amphithéâtre est connu depuis le XIXe siècle[14] est classé MH depuis 1936[15] et l'ensemble du site est classé depuis 1987[16]. Il fait l'objet de recherches historiques et archéologiques importantes depuis plusieurs années.

Patrimoine religieux [modifier]

Sculpture au-dessus de la porte d'entrée
  • L'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste, construite en pierre de météorite comme les thermes, date du XIVe siècle[17].

Personnalités liées à la commune [modifier]

Étape [modifier]

Précédé par Suivi par
Étagnac
Route Richard Cœur de Lion
blason de la route Richard Cœur de Lion
Rochechouart

Notes et références [modifier]

  1. Populations légales 2010 de la commune : Chassenon sur le site de l'Insee
  2. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), 1844, 334 p. [lire en ligne], p. 19, 176, 180 
  3. a et b Géologie de Chassenon sur Géoportail.
  4. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  5. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Rochechouart », sur Infoterre, 1996 (ISBN 2-7159-1687-6). Consulté le 5 novembre 2011
  6. Carte IGN sous Géoportail
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, sur site de l'École des hautes études en sciences sociales. Consulté le 29 juillet 2010
  8. Évolution et structure de la population (de 1968 à 2007), sur Insee. Consulté le 29 juillet 2010
  9. Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur Insee. Consulté le 29 juillet 2010
  10. Evolution et structure de la population à Chassenon en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 29 juillet 2010
  11. Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007, sur le site de l'Insee. Consulté le 29 juillet 2010
  12. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles ». Consulté le 9 avril 2011
  13. Thermes de Chassenon, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. a et b Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), 1844, 334 p. [lire en ligne], p. 187 
  15. Amphithéâtre, base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. Ensemble du centre rural gallo-romain, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. Jean-Hippolyte Michon, Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache (réimprimé en 1980 par Bruno Sépulchre, Paris), 1844, 334 p. [lire en ligne], p. 270 

Voir aussi [modifier]

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Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]