Environnement
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L'environnement est un ensemble naturel et culturel dans lequel les êtres vivants et les éléments existent et évoluent[1].
L'environnement biophysique (biologique et physique) représente l'environnement naturel. À cela s'ajoute l'environnement culturel des espèces qui est généralement associé à l'habitat. Chez les humains, les cultures définissent un environnement humain par l'histoire, par des savoirs et par des idéaux. Composé de conditions écologiques et sociologiques, l'environnement détermine la présence et l'existence des organismes vivants. Dans cette dynamique territoriale, les cultures humaines en rupture avec la perception de l'environnement réel, réalise la pollution des habitats à une échelle globale et locale planétaire.
Le sens de ce mot a sensiblement évolué au XXe siècle pour finir par désigner à la fin du XXe siècle la relation des activités humaines et le rapport de l'humanité avec la nature. On parle ainsi de perception et de protection de l'environnement, de droit de l'environnement, de préoccupation environnementale, d'éducation à l'environnement, d'activités et d'éthique environnementales. Plus que les paroles, le geste écologique est représentatif d'un état de conscience environnementale.
Depuis le sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992, les connaissances environnementales sont compilées pour harmoniser les trois piliers (économie, écologie, sociologie) du développement durable.
[modifier] Étymologie
L'étymologie précise du terme « environnement » est inconnue. On trouve « environemenz » en français dès 1265 dans le sens de « circuit, contour » puis à partir de 1487 dans le sens « action d'environner » [2] [3].
Le terme environnement est polysémique, c'est-à-dire qu'il recouvre de nombreuses acceptions.
On doit distinguer l'évolution du mot (1) et l'évolution du sens (2).
- En-viron-ne-ment vient du terme « virer » (tourner)[4] qui trouve son origine dans le grec « gyros » (cercle, tour) puis dans sa transformation latine « gyrare » et « in gyrum » [5]; dans le latin « virare », « vibrare » (tournoyer) ; dans le gaulois « viria » (anneau, bracelet) [6]. De ces trois origines potentielles, aucune ne domine actuellement. De « virer », l'ancien français a fait « viron » signifiant « tour » ou « ronde ». Puis, le préfixe « en » a été ajouté à « viron » pour donner « environ » (entour, autour) (attesté en 1080) [7] qui provient de la transformation de « in gyrum » et de « envirum » (attesté en 980)[8]. D'« environ » on a fait « environner » (faire le tour), attesté au XIIe siècle. Environ au pluriel « environs » signifiait « alentours ». Puis « à l'entour » a pris la forme d'« environneement » avec deux « e » (attesté en 1154). Pour perdre son deuxième « e » et donner « environnement » (action d'environner, résultat de cette action) ou « environnements » (tours, contours, circuits, voire détours), attesté du XIIIe siècle au XVIe siècle.[9]
- Durant toute cette évolution étymologique, de virer, viron, environ, environner, environneement, environnement, environment, le radical « vir » a toujours signifié la forme du « tour » et de l'« arrondi », qui a donné entour, autour, contours, et par extension « tous les contours ». Aujourd'hui la définition d'« environnement » traduit encore cette idée de « tour », d'« entour », d'« alentours », d'« autour ». Ces termes traduisent bien le concept usité de « milieu » à l'échelle locale et le concept de « géosphère » ou de « biosphère » (voire aussi d'« écosphère » et de « technosphère ») à l'échelle globale. On peut donc remarquer que du simple «mouvement» (tourner, tournoyer, faire le tour), à la simple «forme» (entour, contours, anneau) qui traduirait davantage un « contenant », le terme d'«environnement» à peu à peu désigné non seulement le mouvement et le contenant, mais aussi le « contenu ». Le terme anglo-américain « environment » est directement tiré du vieux français «environnement» (attesté en 1300 dans le sens de contours) via l'étymologie d'«environs» - « environ » (« in + viron ») qui provient de « virer ».
Le terme français « environnement » a été mis en relation avec le latin depuis cinq siècles déjà par Robert Estienne dans son dictionnaire français-Latin en 1539 (p.183) : « environnement : circundatio, circonscriptio terrae, stipatio ».
La première définition technique anglo-saxonne de « environment » est apparue dans les années 1920 : conditions naturelles (physiques, chimiques, biologiques) et culturelles (sociologiques) susceptibles d'agir sur tous les organismes vivants et les activités humaines. Puis l'utilisation du vocable « environnement » s'est développée à partir des années 1960 pour englober et signifier actuellement les ressources naturelles biotiques (faune, flore) et abiotiques (air, eau, sol) et leurs interactions réciproques, les aspects caractéristiques du paysage et les biens que composent l'héritage culturel.[10]
[modifier] Définitions du mot
Le mot environnement prend le sens et la mesure de la perception humaine de l'environnement. La définition du mot environnement représente un déterminant de l'évolution et de la réalité culturelle humaine. La perception de ce qu'il représente n'a pris son sens actuel, lui-même assez large, que récemment dans les cultures modernes, industrielles et informatisées.
[modifier] Evolution des définitions
[modifier] Avant le XXe siècle
Émile Littré dans son Dictionnaire de la langue française (1872-1877) lui donne le sens suivant : « Action d'environner ; résultat de cette action », et évoque comme sens antérieur, historique : une phrase du XVIe siècle (Palissy, 255) « Et ne sçauroit on faire une lieue au travers qu'elle n'en monte à plus de six, à cause des environnements [circuits] qu'il faut faire pour en sortir ».
[modifier] Au XXe siècle, le sens de "nature"
Les définitions de la fin du XXe siècle évoquent l'environnement naturel : « le milieu dans lequel un organisme fonctionne, incluant l'air, l'eau, la terre, les ressources naturelles, la flore, la faune, les êtres humains et leurs interrelations » (c'est la définition francophone retenue par la norme ISO 14001:1996). Ce sens a été largement diffusé par la création des ministères de l'environnement, et des lois de protection de l'environnement dans le troisième quart du XXe siècle.
À la fin du XXe siècle, en politique, ou dans les milieux associatifs, le terme environnement fait référence au monde naturel ou à la naturalité d'une partie de l'environnement modifié par la pollution humaine. Globalement perçu par l'homme comme une ressource vitale, l'environnement est inclusivement évolutif. Cette ressource n'est pas, ou peu, ou difficilement, ou lentement ou coûteusement renouvelable. En subissant les impacts croissants de l'avidité humaine, le développement de l'environnement s'oriente vers un équilibre qui évoque pour le fonctionnement humain, une fragmentation ou une destruction de ressources.
Il évoque aussi:
- Les connaissances scientifiques et l'écologie des espèces.
- Les aspects éthiques et lucratif des comportements humains.
- La qualité de vie et les aménités.
- Les efforts visant à limiter la pollution et nuisances (sonores notamment), à réduire le gaspillage énergétique, à améliorer le traitement des déchets etc.
Les mouvements écologistes envisagent les politiques d'une société humaine évoluant de manière à concilier le développement humain et la préservation des ressources. La protection des habitats et une saine gestion des activités humaines dans l'environnement représente une avancé culturelle en développement. Certains évoquent la notion d'écologisme pour approfondir le contexte politique de droite et de gauche.
Le terme environnement ne doit pas être confondu mais associé avec le terme écologie. Même si l'écologie explique certains aspects de l'environnement, il s'agit d'une référence à la science. Les écosystèmes, les études des processus, des cycles de vie et l'habitat sont dans l'environnement et ce, sans se limiter à l'espèce humaine.
Une modification de la perception de l'environnement est liée aux enjeux majeurs, locaux et globaux de l'économie, de l'écologie et de la société humaine qui émergent à la fin du XXe siècle dans les domaines de l'éthique, du politique, de la culture et du savoir...) : Le mot « environnement » tend à prendre une dimension de plus en plus mondiale, intégrant la mondialisation, ses effets et une forte propension à la prospective. Cette perception et la prise de conscience a notamment eu comme points d'orgue le Sommet de la terre de Rio en juin 1992, suivi d'un travail d'état des lieux traduit notamment par le Millenium Ecosystems Assessment.
La relation entre l'homme et son environnement est aujourd'hui au centre d'âpres débats scientifiques, philosophiques et épistémologiques aux conséquences socio-économiques importantes. Une conception prométhéenne et intéressé considère l'environnement comme une matière à sculpter, un territoire à structurer, à aménager. D'autres concepts identifient l'environnement comme un support à l'évolution des espèces. Il semble que les positions individuelles et collectives puissent se situer entre plus d'une vision du monde ;
- une première conception de l'environnement qui affirmerait la domination de l’homme sur la nature est largement dépassé. Bien qu'il tire les ressources lui permettant de se nourrir, de se vêtir et, au sens large, de s'adonner à une activité, il s'agit d'un consept développé dans un environnement humain historique (culture).
- Une seconde conception, plus inclusive, situe l'homme au niveau d'une espèce de la nature. Dans cet environnement, ce concept insiste sur la responsabilité du premier dans la saine gestion des ressources à sa disposition et sur l'interdépendance entre les activités humaines et l'évolution de l'environnement. Il s'agit d'un concept développé dans un environnement humain naturel (biophysique).
[modifier] La compréhension des définitions actuelles
[modifier] Pour le travailleur, des définitions variables
Dans les limites de la réalité sociale, la définition accordée aux mots varie de façon spatio-temporelle. Selon la région, la culture et la catégorie socio-professionnelle de ceux qui l'emploie, le sens accordé aux mots varie selon les intérêts. Parfois, un industriel verra d'abord dans le terme environnement une référence à la « toxicité », alors qu'un cadre pourra penser plutôt « cadre législatif ». Un artisan ou un commerçant pourrait penser « nature » ou « économie », pendant qu'un agriculteur imaginera « ressource », et un employé « pollution ». Une grande collectivité locale (région, département), par le biais de son conseil d'administration politisé peut penser habitat, écosystème, écologie du paysage, trame verte, alors qu'une petite commune verra la question de la gestion de l'eau, du territoire et des déchets, ou des nuisances sonores ou de voisinage, ou des espaces verts »... là où le sociologue empirique évoquera l'environnement familial ou de travail[réf. nécessaire].
[modifier] Pour l'éducateur et le scientifique, une notion relative
- L'environnement est l'habitat dans lequel les espèces et l'individu évoluent. Constitués de milieux, ceux-ci incluent l'air, l'eau, le sol et leurs interfaces. Les ressources naturelles, la faune, la flore, les écosystèmes et la biosphère composent globalement l'environnement biophysique. À ces milieux s'ajoute l'environnement humain constitué d'activités en relation avec les cultures humaines.
- Du point de vue de la sociologie des espèces, l'environnement est le milieu biophysique, naturel et l'environnement humain construit et pollué. La sociologie humaine, plus spécifique, constitué par la culture, lafamille, les amis, la tribu, le quartier, le village, ou tout groupe, collectivité et communauté dont l'entreprise, l'administration et l'état s'adapte à une perception globale de sa réalité d'espèce.
- D'un point de vue écologique, l'environnement est un ensemble de cycles, de systèmes et d'organismes évoluants en relation. La représentation, la perception et l'adaptation à cet ensemble varie selon les espèces, les individus et les collectivités qui le compose. Pour l'espèce humaine, l'environnement terrestre représente l'habitat et l'environnement civique est une condition perçue à adapter à la biosphère.
[modifier] Des échelles de compréhension
La limite physique entre l'individu et « ce qui est autour de lui » est difficile à déterminer si aucune échelle n'est précisée. Des exemples peuvent illustrer cette limite floue :
- La peau semble être une barrière matérielle susceptible d'être la limite entre le milieu intérieur et « l'environnement » extérieur. Pourtant, chez l'humain et chez de nombreuses espèces, à chaque inspiration, l'air de l' environnement entre, laisse de l'oxygène et ressort enrichi de vapeur d'eau et de gaz carbonique qui proviennent de l'intérieur de l'organisme. Certaines des molécules d'oxygène absorbées sont incluses dans l'organisme selon l'exigence de cycles métaboliques. Il en va de même pour l'alimentation et l'excrétion, et plus subtilement pour les hormones. Ces échanges, absorbés ou émis par les plantes ou les animaux varient selon les espèces et l'activité. Les sens, l'ouïe et la vision par exemple, font « entrer » des informations environnementales (ondes et vibrations) et expulse, selon les cas, par la voix et l'attitude un « filtra décanté ». Des ondes électromagnétiques traversent de part en part l'organisme sans impact apparent, d'autres le font avec plus d'impact. On comprend que l'environnement influe sur les individus, les espèces et les processus qu'il inclut, mais qu'également, il est en permanence modifié par eux et par les dynamiques qui règle la vie sur la biosphère. Il est donc observable que l'environnement de la planète, comme pour un organisme, évolue au gré des changements.
- Des notions d'écologie nous renseignent aussi sur des facteurs d'échelle temporelle. Par exemple, ce n'est pas parce qu'il y a un sol, une atmosphère et une hygrométrie à leur disposition qu'il y a des arbres dans une forêt. Les successions végétales ont grandement contribué à produire et fixer le sol sur lequel les arbres vivent. L'observation des végétaux et la composition végétale témoigne de l'évolution, des conditions et de la maturité des espèces. Les végétaux contribuent à produire l'oxygène de l'air et une hygrométrie variable (Cf. évapotranspiration). Le sol organique résulte pour l'essentiel de conditions atmosphériques et physico-chimiques, composées, entre autres, de la décomposition des feuilles, des aiguilles mortes, du bois mort ou dispersé, des bactéries, des champignons symbiotes et des espèces qu'ils abritent. La terre. les forêts et le paysage ne sont pas que l'habitat des arbres, ils sont aussi l'environnement terrestre en production.
- L'espèce et la culture de l'espèce représentent aussi une échelle spécifique de compréhension de l'environnement réel. L'espèce humaine et les cultures humaines tendent, par une activité de mondialisation, à développer localement leurs échelles de compréhension de l'environnement.
L'environnement écologique est associées aux limites et aux seuils des composants de la biosphère. La compréhension de cet ensemble et la dimension des enjeux représentés est associée à la perception qui est elle aussi d'échelle relative. Pour les humains, ces deux conditions permettent notamment de reconnaître les ressources biologiquement vitales et culturellement aménitaires. Pour les sociétés humaines cette compréhension tend à développer des comportements pour maintenir et protéger personnellement et collectivement, l'habitat autour de nous. Elle facilite aussi le discernement de rapport d'échelle entre les espèces et la distinction des systèmes vivants qui nous entourent et nous supportent, les conditions nécessaires pour que les espèces puissent s'y perpétuer, et les composantes pour que la plupart de ces ressources naturelles puissent se renouveler.
[modifier] Notion d'environnement économique
Depuis la fin du XXe siècle, un langage commun évoque souvent l'environnement économique. Parfois mis en rapport avec l'environnement naturel (voir rapport Stern U.K.) des "règles" écologiques sont appliqués à la dynamique économique .
Il semble qu'on puisse effectuer des analogies et des comparaisons entre « environnement naturel » et « environnement économique » perceptible. À l'occasion, ces raisonnements se traduisent par des comportements culturels adaptés ou des visions que le rapport au temps oppose:
- une première, libérale et contemporaine présente le macro-environnement économique et financier comme l'environnement des entreprises : concurrentiel, mondialisé, constamment changeant, auquel l'entrepreneur doit constamment s'adapter.
- une seconde, poétique utilise des métaphores bucoliques qui évoquent des relations plus harmonieuses, partagées et négociées, de type symbiotiques, complémentaires, générant des bénéfices mutuels et des interactions durables entre entreprises et entre l'homme, l'entreprise et l'environnement naturel.
Ces visions rappellent que économie et écologie ont une racine étymologique commune. D'origine grec, éco signifie maison. L'équivoque étymologique qui semble se créer vient de la suite sémantique:
- L'économie signifie la maison loie ou administratif.
- L'écologie signifie la maison science ou connaissance.
Respectivement, dans un contexte global (macro) ou local (micro), ces divergences de visions s'opposent, se rapprochent ou se complètent culturellement. Entre ces approches parfois opposées, un nombre croissant de personnes cherchent un développement durable, ou soutenable de l'environnement.
[modifier] Les dégradations de l'environnement
L'idée d'une dégradation de l'environnement dans lequel vivent les humains sur la terre est devenue largement majoritaire à la fin du XXe siècle. Plus qu'une idée, les faits démontrent que l'évolution de l'environnement biophysique et humain est représentative d'une dégradation de l'habitât, imputable à l'activité humaine polluante.
Parmi ces dégradations :
- La perception humaine et l'exploitation des ressources
- Les modes de vie et la surconsommation humaine
- Le réchauffement climatique lié aux cultures humaines
* Les sécheresses et les inondations * La fonte du pergélisol et les gaz à effet de serre * La perte de biodiversité et l'extinction d'espèces * Le problème des ressources en eau
- Les impacts négatifs de l'activité économique
- Les impacts négatifs de l'activité urbaine, agricole et industrielle
* La pollution atmosphérique * L'acidification des lacs et des rivières * La surpêche * La santé et la sécurité alimentaire * La gestion des déchets * Le rejet de produits toxiques, CMR ou non-biodégradables
* Le trou de la couche d'ozone * Les accidents nucléaires * Les marées noires * La contamination de l'eau de surface et souterraine * La déforestation et l'érosion * La régression et dégradation des sols * L'eutrophisation et la surfertilisation des plans d'eau
Un rapport[11] de l'OCDE a recensé les problèmes « qui appellent une action d'urgence » : la surpêche, la destruction des forêts, le recul de la biodiversité, le changement climatique, les produits chimiques présents dans l'environnement, la pollution de l'air et des eaux, le niveau atteint et à venir des transports, etc.
[modifier] La prise de conscience de la notion d'environnement
La prise de conscience individuelle ou collective de l'existence d'un environnement s'est développées par vague et de manière différente selon les époques, les régions et les cultures humaines. L'environnement biophysique actuellement défini par les sciences est décrit comme écologiquement fragile pour de nombreuses espèces, dont l'espèce humaine. Cette notion mérite de la part des intervenants et des décideurs, une attention particulière, afin que cette conscience émergente du cumule des connaissances servent à la compréhension, à la protection et à l'entretient de l'environnement.
[modifier] Jusqu'au XIXe siècle
Certaines interprétation animistes du monde, ou d'attitude religieuse telle que le bouddhisme semblent avoir localement favorisé un certain respect de la vie et des ressources naturelles. Toutefois, les concepts d'environnement économique, urbain ou civique tel que nous les connaissons ne semble pas avoir été relevé par les ethnologues ni par les historiens.
L'art (poésie, dessin, gravure et peinture en particulier..) et la culture a été en Asie, en Amérique et en Occident un premier vecteur d'une valeur particulière donnée à l'environnement biophysique et humain. En Europe, c'est en particulier aux paysages qu'une valeur particulière est donné à l'environnement.
La littérature relative à la colonisation et à la découverte de territoires et de cultures inconnues a développé l'étonnement, la curiosité scientifique et l'envie pour d'autres environnements géographiques, « exotiques ».
[modifier] Le romantisme ou la découverte de la nature
Au XIXe siècle, en Occident, le romantisme a exalté l'esprit humain à la naturalité de l'environnement bucolique et à la beauté des paysages sauvages, parfois en les opposant aux paysages et à la misère des mondes ouvriers, urbains et périurbains industriels.
[modifier] XXe siècle
[modifier] Contexte technique et économique
En occident, les guerres coloniales, la première et surtout à la seconde révolution industrielle, mais aussi les guerres mondiales puis la guerre froide semblent - dans un contexte de démographie et de croissance exponentielle - avoir peu à peu contribué à faire émerger une conscience collective d'une planète précieuse, voire fragile, aux limites finies pour les humains. L'arrière-plan conflictuel des 19ème et 20ème siècles a généré une économie de guerre qui a dopé l'industrie lourde, mais qui a aussi accéléré l'exploitation voire la surexploitation de nombreuses ressources naturelles qui sont devenues de plus en plus stratégique. Avec la course aux armements et en particulier aux armes de destruction massive dont la bombe atomique, apparait dans les années 1970 la crainte d'une troisième et dernière Guerre mondiale qui pourrait détruire toute forme de vie supérieure sur la planète.
C'est aussi l'époque de catastrophes industrielles et écologiques visibles (successions de marées noires) qui sensibilisent l'opinion publique et certains décideurs à la protection des écosystèmes. Dans le même temps les crises pétrolières (dont celle de 1975) font comprendre ou admettre la dépendance croissante des économies et des systèmes étatiques à des ressources limitées dont le pétrole, l'eau potable, le bois, la ressource halieutique, les sols cultivables, etc.
Ces évènements ont contribué et contribuent encore à l'évolution de la perception de l'environnement dans les sociétés humaines. Après une phase marquée par une lutte contre les grandes catastrophes industrielles (Bopal, marées noires, ect.), suivie d'actions et d'investissement économiques pour contrer certaines formes de pollutions (enfouissement des déchets, épuration des eaux usées, interdiction de rejets toxiques à forte concentration dans la nature...), l'activité se porte maintenant vers d'autres types de contamination (séquelles de la Catastrophe de Tchernobyl, POPs, pesticides, perturbateurs endocriniens..). Plusieurs pratiques techniques et économiques de la culture de masse, de l'industrie, de l'agriculture, des transports et somme toute de la sociétés modernes sont généralement considérés comme des sources de pollution ayant un impact négatif sur l'environnement. Dans ce contexte, les convergences de la perception de l'environnement facilitent l'identification des principaux émetteurs de pratiques polluantes.
[modifier] Le rôle de l'éducation et des médias
La perception de l'environnement a progressé avec une meilleure diffusion des connaissances scientifiques et la compréhension de l'écologie de l'habitat. Ceci était déjà manifeste au XVIe siècle avant la découverte et l'étude par les occidentaux de nouveaux territoires terrestres et maritimes en Afrique, en Asie, en Amérique du Sud et en Amérique du Nord. Avec les modes d'exploitation des ressources développées durant la période coloniale, et la consommation qui a suivi, la perception humaine a peu à peu mis à mal le mythe du bon sauvage et le mythe de la prodigalité infinie de la nature.
D'autres territoires (arctique et antarctique) et un monde sous-marin immense et inconnu ont montré un environnement caractérisé par une altérité plus forte et parfois une fragilité plus évidente. Ils ont été respectivement et notamment vulgarisés par de nombreux auteurs dont Paul-Émile Victor et le commandant Cousteau.
Dans le même temps la connaissance rétrospective du « paléoenvironnement » progressait avec la paléoécologie et la mise à jour de preuves scientifiques de catastrophes écologiques majeures qui ont fait disparaître successivement des espèces durant des millions d'années. À cinq reprises au moins, jusqu'à 80 % de la biodiversité planétaire[réf. nécessaire] a été modifiée. Cette science du passé montrent par ailleurs les liens forts qui lient la pérennité des espèces à l'environnement et au climat.
Certains outils scientifiques et techniques ont également contribué à une meilleure connaissance de l'environnement et donc à sa perspection : l'observation, puis l'analyse et la synthèse; photographie aérienne, puis satellitaire ; la modélisation prospective, etc.
La compréhension élargie des connaissances et les outils de diffusion actuels sont disponibles pour les éducateurs et les médias afin d'enseigner et de renseigner les publics locaux au sujet du rôle écologique viable des individus de l'espèce humaine. L'éducation à l'environnement est à inclure dans cette évolution culturelle et pour l'aménagement des liens civiques associés.
[modifier] Les paysages, premier pas vers l'environnement
A la fin du XIXe siècle, le développement de l'automobile entraîne en Europe un intérêt fort pour les paysages remarquables comme espace à découvrir avant qu'ils ne soient modifiés, paradoxalement, par les routes.
Les États-Unis créent les premiers parcs nationaux. Une loi (park bill) est votée par le Congrès américain et signée par le Président Abraham Lincoln le 30 juin 1864 créant le Yosemite Grant qui deviendra en 1872 le premier parc national. La France, 42 ans après (en 1906), vote sa première loi sur la protection du paysage. C'est le début des analyses civiques de la qualité des paysages et des inventaires systématiques de l'environnement biophysique et humain, y compris l'occupation agricole. Par la suite, l'évolution de la compréhension des écosystèmes est traduite par la rédaction de lois. L'application de celles-ci démontre l'importance accordé à cette perception apparente de l'environnement (classement des boucles de la Seine peints par les impressionnistes par exemple).
C'est encore à cette époque, dans quelques pays, le paysage, et non l'écosystème qui guide les choix des élus et des sites à protéger. Plus tard, cela conduira à la protection d'un réseau d'emplacement écologique, à la mise en place d'un maillage ou d'une trame verte en complément aux réserves naturelles seules.
[modifier] Evolution des mentalités
Au XXe siècle, dans les pays industriellement développés, les mentalités s'affichent et montrent une évolution de la perception de la population humaine de l'environnement:
- l'environnement est de moins en moins un objet naturel connu et de plus en plus un bien exploité par chacun à des fins lucratives. Au XVIIIe siècle, 85 % de la population vivait des ressources naturelles et d'une exploitation superficielle et directe - agriculture, pêche, sylviculture… - contre moins de 15 % au début du XXIe siècle) qui exploite les ressources de façon intensive [réf. nécessaire];
- l'environnement est de plus en plus perçu comme la source des ressources utiles à la vie et non plus comme une réserve inépuisable ou renouvelable à l'infini [réf. nécessaire];
- l'environnement est le bien commun des organismes vivants dans la biosphère. L'idée d'un développement durable impose que nous avons le devoir de léguer ce bien aux espèces des générations futures (cf. concepts de développement durable, soutenable ou de décroissance conviviale).
L'énumération présenté correspond plus à un élargissement de la perception humaine d'un environnement culturel historique qu'à une évolution des mentalités. Pour qu'il y ait une évolution des mentalités de la population humaine, il est nécessaire que la perception globale de l'environnement inclue l'espèce humaine dans le plan naturel. Dans ce contexte, le rapport au temps biologique et culturel s'harmonisent pour qu'entre autres, la perception culturelle de l'environnement se modifie sans prendre l'allure d'un bien à consommer où l'environnement biophysique et humain représentent une matière disposable.
[modifier] Une prise de conscience mondiale (fin XXe siècle)
Les préoccupations environnementales humaines sont significatives d'une perception latente de l'environnement. La préoccupation environnementale des cultures modernes est passée en quelques siècles du monde de l'art et de l'émotion esthétique à celui des préoccupations scientifiques et citoyennes, et à des tactiques et stratégies politiques, locales et mondiales.
Au XIXe siècle et au début du XXe siècle, la préoccupation environnementale était, pour certains, locale et régionale (parcs nationaux, réserves). Depuis les années 1970, elle est devenue mondiale, avec la conférence des Nations Unies sur l'environnement de Stockholm en juin 1972.
En juin 1992, lors du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro, l'environnement est apparu comme un « bien commun » ou un « bien public ». On a pris conscience que la problématique environnementale ne pouvait pas être découplée des problèmes économiques, écologiques et sociaux, de sorte que l'environnement a été considéré comme un dénominateur des trois piliers du développement durable. Il a été intégré dans les objectifs des agendas 21 pour les collectivités territoriales.
De nombreux traités de protection de l'environnement ont depuis été signés sous l'égide de l'ONU ou d'autorités plus régionales, mais ils n'ont à ce jour que freiné et réorienté la dégradation croissante de l'environnement biophysique et humain planétaire, que l'on constate notamment avec le phénomène de changement climatique.
En 2002, lors du Sommet de la Terre de Johannesburg, toujours sous l'impulsion des grandes ONG environnementales, l'environnement et le développement durable ont touché le monde des entreprises. On a vu émerger le concept de responsabilité sociétale des entreprises, application des principes de développement durable aux entreprises, l'environnement étant un témoin de l'efficacité fonctionnelle des trois piliers (économique, écologique et le social) du développement durable.
L'environnement prend une place croissante dans l'éducation des cultures modernes. L'éducation à l'environnement peut venir des parents, elle trouve aussi sa place dans l'enseignement sous l'impulsion des États.
On a vu que les préoccupations environnementales trouvent un écho dans les organisations internationales et à l'ONU (définition de l'Agenda 21). Elles intègrent les politiques publiques par l'intermédiaire de ministères spécialisés (ministère de l'environnement), d'agences spécialisées (Agence européenne de l'environnement dans l'Union européenne, Environmental protection agency aux États-Unis, ADEME en France, ...), de plans d'action (en France le Grenelle de l'environnement en 2007). Elles s'intègrent aussi dans les politiques de développement durable des États (politique européenne de développement durable, stratégies nationales de développement durable, Ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire), des collectivités territoriales (agendas 21 locaux), et dans les plans de responsabilité sociétale des entreprises.
Des applications économiques modestes apparaissent dans des domaines traditionnels, comme par exemple dans les années 1990, face à la croissance exponentielle de l'éclairage public, la sensibilisation à la fragilité de l'environnement nocturne face au phénomène dit de pollution lumineuse.
Les mesures de réduction de la pollution ne correspondent pas nécessairement à la perception d'une dégradation de l'environnement. Dans plusieurs cas, ce n'est que le simple bon sens (la compréhension) et les coûts économiques qui motivent le geste.
La prise de conscience des enjeux environnementaux résulte aussi du développement urbain (croissance des grandes métropoles, périurbanisation) avec une consommation matérielle et énergétique de plus en plus importante. Elle conduit au développement de la Haute qualité environnementale et de l'écologie urbaine.
[modifier] Une compréhension de l'environnement au (XXIe siècle)
Tel qu'énoncé en introduction, l'environnement biophysique ainsi que les environnements culturelles des espèces et l'environnement humain représentent un ensemble environnementale de la biosphère. Les sciences et plus particulièrement l'écologie, la sociologie et la philosophie contribuent à la diffusion des savoirs associés à l'environnement.
Pour une compréhension humaine des perceptions de l'environnement réel, il semble plus adéquat, compte tenue du rapport de l'humanité avec la nature, de présenter la dynamique spaciale en distinguant l'environnement biophysique de l'environnement humain, même si le premier inclus le second.
Ces deux perspectives environnementales développent les genres, lorsqu'il y a lieu, dans les champs de préoccupations et d'activités de la culture avec la biosphère. Ce qu'il est convenu d'appeler la culture environnementale se différencie des environnements culturels dans la relation et le rapport à l'environnement. Ce sont deux perspectives à mettre en évidence dans la perception de la culture humaine de l'environnement biophysique.
En d'autres termes, la culture environnementale est à l'environnement biophysique ce que la culture humaine est à l'environnement humain. En ces sens, l'adaptation écologique des sciences humaines et le déploiement sociologique de l'intérêt pour l'environnement culturel facilitent le discernement entre la nature et la culture humaine.
[modifier] Un environnement biophysique
Pour les espèces ... et les familles...ae ...
Dans l'environnement biophysique, l'environnement culturel est représenté par les collectivités et le niveau trophique des espèces vivantes. Globalement, cet environnement culturelle est celui de la biosphère. D'un point de vue humain, les sciences de la terre, les sciences de la nature et les sciences de la vie expriment l'évolution d'une perception de l'environnement culturel de la biosphère.
[modifier] La biosphère
Le mot biosphère intègre d'une façon générale les sciences de la nature, les sciences de la terre et du vivant. Le concept de la biosphère associe les éléments de la théorie de l'évolution des espèces de Charles Darwin et ceux de la noosphère de Pierre Teilhard de Chardin. À cela s'ajoute l'émergence de l'idéologie de la culture noétique, une philosophie décrite par de nombreux auteurs et qui soutient un lien intelligent avec l'environnement terrestre. Au delà des mots et des concepts, la compréhension de l'écologie scientifique moderne a popularisé l'appellation et a développé la perception de l'environnement de la planète Terre, hôte de la biosphère.
La biosphère désigne un espace et un processus dynamique sur la planète. La localisation de la biosphère terrestre est l'environnement du système terrestre dans lequelle la vie se développe (lithosphère, hydrosphère et atmosphère), tandis que le processus correspond à la complexification de la vie. La présence d'eau et la photosynthèse sont un élément et un mécanismes essentiels de l'évolution de la biosphère. Les milieux oû les organismes vivent font partie intégrantes des écosystèmes présent dans la biosphère. Ceci constituent l'essentiel de la diversité biologique des écosystèmes sur la Terre.
Les sciences de la Terre regroupent les sciences dont l'objet est l'étude de la Terre et de son environnement spatial ; en tant que planète. Depuis que des sondes spatiales permettent d'explorer d'autres objets du système solaire, la planétologie est aussi classée parmi les sciences de la Terre. On parle plus généralement des sciences de la Terre et de l'Univers.
Les sciences de la nature, ou sciences naturelles (Natural science en anglais) ont pour objet le monde naturel, par opposition aux sciences humaines et sociales, qui portent sur les réalités humaines. Elles désignent aussi « l'ensemble formé par les "sciences de la vie" et celles de l'écosystème ayant permis l'éclosion de la vie. »
Prise au sens large les sciences du vivant couvre une partie des sciences naturelles et de l'histoire naturelle des êtres vivants. La vie se présentant sous tellement de formes et à des échelles si différentes que la biologie couvre un très large spectre, qui va du niveau moléculaire, en passant par celui de la cellule, puis de l'organisme, jusqu'au niveau de la population et de l'écosystème. L'évolution, qui inclus la reproduction, définie les sciences du vivant par le biais de l'hérédité, de l'adaptation et de la sélection naturelle.
. géologie, hydrologie, météorologie, ect...
. biologie, zoologie, botanique, écologie, ect...
. sociologie des espèces (éducation, distribution, spécialisation, ect...)
. territoires et habitats (bassins versants, zones géographiques, ect...)
. évolution des milieux (terrestre, humide, aquatique, marin, ect...)
. perturbations naturelles (astronomie, météorologie, ect...)
. milieux naturels (forêts, déserts, ect.)
[modifier] Un environnement humain
Pour les humains ...iste, ...isme...
Dans l'environnement humain, l'environnement culturel humain est représenté par les sociétés, les civilités, les idéologies et les besoins humains. Globalement, cet environnement culturel est celui du monde. D'un point de vue scientifique, l'homo sapiens exprime une perception de évolution de son environnement culturel par les sciences humaines et sociales.
Des différences et des divergences de compréhension, de perception et d'arguments paraissent dans l'association de l'espèce et ses cultures, à l'environnement. Pour une évolution de ce contexte, l'espèce homo sapiens est définie d'un point de vue scientifique, comme c'est le cas pour une multitude d'espèces. Les autres composantes de l'espèce, qu'elle soit de nature philosophiques ou d'intérêt locaux, sont liées à la culture des genres. Par exemple, l'homme et la femme, l'humain et l'humaine, l'être humaine et l'être humaine sont ainsi liés taxonomiquement à la nature du genre homo.
[modifier] L'homo sapiens
Homo sapiens (signifiant Homme pensant en latin) est le nom binomial désignant l'espèce humaine. L'emploi du terme Homme avec une majuscule désigne l'homme et la femme. Il est utilisé pour désigner l'espèce humaine dans son ensemble et au singulier, l’humain ou l’être humain.
Sur l'arbre du vivant, homo sapiens est de la classe des mammifères et correspond à l'ordre des primates. Les individus du genre Homo et de l'espèce sapiens sont caractérisés par la locomotion bipède, l'usage du feu et l'aptitude à fabriquer des outils.
Avec son cerveau complexe il est capable d'abstraction, de communication, de raison, d'introspection, de créativité et d'ingéniosité pour élaborer des constructions. Les Homo sapiens représente une espèce remarquable par l'évolution d'une culture technique, artistique et idéologique. L'ampleur des transformations qu'elle a occasionnées dans les milieux, sur l'habitât et dans l'aménagement du territoire, altère les écosystèmes de nombreuse autres espèces. Depuis la période du néolithique, l'espèce humaine a modifié le paysage de la planète, d'abord en bordure des cours d'eau, et plus récemment, comte-tenue de la démographie de l'espèce, dans la biosphère, par sa présence et par son action polluante
Les sciences humaines et sociales sont un ensemble de disciplines diverses et hétérogènes des réalités humaines. Celle-ci s'opposent parfois aux sciences de la nature et constituent un environnement humain. Le principal problème des sciences dites sociales ou/et humaines est celui de la méthode à suivre afin d'atteindre une objectivité relative à l'espèce humaine.
. culture et religion
. sociologie de l'espèce humaine
. économie, droit et politique
. philosophie, éthique et développement durable
. pollution humaine
. conservation et protection de la nature
[modifier] Les actions en faveur de l'environnement
[modifier] Les journées internationales
Les journées mondiales ou internationales sont souvent officialisées par l'Organisation des Nations unies. Voici celles concernant un enjeu environnemental ou la conservation de la nature.
- 20 ou 21 mars, jour de l'équinoxe : Jour de la Terre
- 22 mars : Journée mondiale de l'eau [12]
- 13 mai : Journée internationale de la baleine
- 22 mai : Journée internationale de la biodiversité
- 5 juin : Journée mondiale de l'environnement
- 8 juin : Journée Mondiale de l'Océan
- 17 juin : Journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse
- 16 septembre : Journée internationale de la protection de la couche d'ozone
- 22 septembre : Journée sans voiture
- 8 octobre : Journée internationale de la prévention des catastrophes naturelles
[modifier] Les associations
Parmi les nombreuses associations et organisations non gouvernementales actives sur les questions d'environnement, on trouve :
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En France, les associations peuvent être « agréées au titre de l'environnement » par le ministère de l'Écologie et du Développement durable. Ce sont des associations régies par la loi de 1901 qui contribuent à révéler des problèmes ou à trouver et tester des solutions dans les domaines de la protection de la nature et de l'environnement et de l'amélioration du cadre de vie (leur vigilance s'exerce sur l'ensemble du territoire).
Il existe aussi des associations concernant l'éducation à l'environnement et au développement durable (EEDD).
[modifier] Les études sur l'environnement
Le monitoring environnemental se développe à échelle planétaire sur les plans biophysique et humain. Grâce notamment aux moyens informatiques, à l'imagerie satellitaire et aux données environnementales de la biosphère, la compilation, l'analyse et la synthèse des données est effectuée. L'Organisation des Nations unies offre un cadre international de travail : PNUE, PNUD, ainsi que des conférences internationales, et des sommets mondiaux dont celui de Rio). Divers pays ont en place des communautés d'intervenants, d'indicateurs et de chercheurs spécialisées dans les thématiques environnementales. Les services d'enseignement, des gouvernements et d'experts œuvrent dans ces champs d'activités.
Aux États-Unis, l'Environmental Protection Agency est une référence. Il y a aussi, par exemple, une association « SCOPE » rassemble un réseau de chercheurs sur les questions environnementales.
Au Canada, le Ministère Environnement Canada, offre des services de compétence environnementale. Des réseaux associatifs de réalisation agissent en relation dans le domaine de environnement biophysique et humain.
[modifier] Les métiers de l'environnement
La terminologie et l'utilisation du vocable environnemental prend forme et les services des ressources humaines s'adaptent aux orientations de la demande en services professionnels. Les acteurs économiques adaptent leurs organisations aux changements de la législation environnementale. Des opportunités d'emploi en environnement font suite à des métiers traditionnels, des champs d'expertise basculent dans la gestion d'affaires environnementales et la formation en relève se prépare à confronter les savoirs aux défis environnementaux. La croissance de l'emploi dans le domaine de l'environnement est à la mesure de la disponibilité de la main d'œuvre qualifiée.
Les métiers[13] qui se sont développés récemment dans le contexte du développement durable sont ceux liés à la récupération, au tri, au recyclage, au compostage et à l'enfouissement des matières résiduelles et/ou toxiques, à l'épuration et au traitement de l'eau, à la caractérisation et à la décontamination des sols, à l'évaluation de la qualité de l'air et au traitement de l'air pollué.
Toutefois, dans son contexte global, c'est à l'ensemble des sciences de l'environnement biophysique et humain que la condition de l'environnement humain fait appel pour le déploiement des métiers pour contrer l'exploitation des ressources et la surconsommation humaine.[pas clair] Le nombre d'emploi lié à la forêt est en diminution (conséquence de la mécanisation et de la diminution de la ressource).
Le nombre de naturalistes professionnels (biologistes, botanistes, taxonomistes) est également en diminution, mais d'autres domaines sont en pleine expansion dans les secteurs industriels (ingénieurs écologues, gestionnaires de milieux naturels...). Les formations en sciences ont fourni les premiers spécialistes reconnus. Toutefois, c'est dans l'habitat et sur les terrains que la diversité des spécialités se sont développées. Les métiers de l'environnement sont en lien direct avec les sciences de la terre et les sciences humaines. Les métiers de l'audit environnemental peuvent également être cités.
Les métiers techniques et professionnels des sciences naturelles sont un support aux besoins de main d'œuvre dans le domaine de l'environnement.
[modifier] Notes et références
- ↑ Inspiré du dictionnaire Le Robert
- ↑ (fr) Définitions lexicographiques et étymologiques de environnement du CNRTL.
- ↑ Ca 1265 environemenz « circuit, contour » (Brunet Latin, Trésor, éd. P. Chabaille, 112)
- ↑ Voir , Dict. étym. de la L.F., PUF, 1950, O. Bloch/ W.v. Warburg, « virer » : D'un lat. de basse ép. virare, issu de vibrare, soit par dissimilation des deux labiales, soit sous l'influence de gyrare (de gyrus « cercle, tour » du grec gyros) ; aussi a. pr. virar; gyrâre est conservé dans l'it. girare, l'esp. girar, l'a. pr. girar. L'a. fr. girer, rare et surtout dans des textes d'auteurs d'origine italienne (Bru netto Latini, etc.), est empr. - Dér. et Comp. : virage, 1812 ; virement, 1546 ; environ, vers 1080 (Roland), d'abord prép. signifiant « autour de », usitée jusqu'au 17ème s. s. ; puis adv. depuis le 16ème s.. ; pris substantiv. d'abord au sing. dans è l'environ 14ème s. (Froissart) puis au plur. au 17ème s. s. ; formé avec l'a. fr. viron « tour », usité surtout comme adv. ; d'où environner, 12ème s., qui a signifié aussi « faire le tour »; revirer, 12ème s. revirement, 1587. V. chavirer.
- ↑ Voir Dictionnaire étymologique de la langue françoise, Ménage, Gilles, 1750, p.537, « ENVIRON ». Comme nous avons tiré virer de gyrare, il est aussi certain que nous avons fait environ de in gyrum, que je trouve signifier proprement environ, et autour. Les petites Annales de France, où est décrit un Siège fait par Charlemagne : Eodem anno verni temporis, obsedit dominus Rex Carolus Herisburgo, et Franci sedebant in gyrum. Aymoin liv. 4 chap.57 – munitionem in gyrum, in modum arietum, instruxit. Glaber Rodulphus liv. 3. Fuit pax cum Regibus in gyro regni sui positis. De Roberto Rege loquitur. Caseneuve. Tome 1. « ENVIRON ». C’est un mot composé d’en, et de viron. Il n’y a guère plus de cent ans qu’on disoit viron pour environ. Charles de Bourgueville dans ses Antiquités de la ville de Caen, livre 2. page 78. Viron ce temps-là, Monsieur Charles de Bretigny, Évêque de Castres et Abbé de Caen. Viron a été fait de gyrus, Gyrus, gyro, gyrons, VIRON. M.
- ↑ Voir Nouveau Dict. étym. et historique, Larousse, 1968, « virer » : v. 1155, Wace, tourner ; du bas lat. virare, de vibrare, faire tournoyer, ou du gaulois viria, anneau.// environ , 1080, de l’anc. fr. viron, ronde, pays d’alentour, et adv. « environ » ; d’abord prép. « autour de » (jusqu’au 17ème s.), puis adv. (16ème s.) ; subst. à l’environ (1360, Froissard)
- ↑ Voir (P) Robert, Le Robert, Dict. alpha. et analytique de la L.F., 1974 « environ » : prép. adv., n. m., pl. (12ème s. ; anc. frontière. viron, de virer. V. Entour. Voir référence précédente
- ↑ Voir Le Petit Robert, 1984 « environ » : 12ème s. ; envirum, 980 ; a. frontière. viron, de virer ; Cf. Entour)
- ↑ Voir Le grand Robert de la L.F., 2001, « Environnement » : 1300, « contour » ; de environner. Voir Littré, Dict. de la L.F., Gallimard/ Hachette, tome 3, 1967 (on trouve la même chose dans la version de 1860) « environnement », (an-vi-ro-ne-man), s. m. Action d'environner ; résultat de cette action. - Hist. 16ème S. « Et ne scauroit on faire une lieue au travers qu'elle n'en monte à plus de six, à cause des environnements (circuits) qu’il faut faire pour en sortir », Palissy, 255
- ↑ Voir Le grand Robert de la L.F., 2001, « Environnement » : (1921, techn. ; répandu v. 1960 ; d’après l’angl. Environment). Absolt. Ensemble des conditions naturelles (physiques, chimiques, biologiques) et culturelles (sociologiques) susceptibles d’agir sur les organismes vivant et les activités humaines. Étymologie du terme américain (US) "environs" : 1665, from Fr. environs, pl. of O.Fr. environ "compass, circuit," from environ (adv.) "around," from en- "in" + viron "circle, circuit," from virer "to turn." Etymologie du temre américain (US) "environment" : environment 1603, "state of being environed" (see environs); sense of "nature, conditions in which a person or thing lives" first recorded 1827 (used by Carlyle to render Ger. Umgebung); specialized ecology sense first recorded 1956. Environmentalism was coined 1923 as a psychological term (in the nature vs. nurture debate); the ecological sense is 1972 (environmentalist in this sense is attested from 1970).
- ↑ Les perspectives de l'environnement 2001 OCDE
- ↑ 22 March - World Day for Water 2007: Coping with Water Scarcity
- ↑ Annuaire métier Environnement et Développement Durable
[modifier] Voir aussi
[modifier] Bibliographie
- Réponses environnement. Entreprises et environnement. Rapport à la commission des comptes et de l'économie de l'environnement. La documentation française. Ministère de l'écologie et du développement durable. Paris 2004. ISBN 2-11-005695-9
- Claude Chaline et Jocelyne Dubois-Maury, La ville et ses dangers, Masson, Paris 1993.
- Jean-Claude Fritz, L'humanité face à la mondialisation. Droit des peuples et environnement (en co-direction avec Charalambos Apostolidis et Gérard Fritz), Paris, L'Harmattan, 1997.
- Jean-Paul Besset René Dumont, une vie saisie par l'écologie, au vif, stock
- (fr) Valérie Guénon, responsable de la R&T européenne du Groupe Safran, « La recherche aéronautique européenne face au défi de l'environnement », dans La Lettre AAAF, N° 1, janvier 2006, (ISSN 1767-0675), [lire en ligne]
[modifier] Liens internes
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- Institut d'aménagement du territoire et d'environnement de l'université de Reims
- Institut Supérieur en Ingénierie et Gestion de l'Environnement
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[modifier] Liens externes
- Articles de presse d'actualité sur l'Environnement et le Développement Durable
- Portail "Environnement" de la Commission Européenne
- Archives historiques du ministère de l'écologie et du développement durable
- Sélection de sites web sur l’écologie, la biodiversité et l’environnement dans le répertoire encyclopédique : Les Signets de la Bibliothèque nationale de France
Voir aussi des références de médias alternatifs concernant l'environnement.
Exemple d'initiatives écologiques

