Henri Barabant

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Henri Barabant
Fonctions
Parlementaire français
Député
1914-1919
puis 1924-1928
Gouvernement IIIe République
Groupe politique SFIO (1914-1919)
USC (1924-1928)
Biographie
Date de naissance 1874
Date de décès 1951
Résidence Côte-d'Or

Henri Barabant, né le 9 novembre 1874 à Vougeot (Côte-d'Or) et mort le 11 septembre 1951 à Dijon, est un homme politique français.

Maire de Dijon de 1904 à 1908, il est élu député de la 1re circonscription de la ville, en 1914, puis à nouveau en 1924. En 1921, il est élu au comité directeur du Parti communiste (PC), avant d'en être exclu en 1922.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1897, il est secrétaire du groupe socialiste de Dijon, puis de la fédération ouvrière socialiste de la Côte-d'Or, ralliée au Parti ouvrier socialiste révolutionnaire (POSR). Il représente la Côte-d'Or au congrès de Lyon. Puis, en 1901, il réorganise le POSR pour l'intégrer au Parti socialiste français.

En 1917, il se prononce pour la participation de la SFIO à la conférence de Stockholm. En juin, dans Le Rappel, il salue la victoire des minoritaires au conseil national du Parti socialiste. Puis en 1918, toujours dans Le Rappel, il proteste contre la condamnation de Louis Malvy par la Haute Cour. En 1920, au congrès socialiste de Strasbourg, il se rallie à la motion pour la "reconstruction de l'Internationale" mais s'oppose à l'entrée immédiate dans la IIIe Internationale. Pourtant, en décembre, à l'issue du congrès de Tours, auquel il ne participe pas, il demeure avec la majorité dans le Parti communiste et les 42 mandats de sa fédération se prononcent pour l'adhésion à la IIIe Internationale. Dès octobre, en lançant Le Populaire de Bourgogne, il avait donné un organe départemental au Parti communiste.

En 1921, le congrès de Marseille du PC l'élit au comité directeur mais en 1922 il entre en conflit avec le PC. Le congrès fédéral ne le suit pas dans sa volonté de rendre la fédération autonome. En mai, il transforme son Populaire de Bourgogne, jusqu'alors « quotidien de la fédération communiste de Côte-d'Or » en « journal de toutes les fractions du bloc socialiste et républicain » et n'y insère qu'avec parcimonie les communiqués du PC. En octobre, à Saint-Claude, il participe à un congrès de groupes communistes dissidents constituant l'Union fédérative des socialistes révolutionnaires de l'Est. Le congrès de Paris l'exclut alors du PC.

En 1926, au conseil national socialiste, il approuve la motion de la minorité pour une reprise des relations dans l'Internationale.

Mandats[modifier | modifier le code]

En 1904, la liste socialiste qu'il conduit aux élections municipales à Dijon réunit 6 000 voix et il est élu maire de la ville. En 1906, il fait disperser par des lances à incendie les catholiques qui protestent contre les inventaires et en 1908 la liste qu'il patronne est battue, mais il est réélu conseiller municipal puis de nouveau en 1912. C'est au cours de son mandat qu'est vraiment institué par la mairie l'apéritif vin blanc-cassis connu plus tard sous le nom de « kir » et qui aurait pu mériter donc de s'appeler « barabant »".

Après un échec à une élection législative partielle dans la 1re circonscription de Dijon en 1913, il y est élu député l'année suivant mais n'est pas réélu en 1919. En revanche, il est élu conseiller général dans le canton de Dijon-Sud.

En 1924, son quotidien, La Tribune de Bourgogne disparaît faute d'argent. Mais, à la veille des élections législatives, il reprend la publication du Rappel socialiste et propose un « bloc des rouges » entre le PC, la SFIO et l'Union socialiste-communiste qu'il anime. Il se heurte à un refus tant du PC que de la SFIO et conduit une liste de « l'Union socialiste-communiste ». Barabant est élu et bientôt se rallie à la fédération socialiste SFIO et collabore à son organe Le Socialiste côte-d'orien. Cependant, il est mal à l'aise dans une fédération socialiste dirigée par des intellectuels.

Candidat SFIO aux élections législatives de 1928 dans la première circonscription de Dijon, il échoue à se faire élire. Aux élections municipales de 1935 à Dijon, il se présente sur une liste opposée à celle de la SFIO et est également battu.

Source[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, Les Éditions de l'Atelier, 1997.

Lien externe[modifier | modifier le code]