Source-Seine

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Source-Seine
Image illustrative de l'article Source-Seine
Blason de Source-Seine
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Côte-d'Or
Arrondissement Montbard
Canton Venarey-les-Laumes
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Alésia et de la Seine
Maire
Mandat
Sophie Louet
2014-2020
Code postal 21690
Code commune 21084
Démographie
Gentilé Sequanien et Sequanienne
Population
municipale
55 hab. (2011)
Densité 3,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 29′ 43″ N 4° 41′ 51″ E / 47.4953421, 4.6974275 ()47° 29′ 43″ Nord 4° 41′ 51″ Est / 47.4953421, 4.6974275 ()  
Altitude Min. 354 m – Max. 523 m
Superficie 16,42 km2
Localisation

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Liens
Site web Source-Seine

Source-Seine ou Source Seine (cf. § Typographie) est une commune française du canton de Venarey-les-Laumes, arrondissement de Montbard, département de la Côte-d'Or et de la région Bourgogne. La Seine prend sa source sur son territoire.

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune est issue de la fusion au 1er janvier 2009 des communes de Saint-Germain-Source-Seine et de Blessey[1].

Typographie[modifier | modifier le code]

Contrairement à la règle des noms des entités politiques et administratives, suite à une consultation locale («référendum local»), l'arrêté préfectoral et le journal officiel mentionnent « Source Seine »[2] (sans trait d'union) puis le Journal officiel est rapidement corrigé « Source-Seine »[3]. Le Code officiel géographique est conforme au Journal officiel[4].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune comprend deux hameaux : Saint-Germain, anciennement Saint-Germain-Source-Seine, et Blessey. La Seine y prend sa source à la limite est de la commune à 446 mètres d'altitude [5](47° 29′ 09″ N 4° 43′ 01″ E / 47.4858681, 4.7169882 ()). Le domaine entourant le site des sources de la Seine appartient à la ville de Paris.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Frôlois Chanceaux Poncey-sur-l'Ignon Rose des vents
N
O    Source-Seine    E
S
Boux-sous-Salmaise Salmaise Bligny-le-Sec

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2009 2010 Jean-Louis Bornier[6] SE Éducateur
25 mars 2011 2014 Marie-Jeanne Fournier[7] SE animatrice culturelle
2014 en cours Sophie Louet[8] SE commerciale culturelle

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 55 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
211 208 201 210 210 160 168 163 172
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
155 132 148 136 126 112 98 103 102
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
81 71 72 57 54 72 33 43 43
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
25 21 20 32 30 27 24 55 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Sources de la Seine[modifier | modifier le code]

Une des sources de la Seine est située dans le nymphée conçu au XIXe siècle par les architectes Gabriel Davioud, Victor Baltard et Combaz. À l'intérieur du nymphée, la statue de la nymphe de la Seine est une copie de l'œuvre du sculpteur bourguignon François Jouffroy.

La ville de Paris est propriétaire du domaine attenant aux sources de la Seine depuis 1864[11]. Le site contient notamment les vestiges du sanctuaire gallo-romain dédié à la déesse Sequana (d'où le nom de Seine). Des milliers d'objets ont été découverts sur ce site archéologique. Les plus connus sont les deux statues en bronze découvertes par Henri Corot en 1933 dans une cache à l'est du sanctuaire. Il s'agit de la déesse Sequana et du faune, désignés par l'archéologue comme le trésor de la Seine. Le vase de Rufus contenant de nombreux ex-voto et des pièces de monnaie est désigné par Henri Baudot comme le trésor du sanctuaire. Tout ce mobilier, stèles, sculptures et la collection de plus de 300 ex-voto en bois (bois sculptés des sources de la Seine) découverts par Roland Martin et Simone Deyts entre 1963 et 1967, sont visibles au musée archéologique de Dijon.

La découverte dans le sanctuaire d'un fanum par Gabriel Grémaud et Roland Martin en fait un des lieux de cultes indigènes des Lingons, dédié à Sequana. Les campagnes de fouilles ont permis de trouver la source sacrée canalisée et deux bassins destinés aux ablutions des pèlerins venant au sanctuaire y déposer leurs ex-voto.

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame de Saint-Germain-Blessey
  • Église romane Notre-Dame : chœur du XIIe siècle à meurtrières, nef du XVIIIe siècle, et clocher porche moderne. Inscription gallo-romaine sur une pierre (réemploi en provenance du sanctuaire gallo-romain des sources de la Seine).
  • Chapelle Sainte-Anne de Blessey
  • Trois statues en bois polychromes .
  • Sarcophages VIIIe siècle, de pierre en réemploi, dans les murs du cimetière.
  • Cimetière avec sculpture scellée dans le mur à l'entrée (tête de Christ du XIIe siècle) croix du XVIIe siècle dans l'enclos.
  • Calvaires du XVIIIe siècle au carrefour, l'un avec le Tilleul de la liberté, et l'autre devant la maison de l'Évêché
  • Tilleuls datant du XVIIIe siècle dont un planté à la Révolution comme « arbre de la Liberté ».
  • Deux monuments aux morts du XXe siècle à Saint-Germain et à Blessey.
  • Lavoir de Blessey.

Jumelages[modifier | modifier le code]

  • Drapeau de l'Italie Verghereto (Italie) depuis 2002. La commune de Saint-Germain-Source-Seine a signé en 2001 une « Charte d'amitié » et en 2002 un « acte de Jumelage » avec la commune de Verghereto qui a sur son territoire la source du Tibre, fleuve traversant Rome capitale de l'Italie et jumelée à Paris. C'est donc un jumelage entre communes ayant sur leur territoire les sources d'un fleuve traversant une capitale d'Europe. La commune de Source-Seine est jumelée avec Verghereto depuis la fusion de communes.

Économie[modifier | modifier le code]

  • Agriculture céréalière.
  • Élevage bovin et ovin.
  • Artisanat d'art.
  • Tourisme.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Antoine Hoareau, Au pays des sources de la Seine, Cléa Micro-édition,‎ 2010, 80 p. (ISBN 978-2-913835-99-3)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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