Henri Ier (roi des Francs)

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Henri Ier
Sceau royal de Henri Ier
Sceau royal de Henri Ier
Titre
Roi des Francs
10 juillet 10314 août 1060
29 ans, 0 mois et 25 jours
Couronnement 14 mai 1027,
en la cathédrale de Reims
Prédécesseur Robert II
Successeur Philippe Ier
Duc de Bourgogne
10161032
(environ 16 ans)
Prédécesseur Robert II de France
Successeur Robert Ier de Bourgogne
Biographie
Dynastie Capétiens
Date de naissance 4 mai 1008
Lieu de naissance Reims (France)
Date de décès 4 août 1060 (à 52 ans)
Lieu de décès Vitry-aux-Loges (France)
Père Robert II de France
Mère Constance d'Arles
Conjoint Mathilde de Frise
Anne de Kiev
Enfant(s) Philippe Ier Red crown.png
Robert de France
Emma de France
Hugues de France
Résidence Palais de la Cité
Château de Vitry-aux-Loges
Château de Châteauneuf-sur-Loire

Henri Ier[1] (né le 4 mai 1008 et mort le 4 août 1060 à Vitry-aux-Loges, près d'Orléans), roi des Francs de 1031 à 1060.

Biographie[modifier | modifier le code]

Règne[modifier | modifier le code]

Troisième roi de la dynastie dite des Capétiens directs, il est le second fils de Robert le Pieux et de Constance d'Arles. Il devient héritier de la couronne à la mort de son frère aîné Hugues en 1025.

(cf. ascendance sur trois degrés).

Sacré roi du vivant de son père le 14 mai 1027 à Reims, il lui succède en 1031 mais doit faire face à l'hostilité de sa mère et des grands vassaux qui veulent élire au trône son frère cadet Robert. Henri Ier obtient l'appui de l'empereur romain germanique Conrad II et surtout celui du duc de Normandie Robert le Magnifique, mais pour obtenir la paix, il doit céder à son frère le duché de Bourgogne en apanage. Le comte Eudes II de Blois ne se soumet pas pour autant, et soutient Eudes (v. 1013-v. 1057/1059), autre frère d'Henri Ier ; vaincu, il est assigné à résidence à Orléans.

Denier de 1er type sous Henri Ier

À la suite du départ en 1035 pour la Terre sainte de Robert le Magnifique, Henri Ier devient le tuteur de son fils, le futur Guillaume II, duc de Normandie. Quand la nouvelle de la mort de Robert lui parvient, il soutient le jeune duc contre les seigneurs de Normandie qui lui sont hostiles. Ensemble, ils les combattent et les défont à la bataille du Val-ès-Dunes en 1047. La montée en puissance du duc inquiète le roi de France qui se brouille avec Guillaume II. Ce dernier le vainc à la bataille de Mortemer en 1054 puis, quatre ans plus tard, à la bataille de Varaville.

Le règne de ce roi batailleur et querelleur est une longue suite de luttes féodales. Il perd la Bourgogne et ne gagne que le Sénonais dont la petite ville de Saint-Julien-du-Sault où les Rois de France possédaient droit de gîte. C'est durant cette période difficile que les évêques français proclament la paix de Dieu, puis la trêve de Dieu. En 1059-1060, en réaction à la prééminence croissante du pape Léon IX, il fonde une collégiale dédiée à saint Martin, à l'emplacement de l'ancienne basilique mérovingienne sur lequel se trouve actuellement le Musée des arts et métiers.

Mariages et descendance[modifier | modifier le code]

Anne de Kiev, timbre ukrainien

La fille en bas-âge de l'empereur Conrad II le Salique, Mahaut (Mathilda, v. 1027 - 1034), à laquelle il est fiancé en 1033 trouve la mort à l'âge de sept ans.

En 1033 ou 1043, il épouse en premières noces Mathilde de Frise, (v. 1025/1026-1044), fille de Luidolf de Frise.

Devenu veuf en 1044, et sans enfant légitime, Henri épouse Anne de Kiev le 19 mai 1051[2]. Cette dernière présente l'avantage d'appartenir à une famille prestigieuse[3] et de ne pas risquer de tomber sous le coup de l'interdiction papale des mariages entre parents jusqu'à la septième génération. Après une première ambassade en 1049, Iaroslav le Sage accepte de donner sa fille en mariage dans le cadre de sa « politique d’élargissement de ses alliances »[4]. Une seconde ambassade ramène donc la princesse pour le mariage, qui a lieu en grande pompe à Reims[5].

De cette union, naissent :

Leur fils aîné, Philippe, est associé au trône en 1059, et succède à son père l'année suivante sous le nom de Philippe Ier.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Henri Ier sur le site Foundation for Medieval Genealogy
  2. Christian Bouyer, Dictionnaire des Reines de France, Éditions Perrin,‎ 2006 (ISBN 9782262007898)
  3. Françoise Guérard, Dictionnaire des Rois et Reines de France, Vuibert (ISBN 2-7117-4436-1)
  4. Ambassade de France à Kiev, « Anne de Kiev (XIème siècle) », sur http://www.ambafrance-ua.org, Ministère des affaires étrangères (consulté le 20 mai 2012)
  5. Alain de Sancy, Les Ducs de Normandie et les rois de France, 911-1204, Paris, Fernand Lanore,‎ 1996, 188 p. (ISBN 9782851571533)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

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Articles[modifier | modifier le code]

  • Dominique Barthélemy, « Dominations châtelaines de l'an Mil », La France de l'an Mil, Seuil, Paris, 1990, p. 101-113. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Dominique Barthélemy, « Le pillage, la vengeance et la guerre », Collections de l'Histoire, no 16, 2002. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Robert-Henri Bautier, « L'avènement d'Hugues Capet et de Robert le Pieux », Le roi de France et son royaume autour de l'an mil, Picard, Paris, 1992, p. 27-37. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Colette Beaune, « Roi », Dictionnaire du Moyen Âge, PUF, Paris, 2002, p. 1232-1234. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Bernard Gineste (éd.), « Henri Ier : Charte en faveur de Notre-Dame d'Étampes (1046) », in Corpus Latinum Stampense, 2006.
  • Hans-Werner Goetz, « La paix de Dieu en France autour de l'an Mil : fondements et objectifs, diffusion et participants », Le roi de France et son royaume en l'an Mil, Picard, Paris, 1992, p. 131-145. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Guy Lanoë, « Les ordines de couronnement (930-1050) : retour au manuscrit », Le roi de France et son royaume autour de l'an mil, Picard, Paris, 1992, p. 65-72.
  • Christian Lauranson-Rosaz, « Paix de Dieu », Dictionnaire du Moyen Âge, PUF, Paris, 2002, p. 1035-1037. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Michel Parisse, « Qu'est-ce que la France de l'an Mil ? », La France de l'an Mil, Seuil, Paris, 1990, p. 29-48. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Hervé Pinoteau, « Les insignes du roi vers l'an mil », Le roi de France et son royaume autour de l'an mil, Picard, Paris, 1992, p. 73-88.
  • Jean-Pierre Poly, « Le capétien thaumaturge : genèse populaire d'un miracle royal », La France de l'an Mil, Seuil, Paris, 1990, p. 282-308.
  • Annie Renoux, « Palais capétiens et normands à la fin du Xe siècle et au début du XIe siècle », Le roi de France et son royaume autour de l'an mil, Picard, Paris, 1992, p. 179-191.
  • Yves Sassier, « Capétiens », Dictionnaire du Moyen Âge, PUF, Paris, 2002, p. 214-217. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Thomas G. Waldman, « Saint-Denis et les premiers Capétiens », Religion et culture autour de l'an Mil, Picard, Paris, 1990, p. 191-197. Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]