Capgemini

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Capgemini

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Création 1967
Fondateurs Serge Kampf
Forme juridique Société anonyme à conseil d'administration
Action Euronext : CAP
Slogan People matter, results count. (L’homme est vital, le résultat capital.)
Siège social Drapeau de France 11 rue de Tilsitt
75017 Paris (France)
Direction Paul Hermelin, président-directeur général
Activité ESN
Produits Conseil en management, Intégration de systèmes, Infogérance Services informatiques de proximité
Filiales Sogeti, Capgemini Consulting
Effectif 130 000 (2014)[1]
Site web Capgemini
Capitalisation 5,14 milliards d'euros (14 septembre 2012)[2]
Chiffre d’affaires en augmentation 10,1 milliards d'euros (2013) [3]
+ 0,9% vs 2012
Résultat net en augmentation 442 millions d'euros (2013)
+ 25% vs 2012

Capgemini est la première ESN dans le secteur des services informatiques en France[4] et était parmi les 5 premiers mondiaux en externalisation[5] en 2006 et 13e mondiale en 2013[6] d'après le Global Outsourcing 100. Elle a été créée par Serge Kampf le 1er octobre 1967 à Grenoble (France) sous le nom de Sogeti (Société pour la gestion de l'entreprise et traitement de l'information)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

1967-1975 : Sogeti[modifier | modifier le code]

Le 1er octobre 1967, Sogeti est créée à Grenoble par Serge Kampf, ancien directeur régional de Bull. Sogeti compte alors 5 employés, tous venus de chez Bull et propose dans la région Rhône-Alpes de l'assistance technique pour le démarrage des ordinateurs et la mise en œuvre de programmes de gestion.

Fin 1967, début 1968, quelques semaines à peine après la création de Sogeti, des tensions grandissantes commencent entre les 13 petits-actionnaires. La plupart des actionnaires fondateurs quittera le groupe en 1968 (dont Pierre Pasquier, fondateur de Sopra Group). Serge Kampf récupère près de 84 % du capital.

En 1970, Hermès Informatique, filiale d'infogérance d'infrastructures commune à Sogeti et Cofradel, est créée. Cette même année, la société lyonnaise des dépôts, les Docks lyonnais et le groupe Le Dauphiné Libéré rentrent au capital d'Hermès Informatique. La même année, Sogeti acquiert Solame (Société lyonnaise d'applications mécanographiques), société d'informatique spécialisée dans le traitement à façon (externalisation de la comptabilité...).

En 1971, Solame, Hermès Informatique et la société Infor, fusionnent pour donner naissance à la société Eurinfor, spécialisée dans l'externalisation des services informatiques (infogérance). Eurinfor devient une entreprise 2 fois plus importante que Sogeti qui est un des principaux actionnaires. La filiale Sogeti-Formation est également créée.

En 1973, la délégation à l'informatique, structure de l'État chargée de favoriser le développement du secteur de l'informatique, pousse la filiale informatique du CEA, la Cisi, (Compagnie internationale des services informatiques) à prendre une participation de 34 % dans Sogeti et Eurinfor, afin de constituer un leader important français dans les services informatiques. Ce rapprochement sera difficile, et Serge Kampf qui veut garder son indépendance et la majorité du capital, s'engage en contrepartie à céder à terme sa participation dans Eurinfor à la Cisi.

En mars 1973, en toute discrétion, Serge Kampf rachète à titre personnel (et non pas via Sogeti), la participation à 15 % de la banque La Henin (groupe Suez) dans l'un de ses principaux concurrents, le groupe CAP (Centre d'analyse et de programmation), fondé en 1962. L'arrivée de Serge Kampf dans le capital provoque de graves tensions au sein du CAP, aggravant les conflits entre les actionnaires, conflits qui avaient déjà poussé la banque la Henin à vendre sa participation. En juillet 1973, excédé par les tensions au CAP, l'ancien président de celui-ci, Bertrand Asscher, vend sa participation de 34 % dans le CAP à Sogeti. Sogeti et Serge Kampf détiennent alors seulement 49 % du capital du CAP, mais sont le premier actionnaire de la SSII. En mars 1974, fatigué des conflits au sein du CAP, les deux autres actionnaires cèdent leur part à Sogeti. Le 5 juin 1974, CAP et Sogeti fusionnent pour donner Cap Sogeti.

En septembre 1974, Cap Sogeti acquiert Gemini Computer Systems, une SSII présente en Europe mais aux capitaux américains.

Au milieu des années 1970, à l'aube de la naissance de Cap Gemini, l'activité du groupe tourne autour de quatre grands types d'activités :

  • l'infogérance (appelé alors Facilities Management) avec Eurinfor (leader en France),
  • l'assistance technique (qualifié alors péjorativement de body shopping) : mise à disposition d'analystes programmeurs et d'ingénieurs,
  • le conseil en organisation,
  • les activités de traitement et d'exploitation (saisie et traitement de données).

1975-1991 : Expansion du groupe Cap Gemini Sogeti (CGS)[modifier | modifier le code]

Le 1er janvier 1975, Cap Sogeti et Gemini Computer Systems fusionnent pour donner naissance au groupe Cap Gemini Sogeti (CGS) qui devient la première SSII en France à l'époque avec 180 millions de francs de chiffre d'affaires et 1850 salariés.

En aout 1975, Avant son rachat par Sogeti, le CAP s'était développé à l'international avec la création quelques années auparavant avec une SSII anglaise, s'appelant également Cap (CAP UK) d'une filiale commune CAP Europe dont le groupe français Cap (Cap France) détenait 42,5 % du capital. Mécontent du rapprochement de CAP France avec Sogeti, CAP UK se dispute avec Cap Gemini Sogeti, la participation dans Cap Europe, qui est présente dans quatre pays européens dont les Pays-Bas, qui était la plus grosse entité de Cap Europe. L'entité néerlandaise décide de faire passer un oral afin de choisir quel option choisir (celle de CAP UK ou celle de Cap Gemini Sogeti). Finalement, le choix se porte sur le groupe français, qui promet une certaine indépendance aux filiales de CAP Europe.

En 1975, conformément à ses engagements auprès de la Cisi, le groupe se sépare de ses activités d'infogérance (Eurinfor).

En 1976, le groupe entre dans le capital de Bossard Consultants, qui compte parmi ses responsables Jean-René Fourtou.

En 1977, le groupe essaye de se séparer de la Cisi, son encombrant actionnaire à 34 %, qui est à la fois un concurrent du groupe Cap Gemini Sogeti. Une tentative de rapprochement avec EDS est envisagé. En 1978, après l'échec du rapprochement avec EDS, une première filiale aux États-Unis (Cap Gemini Inc) est créée.

En 1979, le groupe fait appel à Jacques Séguéla pour trouver un nom plus commercial et international. Les propositions telles que Sogecap ou International Computer Services ne sont finalement pas retenues et le groupe garde son nom.

En 1980, le groupe crée Cap Gemini Logiciel, filiale spécialisée dans les activités télématiques qui participera dans un consortium à la création de l'annuaire électronique sur Minitel.

En 1981, Cap Gemini Inc rachète la SSII américaine DASD. Cette acquisition est pour l'époque la plus grosse acquisition d'une SSII américaine par des européens. La même année, la Cisi, vend sa participation de 34 % dans Cap Gemini Sogeti à un pool bancaire. Le groupe veut alors rentrer en Bourse, mais l'arrivée de François Mitterrand qui veut lancer un programme de nationalisation et interdire les sociétés d'intérim, auxquelles sont assimilées les SSII, retarde ses ambitions.

En 1982, le groupe atteint 1 milliard de francs de chiffres d'affaires (dont 50 % à l'étranger).

En 1983, Cap Gemini Sogeti cède des activités de saisies informatiques et de la Sorinfor (prestations machines). Le groupe se concentre sur les activités intellectuelles. La même année, la CGIP (holding d'Ernest-Antoine Seillière) acquiert pour 200 millions de Francs, les 34 % du capital autrefois détenu par la Cisi. Toujours en 1983, Jacques Stern actionnaire à 34 % de la SSII Sesa (société de services et de systèmes informatiques), est nommé à la direction de Bull, nationalisé par l'État, il vend sa participation à Cap Gemini Sogeti, qui prend ainsi le contrôle d'une société autrefois de systèmes complexes pour l'armée, les télécommunications et les transports, et qui est très présente dans les nouveaux métiers que sont l'intégration de systèmes et les réseaux de transmissions de données.

En 1984, l'anglais devient la langue officielle du groupe.

En 1985, Cap Gemini Sogeti est introduit à la Bourse de Paris. Le groupe ouvre son capital à hauteur de 10 %, la demande porte sur 40 millions d'actions à 650 francs, soit 123 fois l'offre disponible. À tel point que les autorités boursières demandent une hausse du prix de souscription d'une action qui passe alors à 875 francs. La même année, le groupe double sa taille aux États-Unis avec l'acquisition des services informatiques de CGA Computers.

En 1987, CGE (Alcatel) actionnaire à 51 % de SESA (Société d'Étude des Systèmes d'Automation) est privatisé, et vend pour un montant non révélé sa participation dans la SESA, qui permet à Cap Gemini Sogeti d'accroître son chiffre d'affaires d'un milliard de francs. Les activités françaises prennent le nom de Cap Sesa, le groupe porte toujours le nom de Cap Gemini Sogeti

Le 1er janvier 1988, Cap Sogeti (environ 3 800 salariés) et de SESA (environ 1 200 salariés) fusionnent. La même année, le groupe IBM tente de racheter Cap Gemini Sogeti, leader européen et numéro 5 mondial des services informatiques, où IBM est encore peu présent. Bien que les négociations soient poussées, elles n'aboutissent pas. En avril 1988, le groupe Cap Gemini Sogeti prend une participation dans Sema-Metra pour entraver sans succès le projet de fusion entre Sema-Metra et CAP Scientific.

En 1989, le groupe réalise 7 milliards de francs de chiffres d'affaires et emploie 12 000 collaborateurs.

En juin 1990, Le groupe organise à Marrakech une rencontre des managers. Ces derniers sont appelés à voter pour le choix stratégique du groupe.

  • 1er scénario : renforcement du groupe dans ses métiers de bases, meilleure coordination de ses prestations.
  • 2e scénario : convergence des métiers, développement de la gamme de services dans chaque pays où le groupe est implanté.
  • 3e scénario : faire du goupe Cap Gemini Sogeti l'un des 3 ou 4 leaders mondiaux des services informatiques en le renforçant là où il est peu présent (Angleterre, Allemagne), en externalisant (infogérance autrefois abandonné), et en le réorganisant autour d'une direction à la fois géographique et par secteurs d'activités économiques. Ce scénario entraînerait un risque de faire perdre l'indépendance au groupe.

Le premier scénario recueille 12 % des suffrages exprimés, le second 37 % et le troisième, 51 % des suffrages.

Le 13 juillet 1990, Cap Gemini Sogeti acquiert de SCS, la 2nde SSII allemande derrière Debis SystemHause (groupe Daimler-Benz). Le 18 juillet 1990, Cap Gemini Sogeti acquiert pour 2 milliards de francs, Hoskyns, leader européen de l'infogérance employant plus de 3500 salariés, auprès du groupe Britannique Pressey.

Cap Gemini Sogeti recherche depuis 1989, un actionnaire industriel stable. Des contacts sont pris avec France Télécom, et ATT. Le 23 juillet 1991, finalement Daimler-Benz entre à 34 % dans le capital du groupe à travers un montage financier complexe et évolutif. Beaucoup voient dans cette entrée au capital, la chronique d'un rachat annoncé. En 1991, Gemini Consulting est créé par la fusion des différentes acquisitions du groupe dans le domaine du conseil (United Research, Mac Group, Gamma International) dans une holding regroupant 1 400 consultants dans le monde.

1992-1997 : Le groupe se réorganise dans un contexte difficile[modifier | modifier le code]

En 1992, Cap Gemini SCS (Allemagne) et la division prestations informatique de Debis SystemHause, du groupe Daimler-Benz fusionnent pour donner naissance à Cap Debis

En juillet 1992, après 20 ans de croissance rapide (15 à 20 % par an), le secteur informatique s'essouffle, la croissance du secteur se ralentit, et la concurrence des géants américains devient dangereuse.

En 1993, le programme Genesis met en place une organisation uniforme au niveau mondial (aujourd'hui abandonné) structuré de la manière suivante :

  • division support (comptabilité, RH, communication)
  • divisions opérationnelles regroupées par secteurs géographiques (SBA : Strategic Business Area) elle-même divisée en d'autres divisions :
    • Market Developpement Unit (MDU) : fonctions commerciales auprès d'un secteur donné
    • skill-center (centre de services) : réalisations des prestations informatiques d'un secteur donné et commercialisées par les MDU.

Le plan sera confié à Gemini Consulting et coûtera un investissement de 150 millions de dollars.

En 1995, après trois années de pertes, le groupe affiche un bénéfice de 52 millions de francs. La même année, le programme Convergence, visant à rapprocher les fonctions de conseil et techniques, est lancée, il débouchera à la création en 1997 de GMU (Global Market Unit) : pôles transnationaux mélangeant les activités conseils et techniques autour de secteurs donnés.

En 1996, pour suivre les ambitions de globalisation du plan Genesis, le groupe change de nom pour adopter un nom au niveau mondial, le nom de Cap Gemini. Une nouvelle Strategic Business Area en Asie, basée à Singapour, est lancée.

1997-2012 : Entre crise et croissance[modifier | modifier le code]

En 1997, le groupe acquiert les 51 % restants du capital de Bossard Consultants, leader français du conseil employant 700 personnes et générant 900 millions de francs de chiffre d'affaires. La même année, Daimler-Benz cède sa participation dans le capital du groupe. La crise économique et du secteur informatique, ainsi que les conflits entre les dirigeants de Cap Gemini et de l'actionnaire allemand, pousseront Daimler-Benz à vendre sa participation alors qu'en 1991, il envisageait clairement de racheter Cap Gemini. La CGIP par un montage financier acquiert la participation de Daimler-Benz et possède 34 % du capital, seuil limite avant le déclenchement d'une OPA.

En 2000, Cap Gemini acquiert la branche Consulting d'Ernst & Young, le groupe prend le nom de Cap Gemini Ernst & Young (CGEY). Cette acquisition fera passer l'effectif du groupe de 40 000 à 60 000 personnes.

En 2001, la webagency Darestep est lancée en France, inventée par Ernst & Young aux USA en 1998. La webagency a depuis disparu et réintégré les structures traditionnelles du groupe.

Le 1er janvier 2002, CGEY (re)crée la filiale Sogeti (réutilisation de la marque autrefois abandonnée) pour commercialiser ses activités d'assistance technique et de services informatiques de proximité (son premier cœur de cible) aux entreprises au niveau local et aux grandes entreprises ayant besoin de prestations ponctuelles au niveau local.

En 2002, le plan stratégique LEAP (Leadership Expansion Alignment Portofolio) est lancé, il prévoit :

  • la montée en puissance de l'activité infogérance (22 % du CA en 2002, 40 % en 2007), aux revenus récurrents.
  • le développement des capacités offshore et du concept commercial de Rightshore
  • le développement des services informatiques de proximité (marges plus importantes, moins sensibles aux cycles économiques)
  • de nouvelles suppressions d'emplois : 10 % des effectifs du groupe (5500 personnes).

En octobre 2003, une OPE est réalisé avec Transiciel, qui fusionne avec Sogeti, l'entité spécialisée dans les services de proximité, qui double de taille.

Transiciel venait de faire l'acquisition de FI System, première web agency française avant son dépôt de bilan lors de l'explosion de la bulle internet.

Le 15 avril 2004, le groupe change une nouvelle fois de nom et prend sa dénomination actuelle : Capgemini (en un seul mot). La licence de marque Ernst & Young obtenue lors de l'acquisition de la branche Consulting du groupe Ernst et Young prenant fin en 2004. En 2004, la CGIP vend sa participation dans le groupe.

En 2005, l'activité consulting est à nouveau filialisée pour former Capgemini Consulting. La même année, l'activité américaine (plan Booster) est réorganisée avec un nouveau système de management. Le plan MAP (Margin Acceleration Plan) est lancé. Il vise à redresser la rentabilité de l'activité infogérance, via une réduction des coûts, le développement de l'offshore et de la TMA, la renégociation des contrats déficitaires et la recherche de contrats de plus petites tailles.

En 2007, Capgemini acquiert Kanbay International, une SSII américaine dont la production se fait principalement depuis l'Inde afin de renforcer ses offres offshore (développement de systèmes d'informations dans les pays à bas coût).

En 2007, le plan stratégique i3 (industrialisation, innovation, intimité client) est lancé, il est destiné à accroître la rentabilité du groupe et la pérennité de son activité, souvent soumise aux cycles économiques.

En 2009, Capgemini confirme ses objectifs au premier trimestre 2009[8]. L’annonce de ces résultats stables rassure les investisseurs. Le 9 avril 2009, Capgemini regroupe sous la marque Capgemini Consulting ses activités de conseil à travers le monde[9]. Cette nouvelle entité globale de conseil est dotée de 4000 consultants dans plus de trente pays. Début avril 2009, Capgemini lance une émission d’obligations convertibles Océane à hauteur de 500 millions d’euros[10]. Bien perçue par les marchés financiers, l’opération rencontre une forte demande[11]. En mai 2009, Capgemini lance sur internet une campagne de publicité mondiale[12], qui exemplifie la capacité de Capgemini d’aider ses clients face à la crise[13].

En avril 2011, Capgemini acquiert 100 % du capital d'Avantias société créée en 2006 spécialisée dans la mise en place de solutions ECM (Entreprise Content Management)[14].

En avril 2012, Serge Kampf, le fondateur, annonce son départ après 45 ans de collaboration.

En mai 2013, Areva a annoncé sa volonté de céder sa filiale informatique Euriware. Cap Gemini serait le plus à même de conclure cette vente, face à Atos et à Steria. Selon un communiqué sur Zonebourse.com, le dossier aurait été déposé le 31 août pour une décision mi-septembre. AREVA vend EURIWARE à Capgemini le 7 mai 2014.

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L'as de pique est présent dans le logo du groupe depuis sa création. Il s'agit d'une référence au bridge, activité que le fondateur du groupe, Serge Kampf, pratiquait assidûment.

Récapitulatif des acquisitions et cessions[modifier | modifier le code]

Le groupe Capgemini, comme beaucoup de ses concurrents, s'est constitué à travers de multiples acquisitions dans tous les secteurs d'activités liés aux services informatiques : consulting, intégration de systèmes, infogérance. Près de 40 acquisitions (petites ou grandes entreprises) ont été réalisées en 40 ans.

Acquisitions

Date Entreprise   Pays   Remarques/Activité
Février 1970 Solame
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Mars 1970 Sorgas
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Novembre 1970 Infor-Algoe
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Août 1971 Perfo-Service
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Octobre 1972 Software International
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Février 1973 Sesi
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Juillet 1973 CAP
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15 % du capital
Octobre 1973 Soref
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Mars 1974 CAP
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100 % du capital
Août 1975 CAP Europe
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Décembre 1976 Bossard Consultants
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Conseil en management et stratégie - 51 % du capital / 100 % en 1997
Avril 1980 Data Logic
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Janvier 1981 DASD
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Mai 1982 Spiridellis & Associates
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Décembre 1982 Sesa
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Intégration de systèmes et Télématique - 35 % du capital
Janvier 1986 CGA Computers
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Octobre 1986 Ibat
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Novembre 1986 Geda
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Décembre 1986 Sycomm
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Juillet 1987 Sesa
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Intégration de systèmes et Télématique - 100 % du capital
Août 1987 ITMI
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Février 1988 AD&GD
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Mai 1988 Data Logic
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Décembre 1988 Hiekkamaki
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Janvier 1989 Comp. Act Data Systems
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Février 1989 Systemation Inc
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Octobre 1989 Merit Systems
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Janvier 1990 Gamma International
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Consulting
Mai 1990 United Research Corp
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Consulting
Juillet 1990 SCS
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Juillet 1990 Hoskyns
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Infogérance (leader européen en 1990)
Janvier 1991 Mac Group
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Consulting (conseil en stratégie)
Février 1992 Volmac
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Reconnue à l'époque comme la SSII la plus rentable d'Europe
Mai 1992 Programmator
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1993 Gruber Titze and Partners    
Janvier 1997 Géislogica
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Avril 1999 Beechwood
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Mai 2000 Ernst & Young Consulting
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Activités de "consulting" de Ernst & Young (11 milliards $)
Octobre 2003 Transiciel
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Services informatiques de proximité
Août 2006 Sogeti High Tech GmbH (ex. Future Engineering (FuE))
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R&D externalisé
2006 SD&M
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Septembre 2006 Unilever Shared Services (Indigo)
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Spécialiste du BPO - 51 % du capital
Janvier 2007 InQA.labs
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Tests et qualité logicielle
Février 2007 Kanbay International
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Spécialiste des SI financiers très implanté en Inde (1,25 Milliard $)
Février 2007 Software Architects
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Services informatiques de proximité
Novembre 2007 Network Consulting Group (NCG)
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Juillet 2008 Getronics PinkRoccade Business Application Services
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Services applicatifs (225 M€)
Novembre 2008 Empire
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Juillet 2009 IACP Informatique et IACP Asia
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Septembre 2010 CPM Braxis
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55 % du capital pour environ 233M€[15] avec option de rachat en 2013
Avril 2011 AVANTIAS
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100 % du capital du leader européen de l'ECM et de l'éditique[réf. nécessaire] (CCM)
Juin 2011 Prosodie
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100 % du capital
Mai 2014 Euriware
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Les récentes acquisitions en Inde et en Amérique du Sud marquent la stratégie affirmée du groupe, qui désire proposer à ses clients recherchant des coûts réduits, des services informatiques à bas coûts réalisés à l'étranger (offshore). L'Inde représente près de 15 000 collaborateurs pour le groupe Capgemini.

Cessions

Date Entreprise   Pays concernés   Acquéreur
1975 Eurinfor (infogérance)
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Cisi
1995 Sema-Metra
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Participation minoritaire (27 % du capital)
2004 Activités de maintenance d'infrastructures
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EDB Business
2004 Participation dans Vertex Data Centre
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United Utilities Plc
2005 Activités Healthcare (Santé)
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Accenture (175 Millions $)
2005 Capgemini Japan
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NTT Data (95 % du capital)
2005 Activités de maintenance d'infrastructures
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Unisys
2006 NIS Europe (infrastructures de réseaux)
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BT
2006 Working Links (société d'aide au retour à l'emploi)
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Métiers et activités[modifier | modifier le code]

Capgemini est l'un des leaders mondiaux dans le domaine du conseil, des services informatiques, et de l'infogérance.

Le groupe définit ses métiers en 4 grandes catégories désignées par un sigle en anglais

  • le conseil en management (Consulting Services - CS) à travers Capgemini Consulting : 4 900 collaborateurs, 8,7 % du CA
  • l'intégration de systèmes et le développement d'applications (Technology Services - TS) : 36 000 collaborateurs, 38,5 % du CA
  • l’infogérance (Outsourcing Services - OS) : gestion externalisée de systèmes d'information : 23 300 collaborateurs, 36,6 % du CA
  • l'assistance technique et services de proximité (Local Professional Services - LPS') à destination des besoins locaux des entreprises à travers Sogeti : 18 400 collaborateurs, 16,2 % du CA

La filiale indienne de 40 000 salariés en 2012 devra prochainement dépasser la moitié de l’effectif du groupe[16].

Pôles d'activités[modifier | modifier le code]

Les 4 métiers de Capgemini sont découpés en différents pôles d'activités

  • Technology Services
    • Développement et intégration d'applications
    • Transformation des systèmes d'informations (stratégie, architecture)
    • Business Intelligence : Capgemini est partenaire des grands éditeurs (Teradata, IBM, Oracle).
    • Infrastructure et Sécurité
    • Changement vers les technologies mobiles
    • Open source
    • Applications Oracle, SAP, Siebel
    • Portails applicatifs
    • RFID
    • Digital Customer Experience (offre globale de CRM)[17]
  • Outsourcing Services
    • Application Management (tierce maintenance applicative)
    • BPO (externalisation de processus métiers)
    • Gestion externalisée des infrastructures
    • Gestion externalisée des réseaux et de la sécurité
  • Local Professional Services (Sogeti)
    • Applications Services (Sogeti AS), comprenant un Centre d'Excellence GIS : intégration et développement d'applications
    • Infrastructures Services (Sogeti IS)
    • High Tech Consulting (Sogeti High Tech)

Structures opérationnelles[modifier | modifier le code]

Le groupe Capgemini s'organise à travers une structure en partie décentralisée

  • Division support (finances, RH, marketing...)
  • Divisions opérationnelles (SBU : Strategic Business Units)
    • SBU Outsourcing (SBU mondial)
    • SBU Financial Services (SBU mondial)
    • SBU Local Professional Services = Sogeti (SBU mondial)
    • SBU Consulting & Intégration Amérique du Nord
    • SBU Consulting & Intégration Europe de l'Ouest (Royaume-Uni, France, Espagne, Portugal)
    • SBU Consulting & Intégration Europe continentale & Asie Pacifique

Ces divisions opérationnelles (SBU) se décomposent en Business Unit (BU) à vocation régionale, thématique ou technologique (ERP, Business Intelligence, Région Ouest, Région Rhône-Alpes...)
Les business units se structurant autour de skill centers (centre de services) destinée à la production et au développement des services informatiques commercialisés.

Présence internationale[modifier | modifier le code]

Le groupe Capgemini est présent dans une trentaine de pays.
En 2007, les principaux marchés de Capgemini sont :

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

Le portefeuille client est réparti en différentes divisions opérationnelles :

  • Secteur public : 30 % du CA
  • Energie et Utilities (environnement, eau...) : 15 % du CA
  • Banque, Finance et Assurances : 15 % du CA
  • Industrie, Commerce et Distribution : 30 % du CA
  • Télécommunications, Médias et Entertainment : 10 % du CA (notamment avec sa filiale Capgemini Télecom Média Défense)

Organisation de l'entreprise[modifier | modifier le code]

Direction de l'entreprise[modifier | modifier le code]

Le groupe est dirigé par Paul Hermelin, president-directeur général. Il est assisté de cinq directeurs généraux adjoints. Ils forment le comite de direction generale du groupe (Group Management Board).

  • Aiman Ezzat : chargé des finances
  • Hubert Giraud : chargé des ressources humaines et de la transformation.
  • Patrick Nicolet : chargé des opérations Infrastructures services et Latin América
  • Salil Parekh : chargé des operations Applications services One et Sogeti
  • Olivier Sevillia : charge des operations Apllications services Two, du Consulting et du BPO

Conseil d'administration[modifier | modifier le code]

Comité exécutif[modifier | modifier le code]

Le comité est composé des 6 membres de la direction générale et de :

  • Luc-François Salvador, Sogeti

Données financières et boursières[modifier | modifier le code]

Données financières en millions d’euros (sauf résultat par action et dividende-EUR)
Années 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013-Q1
Chiffre d'affaires (M. Eur) 5 750 6 235 6 954 7 700 8 703 8 710 8 371 8 697 9 693 10 264 2 499
Résultat net part groupe (M. Eur) -197 -359 +141 +293 +440 +453 +178 +280 +404 +370 +..
Fonds propres (M. Eur) 3 350 2 788 2 992 3 697 3 851 3 939 4 213 4 314 xxxx xxxx xxxx
Dettes financières (M. Eur) 202 768 1 145 1 160 1 059 1 032 1 328 1 306 yyy yyy yyy
Résultat par action(Eur) a b c 2,03 3,03 3,09 1,16 1,80 2,59 i
Dividende par action(Eur) a b c 0,70 1,00 1,00 0,80 1,00 1,00 1,00 xxx

Capgemini répond aux exigences de conformité du standard financier MSI 20000.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Repères et chiffres clés
  2. Capgemini sur le site de Boursorama, consulté le 07 septembre 2011.
  3. [1]
  4. 1er au niveau du marché français avec 9,693 milliard d'euros de CA en 2011
  5. http://www.moneycontrol.com/news/business/capgemini-rankedworlds-top-five-outsourcing-providers_215437.html
  6. http://www.iaop.org/Content/19/165/3612
  7. http://www.fr.capgemini.com/about_3/groupe_presentation/histoire/
  8. [2]
  9. [3]
  10. [4]
  11. [5]
  12. [6]
  13. [7]
  14. [8]
  15. Actu du 02/09/2010 sur BFM radio
  16. Sur fond de guerre des prix, Cap Gemini veut s’attaquer à sa pyramide des âges, Le Monde du 14 janvier 2012, page 13.
  17. Expérience client digitale : Capgemini lance une offre mondiale, Journal du Net, 11 février 2014
  18. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées edubourse.com.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Tristan Gaston-Breton : La Saga Cap Gemini (2000 - Éditions Point de Mire) - (ISBN 2-914090-00-5)
  • Capgemini et Merrill Lynch Global Wealth Management: Le World Wealth Report : Étude internationale qui s’intéresse à la situation et à la place des grandes fortunes sur le marché économique mondial [9]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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