Montbard
| Montbard | ||
Héraldique |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Bourgogne | |
| Département | Côte-d'Or | |
| Arrondissement | Montbard | |
| Canton | Montbard | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Montbardois | |
| Maire Mandat |
Christelle Silvestre 2008-2014 |
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| Code postal | 21500 | |
| Code commune | 21425 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Montbardois Montbardoises |
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| Population municipale |
5 513 hab. (2010) | |
| Densité | 119 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 202 m – Max. 366 m | |
| Superficie | 46,37 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | http://www.montbard.com/ | |
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Montbard est une commune française d'environ 5 500 habitants, chef-lieu d'arrondissement, sous-préfecture du département de la Côte-d'Or attaché à la région Bourgogne. Ville natale du naturaliste Buffon elle abrite une industrie de transformation métallurgique importante. Montbard est située sur la grande artère ferroviaire du PLM et est desservie par le TGV. Elle est traversée par le canal de Bourgogne.
Sommaire |
Géographie[modifier]
Montbard est située au nord-ouest de Dijon, elle est traversée par la Brenne et le canal de Bourgogne. Sa gare est desservie par des TGV Paris-Dijon, ce qui la relie à Paris en une heure.
Communes limitrophes[modifier]
Étymologie[modifier]
Le site de Montbard est un petit mont qui barre la vallée de la Brenne.
L'étymologie du nom de Montbard reste incertaine. Jean Nadault dans son manuscrit « Mémoires pour servir à l'histoire de la Ville de Montbard » dit que la ville existait à l'époque des « bardes », ces poètes et chanteurs celtes, d'où le « d » placé à la fin de son nom. Nombre de sites de la région font référence à la période gauloise. À certaines époques le nom de la ville fut amputé du « d » et à d'autres il fut remplacé par un « t ». Finalement c'est le « d » qui fut conservé. Le « castus Montusbarri » est cité dans plusieurs chartes (dont la charte communale de 1231, octroyée par le duc Hugues IV). Castrum désignait le château mais aussi la ville fortifiée, le château est sur un mont. La légende attribue à Bardus, cinquième roi des Gaulois, la fondation des écoles de musique où enseignaient des bardes, et l'on soutint même que celle de Montbard était la principale. Courtépée fournit quelques explications complémentaires : « le nom celtique de Montbard, mons Bardorum, séjour des anciens bardes annonce son antiquité ». Aussi Guy le Fèvre, en sa Galerie, l'appelle le Parnasse des poètes Français. Ladonne ne doute point de cette étymologie.
Le temps destructeur et les ravages des guerres ont privé la commune de monuments qui pourraient prouver l'assertion de ces auteurs. D'autres tirent son nom de barre, barrage, mont qui barre. À toutes ces considérations s'ajoute le vieux mot « bard » qui, dans le vocable celtique, désigne un mont isolé ; d'où les noms de Bard (Loire), Bard-le-Régulier et Bard-les-Epoisses (Côte-d'Or).
Histoire[modifier]
Le site de Montbard est occupé dès l'Antiquité.
Au temps des Gaulois, Montbard abrite une communauté de druides.
Au Moyen Âge, elle est une ville importante autour du château de Montbard du Xe siècle. En 1070, Sainte Alèthe de Montbard (mère de Bernard de Clairvaux) y naît. Le futur saint Bernard a pour oncle le comte André de Montbard. En 1231 elle est érigée au rang de commune par le duc Hugues IV de Bourgogne. Elle devient ensuite un lieu de fréquents séjours des ducs Valois de Bourgogne.
En 1590, elle est assiégée par le comte de Tavannes Guillaume de Saulx, lieutenant du roi Henri IV de France, qui combat le duc Charles-Emmanuel de Savoie-Nemours.
En 1707, le naturaliste et comte Georges-Louis Leclerc de Buffon, y naît.
En juillet 1813, Jean-Andoche Junot, duc d'Abrantès, général et ami de longue date de l'empereur Napoléon Ier, meurt à demi-fou à Montbard, dans la maison de son père.
En 1833, le canal de Bourgogne y est ouvert à la navigation.
En 1926, par décret de Raymond Poincaré, Montbard devient sous-préfecture en remplacement des sous-préfectures de Châtillon-sur-Seine et de Semur-en-Auxois[1].
Le 16 juin 1940, la 10e brigade blindée polonaise du général Maczek met les Allemands en déroute près de Montbard (à Nod-sur-Seine) mais se voit alors isolée, les unités françaises sur ses deux flancs étant défaites ou en retraite. Le 18 juin, la brigade est pratiquement encerclée et à court d’essence et de munitions. Le général Maczek ordonna la destruction du matériel de l’unité et la dispersion des hommes.
Administration[modifier]
Démographie[modifier]
Ses habitants sont des Montbardois.
En 2010, la commune comptait 5 513 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Villes jumelées[modifier]
Un jumelage avec une ville d'Italie est en étude.
Économie[modifier]
La ville, qui possède une antenne de la chambre de commerce et d'industrie de Côte-d'Or, joue un rôle commercial important pour les communes qui l'entourent.
Pôle industriel[modifier]
La zone industrielle est particulièrement importante à Montbard, héritière d'une longue tradition métallurgique et ouvrière. Elle regroupe neuf grandes entreprises métallurgiques, dont une usine du groupe Vallourec spécialisée dans la fabrication de tubes en acier et de faisceaux tubulaires en inconel destinés à l'industrie nucléaire.
- Métal déployé[4]
- Le métal déployé est un treillis métallique réalisé par cisaillage et étirement de feuilles de métal. L'atout majeur de ce produit réside dans le fait qu'il est fait d'une seule pièce sans soudure ni assemblage et n'occasionne pas de perte de matière. Fondée en 1902, l'entreprise Métal Déployé est leader français pour la production de métal déployé et se positionne parmi les premiers producteurs européens. Ses secteurs traditionnels sont l'automobile et la construction. Depuis plusieurs années, l'entreprise produit également pour l'architecture avec des applications diverses telles brise-soleil, revêtement de façade, plafond, habillage « seconde peau », etc.
- Depuis 1938, Métal Déployé Resistor est fabriquant de résistances électriques de puissance pour la fabrication de bancs de charge, mise à la terre, filtrage, contrôle moteur ou résistance de traction (rhéostats de freinage et résistances auxiliaires)ou chauffage industriel. Metal Deploye Resistor intègre des composants connexes à la résistance de puissance (sectionneurs, commutateurs, traversées, TC…)
- Metal Deploye Resistor réalise 60 % de son chiffre d'affaires à l'international et compte environ 80 personnes sur son site de Montbard
- Cablofil
- Chemin de câbles.
- Salzgitter Mannesmann Stainless Tubes[7]
- La filiale française du groupe allemand Salzgitter produit à Montbard des tubes sans soudure en acier inoxydable et en alliages de nickel.
- Valti [6]
- Tubes et tuyaux en métaux ferreux (fabrication et négoce).
- Valinox nucléaire :[7]
- Fabrique des tubes sans soudure en acier inoxydable et en inconel pour les centrales électriques et nucléaires (2nd traitement thermique et finition).
- Vallourec et Mannesmann Tubes
- Tuberie pour tubes en acier sans soudure utilisé pour différentes applications industrielles et notamment à l'usine de Valti.
- Bliss
- Viel (caisses en bois)
Les équipements[modifier]
Enseignement[modifier]
- 6 écoles maternelles : Diderot, Jules-Ferry, Pasteur, Jean-Yves-Cousteau, Victor-Hugo et l'école privée Buffon.
- 4 écoles primaires : Diderot, Joliot-Curie, Langevin et l'école privée Buffon.
- 1 collège : Louis-Pasteur
- 1 lycée professionnel : Eugène-Guillaume
Sports et loisirs[modifier]
- deux stades
- un centre nautique : Amphitrite
- un gymnases
- plusieurs courts de tennis découverts
- médiathèque
- cinéma
- centre équestre
• un tennis couvert
Lieux et monuments[modifier]
- Ville fleurie : trois fleurs.
- Le Château de Montbard (Xe siècle).
- Le Musée Site Buffon : il comprend trois lieux, le parc Buffon, l'Orangerie (anciennes écuries, XVIIIe s.) actuellement le musée Buffon ainsi que le Musée des Beaux Arts (ancien couvent, XIXe s.)
- Église Saint-Urse, située dans le parc. Buffon est enterré dans une crypte attenante à l'église.
- Le Petit Fontenet, ancienne résidence de l'Abbé de l'abbaye de Fontenay (XIIIe s., remaniée au XVe et au XVIIIe s.) puis bibliothèque et laboratoire de chimie de Buffon
- L'Hôtel de Buffon (XVIIIe s.), futur musée Buffon.
- La maison d'Edme-Louis Daubenton (XVIIIe s.), naturaliste.
- La maison de Jean-Andoche Junot, duc d'Abrantès, général d'Empire (XVIIIe s.).
- Le Jacquemart, offert à la ville par le duc Philippe III de Bourgogne en 1430.
- La Pavillon de la Compagnie des Arquebusiers (XVIIe siècle)
-
Entrée principale du parc Buffon. -
Statue de Daubenton, au cœur du parc Buffon. -
Jacquemart sur le toit de la mairie de Montbard. -
Maison natale de Benjamin Guérard.
Aux environs[modifier]
- L'abbaye de Fontenay, située sur le territoire de la commune de Marmagne, à trois kilomètres au nord-est.
- À quinze kilomètres au sud-est se trouve le site archéologique d'Alésia d'Alise-Sainte-Reine, et le MuséoParc Alésia. Lieu où se déroula officiellement en -52 le siège d'Alésia entre Vercingétorix et Jules César.
- Les Forges de Buffon se trouvent à environ trois kilomètres au nord-ouest, construites par Georges Louis Leclerc, comte de Buffon, en 1768 pour poursuivre ses expériences sur les métaux.
- Le Château de Montigny-Montfort, XIIIe siècle, refuge à deux reprises du Saint Suaire.
-
Statue de Vercingétorix du sculpteur Aimé Millet.
-
Château de Montfort (embrassement de la saint-Jean).
Transports[modifier]
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La Ville de Montbard propose à ses habitants un service de transport public[8] depuis 2010, reliant les différents quartiers (hameau de la Mairie, la gare, les Perrières, les Bordes, Le Beugnon, Corbeton, Cité Fays, Cités de la Marne...) au centre ville et aux principales zones commerciales et zones de services (Mairie, Poste, Pôle Emploi...). Le service de transport est partagé en 3 circuits.[9]
Après une période de test qui a eu lieu durant la saison estivale 2010, la ville décide de conserver le service. La navette fonctionne donc les vendredis matin.
Car[modifier]
Le Conseil Général assure le transport sur tout le territoire de la Côte-d'Or. Le réseau Transco vise à faciliter les déplacements interurbains quotidiens. Les lignes 70 et 73 desservent Montbard. Ainsi, de Montbard, en utilisant le Car, on peut facilement rejoindre Semur en Auxois, Precy sous Thil, Saulieu et même Liernais avec un ticket unité à 1,50 euros (ligne 70). La ligne 73, quant à elle, relie Montbard à Pouilly-en-Auxois (5 allers et retours quotidiens) via les villes de Venarey et Vitteaux et des sites culturels comme le récent MuséoParc Alésia ou le village de Saint-Thibault. Les horaires de départ de Montbard sont adaptés aux passage de TER ou de TGV en Gare de Montbard. http://www.mobigo-bourgogne.com/partenaires/plans/lr-70.pdf http://www.mobigo-bourgogne.com/partenaires/plans/lr-73.pdf
De plus, les offices de tourisme du Montbardois envisagent de mettre en place un car touristique permettant de rallier les sites majeurs de la région durant les mois de juillet et aout 2011. Son itinéraire passera par Montbard, Venarey, Alise-Sainte-Reine, Bussy-Rabutin, Flavigny et le site de l’abbaye de Fontenay. Le prix du ticket devrait s’élever à 1 €.
Train[modifier]
Montbard possède une gare avec 10 dessertes TGV par jour et jusqu'à 40 trains qui s'arrêtent quotidiennement. La gare SNCF est située sur la ligne de chemin de fer de Paris-Gare de Lyon à Marseille avec une fréquentation annuelle de 265 000 voyageurs[10].
Des tarifs préférentiels permettent d'effectuer un aller retour Paris/Montbard en TER à prix réduit[11]. Un programme de travaux a été entamé récemment dans le but de rendre la gare plus accessible et accueillante[10].
Accident ferroviaire[modifier]
Le 5 octobre 1962, le TEE Cisalpin est victime d'un grave accident à proximité de la gare de Montbard : lancé à 140 km/h, le RAe TEE II percute des wagons de marchandises oubliés en pleine voie et déraille. L'accident fait neuf morts et onze blessés. C'est le plus grave accident d'un TEE après celui du Bavaria (28 morts près de Kempten le 9 février 1971).
Personnalités liées à la commune[modifier]
- Bernard de Clairvaux (1090-1153), grande figure de l'ordre cistercien, dont la famille maternelle possédait la seigneurie de Montbard.
- Sainte Alèthe de Montbard (1070-1107), mère du précédent.
- André de Montbard (1103-1156), un des neuf fondateurs de l'ordre du Temple et cinquième maître de l'Ordre, frère de la précédente.
- Pierre Daubenton (1703-1776), avocat, né à Montbard.
- Georges-Louis Leclerc de Buffon (1707-1788), naturaliste, comte et mathématicien.
- Louis Jean-Marie Daubenton (1716-1799), naturaliste, né à Montbard.
- Edme-Louis Daubenton (1730-1785), naturaliste, cousin du précédent, né à Montbard.
- Jean Bardin (1732-1809) peintre d'histoire.
- Jean-Andoche Junot (1771-1813), général du Premier Empire, mort à Montbard dans la maison de son père.
- Benjamin Guérard (1797-1854), écrivain.
- Eugène Guillaume (1822-1905), sculpteur.
- Edme Georges Piot (1828-1909).
- Georges Loye (1841 - 1905), dessinateur et écrivain ; il signe ses croquis « G. Montbard ».
- Henri-Gédéon Daloz (1861-1941), peintre et photographe.
- René Pinon (1870-1958), historien et journaliste, né à Montbard.
- Chantal Quenneville (1887-1969), peintre.
- Ernest Boguet (1902-1975), peintre, sculpteur.
- Louis Arnoux (1913-2006), peintre.
- Jean Claude Misset (1947), peintre.
- Fabrice Philipot, cycliste professionnel de 1988 à 1994, est né à Montbard en 1965
Héraldique[modifier]
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Voir aussi[modifier]
Bibliographie[modifier]
- Montbard Cité de Buffon édité par l'Office de tourisme
- Montbard ses feux ses temps ses lieux par B. et H. Duthu
Articles connexes[modifier]
Liens externes[modifier]
Notes et références[modifier]
Notes[modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références[modifier]
- http://splaf.free.fr/21his.html
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- [1]
- [2]
- [3]
- [4]
- http://www.ville-montbard.fr/rubriques-2.html
- [5]
- http://www.bienpublic.com/archives/article.php?a=art&num=000001287&aaaammjj=20030110&g
- http://www.pays-auxois-morvan.fr/Paris-Montbard-en-TER-a-15-euro.html
- Contra « D'azur, à deux barbeaux d'or posés en fasce l'un de l'autre ; le premier tourné à droite, et le deuxième à gauche ; au chef de Bourgogne ancien. » tel que rapporté par Malte-Brun, dans la France illustrée (1882) ; à noter que ce blasonnement est peu orthodoxe dans son énoncé.
