Montbard

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Montbard
Image illustrative de l'article Montbard
Blason de Montbard
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Côte-d'Or
Arrondissement Montbard
Canton Montbard
Intercommunalité Communauté de communes du Montbardois
Maire
Mandat
Laurence Porte
2014-2020
Code postal 21500
Code commune 21425
Démographie
Gentilé Montbardois
Montbardoises
Population
municipale
5 476 hab. (2011)
Densité 118 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 37′ 25″ N 4° 20′ 16″ E / 47.6236111111, 4.3377777777847° 37′ 25″ Nord 4° 20′ 16″ Est / 47.6236111111, 4.33777777778  
Altitude Min. 202 m – Max. 366 m
Superficie 46,37 km2
Localisation

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Montbard
Liens
Site web http://www.montbard.com/

Montbard est une commune française d'environ 5 500 habitants, chef-lieu d'arrondissement, sous-préfecture du département de la Côte-d'Or attaché à la région Bourgogne. Ville natale du naturaliste Buffon elle abrite une industrie de transformation métallurgique importante. Montbard est située sur la grande artère ferroviaire du PLM et est desservie par le TGV. Elle est traversée par le canal de Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le canal de Bourgogne à Montbard.

Montbard est située au nord-ouest de Dijon. Sa gare est desservie par des TGV Paris-Dijon, ce qui la relie à Paris en une heure.

Villages, hameaux, lieux-dits, écarts[modifier | modifier le code]

(liste alphabétique non exhaustive)

  • Corbeton (hameau détruit) -

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Verdonnet
Planay
Savoisy Étais Rose des vents
Arrans
Saint-Rémy
Quincerot
N Touillon
Marmagne
O    Montbard    E
S
Crépand Montigny-Montfort Nogent-lès-Montbard

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le site de Montbard est un petit mont qui barre la vallée de la Brenne.

L'étymologie du nom de Montbard reste incertaine. Jean Nadault dans son manuscrit « Mémoires pour servir à l'histoire de la Ville de Montbard » dit que la ville existait à l'époque des « bardes », ces poètes et chanteurs celtes, d'où le « d » placé à la fin de son nom. Nombre de sites de la région font référence à la période gauloise. À certaines époques le nom de la ville fut amputé du « d » et à d'autres il fut remplacé par un « t ». Finalement c'est le « d » qui fut conservé. Le « castus Montusbarri » est cité dans plusieurs chartes (dont la charte communale de 1231, octroyée par le duc Hugues IV) au comte d'Auxois. Castrum désignait le château mais aussi la ville fortifiée, le château est sur un mont. La légende attribue à Bardus, cinquième roi des Gaulois, la fondation des écoles de musique où enseignaient des bardes, et l'on soutint même que celle de Montbard était la principale. Courtépée fournit quelques explications complémentaires : « le nom celtique de Montbard, mons Bardorum, séjour des anciens bardes annonce son antiquité ». Aussi Guy le Fèvre, en sa Galerie, l'appelle « le Parnasse des poètes français ». Ladonne ne doute point de cette étymologie.

Le temps destructeur et les ravages des guerres ont privé la commune de monuments qui pourraient prouver l'assertion de ces auteurs. D'autres tirent son nom de barre, barrage, mont qui barre. À toutes ces considérations s'ajoute le vieux mot « bard » qui, dans le vocable celtique, désigne un mont isolé ; d'où les noms de Bard (Loire), Bard-le-Régulier et Bard-les-Epoisses (Côte-d'Or).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site de Montbard est occupé dès l'Antiquité.

Au temps des Gaulois, Montbard abrite une communauté de druides.

Au Moyen Âge, elle est une ville importante autour du château de Montbard du Xe siècle. En 1070, sainte Alèthe de Montbard (mère de Bernard de Clairvaux) y naît. Le futur saint Bernard a pour oncle le comte André de Montbard. En 1231 elle est érigée au rang de commune par le duc Hugues IV de Bourgogne. Elle devient ensuite un lieu de fréquents séjours des ducs Valois de Bourgogne.

En 1590, elle est assiégée par le comte de Tavannes Guillaume de Saulx, lieutenant du roi Henri IV de France, qui combat le duc Charles-Emmanuel de Savoie-Nemours.

En 1707, le naturaliste et comte Georges-Louis Leclerc de Buffon y naît, et y réside une grande part de sa vie, faisant de fréquents allers et retours à Paris où il dirige le Jardin du Roi, futur Muséum national d’Histoire naturelle. Y recevant l'Europe entière des lettrés, il accueille Jean-Jacques Rousseau de son retour d’exil. C’est là qu’il peaufine, au calme, les textes qui vont constituer son œuvre monumentale, Histoire naturelle, générale et particulière avec la description du cabinet du Roy. Il s’emploie également à développer l’économie de son domaine : en 1733 il crée une pépinière d’arbres ; en 1767 il installe des forges où sont fabriqués des boulets de canon[1].

En juillet 1813, Jean-Andoche Junot, duc d'Abrantès, général et ami de longue date de l'empereur Napoléon Ier, meurt à demi-fou à Montbard, dans la maison de son père.

En 1833, le canal de Bourgogne y est ouvert à la navigation.

En 1926, par décret de Raymond Poincaré, Montbard devient sous-préfecture en remplacement des sous-préfectures de Châtillon-sur-Seine et de Semur-en-Auxois.

Le 16 juin 1940, la 10e brigade blindée polonaise du général Maczek met les Allemands en déroute près de Montbard (à Nod-sur-Seine) mais se voit alors isolée, les unités françaises sur ses deux flancs étant défaites ou en retraite. Le 18 juin, la brigade est pratiquement encerclée et à court d’essence et de munitions. Le général Maczek ordonna la destruction du matériel de l’unité et la dispersion des hommes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1815   Pierre-Paul Lorieux   Maître de forges
1904 1907 Anatole Hugot    
1907 1908 A. Goulier    
1908 1912 E. Lefol    
1912 1919 Jules Poillot Rad. ind. Conseiller général
1919 1925 E. Lalle    
1925 1929 Jules Poillot Rad. ind. Député
1929 1935 P. Vangeon    
Occupation 1944 P. Baudoin    
1944 1945 J. Brunhes    
1945 1945 P.Vangeon    
1945 1947 A. Goyard    
1947 1953 P. Beaudoin    
1953 1955 A. Boisse    
1955 mars 1971 L. Defer    
mars 1971 juin 1995 Jacques Garcia PCF Conseiller général du canton de Montbard (1967-1985)
juin 1995 mars 2008 Michel Protte UMP  
mars 2008 mars 2014 Christelle Silvestre PS  
mars 2014 en cours Laurence Porte UDI Enseignante

Démographie[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Urse.

Ses habitants sont des Montbardois.

En 2011, la commune comptait 5 476 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
2 316 2 118 2 061 1 875 2 123 2 215 2 315 2 697 2 428
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 617 2 713 2 628 2 653 2 607 2 571 2 509 2 653 3 632
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
3 824 3 957 4 863 4 193 4 423 4 097 4 455 4 871 6 386
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011
7 050 7 513 7 707 7 108 6 300 5 815 5 597 5 527 5 476
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Villes jumelées[modifier | modifier le code]

Un jumelage avec une ville d'Italie est en étude.

Économie[modifier | modifier le code]

La ville, qui possède une antenne de la chambre de commerce et d'industrie de Côte-d'Or, joue un rôle commercial important pour les communes qui l'entourent.

Pôle industriel[modifier | modifier le code]

La zone industrielle est particulièrement importante à Montbard, héritière d'une longue tradition métallurgique et ouvrière. Elle regroupe neuf grandes entreprises métallurgiques, dont une usine du groupe Vallourec spécialisée dans la fabrication de tubes en acier et de faisceaux tubulaires en inconel destinés à l'industrie nucléaire.

La zone industrielle vue depuis le parc Buffon.
Métal déployé[4] 
Le métal déployé est un treillis métallique réalisé par cisaillage et étirement de feuilles de métal. L'atout majeur de ce produit réside dans le fait qu'il est fait d'une seule pièce sans soudure ni assemblage et n'occasionne pas de perte de matière. Fondée en 1902, l'entreprise Métal Déployé est leader français pour la production de métal déployé et se positionne parmi les premiers producteurs européens. Ses secteurs traditionnels sont l'automobile et la construction. Depuis plusieurs années, l'entreprise produit également pour l'architecture avec des applications diverses telles brise-soleil, revêtement de façade, plafond, habillage « seconde peau », etc.
Métal Déployé Résistor[5] 
Depuis 1938, Métal Déployé Resistor est fabriquant de résistances électriques de puissance pour la fabrication de bancs de charge, mise à la terre, filtrage, contrôle moteur ou résistance de traction (rhéostats de freinage et résistances auxiliaires) ou chauffage industriel. Metal Deploye Resistor intègre des composants connexes à la résistance de puissance (sectionneurs, commutateurs, traversées, TC, etc.)
Metal Deploye Resistor réalise 60 % de son chiffre d'affaires à l'international et compte environ 80 personnes sur son site de Montbard ;
Salzgitter Mannesmann Stainless Tubes[6] 
La filiale française du groupe allemand Salzgitter produit à Montbard des tubes sans soudure en acier inoxydable et en alliages de nickel ;
Vallourec Bearing Tubes[7] 
Tubes et tuyaux en métaux ferreux (fabrication par laminage à chaud et/ou à froid) ;
Valinox nucléaire[8] 
Fabrique des tubes sans soudure en acier inoxydable et en inconel pour les centrales électriques et nucléaires (2nd traitement thermique et finition) ;
Bliss ;
Viel 
caisses en bois.

Les équipements[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

6 écoles maternelles 
Diderot, Jules-Ferry, Pasteur, Jean-Yves-Cousteau, Victor-Hugo et l'école privée Buffon ;
4 écoles primaires 
Diderot, Joliot-Curie, Langevin et l'école privée Buffon ;
1 collège 
Louis-Pasteur ;
1 lycée professionnel 
Eugène-Guillaume.

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

  • deux stades
  • un centre nautique : Amphitrite
  • deux gymnases
  • plusieurs courts de tennis découverts
  • médiathèque
  • cinéma
  • centre équestre
  • un tennis couvert
  • un club de handball : AS AUXOIS

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Aux environs[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Navette[modifier | modifier le code]

Un service de transport public[9] relie les différents quartiers (hameau de la Mairie, la gare, les Perrières, les Bordes, Le Beugnon, Corbeton, Cité Fays, Cités de la Marne, etc.) au centre ville et aux principales zones commerciales et zones de services (Mairie, Poste, Pôle Emploi, etc.). Le service de transport est partagé en 3 circuits[10].

La navette fonctionne les vendredis matin.

Car[modifier | modifier le code]

Le Conseil Général assure le transport sur tout le territoire de la Côte-d'Or. Le réseau Transco vise à faciliter les déplacements interurbains quotidiens. Les lignes 70 et 73 desservent Montbard. Ainsi, de Montbard, en utilisant le car, on peut facilement rejoindre Semur-en-Auxois, Precy-sous-Thil, Saulieu et même Liernais avec un ticket unité à 1,50 euros (ligne 70). La ligne 73, quant à elle, relie Montbard à Pouilly-en-Auxois (5 allers et retours quotidiens) via les villes de Venarey et Vitteaux et des sites culturels comme le récent MuséoParc Alésia ou le village de Saint-Thibault. Les horaires de départ de Montbard sont adaptés aux passage de TER ou de TGV en gare de Montbard.

De plus, les offices de tourisme du Montbardois envisagent de mettre en place un car touristique permettant de rallier les sites majeurs de la région durant les mois de juillet et août 2011. Son itinéraire passera par Montbard, Venarey, Alise-Sainte-Reine, Bussy-Rabutin, Flavigny et le site de l’abbaye de Fontenay.

Train[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Montbard.

Montbard possède une gare avec 10 dessertes TGV par jour et jusqu'à 40 trains qui s'arrêtent quotidiennement. La gare SNCF est située sur la ligne de chemin de fer de Paris-Gare de Lyon à Marseille avec une fréquentation annuelle de 265 000 voyageurs[11].

Des tarifs préférentiels permettent d'effectuer un aller retour Paris/Montbard en TER à prix réduit[12]. Un programme de travaux a été entamé récemment dans le but de rendre la gare plus accessible et accueillante[11].

Accident ferroviaire[modifier | modifier le code]

Le 5 octobre 1962, le TEE Cisalpin est victime d'un grave accident à proximité de la gare de Montbard : lancé à 140 km/h, le RAe TEE II percute des wagons de marchandises oubliés en pleine voie et déraille. L'accident fait neuf morts et onze blessés. C'est le plus grave accident d'un TEE après celui du Bavaria (28 morts près de Kempten le 9 février 1971).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Edme Georges Piot, sénateur né à Montbard (portrait par Glaize, 1904)

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de la ville de Montbard
Les armes traditionnelles de la ville de Montbard se blasonnent ainsi


« D'azur à deux bars adossés d'argent, au chef parti, au premier d'azur semé de fleurs de lys d'or à la bordure componée d'argent et de gueules, au second bandé d'or et d'azur de six pièces à la bordure de gueules[13]. ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Montbard Cité de Buffon édité par l'Office de tourisme
  • Montbard ses feux ses temps ses lieux par B. et H. Duthu

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Yves Zarka (avec la collaboration de Marie-France Germain), Buffon, le naturaliste philosophe, éditions Chemins de tr@verse, 2014
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  4. Site de Métal déployé
  5. Metal Deploye Resistor
  6. (en) Sainless tubes, sur le site smst-tubes.com
  7. non trouvée le 31 octobre 2013sur le site businesspme.com
  8. Tubes pour générateur de vapeur, sur le site valinoxnucleaire.com
  9. Informations municipales, sur le site ville-montbard.fr
  10. non trouvé le 31 octobre 2013, sur le site forumpro.fr
  11. a et b non trouvé le 31 octobre 2013, sur le site bienpublic.com
  12. non trouvé le 31 octobre 2013, sur le site pays-auxois-morvan.fr
  13. Contra « D'azur, à deux barbeaux d'or posés en fasce l'un de l'autre ; le premier tourné à droite, et le deuxième à gauche ; au chef de Bourgogne ancien. » tel que rapporté par Malte-Brun, dans la France illustrée (1882) ; à noter que ce blasonnement est peu orthodoxe dans son énoncé.