Premeaux-Prissey

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Premeaux-Prissey
Point de vue de la partie nord du village de Premeaux-Prissey. Photo prise depuis le calvaire du Clos des Corvées.
Point de vue de la partie nord du village de Premeaux-Prissey. Photo prise depuis le calvaire du Clos des Corvées.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Côte-d'Or
Arrondissement Arrondissement de Beaune
Canton Canton de Nuits-Saint-Georges
Maire
Mandat
M. Régis Dubois
2008-2014
Code postal 21700
Code commune 21506
Démographie
Population
municipale
487 hab. (2011)
Densité 54 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 06′ 47″ N 4° 56′ 07″ E / 47.1130555556, 4.93527777778 ()47° 06′ 47″ Nord 4° 56′ 07″ Est / 47.1130555556, 4.93527777778 ()  
Altitude Min. 203 m – Max. 374 m
Superficie 9,05 km2
Localisation

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Premeaux-Prissey

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Premeaux-Prissey

Premeaux-Prissey est une commune française, située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Prissey


Cours d'eau[modifier | modifier le code]

Source de la Courtavaux, aménagée en lavoir

Le village possède plusieurs sources : la Fontaine Saint-Marc rejoint la Bèze-Courtavaux, l'Arlot et la Fontaine du Seuil.

Une nappe phréatique s'étend sous une partie du village. Elle jaillit avec une température constante d'environ 17°C, quelle que soit la température extérieure.

Quatre plans d'eau ont été aménagés en même temps que la construction de l'autoroute A31. Actuellement, trois servent à la pêche, et le quatrième aux sports mécaniques.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Nuits-Saint-Georges Rose des vents
Chaux
Comblanchien
N Quincey
O    Premeaux-Prissey    E
S
Corgoloin Argilly

Toponymie[modifier | modifier le code]

Premeaux serait vraisemblablement une simple contraction de la locution Premières eaux, le village étant bâti sur plusieurs sources.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il y a une divergence sur l'histoire du village. D'un côté, il y a la version de l'historien local René Naudin, qu'il a publiée en 1998 dans une brochure nommée Premeaux Prissey, disponible gratuitement à la mairie du village. De l'autre, il y a la version de la journaliste Marie Protet au journal régional Le Bien public, qu'elle a publiée dans le numéro du mardi 6 décembre 2011. Sachant que les deux versions ne sont pas totalement compatibles, mais qu'elles se recoupent sur plusieurs points.

Version de Marie Protet[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin de Prissey fut construite au XIe siècle.

Les deux communes seront des entités distinctes pendant plusieurs siècles, à l'exception de l'école commune située à Premeaux.

Au XVIe siècle, l'exploitation de plusieurs carrières de pierre rose débuta. Elle a actuellement cessé.

En 1943, profitant des vertus thermales de la source de la Courtavaux, une piscine naturelle y fut créée, et attira les habitants de la région jusque dans les années 1970. Elle fut alors contrainte de fermer, car elle ne répondait plus aux normes de traitement de l'eau par la javel.

La réunion de Premeaux et Prissey en une seule commune n'eut lieu qu'en 1972. La mairie de Prissey est abandonnée au profit de celle de Premeaux. Il faut noter qu'avant l'unification, l'école primaire de Premeaux servait déjà aux deux villages en commun.

L'église Saint-Martin de Prissey fut classée à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1979.

Version de René Naudin[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

D'après certains travaux, dont les résultats étaient affichés dans l'église communale (jusqu'en 2010 ou 2011), Premeaux-Prissey aurait été fondé au début du XIIe siècle, sous la juridiction de Nuits-Saint-Georges. Mais aucune date plus précise n'a été avancée à ce jour.

Prissey, elle, semble plus ancienne. Du moins, son église fut construite au XIe siècle.

La mairie expose un sabre napoléonien retrouvé lors de travaux, comme preuve du passage des troupes napoléoniennes.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008   M. Régis Dubois SE Viticulteur
Précédent mars 2008 M. Bertrand Ambroise   Viticulteur
Précédent à Monsieur Ambroise   M. Régis Dubois SE Viticulteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 487 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
274 305 279 313 303 300 327 328 360
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
375 396 417 417 454 446 406 420 400
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
435 433 333 345 346 345 344 323 316
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
313 379 336 332 373 352 351 468 487
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2])
Histogramme de l'évolution démographique


Bien que ce chiffre ne soit pas officiel, le journal régional le Bien Public, dans son numéro du 6 décembre 2011, estime la population à 470 habitants.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Point de vue du côté sud du village depuis le calvaire du Clos des Corvées

Le village possède un monument aux morts, une église ainsi que différentes sources, fontaines et lavoirs. L'église date du XIXe siècle, et présente la particularité d'être bâtie sur un plan en croix latine, mais dont le clocher est construit sur une base carrée et biaisée, donc alignée ni avec la nef, ni avec le prolongement de la nef, ni avec le transept.

Prissey n'a pas son propre monument, mais possède sa propre église de style roman, classée à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques. Nommée Saint-Martin de Prissey, elle fut édifiée au XI° siècles, et fait partie des très nombreuses églises romanes de Bourgogne. À l'intérieur, trois éléments furent également classés. Une pierre tombale du XVe siècle, une du XVIIIe siècle, et un tableau du XVIIe siècle représentant la nativité Saint-Martin et Saint-Georges.

Église de Premeaux
Monument aux morts de Premeaux-Prissey. Inscription: "À nous le souvenir. À eux l'immortalité
Église romane de Prissey

Près de Prissey, l'ancienne décharge communale a été transformée en arboretum (avec la participation des enfants de l'école communale de 2006). Le projet devrait être achevé d'ici 2020, d'après les estimations de la commune.

Arboretum de Premeaux-Prissey

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Régis Laspalès possède une maison secondaire non loin de la mairie.

Simone Rozès, née Simone Ludwigy, seule femme à ce jour à avoir été Première Présidente de la Cour de Cassation, épousa Gabriel Rozès, habitant de Premeaux.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]

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