Cathédrale Saint-Bénigne de Dijon

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Cathédrale Saint-Bénigne de Dijon
Image illustrative de l'article Cathédrale Saint-Bénigne de Dijon
Présentation
Culte Catholique romain
Type Cathédrale
Rattaché à Archidiocèse de Dijon (siège)
Début de la construction 1280
Fin des travaux XIVe siècle
Style(s) dominant(s) Roman (crypte)
Gothique
Protection  Classé MH (1846, 1862)
Géographie
Pays Drapeau de France France
Région Bourgogne
Département Côte-d'Or
Ville Dijon
Coordonnées 47° 19′ 17″ N 5° 02′ 04″ E / 47.321501, 5.03452247° 19′ 17″ Nord
       5° 02′ 04″ Est
/ 47.321501, 5.034522
  

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Cathédrale Saint-Bénigne de Dijon

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(Voir situation sur carte : Dijon)
Cathédrale Saint-Bénigne de Dijon

La cathédrale Saint-Bénigne est l'église cathédrale de la ville de Dijon en Bourgogne et dédiée à saint Bénigne de Dijon. Commencé en 1280, l'édifice gothique actuel couvert de voûtes d'ogives fut achevé dans la première moitié du XIVe siècle lorsqu'on dressa la façade. Après avoir subi diverses restaurations et plusieurs remaniements au XIXe siècle, la cathédrale Saint-Bénigne est parvenue à nous non sans grands dommages. L'actuelle crypte de la cathédrale est en fait l'étage inférieur de la rotonde, détruite en 1792.

La crypte de la cathédrale fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 1846. La cathédrale en elle-même fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1862[1].

Sommaire

[modifier] Histoire de l'abbaye

Plan de la crypte de la cathédrale Saint-Bénigne, d'après Viollet-le-Duc

Vers 506-507, l'évêque Grégoire de Langres fonda l'abbaye.

Par une charte de 871, Isaac, évêque de Langres, redynamisa le monastère en le plaçant sous la direction du chorévêque Bertilon. Isaac fit restaurer la basilique. La chapelle Sainte-Marie est une trace encore visible de cette campagne de restauration; la chapelle terminale de l’église souterraine est signalée dès 938. Elle possède une salle presque carrée (4,70 m x 4,25 m x 3,70 m de hauteur) voûtée en plein cintre. Trois baies juxtaposées sont ouvertes dans l’axe de la pièce; les baies actuelles ont été restaurées en 1890. La chapelle est sans décoration. Sur la paroi nord, des pierres anciennes avec entrelacs carolingiens ont été enchâssées au XIXe siècle, tout comme la dalle tombale dans le mur sud, il s'agit de la dalle du moine Turpericus, de l’époque mérovingienne. La basilique restaurée par Isaac est totalement rasée en l’an 1000.

[modifier] Reconstruction de l'édifice

Toiture traditionnelle bourguignonne en tuile vernissée de Bourgogne.

L'évêque de Langres Brunon de Roucy établit en 989 l'Ordre de Cluny à l'abbaye Saint-Bénigne. À sa demande, Mayeul, Abbé de Cluny, y détache des « moines d'élite ». Douze moines arrivent à Dijon le 24 novembre 989. En 990, Guillaume de Volpiano, abbé de Cluny, est nommé abbé. Les bâtiments menacent de tomber en ruine. Le 14 février 1002, la première pierre des nouveaux bâtiments est posée. Guillaume dirige lui-même les ouvriers venus d’Italie. Il s’agit de construire trois sanctuaires, sur l’emplacement des constructions du IXe siècle, composés d'une église souterraine, de l'abri du tombeau de saint Bénigne, d'une église au niveau du sol pour le culte, d'une rotonde au chevet des deux églises de trois étages. Ces trois constructions couvraient une longueur de cent mètres et une largeur de vingt-cinq mètres. L’étage inférieur de la rotonde est le seul vestige actuel de cet ensemble.

De 1025 à 1030, Saint-Bénigne accueille l'un des principaux chroniqueurs de l'An mil, Raoul Glaber.

[modifier] L'orgue de la cathédrale

Orgue de la cathédrale

Construit de 1740 à 1745 par les frères Riepp, originaires d'Ottobeuren en Souabe, l'orgue de l'abbaye bénédictine Saint-Bénigne était le plus important alors réalisé en province, avec son jeu de montre de 32 pieds au clavier de Grand Orgue. Karl-Joseph Riepp construisait dans le style français ; on lui doit aussi l'orgue de Dole et les orgues de l'abbaye d'Ottobeuren où il a réalisé plus tard une synthèse des styles français et allemand. En 1787, Jean Richard, de Troyes, reconstruisit l'instrument : l'étendue des claviers passe de 51 à 54 notes, les sommiers sont changés, le plein-jeu est augmenté de deux rangs et le chœur d'anches est refait à neuf.

Après les restaurations de 1846-1848 par Daublaine Callinet et celles de 1860 par Joseph Merklin, l'orgue a conservé la majeure partie de son matériel sonore, bien que les jeux de tierces aient disparu au profit de jeux de fonds et que le 32 pieds ait été transféré à la pédale. Ce n'est qu'en 1953 qu'une grande restauration, effectuée sous le contrôle de la commission des orgues historiques (Félix Raugel) par les établissements Roethinger, transforme l'instrument qui est équipé d'une transmission électropneumatique, recomposé sur trois claviers et pédalier, et réharmonisé dans le style néoclassique par Robert Boisseau.

La restauration effectuée de 1987 à 1996 par Gerhard Schmid a regroupé dans les buffets anciens l'orgue tel qu'il était composé à la fin du XVIIIe siècle avec en plus un plan de récit expressif, situé derrière le grand buffet, et qui regroupe les jeux du XIXe siècle et ceux de Roethinger. L'instrument qui a retrouvé son 32 pieds manuel comporte cinq claviers et compte 73 jeux. La transmission est mécanique pour les notes et le tirage des jeux qui est doublé par un tirage de jeux électrique associé à un combinateur. La Composition du grand orgue restauré est la suivante:

I Positif G0A0–g3
Bourdon (au c) 16′
Montre 8′ R/R
Bourdon 8′ R/R
Second (au c) 8′
Prestant 4′ R/R
Flûte 4′ R/R
Nasard 22/3
Doublette 2′ D/M
Tierce 13/5
Larigot 11/3
Carillon III
Fourniture IV R/R
Cymbale III R/R
Trompette 8′ R/R
Cromorne 8′ R/R
Voix humaine 8′
Clairon 4′ R/R
Cornet (b–g3) R/R
II Grand Orgue et Bombarde G0A0–g3
Montre (F–g3) 24 R/R
Montre 16′ R/R
Bourdon 16′ R/R
Montre 8′ R/R
Bourdon 8′ R/R
Flûte 8′ R/R
Gros Nasard 51/3 R/R
PRestant 4′ R/R
Grande tierce 31/5
Nasard 22/3 R/R
Doublette 2′
Quarte de Nasard 2′
Tierce 13/5
Grande fourniture III R/R
Fourniture IV
Cymbale
Cornet V (b–g3) R/R
Bombarde 16′ R/R
1ere Trompette 8′ R/R
2eme Trompette 8′
3eme Trompette 8′
Clairon 4′ R/R
Grand Cornet VI (d#–g3)
III Récit expressif C–g3
Gambe 16′ D/M
Flûte harmonique 8′
Bourdon 8′ D/M
Salicional 8′ D/M
Gambe 8′ D/M
Voix céleste 8′ D/M
Octave 4′
Gambe 4′ D/M
Octavin 2′
Piccolo 1′
Sesquialtera II
Plein Jeu V
Fourniture III
Basson-Hautbois 8′ D/M
Voix Humaine 8′ D/M
Bombarde 16′
Trompette 8′
Clairon 4′
Trémolo
IV Récit d#–g3
Bourdon-Flûte II 8′
Cornet V
Hautbois 8′


V Echo d#–g3
Flûte 8′
Cornet V
Trompette 8′


Pédale G0A0–g3
Principal (G.O., C–f3) 32′
Flûte 16′
Flûte 8′
Flûte 4′
Bombarde 16′
Trompette 8′
Clairon 4′
R/R = Riepp/Richard
D/M = Ducroquet et Joseph Merklin.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Bibliographie

  • Grodecki, Louis : Le siècle de l'an Mil, Gallimard. L'Univers des Formes, Paris (France), 1973.
  • Guéritey, Pierre-Marie : Le Grand Orgue de la Cathédrale Saint-Bénigne de Dijon 1745–1995, EuroMuses/Les Amis de l'Orgue de la Cathédrale, Dijon (France) 1996, ISBN 2-911373-00-6
  • Oursel, Raymond : Bourgogne romane, (7e édition), Édition Zodiaque, La Pierre-qui-Vire (France), 1979.

[modifier] Liens externes

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[modifier] Notes

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