Robert Poujade

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Robert Poujade
Robert Poujade dans les années 1960.
Robert Poujade dans les années 1960.
Fonctions
Parlementaire français
Député 1967-2002
Gouvernement Ve République
Groupe politique UDVe (1967-1968)
UDR (1968-1978)
RPR (1978-2002)
Maire de Dijon
25 mars 197125 mars 2001
(30 ans, 0 mois et 0 jour)
Prédécesseur Jean Veillet
Successeur François Rebsamen
Président du Conseil général de la Côte-d'Or
19821988
Prédécesseur Henri Jurien de La Gravière
Successeur Henry Berger
Président du Grand Dijon
24 décembre 199925 mars 2001
(1 an, 3 mois et 1 jour)
Élection 24 décembre 1999
Prédécesseur Poste créé
Successeur François Rebsamen
Ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de la Protection de la nature et de l'Environnement
7 janvier 19711er mars 1974
(3 ans, 1 mois et 22 jours)
Gouvernement Jacques Chaban-Delmas et Pierre Messmer
Prédécesseur Poste créé
Successeur Alain Peyrefitte
Membre du Conseil économique et social
19641967
Président Émile Roche
Biographie
Date de naissance 6 mai 1928 (86 ans)
Lieu de naissance Moulins, Allier, Drapeau de l'Auvergne Auvergne, Drapeau de la France France
Nationalité Drapeau de la France Française
Enfant(s) Bernard Poujade (fils)
Résidence Drapeau de la Bourgogne Côte d'Or, Bourgogne

Robert Poujade, né le 6 mai 1928 à Moulins (Allier), est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un professeur agrégé de lettres classiques, il fait lui-même des études supérieures qui le conduisent à l'École normale supérieure et à l'agrégation de lettres. Il commence sa carrière d'enseignant en 1954 comme professeur de lettres supérieures au lycée Carnot de Dijon.

Il s'engage dès l'âge de 18 ans au sein du mouvement gaulliste et milite successivement au RPF, chez les Républicains sociaux, à l'UNR, à l'UDR et au RPR. Secrétaire national des étudiants du RPF, il organise ensuite la fédération de la Côte-d'Or des Républicains sociaux, puis il est nommé en 1958 secrétaire général de la fédération départementale de l'UNR. En 1960, il entre au comité central de l'UNR, et au bureau en 1961. Il devient l'un des secrétaires nationaux du parti gaulliste en 1967, avant d'être nommé secrétaire général de l'UDR (1968-71), puis membre du bureau politique du RPR en 1984.

Après un bref passage (janvier-février 1963) comme conseiller technique au cabinet de Jacques Maziol, ministre de la construction du gouvernement de Georges Pompidou, il est nommé membre du conseil économique et social, au sein duquel il siège en tant que « personnalité qualifiée » de septembre 1964 à avril 1967. Il est également membre de la commission de développement économique régional (CODER) de la Bourgogne de 1965 à 1973.

En 1962, il tente en vain de se faire élire député face au sortant, le chanoine Kir (CNI). Mais il prend sa revanche sur ce dernier lors des élections générales de 1967, il devient député de la 1re circonscription de la Côte-d'Or. La même année, il est élu au conseil général de la Côte-d'Or et au conseil municipal de Dijon dont il devient maire en 1971.

La protection de l’environnement l'intéresse tôt puisqu'il est membre dans les années 1960 de la Ligue urbaine et rurale et de la Ligue Contre le Bruit. Président du Haut comité de l'environnement créé en 1970 sous la responsabilité de la DATAR, il est nommé en janvier 1971 ministre délégué auprès du premier ministre, chargé de la protection de la nature et de l'environnement, dans les gouvernements Chaban-Delmas (janvier 1971-juillet 1972) et Messmer (juillet 1972-mars 1973), puis ministre de la protection de la nature et de l'environnement (Gouvernement Messmer, avril 1973-février 1974). Avec un budget de près de 200 millions de francs et 300 fonctionnaires, ce ministère s'étoffe suite au premier choc pétrolier. Ses premières missions concernent la lutte contre la pollution sonore, le développement d’un réseau de contrôle de la qualité de l’air, l'extension des compétences des agences de l’eau, des contrats entre l’État avec les branches industrielles polluantes pour mettre en place des normes de lutte contre les nuisances (notamment avec la papeterie, cimenterie, l’industrie de surfaçage, BTP, cette dernière le menaçant indirectement)[1].

Créateur du ministère de l'Environnement en France, il a par la suite assuré des fonctions en lien avec cette préoccupation. Il a ainsi été président du Conservatoire du littoral (1976), président de la Commission nationale des Secteurs sauvegardés (1978), président de l'Association des Villes et pays d'art et d'histoire, vice-président de la section française du Conseil international des monuments et des sites (Icomos) (1978).

Il a par ailleurs été président du conseil d'administration de la Bibliothèque nationale (1978), et vice-président de l'Association des maires de France (1983).

Il a été nommé inspecteur général de l'Instruction publique en 1974.

Il était parfois classé parmi les « gaullistes de gauche ».

Fonctions électives[modifier | modifier le code]

Locales[modifier | modifier le code]

Nationales[modifier | modifier le code]

  • Député UDR puis RPR de la Côte-d'Or de 1967 à 1971, de 1978 à 1981 et de 1986 à 2002, il siège à la commission de la défense nationale et des forces armées de 1986 à 2002
    • Élu député pour la première fois en 1967, avec 56,70 % des voix, Robert Poujade prend sa revanche sur Félix Kir qui l'avait battu en 1962. Il est réélu en 1968 avec 50,70 % des voix au premier tour, puis en 1973 avec 53,36 % au second tour, et en 1978 avec 53,30 %. De 1971 à 1974, étant nommé au gouvernement, il laisse son siège à son suppléant René Blas. Ce dernier refuse de lui céder la place en 1974. Robert Poujade est réélu en 1978. En 1981, il est battu sur le fil (49,15 % des voix) par Roland Carraz lors de la vague rose consécutive à l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République. Il retrouve son siège en 1986 lors des législatives proportionnelles, sa liste obtenant 52,95 % des voix devant celle du PS (33,04 %). Il est réélu au premier tour en 1988 dans la 1re circonscription de la Côte-d'Or avec 51,95 % des voix, puis en 1993 avec 50,72 % des voix. En 1997, il l'emporte au second tour avec 53,64 % des voix. Il ne se représente pas en 2002.

Fonctions ministérielles[modifier | modifier le code]

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Le Ministère de l'impossible[2], Paris, éd. Calmann-Lévy, collection Questions d'actualité, 1975 (ISBN 2-7021-0052-X).
  • Discours académiques (Allocutions prononcées en clôture des séances solennelles de l'Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon, 1972-1995), Dijon, Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon, 1995.
  • Passage du siècle : les étapes d'une renaissance urbaine, Éd. de l'Armançon, 2007 (ISBN 2-84479-106-9).
  • Avec De Gaulle et Pompidou (Mémoires), Éd. de l'Archipel, 2011 (ISBN 2-8098-0513-X).
  • Retrouver Malraux. Souvenirs et relecture, Éd. Pierre-Guillaume de Roux, 2011 (ISBN 978-2-36371-016-1).

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Odon Vallet, L’administration de l’environnement, Berger-Levrault, Collection d’administration nouvelle, 1975, p. 12-20
  2. Titre inspiré de la citation de François-René de Chateaubriand à la fin de Mémoires d'outre-tombe : « Le monde actuel est pris entre deux impossibilités : l'impossibilité du présent, l'impossibilité de l'avenir »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Henry Coston (sous la dir.), 'Dictionnaire de la politique française. Tome II, Paris, 1972. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Who's who. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Charles Marquès, Le XXe siècle à l'hôtel de ville de Dijon, Précy-sous-Thil, Éditions de l'Armençon, 2006. Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]