Journal

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne les journaux papiers. Pour les autres significations du mot « journal », voir Journal (homonymie).

Un journal est un document qui recense par ordre chronologique ou thématique un certain nombre d'événements pour une période donnée (généralement une journée, d'où il tire son nom). Par extension, un journal désigne une publication regroupant des articles sur l'actualité du jour.

Historique[modifier | modifier le code]

À l'origine, un journal est tenu par celui qui veut se souvenir des évènements qui lui sont arrivés (journal intime), ou pour archiver ces événements (journal de bord). L'un des exemples les plus représentatifs est le Journal d'un bourgeois de Paris tenu par un Parisien entre 1405 et 1449.

Les premiers journaux d'actualités (écrits) se présentaient également sous cette forme chronologique, mais ont rapidement évolué vers une forme plus synthétique, en classant les événements par thèmes et rubriques. De là est venu le mot journal dans son acception de support papier contenant des informations pour une période, remplaçant le mot gazette dans une partie de ses usages.

Le premier journal imprimé connu, une gazette hebdomadaire de quatre pages intitulée « Relation aller Fürnemmen und gedenckwürdigen Historien » (« Communication de toutes histoires importantes et mémorables », parfois appelé die Straßburger Relation), est lancée à Strasbourg en 1605 par Johann Carolus[1]. Le Post och Inrikes Tidningar, ou POIT, qui se traduit par Bulletins d'information nationale, est un journal suédois fondé en 1645 par la reine Christine de Suède et est le plus vieux journal existant en 2006. Le journal faisait référence en Suède à la fin du XVIIe siècle et au XVIIIe siècle. En janvier 2007, la version papier disparait au profit d'une seule version web. La dernière édition papier est datée du 29 décembre 2006.

En France, le premier journal est La Gazette, créée par Théophraste Renaudot, publiée à Paris entre le 20 mai 1631 et le 30 septembre 1915. Avec l'industrialisation de la presse écrite, de grands noms de journaux se sont créés, et le terme a servi à désigner à la fois le support physique de l'information (le journal en papier journal) et la société éditrice : le journal employant des journalistes et des reporters. Les plus anciens journaux français encore publiés sont, par ordre d'âge, Le Figaro (1826), La Dépêche du Midi (1870), La Croix (1880), Le Chasseur français (1885), Les Échos (1904) et L’Humanité (1908), Le Canard enchaîné (1915). Hormis le troisième, qui est mensuel, et le dernier, qui est hebdomadaire, ce sont des quotidiens.

La façon même de présenter l'information de manière synthétique et thématique a été reprise par d'autres médias : la radio, puis la télévision, qui ont également repris le terme journal pour désigner l'émission dans laquelle un présentateur donne les informations du jour. Le premier journal télévisé français a été diffusé en 1949 par la R.T.F.

Construction d'un journal d'actualités[modifier | modifier le code]

De la dépêche d'agence aux articles[modifier | modifier le code]

Sélection des articles[modifier | modifier le code]

La rédaction d'un journal français regroupe tous les journalistes qui participeront à la création de l'édition du jour. Elle est dirigée par un rédacteur en chef dont le rôle est de définir l'orientation du journal, d'arrêter l'agenda du jour, de la semaine ou du mois, c’est-à-dire de fixer le nombre et le contenu des articles qui seront publiés dans le journal ou le magazine.

Le rédacteur en chef est épaulé par un ou des adjoints, qui peuvent être responsables d'une rubrique ou d'un service (international, société, sports, culture, politique). La conférence de rédaction est une réunion au cours de laquelle les journalistes se retrouvent pour évoquer ce qui « fera l'actualité ». Elle fait parfois l'objet de virulents débats et permet d'assurer la circulation de l'information au sein de la rédaction. Au cours de la conférence, les sujets et les angles du jour sont arrêtés, de même que leur format (interview, reportage, enquête, éditorial...)...

Dans le cadre d'un journal quotidien, les sujets sont amenés à changer en fonction de l'actualité ou de ce que les journalistes recueillent sur le terrain. Passée une certaine heure, le journal doit être bouclé (entre 20 et 23 heures pour un journal imprimé la nuit). Tous les journalistes sont donc tenus de respecter des délais (la deadline dans le jargon américain) et de rendre leur copie à heure fixe.

La version définitive des articles est envoyée aux secrétaires de rédaction. Le secrétaire de rédaction est un journaliste, au même titre qu'un rédacteur ou un reporter. Son travail est de relire et de vérifier les articles qui lui sont soumis, d'en définir la titraille (surtitre, titre, sous-titre, chapeau, intertitre), et d'adapter le texte aux impératifs de la maquette pour en assurer la meilleure présentation.

Une fois les articles corrigés et formatés, le secrétaire de rédaction, aidé d'un monteur et d'un iconographe, participe à la mise en page de l'article. Quand la page est entièrement montée et qu'elle a été validée par le rédacteur en chef et/ou le secrétaire général de rédaction (SGR), elle est transmise à l'imprimerie.

Formats[modifier | modifier le code]

Exemples : The Washington Post, The New York Times, Frankfurter Allgemeine Zeitung, Die Welt, Süddeutsche Zeitung, Corriere della Sera, L'Équipe, De tijd, Het Belang van Limburg, etc.
  • Belge : 520 X 365 mm ou Coupe 50 (500 X 370 mm)
Exemples : Le Progrès, Het Laatste Nieuws, De Morgen, etc.
Exemples : Le Figaro, Le Monde, Les Échos, Le Soir, Le Temps, etc.
  • Tabloïd (A3) : 410 X 290 mm (ou 374 X 289)
Exemples : The Times, France-Soir, Aujourd'hui en France / Le Parisien, La Tribune, Metro, Het Nieuwsblad, De Standaard, Gazet van Antwerpen, etc.
  • Demi-tabloïd ou Demi-berlinois (A4) : 290 X 210 mm
Exemples : 20 minutes, Le Matin

Quotidien[modifier | modifier le code]

En France[modifier | modifier le code]

Article connexe : Presse en France.

Le premier journal quotidien en français, le Journal de Paris, fut inventé par Marcel Bourdoncle et Hugues Folio. Il parut en 1777.

De nombreux quotidiens nés au XXe siècle comme Combat, La Victoire (de Pierre Dumas) à Toulouse, mais Le Matin de Paris et L'Aurore ont disparu. Des quotidiens gratuits financés par la publicité, diffusés dans la rue, le métro, l'espace public, sont apparus ces dernières années (20 minutes, Metro, Direct Soir, MatinPlus...). 20 minutes et Metro sont rentables à ce jour[Quand ?], le troisième est né en juin 2006, le quatrième est diffusé depuis le 6 février 2007.

En France, la distribution des quotidiens payants est assurée en majorité par Presstalis et le réseau des libraires, ainsi que par abonnement. On distingue 4 catégories qui sont fonction de leur zone de diffusion.

Presse quotidienne nationale[modifier | modifier le code]

Les problèmes économiques touchent les titres de la presse quotidienne, qui est de plus en plus contrôlée par des grands groupes financiers (Dassault, Groupe Amaury, etc.)

Presse quotidienne régionale et locale[modifier | modifier le code]

Dans de nombreuses régions, les titres qui dominent la presse régionale sont en situation de quasi-monopole, ce qui pose le problème de la qualité et de la pluralité de l'information.

En Suisse[modifier | modifier le code]

  • L'Express, publié à Neuchâtel depuis le 2 octobre 1738, est le plus vieux journal au monde de langue française.
  • Le Temps, édité à Genève, est le seul quotidien généraliste francophone de dimension nationale en Suisse.
  • L'Agefi, publié à Lausanne depuis 1950, est le quotidien suisse de l'économie et de la finance de référence en langue française.

Au Québec[modifier | modifier le code]

Le Québec est constitué, pour une large part, de francophones, mais la province baigne parmi une très importante population anglophone (en 2001, 591 378 personnes avaient l'anglais pour langue maternelle). D'autre part, il se trouve environ 300 millions d'anglophones dans le reste de l'Amérique du Nord. À l'intérieur de la province, plusieurs communautés ethniques souhaitent avoir des nouvelles de leur pays d'origine. En conséquence, les journaux francophones et anglophones se côtoient sur les présentoirs, mais des journaux écrits en d'autres langues sont aussi diffusés.

Au Québec, la concentration de la presse dans les mains de quelques joueurs a favorisé l'émergence de quelques journaux à large diffusion. Cependant, les journaux à diffusion régionale n'ont pas disparu. Souvent, des articles rédigés pour un journal régional peuvent se retrouver dans un autre journal appartenant au même groupe, maximisant ainsi le retour sur investissement.

Il existe plusieurs catégories de diffusion au Québec : internationale, nationale, provinciale, régionale et locale.

En Algérie[modifier | modifier le code]

Article connexe : Presse en Algérie.

L’Algérie compte de nombreux journaux francophones et arabophones. La majorité de la presse écrite est privée. Cette presse est également disponible sur le Net. Algérie Presse Service, l'agence de presse nationale algérienne, existe depuis le 1er décembre 1961.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « Histoire de la presse, des premiers journaux à nos jours », sur www.gralon.net (consulté le 26 juillet 2010)

Articles connexes[modifier | modifier le code]