Mirebeau-sur-Bèze

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Mirebeau-sur-Bèze
La Bèze à Mirebeau sur Bèze
La Bèze à Mirebeau sur Bèze
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Côte-d'Or
Arrondissement Dijon
Canton Mirebeau-sur-Bèze
(chef-lieu)
Maire
Mandat
M. Laurent THOMAS
2008-
Code postal 21310
Code commune 21416
Démographie
Population
municipale
2 004 hab. (2011)
Densité 90 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 23′ 59″ N 5° 19′ 09″ E / 47.3997222222, 5.31916666667 ()47° 23′ 59″ Nord 5° 19′ 09″ Est / 47.3997222222, 5.31916666667 ()  
Altitude Min. 193 m – Max. 250 m
Superficie 22,19 km2
Localisation

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Mirebeau-sur-Bèze
Liens
Site web http://www.ville-mirebeau-sur-beze.fr/

Mirebeau-sur-Bèze est une commune française, située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Noiron-sur-Bèze Blagny-sur-Vingeanne Oisilly Rose des vents
Tanay
Magny-Saint-Médard
N Cheuge
O    Mirebeau-sur-Bèze    E
S
Savolles Belleneuve, Cuiserey, Bézouotte Charmes

Vestiges archéologiques & patrimoine remarquable[modifier | modifier le code]


Épée de La Tène. Vestiges du camp légionnaire romain et de l'habitat qui s'est développé dans son voisinage : camp fossoyé, forum, basilique, éléments de rempart, thermes, hypocauste, aqueduc, substructions, dalles, tuiles, monnaies...

Traces d'un habitat médiéval sommaire. Restes de l'enceinte urbaine. Château moderne : restes d'enceinte et de 2 tours de l'ancien château fort, dans le parc. Belles maisons anciennes.

De nombreuses fouilles ont été réalisées à Mirebeau-sur-Bèze. Une conférence suivie d'une exposition a eu lieu les 20 et 21 septembre 2008

Histoire humaine[modifier | modifier le code]

Protohistoire & Antiquité[modifier | modifier le code]

Article connexe : Lingons.

Un temple gaulois avait été construit à Mirebeau au IVe siècle av. J.-C.. Il était entouré d'une large enceinte ovale (60 m par 50 m) et par des édifices cultuels. On y vénérait, entre autres, Cernunnos.

Au Ier siècle, la Legio VIII Augusta installa son camp principal à Mirebeau. Cette légion, regroupant environ 5 500 hommes, avait été installée en permanence à Mirebeau (Mirebellum) sous l'empereur Vespasien consécutivement à la révolte des Lingons dirigée par Julius Sabinus en 70. Placé sur l'importante voie romaine reliant Langres à Besançon, le cantonnement de Mirebeau occupait une excellente position pour surveiller, outre les Lingons, les Séquanes et les Éduens. La ViIIe légion demeura à Mirebeau une vingtaine d'années puis fut transférée à Argentoratum (Strasbourg) sans doute pour soutenir les opérations de Domitien contre les peuples germaniques. Le castrum de Mirebeau, couvrant environ 22 hectares, était entouré de fossés et ceint d'une muraille crénelée d'environ 5 m de haut comprenant plusieurs tours[1].

Le théâtre, qui est connu par une inscription est localisé à la place du château fort. Les fouilles menées par M. Joly et Ph. Barral démontrent l'importance de ce site archéologique, avec des lieux de culte allant de la Tène B2 (IIIe siècle av. J.-C.)[2].

Période médiévale[modifier | modifier le code]

Importante place forte au Moyen Age, Mirebeau fut assiégé en 1015 par Robert II le Pieux lorsque ce roi essaya -- sans succès -- de conquérir le Dijonnais. Robert II revint guerroyer à Mirebeau en 1031 (l'année de sa mort) pour débarrasser la région des centaines de routiers-pillards qui l'infestaient. Ils s'étaient regroupés au château fort de Mirebeau, alors en construction. L'intervention énergique du roi permit de les éliminer.

En 1125, la famille de Montsaugeon qui possédait la châtellenie de Mirebeau, mais qui n'avait plus d'héritier, céda ses droits au duc de Bourgogne Hugues II le Pacifique. Les seigneurs des bourgs et villages de la région (Mirebeau, Pontailler-sur-Saône, Heuilley-sur-Saône, etc.) durent alors prêter serment au duc confirmant ainsi leur rattachement au duché de Bourgogne.

Ancien régime[modifier | modifier le code]

En 1636, la ville fut attaquée par les Impériaux de Matthias Gallas et François Mercy. Après un siège de trois jours et une résistance héroïque, le 2 septembre, les habitants de Mirebeau repoussèrent les assaillants, tuant l'un des chefs principaux de l'armée impériale, le comtois Demandres (gouverneur du bailliage de Gray) responsable, fin août 1636, de la destruction de Pontailler-sur-Saône, Maxilly-sur-Saône, Heuilley-sur-Saône, Talmay, Saint-Sauveur etc.). Mirebeau paya très cher ce succès initial, lorsque le gros des troupes impériales arriva un peu plus tard, et rasa la ville.

Depuis la Révolution française[modifier | modifier le code]

La commune a pris le nom de Mirebeau-sur-Bèze en 1993.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Mirebeau-sur-Bèze Blason De sinople à la bordure crénelée d'or, à la fasce ondée d'argent brochant sur le tout, au chef de gueules chargé de trois quintefeuilles aussi d'or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983 2001 M. Guy CHAMPION    
2001 2008 M. Jean-Pierre VIGNIER    
2008   M. Laurent THOMAS    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 004 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 213 1 086 1 143 1 244 1 227 1 325 1 292 1 350 1 324
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 237 1 286 1 229 1 230 1 224 1 222 1 275 1 233 1 102
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 069 1 040 1 027 890 941 878 923 834 879
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
889 1 004 1 107 1 426 1 464 1 573 1 753 1 844 1 977
2011 - - - - - - - -
2 004 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Côte-d'Or.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église de Mirebeau-sur-Bèze vers 1911

Voici différents lieux ou monuments de Mirebeau-sur-Bèze - Une école primaire publique - une école primaire privée - un collège public

- Une pharmacie - divers cabinets de médecins - un cabinet vétérinaire

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le colonel Louis René Viard (1862-1952), par ailleurs nommé général de brigade de l'Armée polonaise durant la guerre contre les Soviétiques de 1919-1921, en l'honneur duquel une place de la commune a été baptisée "place du général Viard".
    Officier d'infanterie coloniale vétéran de très nombreuses campagnes aux quatre coins du globe (Algérie, Sahara, Tonkin, A.O.F, Sénégal, A.E.F., France et Pologne), il commanda successivement trois régiments au feu durant la Grande Guerre : les 209e, 256e et 154e régiments d'infanterie. Plus tard, durant la guerre russo-polonaise de 1919-1921, il fut placé à la tête du 7e régiment de chasseurs polonais, puis de l'infanterie de la 3e division de chasseurs polonais, avant de diriger le Centre d'Instruction de Rovveno.
    Commandeur de la Légion d'honneur ; Grand-officier du Nichan el-Anouar, de l'Ordre de l'Étoile noire, de l'Ordre royal du Cambodge, et de l'Ordre du Dragon d'Annam ; 10 citations.
  • Louis de Broissia, député puis sénateur de Côte d'or, président du Conseil général, ambassadeur pour l'audiovisuel extérieur.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. R. Goguey, « Légionnaires romains chez les Lingons : la VIIIe Avgvsta à Mirebeau (Côte-d'Or) », Revue archéologique de l'Est, 58, 2008, p. 227-251lire en ligne
  2. Archéologia N°482 - Novembre 2010. PP.36-37.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]

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