Mirebeau-sur-Bèze
| Mirebeau-sur-Bèze | ||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Bourgogne | |
| Département | Côte-d'Or | |
| Arrondissement | Dijon | |
| Canton | Mirebeau-sur-Bèze (chef-lieu) |
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| Maire Mandat |
M. Laurent THOMAS 2008- |
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| Code postal | 21310 | |
| Code commune | 21416 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
1 977 hab. (2010) | |
| Densité | 89 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 193 m — Max. 250 m | |
| Superficie | 22,19 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | http://www.ville-mirebeau-sur-beze.fr/ | |
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Mirebeau-sur-Bèze est une commune française, située dans le département de la Côte-d'Or et la région Bourgogne.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Communes limitrophes [modifier]
Vestiges archéologiques & patrimoine remarquable [modifier]
Épée de La Tène. Vestiges du camp légionnaire romain et de l'habitat qui s'est développé dans son voisinage : camp fossoyé, forum, basilique, éléments de rempart, thermes, hypocauste, aqueduc, substructions, dalles, tuiles, monnaies...
Traces d'un habitat médiéval sommaire. Restes de l'enceinte urbaine. Château moderne : restes d'enceinte et de 2 tours de l'ancien château fort, dans le parc. Belles maisons anciennes.
De nombreuses fouilles ont été réalisées à Mirebeau-sur-Bèze. Une conférence suivie d'une exposition a eu lieu les 20 et 21 septembre 2008
Histoire humaine [modifier]
Protohistoire & Antiquité [modifier]
Un temple gaulois avait été construit à Mirebeau au IVe siècle av. J.-C.. Il était entouré d'une large enceinte ovale (60 m par 50 m) et par des édifices cultuels. On y vénérait, entre autres, Cernunnos.
Au Ier siècle, la Legio VIII Augusta installa son camp principal à Mirebeau. Cette légion, regroupant environ 5 500 hommes, avait été installée en permanence à Mirebeau (Mirebellum) sous l'empereur Vespasien consécutivement à la révolte des Lingons dirigée par Julius Sabinus en 70. Placé sur l'importante voie romaine reliant Langres à Besançon, le cantonnement de Mirebeau occupait une excellente position pour surveiller, outre les Lingons, les Séquanes et les Éduens. La VIIIe légion demeura à Mirebeau une vingtaine d'années puis fut transférée à Argentoratum (Strasbourg) sans doute pour soutenir les opérations de Domitien contre les peuples germaniques. Le castrum de Mirebeau, couvrant environ 22 hectares, était entouré de fossés et ceint d'une muraille crénelée d'environ 5 m de haut comprenant plusieurs tours[1].
Le théâtre, qui est connu par une inscription est localisé à la place du château fort. Les fouilles menées par M. Joly et Ph. Barral démontrent l'importance de ce site archéologique, avec des lieux de culte allant de la Tène B2 (IIIe siècle av. J.-C.)[2].
Période médiévale [modifier]
Importante place forte au Moyen Age, Mirebeau fut assiégé en 1015 par Robert II le Pieux lorsque ce roi essaya -- sans succès -- de conquérir le Dijonnais. Robert II revint guerroyer à Mirebeau en 1031 (l'année de sa mort) pour débarrasser la région des centaines de routiers-pillards qui l'infestaient. Ils s'étaient regroupés au château fort de Mirebeau, alors en construction. L'intervention énergique du roi permit de les éliminer.
En 1125, la famille de Montsaugeon qui possédait la châtellenie de Mirebeau, mais qui n'avait plus d'héritier, céda ses droits au duc de Bourgogne Hugues II le Pacifique. Les seigneurs des bourgs et villages de la région (Mirebeau, Pontailler-sur-Saône, Heuilley-sur-Saône, etc.) durent alors prêter serment au duc confirmant ainsi leur rattachement au duché de Bourgogne.
Ancien régime [modifier]
En 1636, la ville fut attaquée par les Impériaux de Matthias Gallas et François Mercy. Après un siège de trois jours et une résistance héroïque, le 2 septembre, les habitants de Mirebeau repoussèrent les assaillants, tuant l'un des chefs principaux de l'armée impériale, le comtois Demandres (gouverneur du bailliage de Gray) responsable, fin août 1636, de la destruction de Pontailler-sur-Saône, Maxilly-sur-Saône, Heuilley-sur-Saône, Talmay, Saint-Sauveur etc.). Mirebeau paya très cher ce succès initial, lorsque le gros des troupes impériales arriva un peu plus tard, et rasa la ville.
Depuis la Révolution française [modifier]
La commune a pris le nom de Mirebeau-sur-Bèze en 1993.
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
Économie [modifier]
La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Côte-d'Or.
Lieux et monuments [modifier]
Voici différents lieux ou monuments de Mirebeau-sur-Bèze - Une école primaire publique - une école primaire privée - un collège public
- Une pharmacie - divers cabinets de médecins - un cabinet vétérinaire
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Le colonel Louis René Viard (1862-1952), par ailleurs nommé général de brigade de l'Armée polonaise durant la guerre contre les Soviétiques de 1919-1921, en l'honneur duquel une place de la commune a été baptisée "place du général Viard".
Officier d'infanterie coloniale vétéran de très nombreuses campagnes aux quatre coins du globe (Algérie, Sahara, Tonkin, A.O.F, Sénégal, A.E.F., France et Pologne), il commanda successivement trois régiments au feu durant la Grande Guerre : les 209e, 256e et 154e régiments d'infanterie. Plus tard, durant la guerre russo-polonaise de 1919-1921, il fut placé à la tête du 7e régiment de chasseurs polonais, puis de l'infanterie de la 3e division de chasseurs polonais, avant de diriger le Centre d'Instruction de Rovveno.
Commandeur de la Légion d'honneur ; Grand-officier du Nichan el-Anouar, de l'Ordre de l'Étoile noire, de l'Ordre royal du Cambodge, et de l'Ordre du Dragon d'Annam ; 10 citations.
- Louis de Broissia, député puis sénateur de Côte d'or, président du Conseil général, ambassadeur pour l'audiovisuel extérieur.
Voir aussi [modifier]
Notes et références [modifier]
- R. Goguey, « Légionnaires romains chez les Lingons : la VIIIe Avgvsta à Mirebeau (Côte-d'Or) », Revue archéologique de l'Est, 58, 2008, p. 227-251lire en ligne
- Archéologia N°482 - Novembre 2010. PP.36-37.
- Résultats du recensement de la population - Mirebeau-sur-Bèze, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Recensement de la population au 1er janvier 2006, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
- Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.