François Rebsamen

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
François Rebsamen
François Rebsamen à un meeting, le 29 mai 2007.
François Rebsamen à un meeting, le 29 mai 2007.
Fonctions
Ministre du Travail, de l'Emploi, et du Dialogue social
En fonction depuis le 2 avril 2014
(4 mois et 20 jours)
Président François Hollande
Gouvernement Manuel Valls
Prédécesseur Michel Sapin
Président du groupe Socialiste au Sénat
1er octobre 201115 avril 2014
(2 ans, 6 mois et 14 jours)
Prédécesseur Jean-Pierre Bel
Successeur Didier Guillaume
Sénateur de la Côte-d'Or
1er octobre 20082 mai 2014
(5 ans, 7 mois et 1 jour)
Élection 21 septembre 2008
Successeur Isabelle Lajoux
Maire de Dijon
25 mars 20015 avril 2014
(13 ans, 0 mois et 11 jours)
Prédécesseur Robert Poujade
Successeur Alain Millot
Biographie
Date de naissance 25 juin 1951 (63 ans)
Lieu de naissance Dijon (Côte-d'Or)
Nationalité Française
Parti politique PS
Profession Administrateur territorial

François Rebsamen, né le 25 juin 1951 à Dijon (Côte-d'Or), est un homme politique français membre du Parti socialiste et ministre du Travail, de l’Emploi et du Dialogue social.

Proche de François Hollande, dont il a été le second au Parti socialiste de novembre 1997 (congrès de Brest) à novembre 2008 (congrès de Reims), il est maire de Dijon, président de la Communauté d'agglomération du Grand Dijon, sénateur de Côte-d'Or et président du groupe socialiste au Sénat. Le 2 avril 2014, il est nommé au poste de ministre du Travail, de l'emploi et du dialogue social dans le gouvernement Manuel Valls[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

François Rebsamen est le fils d'Eric Gottfried Rebsamen, né à Stuttgart le 9 janvier 1917 et décédé à Dijon le 19 février 1974, directeur commercial[2], qui s'installe à Dijon où il épouse la fille du professeur Edouard Agron, originaire de Briennon dans la Loire, chirurgien radical-socialiste élu au conseil municipal de Dijon sous le Front populaire[3].

François Rebsamen est titulaire d'une maîtrise de droit public, d'un DESS de sciences économiques et diplômé de sciences politiques.

Au début des années 1970, il milite à la Ligue communiste révolutionnaire qu'il quitte en 1974, année où il rencontre Pierre Joxe[4].

Il a exercé les fonctions d'administrateur territorial mais n'a pas été élève de l'INET[5].

De 1984 à 1986 puis de 1988 à 1991, il devient chef de cabinet de Pierre Joxe, puis directeur-adjoint au cabinet de Laurent Fabius (1992-1993), enfin conseiller technique au cabinet de Jean-Jack Queyranne, ministre des relations avec le Parlement.

En 1997, il est nommé secrétaire national du Parti socialiste au congrès de Brest, et devient le numéro 2 du Parti socialiste derrière son ami François Hollande.

Il est élu en mars 1998 conseiller général du canton de Dijon-5, avec 51,5 % des suffrages exprimés face au conseiller sortant.

Il est élu maire de cette ville de tradition conservatrice le 18 mars 2001, avec 52,14 % des suffrages contre 47,86 % à son adversaire Jean-François Bazin (RPR). Il devient ainsi le quatrième maire de la ville élu depuis 1945, succédant à Robert Poujade (maire de Dijon de 1971 à 2001), qui ne se représentait pas. Il est le premier maire de gauche élu à Dijon depuis 1935.

Il échoue à se faire élire député lors des législatives de 2002 dans la 1re circonscription de la Côte-d'Or face au candidat UMP Bernard Depierre qui succédait à Robert Poujade.

François Rebsamen est réélu conseiller général en mars 2004, cette fois avec 62,5 % des suffrages exprimés. Le 19 octobre 2004, le tribunal administratif de Dijon annule son compte de campagne « pour avoir transformé » l'éditorial du bulletin municipal en tribune politique. Le tribunal administratif intègre alors dans ce compte le coût de 6 pages du bulletin municipal ce qui provoque un dépassement du plafond des dépenses autorisées et entraîne automatiquement et sans condamnation, une mesure d'inéligibilité d'un an[6]. Six mois après, le Conseil d'État désavoue le tribunal administratif qui a pris une décision contraire à sa jurisprudence, l'annule dans la foulée, considérant que le maire d'une ville a le droit de rédiger librement son éditorial dans la revue municipale de sa ville, rétablit le compte de campagne initial et valide son élection, ce qui annule la mesure automatique d'inéligibilité pour dépassement du plafond de dépenses autorisées[7].

Très proche de François Hollande, il est le directeur de la campagne des élections régionales et cantonales en mars 2004, puis de la campagne du référendum interne en décembre de cette même année sur le traité institutionnel européen et enfin de la campagne pour le oui au référendum national de 2005.

À propos de ces élections municipales de 2001 et des succès remportés par la gauche aux élections régionales, cantonales et européennes de 2004, il a souligné la part du vote populaire et prône de ce fait une grande attention du PS à cet électorat[8].

À un meeting de Ségolène Royal en 2007 (à gauche de la photo).

En juin, puis en août 2006, bien que chargé des élections internes au sein de la direction du parti, il demande à Jack Lang et Dominique Strauss-Kahn de retirer leur candidature à l'investiture socialiste, et soutient explicitement Ségolène Royal. Après le dépôt des candidatures, et le renoncement de François Hollande, François Rebsamen devient officiellement un partisan de Mme Royal. Il fait partie de son équipe restreinte de campagne, en tant que codirecteur de campagne, avec Jean-Louis Bianco.

C'est sur la base du constat que l'« on ne dirige ni une ville ni un pays replié sur son camp »[9][réf. insuffisante] que François Rebsamen se déclare « favorable » à des alliances avec le MoDem pour les élections municipales de mars 2008. Il déclare alors que « les candidats présentés par le Parti socialiste doivent chercher le rassemblement le plus large [...] sur la base de propositions communes ».

Il est réélu maire de Dijon dès le 1er tour des élections municipales le 9 mars 2008 avec 56,22 % des suffrages exprimés face notamment au candidat de la droite : François-Xavier Dugourd (36,44 %).

En amont du congrès du Parti socialiste de 2008, il est le deuxième signataire, derrière Ségolène Royal, de la consultation participative appelant les militants et les sympathisants socialistes à répondre à dix questions pour l'avenir de la France et de leur parti[10],[11].

Il est président de la commission de révision des statuts du Parti socialiste en vue du congrès de novembre 2008. Pour le congrès de Reims de novembre 2008, il est signataire de la motion E dont le premier signataire est Gérard Collomb et le chef de file Ségolène Royal. Il défend alors un renouveau des dirigeants du parti socialiste.

En 2007 et 2008, il est administrateur de Dexia-Crédit Local de France et démissionne quelques jours avant la faillite de cette banque qui aura nécessité un apport de 3 Milliards d'euros de l'État (seule banque française ou en partie française à avoir bénéficié d'un apport en capital de l'État et non pas simplement d'un prêt ou d'une garantie). D'après l'Express, François Rebsamen aurait démissionné de son siège d'administrateur de la banque soutenue par l'argent public quand Le Canard enchaîné eut révélé le montant de ses jetons de présence, 20 000 euros en 2007[12].

Le 21 septembre 2008, il devient sénateur de la Côte-d'Or, premier sous l'étiquette socialiste depuis 1948. Il démissionne alors de son poste de conseiller général du canton de Dijon-5. Au Sénat, il est membre de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation.

Après les élections sénatoriales du 25 septembre 2011 et l'élection le 1er octobre suivant de Jean-Pierre Bel à la présidence de la Haute Assemblée, François Rebsamen est choisi pour lui succéder à la tête du groupe socialiste au Sénat.

En 2012, alors que le gouvernement entend faire respecter sa proposition lors de la campagne présidentielle d'interdire le cumul des mandats, François Rebsamen s'y oppose arguant le statut spécifique de sénateur[13]. Le gouvernement par son porte-parole et son Premier ministre répond qu'il n'y aura pas d'exception[14]. F. Rebsamen annonce cependant que si la loi sur le non-cumul était votée, il choisirait d'être maire de Dijon[15].

Franc-maçon, il est adhérent de la loge Solidarité et progrès du Grand Orient de France à Dijon depuis 1989[16].

Au terme du 2e tour des élections municipales de Dijon le 30 mars 2014, la liste qu'il mène arrive en tête avec 52,84 % des suffrages exprimés face à la liste UMP d'Alain Houpert (34,02 %) et celle du Front national d'Édouard Cavin (13,13 %). Cette victoire lui vaut son troisième mandat à la mairie de la ville[17].

Il est nommé ministre du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social le 2 avril 2014 dans le gouvernement de Manuel Valls[18]. Cette désignation l'amène à renoncer au poste de maire de Dijon qu'il occupait depuis mars 2001. Le 5 avril, son premier adjoint sortant, Alain Millot, est élu maire de la ville[19].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dijon, portrait d'une ville contemporaine avec Armand Frémont et Jean Vautrin, photographies de Philippe Maupetit, Cercle d'Art, 2007
  • De François à Ségolène, entretien avec Philippe Alexandre, Fayard, 2007
  • Football et politique, Stock, septembre 2014

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Royal, Montebourg, Hamon... l'équation risquée de Manuel Valls, Le Monde, 2 avril 2014
  2. http://www.lepoint.fr/politique/francois-rebsamen-un-proche-de-francois-hollande-charge-du-dialogue-social-02-04-2014-1808299_20.php
  3. [1]
  4. Interview François Rebsamen, L'Express, 26 avril 2001.
  5. « Biographie officielle de François Rebsamen sur le site du Sénat »
  6. (TA Dijon 19 oct. 2004, Mme K. Williams, AJDA 2005, p. 45, note B.Maligner
  7. Conseil d'État 20 mai 2005, El. cant. de Dijon V., AJDA 2005, no 35, p. 1956, note B.Maligner.
  8. entretien au Nouvel Observateur du 8 avril 2004
  9. entretien à l'hebdomadaire le Point du 23 août 2007
  10. Site congresutileetserein.com
  11. Tribune dans Le Monde 4 avril 2008
  12. Dexia : Rebsamen part, les autres restent, L'Express, 24 octobre 2008.
  13. Non-cumul des mandats : François Rebsamen rejette l'engagement d'Hollande, 20 minutes, 29 août 2012.
  14. Martine Aubry rappelle à l'ordre les élus PS sur le non cumul, Le Monde, 28 août 2012.
  15. Non-cumul : "Je choisirai Dijon" (Rebsamen), Le Figaro, 12 juin 2013.
  16. « Comment les francs-maçons manipulent les candidats », L'Express, 6 janvier 2012.
  17. http://www.bienpublic.com/politique/2014/03/30/dijon-troisieme-mandat-pour-francois-rebsamen
  18. http://www.leparisien.fr/municipales-2014/en-direct-gouvernement-de-vallls-sa-composition-est-annoncee-aujourd-hui-02-04-2014-3733411.php
  19. « Alain Millot prend la mairie de Dijon », Le Bien Public, 6 avril 2014

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]