Veuvey-sur-Ouche

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Veuvey-sur-Ouche
Le pont sur l'Ouche
Le pont sur l'Ouche
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Côte-d'Or
Arrondissement Beaune
Canton Bligny-sur-Ouche
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de Bligny-sur-Ouche
Maire
Mandat
Marc Ramos
2014-2020
Code postal 21360
Code commune 21673
Démographie
Population
municipale
210 hab. (2011)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 11′ 08″ N 4° 42′ 59″ E / 47.1855555556, 4.7163888888947° 11′ 08″ Nord 4° 42′ 59″ Est / 47.1855555556, 4.71638888889  
Altitude Min. 312 m – Max. 570 m
Superficie 10,04 km2
Localisation

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Veuvey-sur-Ouche est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents La Bussière-sur-Ouche Saint-Jean-de-Bœuf Rose des vents
Bouhey
Crugey
N Antheuil
O    Veuvey-sur-Ouche    E
S
Thorey-sur-Ouche Aubaine

Histoire[modifier | modifier le code]

L'abbaye de Saint-Bénigne de Dijon possédait, dés le XVème siècle, une usine à fer à Veuvey-sur-Ouche. On trouve effectivement dans les comptes de cette abbaye, au chapitre des revenus de l'année 1454, l'article suivant : "Veuvey, - La forge et les outils ont été amodiés 10 francs" (le franc était une monnaie particulière à la Bourgogne, qui avait la même valeur que la livre tournois).

Le cardinal de Givry, abbé de Saint-Bénigne et seigneur de Veuvey fut autorisé, en 1553, par lettres-patentes du roi de France Henri II, à aliéner cette forge; mais elle ne tarda pas à rentrer dans le domaine de l'abbaye, comme le prouvent les baux de 1627 et années suivantes. la concession comprend les terrains nécessaire à la construction de forges et fourneaux. Ces terrains s’étendent le long de l’Ouche, du village au lieu dit Le Martinet.

La forge de Veuvey fut ruinée par les reître, comme la plupart des usines de fer de Bourgogne, de 1570 à 1610; mais elle fut relevée en 1627 en vertu d'un bail daté de cette même année, qui octroyait au sieur Rouillé la permission de reconstruire forge et fourneau, et tous autres engins et artifices à faire et façonner le fer (Comptes de l'abbaye de Sainte-Bénigne en 1627).

En 1635, la forge réédifié était en plein roulement malgré l'animosité des habitants du pays, qui se manifeste à toutes les époques contre cette usine, et dont on devine la cause lorsqu'on lit l'extrait suivant d'un procès verbal de chevauchée des trésoriers de France :

"1635. - Les habitants de Veuvey remontrent que la forge dudit lieu leur sert de desbauche, au lieu de leur estre utile, joust que le maître et les forgerons se prétendent exempts, aussi ils ne sont imposés."

L'usine de Veuvey méritait protection et faveur; car, avant la conquête de la Franche Comté, elle approvisionnait de boulets l'artillerie du duché de Bourgogne, et plus près de nos jours, vers 1770, elle devint le théâtre d'essais métallurgiques fort avancés pour cette époque.

Le village venait, à la Révolution, au sixième rang des forges de Côte-d’Or.

En 1792, l'usine de Veuvey se composait encore d'un haut-fourneau, de deux feux d'affinerie et d'un martinet. Aujourd'hui la forge est supprimée; le haut-fourneau seul est en roulement.

Au début du XIX e siècle, le site produisait 350 tonnes de fonte et 250 tonnes de fer. Il employa entre 30 et 68 personnes, faisant vivre 50 à 60 familles ; les hommes étant employés soit à l’usine, soit dans les forêts comme bûcherons et charbonniers ou encore comme voituriers pour le transport du minerai. Veuvey comptait alors entre 450 et 500 habitants.

Ces forges et hauts fourneaux cesseront leur activité au milieu du XIX e siècle, mais une activité industrielle demeure avec une scierie, qui brûlera en 1898, des fours à phosphates, puis à chaux, enfin une petite fonderie qui sera prospère au début du XX e siècle et pendant la Première Guerre mondiale, mais qui disparaît à l’aube des années cinquante. Il n’y aura alors plus d’industries à Veuvey.

L’ancienne église qui se trouvait alors sur la place, là où se trouve actuellement le calvaire, fut détruite et remplacée par l’église actuelle qui fut construite à partir de 1847 et dont la réception eut lieu le 10 novembre 1852. La nouvelle église resta placée sous le vocable de Notre Dame de l’Assomption, et la fête patronale du village est donc le 15 août.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Marc Ramos    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 210 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
336 373 300 367 406 431 446 464 473
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
461 480 448 402 403 420 402 415 344
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
320 343 326 318 300 266 231 218 235
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009 2011
211 169 188 161 154 158 155 200 210
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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