Jazz

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Le jazz est un genre musical originaire du Sud des États-Unis, crée à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle au sein des communautés afro-américaines. Avec plus de cent ans d'existence, du ragtime au jazz actuel, il recouvre de nombreux sous-genres marqués par un héritage de la musique euro-américaine et afro-américaine, et conçus pour être joués en public[1]. Il émerge à partir d'autres genres musicaux, dont le ragtime, la marche, le negro spiritual et le blues, et comporte des caractéristiques telles que l'utilisation fréquente de l'improvisation, de la polyrythmie, de la syncope, du shuffle, du scat et des notes bleues[2]. En outre, il emprunte de nombreux éléments à la musique populaire américaine (en) et à la tradition des brass bands[3]. Couramment associé aux cinq instruments emblématiques du jazz — le saxophone, la trompette, le trombone, la clarinette et le piano —, le jazz mobilise cependant un grand nombre d'instruments différents, dont la guitare, la batterie, et la contrebasse.

Au cours du XXe siècle, le jazz a acquis une large popularité au-delà des frontières des États-Unis et s'est répandu dans le monde, donnant naissance à de très nombreux styles et sous-genres selon les pays et les régions. Les premières formes de jazz apparaissent à la Nouvelle-Orléans et à Saint-Louis dès 1910 : le jazz Nouvelle-Orléans mélange le blues à la quadrille et la biguine françaises. Dans les années 1930 émergent le swing, un style marqué par le blues et l'improvisation, et le jazz manouche, un genre crée en France sous l'influence des big bands et du bal musette. D'une musique populaire conçue pour la danse, le jazz devient un genre musical complexe avec le bebop, joué à des tempos plus rapides et avec des accords plus élaborés. Le cool jazz de la fin des années 1940 apporte des sons calmes, délicats, et des mélodies longues et linéaires. Le free jazz des années 1950 se libère quant à lui des contraintes harmoniques, et met en valeur l'improvisation et l'énergie.

Le hard bop apparaît au milieu des années 1950 et introduit des influences du rhythm and blues, du gospel et du blues, notamment dans le jeu du saxophone et du piano. Quelques années plus tard, le jazz modal utilise la gamme comme base de la structure musicale et de l'improvisation. Dans les années 1960 et 1970 se développe le jazz-rock fusion, qui combine le jazz et des rythmes rock, des instruments électroniques et utilise une forte amplification sur scène. Une forme commerciale de jazz fusion, appelée smooth jazz, connaît un franc succès dans les années 1980 et atteint un large public grâce à une diffusion radiophonique de grande ampleur. Jusqu'à aujourd'hui, le jazz a engendré plusieurs dizaines de sous-genres, dont le jazz afro-cubain, le jazz West Coast, le ska-jazz, l'avant-garde jazz, l'indo-jazz (en), le soul jazz, le jazz de chambre (en), le latin jazz, le jazz-funk, le loft jazz (en), le jazz punk, l'acid jazz, le jazz rap, le M-Base (en) et le nu jazz.

Les musiciens de jazz (jazzmen) jouent au sein de formations qualifiées de jazz bands (orchestres de jazz). Les figures majeures du jazz sont les pianistes Duke Ellington, Oscar Peterson, Herbie Hancock et Count Basie, les trompettistes Louis Armstrong, Dizzy Gillespie et Miles Davis, le contrebassiste Charles Mingus, les saxophonistes Charlie Parker et John Coltrane, le clarinettiste Sidney Bechet, et les chanteuses Billie Holiday, Nina Simone et Ella Fitzgerald. Présent dans la bande originale de nombreux films, le jazz a marqué l’œuvre de cinéastes comme Martin Scorsese ou Woody Allen, lui-même clarinettiste de jazz. Depuis l'après-guerre, la capitale mondiale du jazz est New York, grâce à ses très nombreux clubs de jazz (en) (notamment dans la 52e rue) et ses auditoriums, dont le Carnegie Hall qui accueillit des concerts mythiques. Toutefois, des festivals de jazz ont été crées partout dans le monde : les principaux sont ceux de Montreux, Montréal et Copenhague.

Définition du genre[modifier | modifier le code]

Caractéristiques générales[modifier | modifier le code]

Le pianiste Duke Ellington en 1971, dans le film L'Aventure du jazz. Refusant de distinguer différents sous-genres du jazz, il déclara : « le jazz, c'est toute la musique ».

Le jazz regroupe de nombreux styles musicaux, du ragtime de la fin du XIXe siècle à nos jours, et s'avère difficile à définir précisément. Certains auteurs ont tenté de le définir en le mettant en perspective avec d'autres genres musicaux — se plaçant du point de vue de l'histoire de la musique européenne ou africaine par exemple —, mais le critique Joachim-Ernst Berendt estime que sa définition doit être élargie[4]. Il définit le jazz comme « une forme d'art musical originaire des Etats-Unis, née de la confrontation entre la musique des esclaves noirs et celle des Européens »[5]. Il soutient aussi l'idée selon laquelle le jazz diffère fondamentalement de la musique européenne car « il suppose une spontanéité et une vitalité, dans laquelle l'improvisation joue un rôle majeur », « une sonorité et un phrasé musical reflétant la personnalité du jazzman », et a une « relation particulière au temps, exprimée par la notion de swing »[4]. Le tromboniste Jay Jay Johnson exprime cette idée de vitalité permanente en déclarant en 1988 : « le jazz n'offre aucun répit. Il ne tient pas en place et ne le fera jamais »[6].

Travis Jackson propose une définition encore plus large du genre afin d'y inclure des sous-genres parfois radicalement différents. Selon lui, « il s'agit d'une musique qui réunit des qualités telles que le swing, l'improvisation, les interactions entre les musiciens du groupe, le développement d'une expression personnelle, et l'ouverture à différentes possibilités musicales »[7]. Krin Gabbard affirme que « la notion de jazz est une construction », qui, bien qu'artificielle, « demeure utile pour réunir des genres musicaux ayant des éléments en commun au sein d'une même tradition musicale »[8]. Cependant, alors que les critiques, les journalistes spécialisés et les amateurs de jazz ont souvent débattu au sujet de la délimitation entre les sous-genres du jazz, les musiciens eux-mêmes peinent fréquemment à définir le sous-genre auquel ils se rattachent. Duke Ellington, l'un des plus grands jazzmen, illustre cette conception en déclarant : « le jazz, c'est toute la musique »[9].

L'importance de l'improvisation[modifier | modifier le code]

Le big band de Paul Whiteman en 1921. Marqué par la tradition de la musique classique, il ne fait que peu usage de l'improvisation et joue essentiellement des mélodies pré-composées.

Bien que le jazz soit considéré comme un genre musical difficile à définir, l'improvisation en est l'un des principaux traits distinctifs. Le caractère central de l'improvisation peut s'expliquer par son importance dans les genres musicaux à la source du jazz, et notamment dans le blues des origines, qui s'inspire des chants de travail et complaintes des esclaves afro-américains dans les plantations. Ces derniers étaient généralement composés d'un motif répétitif sous forme d'un appel suivi d'une réponse (call-and-response), mais le blues comportait une part importante d'improvisation. La musique classique européenne, en revanche, valorisait la fidélité des musiciens à la partition, et rejetait les tentatives d'interprétation personnelle et l'ornementation musicale : l'objectif premier du musicien classique était alors de jouer la composition telle qu'elle est écrite. Le jazz est au contraire le produit des interactions et de la créativité des musiciens au sein du groupe ; bien souvent, ces paramètres déterminent la valeur de l'oeuvre du compositeur (s'il y en a un) et des musiciens[10]. Par conséquent, dans le jazz, le musicien expérimenté interprétera une mélodie de manière personnelle, sans pouvoir la rejouer exactement de la même manière une seconde fois. Selon l'humeur du musicien, les interactions entre les membres du groupe, voire avec le public, le jazzman peut modifier la mélodie, les harmonies ou l'indication de la mesure à sa guise[11].

L'usage de l'improvisation s'est développé tout au long de l'histoire du jazz. Au début du XXe siècle, dans le jazz Nouvelle-Orléans et le Dixieland, les musiciens improvisaient soudainement en pleine mélodie, tandis que les autres improvisaient des contre-mélodies. A l'époque du swing, les big bands se reposaient davantage sur des mélodies déjà composées : les compositions étaient soit écrites, soit apprises à l'oreille et mémorisées, et seuls les musiciens solo pouvaient improviser au sein de la composition. Quelques années plus tard, dans le bebop, les formations de jazz sont plus petites et les arrangements sont minimaux ; la mélodie est généralement fixée brièvement au début de la chanson et rappelée à la fin, mais la quasi-intégralité de la performance est composée de séries d'improvisations. Les sous-genres qui suivirent, comme le jazz modal, abandonnent la notion de progression d'accords et permettent aux musiciens d'improviser encore davantage de manière individuelle, en ne conservant qu'une échelle musicale ou un mode commun. Dans la plupart de ces styles de jazz, un musicien solo est accompagné par d'autres qui jouent des accords pour définir la structure de la chanson, et ainsi compléter son jeu. Dans certaines formes de jazz expérimental, telles que l'avant-garde jazz et le free jazz, la séparation entre le musicien solo et le reste du groupe est réduite, et il est accepté, voire obligatoire, de ne pas utiliser d'accords, d'échelles et de pulsations rythmiques — ces extrêmes constituant une forme d'improvisation quasi-totale.

Débats autour du jazz[modifier | modifier le code]

Le trompettiste Miles Davis en 1971. Avec In a Silent Way (1969) et Bitches Brew (1970), il donne naissance au jazz fusion et est accusé de rompre avec les fondements du jazz.

Depuis l'émergence du courant bebop, les formes de jazz produites à des fins commerciales ou influencées par la musique populaire ont été critiquées par certains puristes. Selon le critique de jazz Bruce Johnson, une « tension entre le jazz commercial et le jazz en tant qu'art » aurait existé dès la naissance du genre[7]. Les amateurs de jazz traditionnel ont rejeté le bebop, le free jazz et le jazz fusion des années 1970 (Miles Davis, Frank Zappa, ou encore Herbie Hancock), estimant qu'il s'agissait d'une dénaturation de la musique et d'une trahison envers les pionniers du jazz. Le critique et producteur de jazz français Hugues Panassié a ainsi considéré le bebop comme un genre musical « non authentique » et distinct du jazz, provoquant la controverse dans le milieu musical et entraînant la scission du Hot Club de France[7]. Une conception opposée veut que le jazz soit un genre protéiforme, capable d'absorber des influences de divers styles musicaux : l'absence de création de normes internes au genre permet l'émergence de nouveaux sous-genres à l'avant-garde du jazz[7].

Un autre débat porte sur la question de l'ethnicité dans la musique jazz. Alors que le jazz commençait à se développer, au début du siècle, beaucoup s'interrogeaient sur la manière dont il allait influencer les représentations des Blancs à propos de la communauté afro-américaine — auquel le jazz était alors associé. Pour certains Afro-Américains, le jazz a permis de mettre en lumière la contribution des Noirs à la culture et à la société américaines, et d'attirer l'attention sur l'histoire et la culture noire. Pour d'autres, la musique et le terme jazz rappelleraient en revanche « une société oppressante et raciste, qui restreint leur liberté artistique »[12]. En outre, l'écrivain afro-américain Amiri Baraka estime qu'il existe un « jazz blanc », qui serait le genre musical de l'expression de l'identité blanche[13]. Le cornettiste Bix Beiderbecke est l'un des premiers jazzmen blancs, et fut la figure de proue du « jazz blanc » jusqu'à sa mort en 1931[14]. Des musiciens de jazz blancs firent leur apparition au début des années 1920, dans le Mid-Ouest essentiellement, mais aussi sur la côte est. Le Chicago Jazz naît ainsi suite au déplacement de nombreux jazzmen du Sud, et est développé par plusieurs musiciens blancs, comme Bud Freeman (en), Jimmy McPartlandFrank TeschemacherDave Tough et Eddie Condon. D'autres musiciens originaires de Chicago, dont le clarinettiste Benny Goodman et le batteur Gene Krupa, prendront la tête de big bands de swing au début de leur carrière, durant les années 1930[15]. A l'origine dominé par les musiciens d'origine afro-américaine, le jazz est par la suite devenu un genre musical multiculturel.

Étymologie du mot Jazz[modifier | modifier le code]

Au-delà de la difficulté à définir précisément la musique qu'il désigne, l'origine du mot jazz est sujet à controverses. Les hypothèses avancées quant aux origines de ce nom sont multiples et aucune ne semble faire l'unanimité. Le mot jazz pourrait être dérivé :

  • du terme français jaser (discuter, palabrer)[16], en référence aux rythmes et au mot phrasé ou en référence à la réflexion « Ça va jaser »[réf. nécessaire] que pouvait inspirer la crainte des conséquences des concerts de jazz sur le voisinage ;
  • du nom de musiciens (comme Chaz Washington) ;
  • de l'argot avec des connotations sexuelles (jizz) ou qui indiquent l'énergie ou la force ;
  • du jasmin que l'industrie cosmétique française avait utilisé dans ses parfums, qui étaient vendus à La Nouvelle-Orléans (une théorie de Garvin Bushell) ;
  • d'une déformation du chassé ou chasse-beau, figure du cakewalk (danse du gâteau, à la mode au XIXe siècle) ;
  • des racines africaines comme le mot bantou jaja (« danser », « jouer de la musique »), sur le terme africain jasi (« être excité », « vivre à un rythme rapide, sous pression ») ;
  • Jaiza (« son lointain des percussions »). La dernière appellation viendrait de certaines tribus indonésiennes qui appelaient « jaze baqti » une musique rythmée.
  • Le nom donné aux jazzmen[17] vient du surnom donné à ceux qui fréquentaient les prostituées de La Nouvelle-Orléans, dont l'habitude était de se parfumer au jasmin, dont ils exhalaient l'odeur après les ébats[18].
  • Les prostituées de La Nouvelle-Orléans sont appelées « jazz-belles » en argot cajun, en référence à la Jézabel biblique[19].
  • de l'occitan « jaç », signifiant « couche sommaire », « gîte » et par dérivation « bordel »[20]. Cette théorie serait notamment retenue par le saxophoniste Archie Shepp[21]. Il faut noter à l'appui de cette hypothèse que le mot jambalaya, spécialité culinaire de Louisiane, proviendrait également de l'occitan et aurait été importé en Louisiane au début du XIXe siècle par des travailleurs originaires du sud de la France.

Les recherches de Gerald Cohen indiquent que le mot apparaît pour la première fois sous la plume de E. T. « Scoop » Gleeson dans le San Francisco bulletin en mars 1913. La plupart des historiens penchent cependant sur le fait que ce mot est apparu pour la première fois dans le Chicago Herald du 1er mai 1916[22] Il appartient au jargon du baseball pour désigner l'énergie d'un joueur. Le mot aurait été employé pour qualifier la musique du groupe d'Art Hickman qui jouait dans le camp d'entraînement des San Francisco Seals. Le groupe endossa l'adjectif lors de ses engagements à New York en 1914 et le terme se répandit progressivement jusqu'à Chicago avant de revenir à La Nouvelle-Orléans sous la forme d'une lettre de Freddie Keppard à King Oliver qui le popularisera dès 1917 avec son protégé Louis Armstrong.

En raison de ses connotations scabreuses, le terme était diversement apprécié des musiciens (Duke Ellington en particulier préférait l'appellation « Negro music »). Durant les années 1930 et 1940, de nombreuses alternatives ont été proposées telles que ragtonia, syncopep, crewcut, Amerimusic, ou encore jarb, sans grand succès. La diffusion du mot « jazz » (bien que sous sa forme Jass) est largement associée à son apparition sur le premier enregistrement du style, en mars 1917 par l'Original Dixieland Jass Band.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire du jazz.

Le jazz est né aux États-Unis au début du XXe siècle, d'un mélange de musiques élaborées par les Noirs américains. Ses ancêtres sont les work songs, chants de travail des esclaves africains et les chants religieux, negro spirituals et gospel, chantés dans les églises méthodistes, baptistes ou pentecôtistes[23], lors des cérémonies religieuses. Au début du XXe siècle, le blues se développe dans le Delta du Mississippi et est largement diffusé à partir de 1920 avec entre autres le premier enregistrement de Mamie Smith.

Parallèlement, le ragtime apparaît, style de piano incarné par Scott Joplin, musique syncopée influencée par la musique classique occidentale. Dans les années 1920, le stride se développe à Harlem. Héritier du ragtime, le stride introduit l'utilisation d'une pulsation ternaire, et la virtuosité des musiciens augmente, comme chez James P. Johnson. Le boogie-woogie se développe à la même époque à Chicago.

C'est à La Nouvelle-Orléans que l'on fait en général naître le jazz, avec les formations orchestrales des « brass bands », mélange de marches militaires revisitées par les noirs américains et les créoles, qui privilégie l'expression collective. Le premier enregistrement de jazz voit le jour en mars 1917 par l'Original Dixieland Jass Band. Autoproclamé inventeur du jazz, Jelly Roll Morton est en effet un passeur entre ragtime et jazz, mais ce sont Kid Ory, Sidney Bechet et surtout Louis Armstrong qui s'imposent comme les grands solistes des formations Nouvelle-Orléans caractérisées par l'improvisation collective sur le schéma instrumental trompette, trombone, clarinette.

Considéré comme l'âge d'or du jazz, apparu vers les années 1930, le swing (ou middle jazz) se démarque du jazz Nouvelle-Orléans par un orchestre de plus grande taille sur le modèle des trois sections de trompettes, trombones et anches qui privilégie les solistes prenant des chorus intégrés dans des arrangements écrits au détriment de l'improvisation collective. C'est l'ère des big bands de Duke Ellington, Count Basie, Glenn Miller, Benny Goodman, avec un répertoire marqué par les compositions de George Gershwin, Cole Porter, Richard Rodgers etc. et les chansons de variété de Tin Pan Alley, qui forment l'ossature des standards de jazz. Les grands solistes de cette époque sont Coleman Hawkins, Roy Eldridge, Benny Carter, Johnny Hodges, Ben Webster, Art Tatum, et Lester Young.

Au début des années 1940 naît le bebop. Tempos ultras rapides, petites formations, virtuosité époustouflante, innovations harmoniques et rythmiques, la rupture est brutale et emmenée par Charlie Parker, Dizzy Gillespie, Kenny Clarke, Thelonious Monk. L'intellectualisation du jazz par le bebop ne sera pas toujours bien perçue par le public et certains critiques, notamment Hugues Panassié en France sera particulièrement virulent contre cette nouvelle forme de jazz.

Vers les années 1950 apparaissent des évolutions au bebop, comme le cool et le hard bop. Le cool et le jazz West Coast regroupent des évolutions du bop moins marquées par le rythme, et généralement faites par des blancs. Les four Brothers de Jimmy Giuffre, les innovations de Lennie Tristano et la collaboration entre Miles Davis et Gil Evans sont généralement regroupées sous cette bannière. Au contraire, le hard bop est plutôt un mouvement noir, visant à réintroduire plus de soul et de blues dans le bop, et pour qui l'aspect rythmique est prédominant. Art Blakey, Horace Silver ou Sonny Rollins y participent. D'autres personnalités inclassables émergent : Bill Evans, Charles Mingus, Oscar Peterson

À la fin des années 1950, les structures harmoniques et l'improvisation sont portées à leurs limites par John Coltrane. Emmenés par Coltrane et Ornette Coleman les musiciens bouleversent la structure musicale et les techniques instrumentales. La grille harmonique, le rythme régulier, et même le thème sont supprimés, au profit d'improvisations collectives, la prédominance de l'énergie, et l'utilisation de techniques non conventionnelles (suraigus, growl, cris, slaps, « sons sales », voire bruitistes), c'est la naissance du free jazz. Les réactions des critiques à cette nouvelle forme de jazz sont féroces, et le public beaucoup moins nombreux à suivre cette musique nouvelle.

Dès les années 1960 et surtout 1970, s'amorcent des mouvements de fusion entre le jazz et d'autres courants musicaux, le jazz et la musique latine donnent le latin jazz, mais c'est surtout la fusion entre le jazz et le rock, le jazz-rock, qui remporte l'adhésion du public. Les grandes figures en sont Miles Davis, Frank Zappa ou encore le groupe Weather Report. Au même moment, la création de la maison de disques ECM à Munich participe à la création et à la diffusion d'un jazz plus « européen », aux sonorités plus feutrées et subtiles, inspiré par la musique classique, la musique contemporaine et les musiques du monde. Jan Garbarek, John Surman, Louis Sclavis, Kenny Wheeler en sont quelques représentants.

Les caractères clés du jazz[modifier | modifier le code]

Le jazz est un mélange de courants musicaux très divers. Au cours de son évolution, il a su intégrer de nombreuses influences et se prêter à de nombreux métissages, comme le blues, le rock, la musique latine, le hard rock, et ainsi de suite.

Du point de vue de la technique musicale, sa richesse et sa complexité sont aujourd'hui telles qu'il est difficile de décrire précisément ce qui le caractérise. Le jazz comprend une grande variété de sous-types, comme traditionnel, be-bop, fusion, free-jazz, etc.

D'après Travis Jackson, le jazz peut être défini d'une façon plus « ouverte », en disant que le jazz (soit qu'on parle de swing, fusion, ou latin-jazz) est une musique qui inclut souvent des qualités comme le swing, l'improvisation, l'interaction en groupe, le développement d'une voix individuelle comme artiste, et qui est ouverte aux diverses possibilités musicales[24].

Les éléments distinctifs suivants se retrouvent dans la majorité des styles de jazz :

  • swing : c'est une division du temps ternaire dans laquelle 2 croches se jouent noire-croche dans un triolet, division du temps 2/3-1/3, le fameux « chabada », donnant ainsi un rythme entraînant spécifique au jazz ;
  • l'accentuation des temps faibles (l'inverse de la musique classique) ;
  • l'abondance de syncopes et contretemps ;
  • improvisation : un processus par lequel le musicien de jazz crée ou produit une œuvre musicale spontanée en se servant de sa créativité dans l'instant et de son savoir technique et théorique des divers styles de jazz ;
  • utilisation du chiffrage pour cadrer l'improvisation (basse continue moderne) ;
  • l'interaction en groupe ;
  • le développement d'une voix individuelle comme artiste (sonorité et phrasé) : les musiciens de jazz sont souvent à la recherche de l'expression musicale individuelle, innovatrice et créative ;
  • ouverture aux diverses possibilités musicales ;
  • standard de jazz : les morceaux bien connus, pour la plupart issus des comédies musicales de Broadway, qui ont acquis une certaine notoriété via ces films, qui font l'objet de nombreuses reprises et sont joués lors des jam sessions (p. ex., All of Me, Autumn Leaves, Mack the Knife, Summertime, etc.) ;
  • la substitution d'un accord par un accord similaire dont la fondamentale se situe au triton ;
  • abondance d'emprunts à d'autres tons, modes ;
  • hybride tonal - modal.

Principaux artistes de jazz[modifier | modifier le code]

Compositeurs[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie compositeur de jazz.

Musiciens[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie musicien de jazz, la liste des musiciens de jazz, la liste des musiciens de jazz par instrument et la liste des musiciens de jazz par style.

Chanteuses[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie chanteuse de jazz.

Chanteurs[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie chanteur de jazz.

Formations[modifier | modifier le code]

Le cinéaste Woody Allen et son groupe en concert à Irvine (Californie) en décembre 2006. Le jazz est omniprésent dans la bande originale de la plupart de ses films.

Voir la Liste des formations de Jazz et la catégorie groupe de jazz.

Courants du jazz[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie Courant du jazz.

Les lieux mythiques du jazz[modifier | modifier le code]

Le Village Vanguard

International :

Article détaillé : Liste de clubs de jazz new-yorkais.
  • La Nouvelle-Orléans :

À Paris :

Article détaillé : Liste de clubs de jazz parisiens.

Ailleurs en France :

Les festivals de jazz[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste de festivals de jazz.

Le jazz, dans son expression et son esprit d'improvisation, se prête particulièrement bien au concept de festival. Ainsi, de nombreux festivals de jazz sont devenus célèbres, tels ceux de San Francisco, Montreux, Montréal, et en France le festival Jazz à Vienne, le festival Jazz à Juan, Jazz in Marciac, Jazz sous les pommiers, ou le festival Nancy Jazz Pulsation à Nancy.

Influence du jazz[modifier | modifier le code]

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Dans la musique[modifier | modifier le code]

Le jazz a influencé certains compositeurs de musique classique du XXe siècle, qui ont emprunté des rythmes et instruments de jazz dans leurs œuvres. Citons Maurice Ravel et ses Bolero et Concerto pour la main gauche, Darius Milhaud et la Création du monde, Francis Poulenc et son Concerto pour deux pianos et orchestre, Dmitri Chostakovitch et sa Suite pour orchestre de jazz nº 1, Igor Stravinski et son Ebony concerto, André Jolivet et son Concerto pour trompette. L'intrusion du jazz dans la musique classique a été aussi initiée par des musiciens de jazz, citons Georges Gershwin et sa Rhapsody in blue, ou le compositeur gallois Karl Jenkins avec la Messe de l'Homme Armé.

Cependant, les saxophones, instruments indispensables dans l'orchestre de jazz, s'intègrent très mal dans les orchestres symphoniques à cause de leur timbre riche en harmoniques aiguës, ce qui empêche aux orchestres symphoniques de les considérer comme des membres à part entière ; en effet, dans les orchestres symphoniques, les saxophonistes sont des contractuels. À l'aube du XXIe siècle siècle, cette incursion du jazz dans les œuvres classiques du XXe siècle siècle apparaît davantage comme une expérimentation ou une recherche épisodique d'une certaine couleur ou ambiance, qu'une influence pérenne sur la création classique.

Le jazz est, par l'intermédiaire du rhythm and blues, à l'origine de la grande majorité des musiques populaires du XXe siècle : rock, pop, funk, etc.

Dans la littérature[modifier | modifier le code]

De nombreux auteurs ont fait figurer des musiciens ou des mélodies de jazz dans leurs œuvres. Boris Vian, grand amateur de jazz, membre du Hot Club de France et lui-même trompettiste, fait référence au jazz dans la plupart de ses ouvrages. Un personnage de L'Écume des jours (1947), Chloé, a été nommé d'après le standard de jazz Chloe (Song of the Swamp) de Duke Ellington, dont Vian était un inconditionnel. Les héros de ses romans fréquentent les clubs de jazz et il est souvent fait mention du nom de compositeurs, jazzmen et mélodies. Vian a par ailleurs contribué à la rédaction de la revue Jazz Hot et écrivit des émissions radiophoniques de jazz en anglais, à destination du public américain (Jazz in Paris).

Des auteurs comme Simone de Beauvoir, Françoise Sagan, Truman Capote et Michel Leiris ont, par leurs descriptions de l'atmosphère des clubs de jazz new-yorkais ou parisiens, témoigné de l'effervescence de la musique jazz à l'après-guerre.

Dans les arts picturaux[modifier | modifier le code]

Les rythmes et les couleurs du jazz, ainsi que l'atmosphère de ses clubs, ont été une source d'inspiration pour des artistes peintres, sculpteurs ou photographes. Piet Mondrian, dans ses derniers tableaux, essayait de rendre la vivacité du swing et du boogie-woogie. Henri Matisse a publié en 1947 un livre de gouaches découpées intitulé Jazz. Bien que les dessins ne soient pas à proprement parler liés au jazz (il y est plutôt question de cirque et de théâtre), Matisse se reconnaissait dans la démarche de l'improvisation jazz.

Nicolas de Staël a peint plusieurs tableaux représentant des jazzmen ou des clubs de jazz (en). Amateur de Sidney Bechet, dont il admire le jazz « coloré », il réalise un ensemble de deux toiles en son honneur, nommé Les Musiciens, souvenir de Sidney Bechet (1952-1953). La silhouette de Bechet avec sa clarinette, vêtu d'un costume sombre, est visible à la droite du tableau ; il est peut-être accompagné du clarinettiste français Claude Luter[25]. Dans ces deux toiles, les couleurs sont vives (jaune et rouge) pour figurer le rythme et l'énergie du jazz[25].

Jean-Michel Basquiat, dans sa peinture et sa démarche, est très influencé par le jazz. Il a peint des tableaux en référence à des grands noms du jazz (Charlie Parker, Nat King Cole, Max Roach, Duke Ellington, Lester Young, Thelonious Monk, Miles Davis...)

Sacha Chimkevitch, auteur notamment de plusieurs affiches de festivals a été salué par Franck Ténot et certains musiciens de jazz, qui disent retrouver leur « swing » dans ses toiles[réf. nécessaire].

Au cinéma[modifier | modifier le code]

L'affiche du film Le Chanteur de jazz (1927), dans lequel Al Jolson se déguise en noir pour devenir une vedette de jazz.

De nombreux films ont pour sujet principal le jazz ou les musiciens de jazz. Le premier film parlant de l'histoire du cinéma est Le Chanteur de jazz, sorti en 1927, qui raconte l'histoire d'un pianiste juif qui tente de devenir une vedette de jazz en se déguisant en noir (blackface). Des jazzmen et des jazzbands apparaissent fréquemment dans des films, comme Paul Whiteman dans La Féerie du jazz (1930) ou Lester Young dans Jammin' the Blues (1944). Paris Blues témoigne de l'effervescence de la scène jazz parisienne de la fin des années 1950, et le documentaire L'Aventure du jazz, réalisé entre 1969 et 1972 par Louis Panassié, fait figurer plus de 130 musiciens, dont Louis Armstrong et Duke Ellington. Le film Whiplash, sorti en 2014, est l'un des rares à évoquer la batterie jazz.

En outre, plusieurs biographies de personnalités du jazz ont été réalisées. James Stewart incarne Glenn Miller dans Romance inachevée d'Anthony Mann (1954), et la chanteuse Diana Ross incarne Billie Holiday dans Lady Sings the Blues. Bertrand Tavernier réalise en 1987 Autour de minuit, qui retrace de manière romancée la vie du saxophoniste Lester Young et du pianiste Bud Powell. En 1988, Clint Eastwood réalise Bird, un biopic consacré au saxophoniste Charlie Parker, avec Forest Whitaker dans le rôle principal. La même année, Eastwood produit un documentaire de Charlotte Zwerin consacré à Thelonious Monk, Thelonious Monk: Straight, No Chaser. Le film Ray (2004) brosse le portrait du pianiste Ray Charles, figure majeure de la musique noire-américaine, dont l'oeuvre s'étend sur plusieurs genres musicaux (jazz, mais aussi blues, rhythm and blues et soul). Un documentaire a également été consacré à Michel Petrucciani en 2011. Enfin, l'acteur Don Cheadle devrait incarner Miles Davis dans Miles Ahead, dont la sortie est prévue pour 2015 et dont la bande originale a été composée par Herbie Hancock, une autre légende du jazz[26].

Le jazz est également présent dans la bande originale de nombreux films dont le sujet principal n'est pas la musique. Il est ainsi omniprésent dans les films de Woody Allen, lui-même clarinettiste de jazz. La Rhapsody in Blue de George Gershwin constitue notamment le thème du film Manhattan (1979). Allen a en outre réalisé un faux documentaire sur la guitare jazz, Accords et Désaccords (1999). Le cinéaste d'animation Norman McLaren a quant à lui tourné plusieurs courts-métrages expérimentaux mettant en images des œuvres de jazz, dont Caprice en couleurs (1949), qui utilise le répertoire du pianiste Oscar Peterson.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

En français[modifier | modifier le code]

  • Franck Ténot, Dictionnaire du Jazz, 1967
  • Gérard Montarlot, Le Jazz et ses musiciens, Hachette, 1963
  • Lucien Malson, Histoire du jazz, Seuil/Solfèges, 1976, mise à jour en 1994
  • Philippe Carles, André Clergeat et Jean-Louis Comoli, Dictionnaire du Jazz, éditions Robert Laffont
  • Noël Balen, L'odyssée du jazz, Éditions Liana Levi, 2003
  • Franck Bergerot, Le jazz dans tous ses états, Larousse, 2006
  • Alexandre Pierrepont, Le champ jazzistique, Parenthèses, 2002
  • Guillaume Belhomme, Giant Steps, jazz en 100 figures & Way Ahead, jazz en 100 autres figures, Le mot et le reste, 2009/2011
  • Yannick Séité, Le Jazz, à la lettre, Presses Universitaires de France, 2010
  • Laurent Cugny, Analyser le jazz, Outre-Mesure, 2009
  • André Francis, Jazz, collection Solfèges-Éditions Du Seuil, 1977, 288 pages.
  • Jean Jamin et Patrick Williams, Une anthropologie du jazz, Paris, CNRS Éditions, 2010
  • Joachim-Ernst Berendt, Le Grand Livre du Jazz, traduction française, aux Éditions Du Rocher-Le Livre de Poche, 636 pages, issue de la traduction américaine de la version originale allemande Das Große Jazzbuch.
  • Hugues Panassié, Monsieur Jazz, 1975
  • Hugues Panassié, Dictionnaire du Jazz, 1987

Revues:

  • Les Cahiers du Jazz, nouvelle série, Paris, Outre Mesure, 2004 à aujourd'hui.
  • Volume ! La revue des musiques populaires, Bordeaux, Éditions Mélanie Seteun, 2002 à aujourd'hui.

En anglais[modifier | modifier le code]

  • Theodor W. Adorno, Prismes, Cambridge, The MIT Press, 1967.
  • Mervyn Cooke, Jazz, Londres, Editions Thames and Hudson, 1999. ISBN 0-500-20318-0
  • Gary Giddins, Visions of Jazz: The First Century, New York, Oxford University Press, 1998. ISBN 0-19-507675-3
  • Paul Oliver, Savannah Syncopators: African Retentions in the Blues, Londres, Studio Vista, 1970. ISBN 0-289-79827-2.
  • Eric Porter, What Is This Thing Called Jazz? African American Musicians as Artists, Critics and Activists, Londres, University of California Press, 2002.
  • Gunther Schuller, Early Jazz: Its Roots and Musical Development, Londres, Oxford University Press, 1968. Réimpression en 1986.
  • Gunther Schuller, The Swing Era: The Development of Jazz, 1930–1945, Oxford University Press, 1991.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Thomas Hennessey, From Jazz to Swing: Black Jazz Musicians and Their Music, Northwestern University,‎ 1973, pp. 470-473.
  2. (en) Alyn Shipton, A New History of Jazz, Continuum,‎ 2007, pp. 4-5
  3. (en) Bill Kirchner, The Oxford Companion to Jazz, Oxford, Oxford University Press,‎ 2005, p. Chapitre 2
  4. a et b (en) Joachim-Ernst Berendt, The Jazz Book: From Ragtime to Fusion and Beyond, Lawrence Hill Books,‎ 1981, p.371
  5. (en) Joachim-Ernst Berendt, The New Jazz Book: a History and Guide, P. Owen,‎ 1964 (lire en ligne), p.278
  6. (en) Frank Alkyer, DownBeat: The Great Jazz Interviews – A 75th Anniversary Anthology, Hal Leonard Corporation,‎ 2009, 340 p. (ISBN 978-1423463849), p.250
  7. a, b, c et d (en) Peter Elsdon, « Review of The Cambridge Companion to Jazz », European Journal of Musicology, no 6,‎ 2003
  8. (en) Mervyn Cooke & David G. Horn, The Cambridge Companion to Jazz, Cambridge, Cambridge University Press,‎ 2002 (ISBN 0-521-66388-1), pp. 1-6
  9. (en) Johannes Luebbers, « "It's All Music" », Resonate, Australian Music Centre,‎ 8 septembre 2008
  10. Giddins 1998, p.70
  11. Giddins 1998, p.89
  12. (en) Ann Gibb, « African American Musicians Reflect On 'What Is This Thing Called Jazz? », sur Université de Californie à Santa Cruz,‎ 3 mars 2002 (consulté le 25 décembre 2014)
  13. (en) Amiri Baraka, The LeRoi Jones/Amiri Baraka Reader, Basic Books,‎ 2000 (ISBN 978-1560252382), p.42
  14. (en) Philip Larkin, Jazz Writings, Continuum International Publishing Group,‎ 2004 (ISBN 0-8264-7699-6), p.94
  15. (en) Andrew R. L. Cayton, Richard Sisson et Chris Zacher, The American Midwest: An Interpretive Encyclopedia, Indiana University Press,‎ 2006 (ISBN 0-253-00349-0), p. 569
  16. le grand livre du Jazz, J-E. BERENDT
  17. dʒaz.mɛn
  18. Jean-Louis Mathon DVD « Louisiane » - Exploration du monde
  19. André Clergeat dictionnaire du jazz p. 519
  20. Guy Lochard, « Le terme jazz : Le terme jazz serait-il d’origine catalane et occitane ? », sur citizenjazz.com,‎ 20 octobre 2014 (consulté le 22 octobre 2014).
  21. Dominique Queillé, « Archie Shepp, mythe and blues », sur liberation.fr,‎ 7 septembre 2012 (consulté le 22 octobre 2014).
  22. Antoine Manda Tchebwa, Aux sources du jazz noir: Du Congo Plains à Léopoldville, Éditions L'Harmattan, 2012.
  23. Philippe Carles, André Clergeat Dictionnaire du Jazz Bouquins/Laffont p.962
  24. Critique de The Cambridge Companion to Jazz par Peter Elsdon, Frankfurter Zeitschrift für Musikwissenschaft (Revue de Francfort de musicologie) No. 6, 2003
  25. a et b Jean-Louis Prat et Harry Bellet, Nicolas de Staël : catalogue de l'exposition à la Fondation Gianadda : avec les lettres du peintre commentées par Germain Viatte, Martigny, Fondation Pierre Gianadda,‎ 1995 (ISBN 2-88443-033-4), p.94
  26. (en) « Don Cheadle is Miles Davis in Bifrost Pictures’ Kill The Trumpet Player », sur Bifrost Pictures,‎ 29 octobre 2013 (consulté le 25 décembre 2014)

Articles connexes[modifier | modifier le code]