Étalante

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Étalante
Étalante
Étalante vue du cirque de la Coquille.
Blason de Étalante
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Montbard
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Châtillonnais
Maire
Mandat
Éric Dudouet
2020-2026
Code postal 21510
Code commune 21253
Démographie
Population
municipale
127 hab. (2021 en diminution de 14,19 % par rapport à 2015)
Densité 3,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 38′ 32″ nord, 4° 45′ 48″ est
Altitude Min. 329 m
Max. 477 m
Superficie 39,15 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Châtillon-sur-Seine
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
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Étalante
Géolocalisation sur la carte : France
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Étalante
Géolocalisation sur la carte : Côte-d'Or
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Étalante
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Étalante

Étalante[1] est une commune française située dans le canton de Châtillon-sur-Seine du département de la Côte-d'Or, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Représentations cartographiques de la commune
Carte
La commune avec l'emplacement de la mairie dans le département
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique
Avec les communes environnantes
Avec les communes environnantes
1 : carte dynamique ; 2 : carte OpenStreetMap ; 3 : carte topographique ; 4 : avec les communes environnantes

Le territoire de la commune s'étend sur 39 000 hectares avec 18 fermes isolées dont certaines sont toujours habitées.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le village est irrigué par le Brévon, le Revinson et la Coquille qui prend sa source au fond d'un cirque du même nom. Le bouillonnement de cette douix a fait naître la légende de la mystérieuse fée Greg et sur les pelouses calcaires de son cirque on peut voir de très belles orchidées entre mai et juin[2].

Accès[modifier | modifier le code]

Étalante est située à proximité de la départementale 901 qui relie la route départementale 971 à Is-sur-Tille à partir de Saint-Marc-sur-Seine.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat des marges montargnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[4].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 950 mm, avec 13,2 jours de précipitations en janvier et 8,6 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Bure Les Templiers_sapc », sur la commune de Bure-les-Templiers à 15 km à vol d'oiseau[5], est de 10,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 898,2 mm[6],[7]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[8].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Étalante est une commune rurale[Note 1],[9]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[10],[11]. La commune est en outre hors attraction des villes[12],[13].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (73,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (73,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (61,7 %), forêts (25,6 %), prairies (6,2 %), zones agricoles hétérogènes (5,2 %), zones urbanisées (1,3 %)[14]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et antiquité[modifier | modifier le code]

Un gisement ossifère paléolithique ainsi que des vestiges celtes ont été trouvés sur le territoire communal. L'époque gallo-romaine a laissé des traces de construction et des fragments de sculptures dans le village.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Des sarcophages mérovingiens ont été relevés à proximité du château. Pendant toute la période médiévale, Étalante relève du bailliage de la Montagne (prévôté d'Aignay) et du diocèse d'Autun. La seigneurie appartient aux Chastenay puis aux Clugny[15].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Après avoir fait partie du domaine des ducs de Bourgogne capétiens, puis du domaine royal, de nouveau dans le domaine ducal au XVe siècle, Etalante rentre définitivement dans le domaine royal lors du rattachement de la Bourgogne à la France. Le Roi confie alors la gestion d'Aignay et d'Étalante à un seigneur engagiste. Aucun d'entre eux n'a jamais résidé à Étalante sauf le dernier, Claude Étienne[16].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1920 Paul Misset    
1920 1923 François-Xavier Gounotte    
1923 1942 François-Adrien Picarle    
1942 1945 Georges Flajollet    
1945 1947 Victor Fourquier    
1947 1971 Jules Buzenet    
1971 1979 Jean Theis    
1979 2001 Rémy Jager    
2001 2002 Gérard Bisiaux    
mars 2002 En cours Éric Dudouet    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[18].

En 2021, la commune comptait 127 habitants[Note 2], en diminution de 14,19 % par rapport à 2015 (Côte-d'Or : +0,44 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
492677700652589695625651600
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
610551546522509480498402421
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
392406406353387362346335351
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
310299238195185144138134127
2015 2020 2021 - - - - - -
148129127------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Baudry-Saint-Martin, qui renferme une curieuse cuve baptismale, et quatre statues en bois polychrome des XVIIe et XVIIIe siècles : saint Martin, saint Éloi et deux de saint Baudry[15].
  • Cirque de la Coquille (depuis 1932) est une zone protégée ouverte au public[21],[22]. Dans ce lieu on peut voir des vestiges d'un ancien moulin.
  • Ferme de la Pothière Logo monument historique Inscrit MH (1988)[23]. Fermée au public.
  • Château d'Étalante - ou de Champhibert - est une longue bâtisse de plan carré accostée de deux tourelles. Il est situé sur le rebord de plateau dominant le village au nord, avec une petite chapelle indépendante plus ancienne. Il présente des éléments des XVe et XVIe siècles et a profondément été remanié au XVIIIe siècle[24].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Saint Baudry.
  • Saint Baudry : âgé, il se retire à Étalante où il a laissé son nom à un lieu-dit, une rue et l'église en abrite deux statues qui étaient autrefois menées en procession jusqu'à la Douix où on les trempait pour faire venir la pluie.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à la coquille d'or surmontée d'une fasce haussée ondée d'argent.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site Officiel Etalante, « Etalante » (consulté le ).
  2. René Paris 1986, p. 42.
  3. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  4. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  5. « Orthodromie entre Étalante et Bure-les-Templiers », sur fr.distance.to (consulté le ).
  6. « Station Météo-France « Bure Les Templiers_sapc », sur la commune de Bure-les-Templiers - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  7. « Station Météo-France « Bure Les Templiers_sapc », sur la commune de Bure-les-Templiers - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le )
  9. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  10. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  11. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  12. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l'aire d'attraction d'une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  14. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  15. a et b René Paris 1986, p. 41.
  16. http://petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=21253_5
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  21. Cirque de la coquille
  22. Géraldine KERNE, « Bienvenue au Conservatoire des Sites Naturels Bourguignons », sur sitesnaturelsbourgogne.asso.fr via Wikiwix (consulté le ).
  23. Fiche Mérimée
  24. Le Château d'Étalante

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Paris, A la rencontre du Châtillonnais : Aignay-le-Duc, Baigneux-les-Juifs, Laignes, La Bourgogne, Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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