Barclays

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Code banque (BIC) BARCGB22
Code établissement (IBAN) BARC
ISIN GB0031348658

Barclays est une banque britannique basée à Londres au Royaume-Uni fondée en 1896 mais dont les origines remontent à 1690. Le groupe est coté sur l’indice FTSE 100 de la bourse de Londres et fait partie des « big five », les 5 plus grandes banques britanniques.

Barclays exerce ses activités dans plus de 60 pays que ce soit en Europe en particulier au Royaume-Uni, en Asie ou encore en Amérique et en Afrique. Le groupe emploie 111 300 personnes dans le monde dont 32 000 en Afrique du Sud à travers sa nouvelle filiale Absa acquise en 2005.

En 2005, Barclays est la quatorzième banque européenne en termes de fonds propres.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Barclays fait remonter ses origines à l'année 1690 quand John Freame et Thomas Gould ouvrent sur Lombard Street à Londres une maison de banque spécialisée dans le change et le négoce de métaux précieux (or et argent). En 1736, le beau-fils de Freame, James Barclay, entre au service de la banque comme associé[1].

En 1896, plusieurs petits établissements bancaires londoniens, autour de Lombard Street, s’associent pour former une nouvelle entité qui prend le nom de Barclays & Company. Cette nouvelle banque possède 182 agences, principalement dans l’est et le sud-est de l’Angleterre.

En 1905, Barclays acquiert Bolithos présent en Cornouailles et le sud-ouest du pays. En 1916, Barclays acquiert United Counties Bank dans le Midlands. En 1918, Barclays fusionne avec London, Provincial and South Western Bank et devient l'une des « big five ».

En 1925, Barclays se développe fortement à l'international quand Colonial Bank, Anglo Egyptian Bank' et National Bank of South Africa fusionnent pour former Barclays International. En 1926, Barclays possède 1837 agences.

En 1966, Barclays lance la Barclaycard, la première carte de crédit britannique. En 1969, Barclays achète Martins Bank, la plus grande banque britannique ayant son siège hors de Londres.

En 1986, Barclays est la première banque britannique cotée à la bourse de New York et à la bourse de Tokyo. En 1991, Barclays acquiert la banque française, l’Européenne de Banque (ancienne Banque Rothschild) et de sa filiale Laffitte Investissement. En 1992, Barclays crée en France sa filiale en assurance-vie Barclays Vie. En 1997, Barclays développe ses activités bancaires par Internet.

En 2000, Barclays acquiert Woolwich Plc. Depuis 2001, Barclays est le sponsor de la Premier league (Championnat d'Angleterre de football) grâce à un contrat qui court au minimum jusqu'en 2008.

En 2003, Barclays acquiert la banque espagnole Banco Zaragozano. En 2005, Barclays acquiert Absa, la première banque de détail sud-africaine. Barclays déplace son quartier général à Canary Wharf.

En 2007, Barclays (aidé de Santander et de Fortis) et RBS s'oppose pour acheter ABN Amro (Pays-Bas). En 2008, Barclays rachète pour 1,7 milliard de Dollars US la banque d'investissement et le courtage de Lehman Brothers, la banque d'affaires américaine, après sa faillite dans la crise des subprimes.

La crise financière de 2008 a provoqué une chute de ses actions en bourse de 69,02 % l'an dernier en raison des « crédits toxiques » qu'elle détenait en ce qui concerne les CDS. Depuis début 2009, l'action a perdu 53,57 % au 20 janvier portant ainsi la baisse à 85,28 % depuis le 1er janvier 2008[2].

En 2011, en août, Barclays annonce la suppression de 3 000 emplois, conséquence du « durcissement de la régulation et [de] l'impact de la propagation de la crise de la dette souveraine à ses activités de banque d'investissement »[3]. Barclays se sépare de sa filiale de capital-investissement, Barclays Private Equity, qui se renomme Equistone Partners[4]. En 2012, le Président de Barclays, Marcus Agius, annonce sa démission, estimant être "l'ultime responsable" d'un scandale de manipulation des taux d'intérêts, affectant l'image de la banque[5]. La même année, Barclays acquiert la filiale britannique de ING Direct pour 320 millions d'€[6]. Barclays se sépare également de l'activité "comptabilité opcvm" et la transfere chez la filiale du Crédit Agricole CACEIS ( 6 personnes sont transférées dans le package)

Le 22 avril 2014 le Groupe a annoncé, dans le cadre de la restructuration de sa banque d'investissement, le retrait de ses activités dans le négoce des matières premières[7]. En mai 2014, Barclays annonce la suppression de 7 000 emplois supplémentaires liés à son retrait partiel dans les activités d'investissements. La banque sur l'année devrait supprimés 14 000 emplois[8].

En septembre 2014, Barclays vend ses activités de banque privée en Espagne à Caixa Bank pour 800 millions d'euros[9].

Données financières[modifier | modifier le code]

Barclays a réalisé en 2009 un chiffre d'affaires de 65,91 milliards de dollars et des bénéfices de 15,17 milliards de dollars[10].

Accusations et critiques[modifier | modifier le code]

Scandale de la manipulation du Libor[modifier | modifier le code]

En juin 2012, Barclays est la première banque condamnée dans le scandale du Libor, suivie en décembre par UBS. Barclays a dû payer une amende de 290 millions de livres pour avoir manipulé le taux du Libor, utilisé pour fixer le taux de plus de 300 000 milliards de $ de prêts. Barclays est également attaquée en justice par Guardian Care Homes Ltd à ce sujet, et doit donner à cette compagnie le nom des 208 employés nommés dans cette affaire[11].

Manquements sur le marché de l'or[modifier | modifier le code]

Le 23 mai 2014, l'autorité de conduite financière britannique (Financial Conduct Authority, FCA) a condamné Barclays à 26 millions de livres (32 millions d'euros) d'amende pour des manquements sur le marché de l'or : tentative d'influence du processus de fixation bi-journalier du prix de l'or [12].

Faiblesses dans la protection des actifs de ses clients[modifier | modifier le code]

Le 23 septembre 2014, l'autorité de conduite financière britannique (Financial Conduct Authority, FCA) a une nouvelle fois condamné Barclays. La banque doit verser une amende de 38 millions de livres (48 millions d'euros) pour avoir mis en danger 16,5 milliards de livres d'actifs de ses clients. Cette amende est la plus élevée jamais imposée par la FCA pour ce motif [13].

Divers[modifier | modifier le code]

Greenpeace a attribué à Davos le "prix de la honte" 2012 à Barclays et au groupe brésilien Vale[14],[15].

Le 10 février 2014, la banque a annoncé que des milliers de données de ses clients avaient été piraté et vendues au marché noir[16].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Margaret Ackrill, Leslie Hannah, Barclays: The Business of Banking, 1690–1996, Cambridge, Cambridge University Press, 2001 (ISBN 0-521-79035-2).
  2. http://www.euroinvestor.fr/Stock/ShowHistorical.aspx?StockId=313
  3. Reuters, « Grande-Bretagne - Barclays abolira 3000 emplois cette année : Près de la moitié des postes ont déjà été supprimés au premier semestre », Le Devoir,‎ 3 août 2011 (lire en ligne)
  4. Site officiel d'Equistone Partners
  5. Le président de Barclays démissionne, le Dg sur la sellette, article du journal Les Échos
  6. http://www.reuters.com/article/2012/10/09/us-barclays-idUSBRE89807E20121009
  7. La banque britannique Barclays se retire du négoce des matières premières, Le Monde, 23 avril 2014
  8. Barclays licencie et créé une « bad bank », Le Monde, 8 mai 2014
  9. Hectic pace of Spanish bank deals to slow after Barclays sale, Sarah White et Jesus Aguado, Reuters, 1er septembre 2014
  10. http://www.forbes.com/lists/2010/18/global-2000-10_The-Global-2000_Prof.html
  11. (en)Barclays Staff Ask U.K. Court for Anonymity in London Libor Suit, Bloomberg, 21 décembre 2012, Jeremy Hodges
  12. Barclays condamnée pour des manquements sur le marché de l'or, Le Monde, 23 mai 2014
  13. La banque Barclays condamnée à près de 38 millions de livres, Le Monde, 23 septembre 2014
  14. "Goldman Sachs et Shell, lauréats du «prix de la honte» à Davos", 20 minutes avec AFP, 24 janvier 2013
  15. "Goldman Sachs et Shell, lauréats du «prix de la honte» à Davos", Par DAVOS (Suisse) (AFP)© 2013 AFP, 24 janvier 2013
  16. Vol de données http://www.lefigaro.fr/societes/2014/02/09/20005-20140209ARTFIG00148-barclays-victime-d-un-vol-de-donnees-au-royaume-uni.php

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]