Gendarmerie nationale (France)

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Gendarmerie nationale
Logo de l'organisation

Création 16 février 1791
Type Gendarmerie
Siège Drapeau de la France Issy-les-Moulineaux
Langue(s) Français
Budget 7,7 milliards
Effectifs 98 155 personnes (2011)[1]
Ministre Bernard Cazeneuve
Jean-Yves Le Drian
Personne(s) clé(s) Directeur général :
général d'armée Denis Favier
Affiliation(s) Ministère de la Défense
Ministère de l'Intérieur
Site web gendarmerie.interieur.gouv.fr
defense.gouv.fr/gendarmerie
Gendarmes départementaux
Gendarmes mobiles - 14 juillet à Paris

En France, la gendarmerie nationale est une force armée chargée des missions de police et placée sous la tutelle du ministère de l'Intérieur et du ministère de la Défense. Le numéro d'appel d'urgence de la gendarmerie est le 17.

Les gendarmes sont habituellement chargés de la sécurité dans les zones rurales et les zones périurbaines, alors que la police nationale est chargée des zones urbaines. Les deux forces ont ainsi chacune une zone de responsabilité propre, dites ZGN pour la gendarmerie nationale, ou ZPN pour la police nationale. La ZGN représente environ 50 % de la population française et 95 % du territoire national.

La gendarmerie assure des missions diverses qui font sa spécificité :

En 2009, la gendarmerie a été rattachée pour emploi au ministère de l'Intérieur. Dès le 1er janvier, elle a été budgétairement intégrée à ce ministère. La loi no 2009-971 du 3 août 2009 relative à la gendarmerie nationale consacre, outre l'exercice de l'ensemble de ses missions, le statut militaire de la gendarmerie, en la qualifiant de « force armée », tout en consacrant le passage de la gendarmerie sous l'autorité budgétaire et opérationnelle du ministère de l'Intérieur.

La gendarmerie nationale fait partie, aux côtés de l'Armée de terre, de l'Armée de l'air, de la Marine nationale et des services de soutien interarmées, des forces armées françaises[3].

Par ailleurs, le ministère de la Défense demeure compétent au titre de la tutelle statutaire, les gendarmes étant sous statut militaire, notamment en ce qui concerne la formation initiale, la gestion des ressources humaines, la discipline, les gendarmeries spécialisées, le département gendarmerie du service historique de la défense et la gestion des opérations extérieures (« Opex » dans le jargon militaire).

Sainte Geneviève est la patronne des gendarmes[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des origines à la Révolution[modifier | modifier le code]

La gendarmerie nationale est l'héritière d'un corps de militaires chargés de l'ordre public. Ce corps, créé en 1373, était placé sous les ordres du connétable de France, puis après la suppression de cet office en 1626, des maréchaux de France. Il portait donc le nom de connétablie, puis de maréchaussée qui était chargé de contrôler les mercenaires qui, pendant et après la guerre de Cent Ans, formaient des bandes de pillards au gré des circonstances. En 1536, l'édit de Paris précisa ses missions, notamment la surveillance des soldats et des bandits des grands chemins. Les membres de la maréchaussée portaient le titre de « prévôt des maréchaux » et étaient organisés en brigades (quatre à cinq hommes tous les 15 à 20 km) à partir de 1720[5].

Le terme de gendarmerie vient de gens d'arme, synonyme d’homme d'armes et qui désigne, à la fin du Moyen Âge et au début de l'époque moderne, la cavalerie lourde. Avec l'essor de la cavalerie dite légère, la gendarmerie de France devint un corps de l'armée assimilé à la maison militaire du roi. En 1720, la maréchaussée fut symboliquement placée sous l'autorité administrative de la gendarmerie de France, ce qui explique que le 16 février 1791 (après que la gendarmerie de France ait été dissoute le 1er avril 1788), elle fut renommée « gendarmerie nationale ».

La Révolution et l'Empire[modifier | modifier le code]

La loi du 16 février 1791 marque la véritable naissance de la gendarmerie telle qu'elle fonctionne actuellement. La loi du 28 germinal an VI (17 avril 1798) précise que « le corps de la gendarmerie nationale est une force instituée pour assurer dans l'intérieur de la République le maintien de l'ordre et l'exécution des lois ». L’Armée est organisée en 25 divisions, 50 escadrons, 100 compagnies et 2 000 brigades. Les missions de la gendarmerie sont de deux ordres :

  • les missions de police administrative, destinées à prévenir les troubles (surveillance générale, lutte contre le vagabondage, missions d'assistance, escorte des convois, maintien de l'ordre lors des marchés, foires, fêtes et rassemblements divers) ;
  • les missions de police judiciaire, destinées à réprimer les faits n'ayant pu être empêchés (constatation des crimes et délits, établissement de procès-verbaux, réception des plaintes et des témoignages, arrestation des criminels).

La participation de la 32e division de gendarmerie à cheval à la bataille de Hondschoote le 8 septembre 1793 consacre la qualité de soldats de ses membres qui inscrivent cette première victoire au drapeau de la gendarmerie[6].

Le Consulat et l'Empire virent la gendarmerie se renforcer de façon significative. Celle-ci fut, pour la première fois, placée sous l'autorité d'une inspection générale de la gendarmerie, indépendante du ministère de la Guerre et dirigée par un premier inspecteur général en la personne du maréchal Bon Adrien Jeannot de Moncey, nommé en 1801. Ses effectifs furent augmentés. Son rôle fut essentiel dans la lutte contre le brigandage et l'insoumission. Elle participa à de nombreuses batailles, notamment dans le cadre de la guerre d'Espagne. Ses actions d'éclat ont fait l'objet d'inscriptions sur ses emblèmes.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Durant tout le Premier Empire, la gendarmerie, en manque d'effectifs et mal formée, a du mal à imposer son autorité[7]. Elle est notamment chargée de s'opposer à des coutumes (droit d'usage dans les forêts, droits de chasse réduits, restriction des charivaris), de mettre en œuvre la conscription, ce qui la rend particulièrement impopulaire en milieu rural et entraîne une « gendarmophobie des campagnes »[8]. 3 725 rébellions, qui se concentrent dans le Midi, l'Ouest, le Nord et l'Alsace, ont été recensées entre 1800 et 1859[7].

Épurée sous la Restauration, la gendarmerie est réorganisée par l'ordonnance du 29 octobre 1820. La monarchie de Juillet lui confie de nombreuses missions politiques (comme l'arrestation de la duchesse de Berry en 1832) et s'attache à la revaloriser. La gendarmerie se heurte néanmoins à deux critiques venant de camps distincts : les critiques libérales, qui dénoncent les abus de pouvoir, et les critiques venant des campagnes, qui défendent les traditions menacées (celles, par exemple, attaquées par le nouveau Code forestier de 1827, qui conduit, en Ariège, à la guerre des Demoiselles, de 1829 à 1832)[7].

À partir de 1835, ses effectifs augmentent ainsi que sa réputation[7]. La gendarmerie d'Afrique, créée l'année précédente, accompagne la conquête de l'Algérie. La loi de 1850 fixe ensuite l'objectif d'une brigade par canton, entérinant une dynamique enclenchée depuis une décennie[7]. Ainsi, en 1851, on comptait 16 500 gendarmes (dont 11 800 à cheval) répartis dans plus de 3 000 brigades [réf. nécessaire].

Dans Paris, le maintien de l'ordre était notamment assuré par la garde municipale de Paris à partir de 1802, puis la gendarmerie impériale de Paris, instituée en 1813 puis devenue gendarmerie royale de Paris. Son héritière, la garde municipale de Paris, fut transformée en Garde républicaine en 1849.

La gendarmerie contribua à la réussite du coup d'État du 2 décembre 1851. Elle fut réorganisée par le décret du 1er mars 1854. À la fin du Second Empire, elle était constituée par la gendarmerie départementale (19 400 hommes répartis en 3600 brigades et 25 légions [réf. nécessaire]), la légion d'Afrique, la gendarmerie coloniale, l'escadron de gendarmerie d'élite, la garde de Paris et la compagnie des gendarmes vétérans. Au total, la gendarmerie impériale comptait 24 000 hommes [réf. nécessaire]. En outre, des unités prévôtales furent constituées pour exercer la police militaire au sein des armées, et des gendarmes participèrent à de nombreux combats, notamment pendant la guerre de Crimée. La présence de la gendarmerie fut renforcée dans les colonies, par exemple en Indochine.

Les débuts de la Troisième République furent surtout marqués par la question du maintien de l'ordre, la gendarmerie étant fortement mobilisée lors des grèves et des inventaires des biens du clergé. Elle fut de nouveau réorganisée par le décret du 20 mai 1903.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Lors de la Première Guerre mondiale, les gendarmes ne furent pas constitués en formations combattantes même si plusieurs centaines d'entre eux combattirent dans l'infanterie. La gendarmerie prévôtale eut en revanche un rôle essentiel dans le maintien de l'ordre au sein des armées et la poursuite des déserteurs.

L'entre-deux-guerres représente une période essentielle dans l'histoire de l'institution : création d'une école des officiers de la gendarmerie (1918) et d'une direction de la gendarmerie (1920), naissance des pelotons mobiles de gendarmerie spécifiquement destinés aux opérations de maintien de l'ordre (devenus la garde républicaine mobile en 1926, rebaptisée gendarmerie mobile en 1954), emploi accru des motocyclettes et des automobiles, développement de la police de la route.

Au moment de l'invasion de 1940, des gendarmes combattirent sous les couleurs de l'Arme. Le Régime de Vichy plaça la gendarmerie sous l'autorité du chef du gouvernement et lui imposa de suivre la politique collaborationniste : arrestation des juifs, recherche des réfractaires au Service du travail obligatoire, garde des camps d'internement, opérations de police, lutte contre les résistants… Si la majorité des gendarmes obéirent (seulement 20 % des officiers seront sanctionnés et 15 % mis à la retraite d'office lors de l'épuration à la Libération en France), d'autres s'engagèrent dans la Résistance et participèrent à la Libération. Ainsi, de nombreux cas sont reconnus où des gendarmes, disciplinés dans le cadre de leur service, jouaient double-jeu en prévenant ceux qu'ils devaient arrêter ou animant des réseaux de l'ombre (le réseau saint-Jacques, La Vérité française). Alors qu'en 1939, la gendarmerie compte 54 000 hommes, 12 000 entrent en résistance passive ou active. Entre 1 300 et 1 600 gendarmes sont tués pendant la Seconde Guerre mondiale : 500 pendant les combats (campagnes de 1939-1940 et 1944-1945), 3 à 400 tués par allemands dont la moitié fusillés et 250 déportés. Quatre gendarmes ont reçu la Croix de la Libération, 360 la médaille de la résistance et 9 ont été reconnus justes parmi les Nations[9].

Après la guerre, la gendarmerie accrut peu à peu son autonomie au sein de la Défense (la direction générale de la Gendarmerie nationale naquit en 1981). Les deux subdivisions d'Arme qui la composaient étaient la gendarmerie départementale et la gendarmerie mobile. La diversité croissante des missions qui lui étaient confiées conduisit à la naissance de gendarmeries spécialisées, comme la gendarmerie de l'air ou la gendarmerie des transports aériens. Les moyens furent modernisés et de nouvelles unités virent le jour. La gendarmerie contribua également aux théâtres d'opérations extérieurs, notamment en Afrique et au Proche-Orient. Les évolutions de la société la conduisirent à diversifier son recrutement et à parfaire la formation de ses personnels.

Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Les gendarmes assurent le bon déroulement des manifestations (ici à Paris le 30 juin 2008)

Lors de sa campagne pour l'élection présidentielle de 2002, Jacques Chirac prévoit le rattachement des forces de gendarmerie au ministère de l'Intérieur pour leurs missions de sécurité intérieure. Les brigades sont réorganisées en communautés de brigades ou en brigades territoriales autonomes (BTA) au champ d'action plus large. La Loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure attribue la définition des orientations nationales des politiques de sécurité au ministère de l'Intérieur et lui donne autorité sur la gendarmerie pour la mise en œuvre de ces orientations. La même loi participe également à une nouvelle répartition des forces de gendarmerie et de police en France dans le cadre de la police d'agglomération. Toutefois, la direction générale de la gendarmerie nationale reste au ministère de la Défense.

À partir de 2007, le nouveau président Nicolas Sarkozy décide d'amplifier le rapprochement. À partir du 1er janvier 2009, les budgets de la gendarmerie (programme 152) et de la police (programme 167) sont gérés par le ministère de l'Intérieur. La loi du 3 août 2009 puis une série de décrets consacrent le nouveau rattachement de la gendarmerie nationale tout en laissant subsister des liens avec le ministère de la Défense.

La gendarmerie nationale est commandée par le général d'armée Denis Favier depuis le 10 avril 2013. Il succède au général d'armée Jacques Mignaux (11 avril 2010- 10 avril 2013) et il est le 4e militaire à occuper cette fonction depuis 1947. Les civils ayant occupé précédemment cette fonction étaient traditionnellement issus soit de la magistrature soit du corps préfectoral.

Organisation[modifier | modifier le code]

La gendarmerie assure la garde du palais de Justice de Paris.

La gendarmerie nationale est présente sur l'ensemble du territoire français et effectue des missions militaires à l'étranger.

Elle se compose de formations d'active et de formations de réserve. Elle comprend :

  1. la direction générale de la gendarmerie nationale ;
  2. l'inspection générale de la gendarmerie nationale ;
  3. la gendarmerie départementale ;
  4. la gendarmerie mobile ;
  5. la garde républicaine ;
  6. la gendarmerie d'outre-mer;
  7. la gendarmerie prévôtale ;
  8. les formations spécialisées ;
  9. le groupe d'intervention de la gendarmerie nationale[10];
  10. les organismes d'administration et de soutien ;
  11. les organismes de formation du personnel.

Direction générale et inspection générale[modifier | modifier le code]

La Direction générale de la Gendarmerie nationale est installée depuis le mois de février 2012 à Issy-les-Moulineaux, au 4 rue Claude Bernard[11]. Son siège était auparavant situé rue Saint-Didier dans le XVIe arrondissement de Paris. Cependant, l’expansion au fil des ans avait rendu nécessaire un déploiement sur d'autres sites répartis sur la capitale et la proche banlieue ; Malakoff, Issy-les-Moulineaux, Pontoise, Rosny-sous-Bois, Maisons-Alfort, Arcueil, Ivry-sur-Seine. La DGGN assure la direction des formations et unités. Elle élabore la doctrine d’emploi, oriente et coordonne leur action. Ce corps de la défense française fait partie du ministère de l'Intérieur.

L'inspection générale de la gendarmerie nationale, créée en 2002, comprend plusieurs services, dont l'inspection technique de la gendarmerie nationale chargée notamment de veiller à la déontologie et d'enquêter sur les éventuelles infractions commises par les membres de la gendarmerie.

Gendarmerie départementale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gendarmerie départementale.
Motocyclistes de la gendarmerie départementale

La gendarmerie départementale est au contact régulier de la population. Elle assure principalement des missions de police judiciaire ou de police administrative. On la surnomme « la blanche » à cause de la couleur de ses insignes.

L'organisation de base est la brigade de gendarmerie, comprenant de 6 à 40 personnes, généralement située au niveau du canton. Les brigades peuvent être organisées en communautés de brigades territoriales (COB) (avec une unité de chef-lieu et des brigades de proximité) ou en brigades territoriales autonomes (BTA).

Chaque brigade est chargée de la surveillance jour et nuit d’une ou de plusieurs communes ainsi que de l’accueil du public. Les gendarmes y reçoivent les plaintes, effectuent les enquêtes administratives et judiciaires et de manière générale répondent aux appels d’urgence.

Les brigades d'un arrondissement forment une compagnie. Les compagnies d'un département forment un groupement et les groupements d'une région administrative forment une région de gendarmerie depuis la réorganisation territoriale du 1er juillet 2005. Auparavant les régions prenaient le nom de « légions ». On dénombre aujourd'hui 22 régions de gendarmerie départementale.

Ainsi, chaque niveau hiérarchique de la gendarmerie départementale correspond à un niveau de l’administration du territoire. Chaque niveau hiérarchique, à partir de la compagnie, et certaines fois les COB et BTA, est commandé par un officier, responsable des unités de la gendarmerie départementale placées sous son ressort. Il est le correspondant chargé de la sécurité publique de l’autorité administrative.

Il existe environ 3 600 brigades.

En plus des brigades, la gendarmerie départementale comporte des unités spécialisées dans certaines missions :

  • les pelotons de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (PSIG), regroupés au sein des compagnies de gendarmerie départementale, effectuent des patrouilles qui interviennent en renfort des brigades. Soit pour augmenter le nombre de patrouilles dans les rues, soit pour faire face à des évènements particuliers (interpellations, recherche de malfaiteurs…). On trouve en général un PSIG par arrondissement.
  • les unités motorisées, gendarmes motocyclistes chargés de la surveillance du réseau routier ; ils ne dépendent pas de la compagnie mais de l'escadron départemental de sécurité routière (EDSR dont la compétence s'étend sur l'ensemble du département d'implantation). On y trouve les Brigades Motorisées, les pelotons autoroutiers et les brigades rapides d'intervention équipées de la Renault Mégane RS , en fonction des EDSR. Ces unités composées de motards et de personnels à pied outre leur mission essentielle de police de la route (constatations des accidents pour les pelotons autoroute, contrôles de vitesse, coordination des transports, lutte contre l'immigration illégale, travail dissimulé), renforcent ponctuellement les unités territoriales dans la recherche de malfaiteurs, etc.
  • les unités de recherches : 370 brigades de recherches (BR) au niveau des compagnies (arrondissements) et 31 sections de recherches (SR) au niveau des régions de gendarmerie sont quasi exclusivement constituées d'officiers de police judiciaire (OPJ). Elles sont essentiellement chargées des missions de police judiciaire, même si quelques enquêtes relatives au comportement des militaires peuvent leur être confiées lorsque l'IGGN n'est pas elle-même saisie. Elles assistent les brigades territoriales et prennent en compte la direction des affaires importantes. Elles sont chargées des enquêtes touchant à la moyenne et la grande délinquance.
  • au niveau des groupements (départements), des Brigades départementales de renseignements et d'investigations judiciaires (BDRIJ), qui ne sont pas des unités de recherches à proprement parler, assistent également les unités territoriales en effectuant à leur demande divers rapprochements, investigations ou opérations de police technique par l'intermédiaire de leurs personnels parfois spécialisés (Techniciens en identification criminelle, N'TECH, ANACRIM), même si leur activité est sans doute tout autant tournée vers le commandement que vers l'opérationnel. Les opérateurs du Centre d'Opérations et de Renseignement de la Gendarmerie (CORG) centralisent l'information, répondent aux sollicitations internes et externes de la Gendarmerie et gèrent les interventions.

La gendarmerie, depuis le ministère de l'Intérieur, garde des liens avec l'armée et le ministère de la Défense. Elle travaille en collaboration avec la police nationale, la police municipale (police française), la douane française et les forces de police étrangères grâce à Interpol.

Gendarmerie mobile[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gendarmerie mobile.
Gendarmes mobiles lors d'une manifestation
Véhicule PC et véhicules de groupe de la gendarmerie mobile

La gendarmerie mobile est spécialisée dans le maintien et le rétablissement de l'ordre. Elle intervient également au profit de la gendarmerie départementale et des formations spécialisées en fournissant des renforts :

  • ponctuels lors d'événements demandant des effectifs nombreux (services d'ordre, recherches et battues etc.) ou spécialisés (pelotons d'intervention) ;
  • saisonniers dans des territoires qui connaissent un accroissement temporaire de population à l'époque des vacances ;
  • permanents (par roulement de ses unités) dans certaines régions : en région parisienne, dans certaines zones sensibles ou dans les DOM-COM).

La gendarmerie mobile remplit également un certain nombre de missions à caractère plus militaire. Ses unités interviennent notamment régulièrement en opérations extérieures (OPEX) aux côtés des autres forces armées.

Enfin, un très fort pourcentage de jeunes gendarmes sont affectés en gendarmerie mobile à l'issue de leur formation initiale pour parfaire leur formation et acquérir une première expérience avant un transfert en gendarmerie départementale.

La gendarmerie mobile est surnommée « la jaune » en raison de la couleur dorée de ses insignes, qui reprennent la tradition de l'arme à pied. Elle regroupe environ 14000 personnels (quasi-exclusivement masculins : seuls les postes d'officiers sont ouverts aux femmes).

L'unité de base de la gendarmerie mobile est l'escadron.

Un escadron compte environ 110 militaires, répartis entre un peloton hors rang et quatre pelotons de marche dont un peloton d'intervention[12]. Sur le terrain, un escadron déploie en général un groupe de commandement et quatre pelotons de seize à dix-huit gendarmes[13].

Depuis 2012, la gendarmerie mobile compte 108 escadrons[14], commandés chacun par un capitaine ou un chef d'escadron. L'échelon supérieur est le groupement de gendarmerie mobile qui comprend entre trois et neuf escadrons, sous le commandement d'un lieutenant-colonel ou d'un colonel.

Chaque escadron dispose d'un véhicule PC de type Renault B110 et de huit véhicules de transport de groupe de type Irisbus (deux par peloton). Les escadrons du groupement blindé de Gendarmerie mobile de Satory sont également dotés de véhicules blindés à roues de la gendarmerie (VBRG).

Lorsque la situation nécessite l'emploi coordonné de plusieurs escadrons, ceux-ci sont regroupés dans un groupement tactique de gendarmerie ou GTG[15] (2 à 6 escadrons) ou un groupement opérationnel de maintien de l'ordre ou GOMO (plus de 6 escadrons), commandé par un commandant de groupement de gendarmerie mobile.

L'échelon supérieur au groupement est la région zonale de gendarmerie. Chacune des sept régions zonales correspond à une zone de défense et de sécurité et son commandant supervise tous les groupements de gendarmerie mobile implantés dans la zone.

Enfin la gendarmerie mobile met en œuvre des unités spécialisées dans les missions de sécurité ou de soutien en région parisienne ainsi que la Musique de la gendarmerie mobile.

Les personnels du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), des pelotons d'intervention de deuxième génération et des Groupes de pelotons d'intervention (GPI), appartiennent également à la gendarmerie mobile.

Garde républicaine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Garde républicaine (France).
Garde républicain gardant le palais de l'Élysée.

La garde républicaine est chargée de missions de sécurité et d'honneur au profit des hautes autorités de l'État et des institutions. Elle est la seule force armée autorisée dans les palais nationaux. Les gardes sont présents à l'Élysée, au Sénat et à l'Assemblée nationale, au palais de justice, à Matignon et dans les principaux ministères.

La garde républicaine assure également des missions de sécurité générale ainsi que des missions de formation, d'assistance et de coopération à l'international. Les missions de sécurité - au profit de l'état mais également du public - représentent 80 % de ses missions. Enfin, elle participe au rayonnement de la France grâce à ses formations spéciales et ses formations musicales.

La garde républicaine, qui regroupe environ 2850 personnels (en 2013)[16], est composée d'un état-major, de deux régiments d'infanterie, d'un régiment de cavalerie et de formations musicales : l'orchestre de la garde républicaine et le chœur de l'Armée française . L'escadron motocycliste est attaché au premier régiment d'infanterie ainsi que la musique de la garde; la fanfare de cavalerie fait partie du régiment de cavalerie. Les sept pelotons d'intervention de la garde républicaine (PIGR) renforcent régulièrement, de manière ponctuelle, les forces de police et de gendarmerie, lors de missions de maintien de l'ordre, de transferts particuliers, ou d'interpellations par exemple.

Commandement de la gendarmerie outre-mer[modifier | modifier le code]

Le commandement de la gendarmerie outre-mer (CGOM) est un état-major du niveau Région Zonale qui administre les personnels implantés en outre-mer, en ambassades et en opérations extérieures. Les escadrons de gendarmerie mobile (EGM) déplacés pour renforcer le dispositif territorial ultra-marin ou en OPEX (opérations extérieures) passent également sous son commandement pendant le temps de leur affectation.

Jusqu'au 19 mars 2013, les forces de gendarmerie prévôtales étaient également sous son autorité mais depuis cette date, elles ont été regroupées sous un commandement directement rattaché à la direction générale de la gendarmerie nationale.

Gendarmerie outre-mer[modifier | modifier le code]

La gendarmerie départementale est présente dans tous les départements et collectivités territoriales d'outre-mer. Elle compte 3503 personnels (182 officiers, 2755 sous-officiers, 432 volontaires et 134 personnels civil[17]). Les gendarmes servant en outre-mer sont le plus souvent des gendarmes départementaux, affectés pour une durée de trois à quatre ans.

On trouve ainsi un commandement de la gendarmerie pour la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française, la Réunion, Mayotte, la Guyane, la Martinique, la Guadeloupe et Saint-Pierre-et-Miquelon.

Outre les missions traditionnelles exercées en métropole, la gendarmerie d'outre-mer assure dans certains territoires des fonctions et missions particulières (syndic des affaires coutumières, examinateur du permis de conduire, fonctionnaire huissier…).

Les unités territoriales

Les unités spécialisées

  • 16 brigades motorisées (Bmo)
  • 6 escadrons départementaux de la sécurité routière (EDSR),
  • 20 pelotons de surveillance et d'intervention de la gendarmerie (PSIG),
  • 12 brigades nautiques (BN),
  • 15 brigades de recherches (BR) et 8 sections de recherches (SR),
  • 4 brigades de prévention de la délinquance juvénile (BPDJ),
  • 1 peloton de gendarmerie de haute-montagne (PGHM),
  • 6 brigades de renseignement judiciaire (BDRIJ),
  • 5 sections aériennes de gendarmerie (SAG) et 6 brigades de gendarmerie des transports aériens (BGTA),
  • 6 pelotons d'intervention Outre-Mer (PIOM).

Il existe également un Peloton de Surveillance et d'Intervention à Cheval (PSIC) à Népoui (Nouvelle-Calédonie).

Les unités de maintien de l'ordre et de renfort de sécurité publique générale

  • 16 escadrons de gendarmerie mobile, relevés tous les 3 mois.
  • deux états-majors de groupement de gendarmerie mobile.

Ambassades[modifier | modifier le code]

Les gardes de sécurité ont pour mission générale d'assurer la sécurité des locaux diplomatiques ou consulaires et de contribuer à la protection des informations qui y sont traitées. Cette mission est partagée avec la police nationale.

Groupement des opérations extérieures[modifier | modifier le code]

Rattaché au CGOM, le groupement des opérations extérieures (GOPEX) est constitué de personnels affectés pour 5 ans en son sein. Il procure à la gendarmerie nationale une capacité de projection en tous temps et en tous lieux au profit des instances internationales (ONU, EU….).

Les opérations relevant de sa compétence incluent :

  • missions de maintien de la paix et autres opérations extérieures
  • missions au sein de la force de gendarmerie européenne (FGE ou Eurogendfor), qui regroupe la France, l'Espagne, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal et la Roumanie.

Commandement de la gendarmerie prévôtale[modifier | modifier le code]

La gendarmerie prévôtale assure des missions de police militaire auprès des autres forces armées françaises lorsqu'elles sont à l'étranger, soit en opérations de guerre, y compris, dans ce dernier cas, sur le territoire national.

Longtemps rattachée au commandement de la gendarmerie d'outre-mer, la prévôté est placée depuis la publication du décret du 19 mars 2013 sous l'autorité du commandement de la gendarmerie prévôtale. Le même décret a créé une brigade de recherches prévôtales qui lui est subordonnée[18].

Formations de gendarmerie spécialisées[modifier | modifier le code]

Les formations de gendarmerie spécialisées sont :

Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN)[modifier | modifier le code]

Le Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (qui regroupe les hommes du Groupement de sécurité et d'intervention de la gendarmerie nationale dissous en 2007) est composé d'environ 420 personnes spécialement entraînées et équipées pour faire face à des missions périlleuses. Installé à Versailles-Satory, le GIGN comporte une antenne basée à Beynes (78) formant des stagiaires étrangers dans les domaines de la protection du Groupe de protection des personnalités (GPP) et de l'intervention, et des gendarmes affectés en ambassades ou effectuant des missions de protection.

Unités de gendarmerie présentant un caractère d'emploi spécialisé[modifier | modifier le code]

Hélicoptère Eurocopter EC-135 utilisé par les sections aériennes de la gendarmerie

Au sein des différentes formations décrites ci-dessus, certaines unités ont un caractère d'emploi spécialisé.

Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale[modifier | modifier le code]

L'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) est situé à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). L'unité gendarmerie d'identification des victimes de catastrophes (UGIVC), membre de l’unité nationale d'identification des victimes de catastrophes (UNIVC), fait partie intégrante de l'IRCGN.

Service du Traitement de l'Information de la Gendarmerie[modifier | modifier le code]

Le STIG, Service du Traitement de l'Information de la Gendarmerie, assure la disponibilité du système d'information centralisé de la gendarmerie nationale pour les équipes sur le terrain.

Corps de soutien technique et administratif de la gendarmerie nationale (CSTAGN)[modifier | modifier le code]

Le corps de soutien technique et administratif de la gendarmerie nationale, dénommé avant 2000 « Emplois administratifs et de soutien de la gendarmerie » (EASG), est un corps militaire destiné à effectuer les tâches administratives et techniques au sein de l'institution. Les domaines sont variés, et vont de l'administration et la gestion du personnel (AGP) à l'armurerie, la gestion logistique et financière, la mécanique, les affaires immobilières et la restauration collective notamment.

Les CSTAGN n'ont pas vocation à intervenir sur le terrain pour les missions de police judiciaire ou administrative. Toutefois, depuis peu, en raison de leur remplacement dans les états-majors par du personnel civil, moins coûteux, ils sont redéployés dans des unités opérationnelles pour y apporter leur soutien dans les domaines des ressources humaines et de la logistique financière. En tant que militaires, ils participent avec leurs camarades aux opérations extérieures (OPEX) dans lesquelles la gendarmerie est engagée.

Ce corps est composé d'officiers et de sous-officiers. Les officiers suivent une formation de deux ans à l'EOGN, tandis que les sous-officiers sont issus du centre national de formation du corps de soutien technique et administratif de la gendarmerie nationale à Rochefort.

Dotés des mêmes tenues que les autres gendarmes, la distinction avec les autres subdivisions d'armes se fait à partir des épaulettes ou des pattes de collet des vareuses sur lesquelles les deux chevrons placés au-dessus de la grenade (argent) sont absents. Avant 2008, les CSTAGN portaient des galons, des pattes de collet et des fourreaux d'épaule en drap gris, ainsi qu'un « galon d'élite », un turban et un fond gris sur le képi.

Les militaires du corps de soutien technique et administratif sont divisés en sept filières :

  • Administration et gestion du personnel (AGP) ;
  • Gestion logistique et financière (GLF) ;
  • Armurerie (ARM) ;
  • Affaires immobilières (AI) ;
  • Auto-engins blindés (AEB) ;
  • Restauration collective (RC) ;
  • Imprimeurs de labeur (IL).

Organismes d'administration et de soutien[modifier | modifier le code]

Les organismes d'administration et de soutien sont placés sous l'autorité du directeur général de la gendarmerie nationale ou bien sous celle des régions de gendarmerie départementale ou mobile.

Les organismes directement subordonnés au directeur général de la gendarmerie nationale sont :

  • l'établissement central de l'administration et du soutien de la gendarmerie nationale (ECASGN) au Blanc, chargé du soutien administratif et financier centralisé des formations de la gendarmerie ;
  • le centre technique de la gendarmerie nationale, chargé du soutien opérationnel et technique des formations de la gendarmerie.

Organismes de formation du personnel[modifier | modifier le code]

Écoles et centres d'instruction de la gendarmerie nationale (2013)

Les organismes de formation du personnel sont placés sous l'autorité du Commandement des écoles de la Gendarmerie nationale (CEGN) créé par décret du 18 juillet 1959. Situé à Rochefort, il organise et contrôle l'instruction (initiale, continue et spécifique) de l'ensemble du personnel. La gendarmerie est composée de sept écoles de formation :

À la suite d'une décision du ministère de l'Intérieur, quatre écoles de gendarmerie (Libourne, Châtellerault, Le Mans et Montargis) ont fermé le 1er septembre 2009.

À l'issue de ces formations, douze centres techniques hautement spécialisés les complètent :

Effectifs[modifier | modifier le code]

La gendarmerie nationale emploie du personnel militaire et civil. Les premiers se divisent entre personnels d'active et personnel de réserve.

Effectifs 2011 : 98 155[22] personnels.

Les personnels militaires de la gendarmerie nationale se répartissent en :

  • 6 734 officiers et 70 190 sous-officiers de gendarmerie ;
  • 4 604 officiers et sous-officiers des corps technique et administratif ;
  • 13 908 volontaires aspirants issus du volontariat (AGIV) et gendarmes adjoints volontaires (GAV) ;
  • 25 officiers des armées ;
  • 26 000 personnels de réserve utilisés en fonction des besoins du service dans les unités de gendarmerie départementale ou mobile (chiffres 2012).

À la même époque, la gendarmerie comptait 2 702 personnels civils se répartissant en fonctionnaires, ouvriers d’État et contractuels ;

Au titre d'autres organismes et autres programmes du ministère de la Défense exerçaient en 2008 3 893 personnels :

  1. 294 officiers et 2 712 sous-officiers de gendarmerie ;
  2. 7 officiers et 319 sous-officiers des corps techniques et de soutien de la gendarmerie ;
  3. 561 gendarmes adjoints volontaires.

Réserve opérationnelle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Réserve militaire.

Les réservistes de la gendarmerie départementale participent au quotidien au renforcement des unités de gendarmerie départementale d'active. Ils sont organisés en PRGD (peloton de réserve de gendarmerie départementale) ou en PRSIG (pelotons de réserve de surveillance et d’intervention de la gendarmerie).

Les réservistes de la gendarmerie mobile participent au renfort des unités d'active de la gendarmerie départementale (GD) ou de la gendarmerie mobile (GM), individuellement, ou en unités constituées, soit peloton de réserve de gendarmerie mobile, soit escadron de réserve de gendarmerie mobile (PRGM et ERGM). La gendarmerie mobile dispose de 46 ERGM.

La réserve opérationnelle gendarmerie est accessible :

  • Aux volontaires après avoir suivi une formation spécifique, la PMG, Préparation aux Missions de la Gendarmerie (anciennement appelée Préparation Militaire Gendarmerie). Le gendarme adjoint de réserve doit ensuite passer le DAR (diplôme d'aptitude réserve) s'il souhaite rester dans la réserve et concourir à l'avancement aux grades supérieurs. Le diplôme d'APJA (agent de police judiciaire adjoint) est accessible aux militaires du rang titulaires du DAR afin de disposer des compétences de base en matière judiciaire leur permettant de rapporter les infractions à la loi pénale (art 21 du code de procédure pénale). Ce diplôme est nécessaire pour prétendre à l'avancement dans le corps des sous-officiers de gendarmerie.

Un accès plus rapide aux fonctions d'encadrement est possible en suivant une préparation militaire supérieure gendarmerie (PMSG) accessible aux candidats disposant d'un diplôme équivalent au minimum au baccalauréat.

  • Aux anciens gendarmes de carrière ayant quitté le service actif, aux anciens militaires des autres armées et anciens gendarmes adjoint volontaires ou gendarmes auxiliaires. Ces personnels constituent la quasi-totalité de l'encadrement des unités de réserve. Les personnels qui étaient officiers de police judiciaire (OPJ) ou agent de police judiciaire (APJ) durant leur service actifs conservent la qualité d'agent de police judiciaire (art 20 du code de procédure pénale).

Réserve citoyenne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Réserve militaire.

La réserve citoyenne de la gendarmerie nationale est accessible aux volontaires après une formation à l'Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) pour un agrément comme officier supérieur.

La réserve citoyenne de la gendarmerie nationale est composée de 992 réservistes (bilan social de la défense, 2012), dont 95 % d'officiers et 5 % de sous-officiers.

Les grades dans la réserve citoyenne sont conférés à titre honorifique sans prérogatives de commandement. Les réservistes citoyens portent un insigne spécifique, mais pas d'uniforme.

Le réserviste citoyen est appelé par son grade (par exemple pour un lieutenant-colonel (RC): « mon colonel »).

Les missions principales de ces volontaires sont des missions de représentation et de promotion de l'image de la gendarmerie nationale. Ils contribuent à préserver le lien entre l'armée et la Nation.

Les Honneurs à la réserve citoyenne de la gendarmerie nationale :

  • Les réservistes citoyens sont présentés, le 13 février 2013, au drapeau de la gendarmerie à la Direction générale de la gendarmerie nationale ;
  • Les officiers de la réserve citoyenne sont présentés, le 25 novembre 2011, au drapeau de l’École des officiers de la gendarmerie nationale (EOGN).

Grades[modifier | modifier le code]

La gendarmerie étant une force armée, ses grades s'insèrent dans la hiérarchie militaire définie à l'article L4131-1 du Code de la défense. La dignité dans l'État de maréchal de France a été remise une seule fois à un militaire de la gendarmerie : au maréchal Bon Adrien Jeannot de Moncey, inspecteur général de la gendarmerie nationale (1801-1804), puis impériale (1804-1814).

Équipement[modifier | modifier le code]

SIG-SAUER SP2022

Armement[modifier | modifier le code]

De nombreuses armes sont utilisées par les militaires de la gendarmerie, les suivantes étant les plus courantes :

Véhicules[modifier | modifier le code]

Renault Mégane III Estate (le bleu gendarmerie est abandonné au profit de la couleur vendue par le constructeur)

Après une commande effectuée via l'UGAP, de 2013 à 2015, la gendarmerie réceptionne 960 véhicules Peugeot Partner, en faisant le prochain véhicule de référence pour les brigades départementales[23]. En outre, des Peugeot 208, Peugeot 308, Peugeot Expert ainsi des Ford Focus break et des Volkswagen Caddy 4x4 ont été commandés pour cette même période, certains de ses véhicules sont banalisés[23]. Toujours pour la période 2013-2015, un minimum de 270 motos BMW R1200RT et Yamaha 900 TDM seront réceptionnés[23].

En 2012 ainsi qu'en 2014, aucun véhicule neuf n'a été prévu dans le budget annuel, malgré l'état inquiétant du parc de véhicules de la gendarmerie[24].

Jusqu'en 2014, les brigades territoriales de la gendarmerie comptaient plusieurs catégories de véhicules, les plus courants étant les véhicules d'intervention, les véhicules de patrouilles, les véhicules secondaires ou de liaison ainsi que les camionnettes bleues. Dans le cadre d'une simplification de sa politique d'achat, la direction de la gendarmerie décidé durant l'été 2014 de n'équiper ces brigades que de véhicules de patrouilles (type Peugeot Partner) avec un équipement de véhicule d’intervention, mettant fin à l'achat de véhicules plus capacitaires type Renault Trafic ou Peugeot Expert. Seuls quelques brigades et les PSIG garderont des véhicules d'intervention spécifiques (Ford Focus notamment).

Tenue[modifier | modifier le code]

Depuis le chapeau tricorne puis bicorne les gendarmes sont longtemps restés fidèles au képi. Malgré tout, une refonte de la tenue est engagée en 2005 pour doter les gendarmes de nouveaux uniformes, plus pratiques. Dans cette nouvelle tenue de service, dite « 32 N » une casquette remplace le képi qui n’est plus utilisé que pour les missions de représentation.

L'uniforme de service courant porté jusqu'en 2005 n'avait pas évolué depuis 1990 avec l'apparition du pull-over et d'une veste noire microporeuse. La nouvelle tenue est plus moderne et plus confortable lors des nombreux services externes sous toutes les conditions climatiques. Elle se compose d'une veste aux nuances bleue et noire avec des sérigraphies « gendarmerie », d'une veste polaire reprenant l'allure générale du pull et d'un polo bleu ciel à manches courtes ou longues (pour la tenue hiver). Le pantalon ressemble aux pantalons de treillis, mais de couleur bleu sombre. Les chaussures sont des rangers souples. Cette tenue se porte avec une nouvelle casquette « type golf » et non « type Police » avec une grenade à huit branches brodée apparente or ou argent selon la subdivision d'arme. La disparition du képi ne fait cependant pas l'unanimité dans l'arme: même si la casquette est plus pratique, le képi représentait malgré tout l'identité de la gendarmerie. La nouvelle tenue est aussi équipée d'un nouveau ceinturon à attache rapide et d'un étui spécifique pour la nouvelle arme de service le Sig-Sauer Pro 2022. Depuis 2011, toutes les unités sont autorisées à porter le bonnet de police (calot) à la place de la casquette.

Cette tenue ne fait pas obstacle au port des anciennes tenues pour le service de relation publique (réunion, prise d'arme, délégation, etc.) et administratif (Groupes de commandement des états-majors).

Les unités motocyclistes portent encore le bonnet de police dit « calot », pour des raisons de commodité. Elles sont également équipées de pantalons de type équestre avec bottes en cuir montantes, ainsi que de vestes en gore-tex munies de bandes réfléchissantes. Le Tour de France 2011 a été l'occasion de présenter la nouvelle tenue motocycliste, plus moderne (éléments de haute visibilité de jour, comme de nuit, doublure thermo-régulante) mais surtout plus sûre (protections souples homologuées au niveau des épaules, des coudes, du dos, des hanches et des genoux, protections supplémentaires gonflables de type air-bag au niveau cervical, dorsal et ventral) pour le personnel qu'elle équipera à partir du deuxième semestre 2011[25].

Les unités de gendarmerie mobile portent également une tenue spécifique d'intervention dite « 4S ». La coiffure est le bonnet de police.

Pour les missions de défense et en outre-mer, les missions de recherches d'indices ou les journées d'instruction, les services internes en casernement, les gendarmes portent la tenue 51, c'est-à-dire le treillis « cam » (bariolé) avec rangers.

Le réseau radio Rubis de la gendarmerie[modifier | modifier le code]

La gendarmerie nationale est dotée d’un réseau radio de télécommunication : depuis 1978 existait le réseau analogique Saphir (vocal + données à 1,2 kbit/s), il a été complété en 1986 par le réseau numérique cellulaire Rubis dont l’installation s’est achevée en 2000. Cette nouvelle infrastructure, qui remplace les anciennes liaisons analogiques de la composante radio de Saphir, est dotée de 420 relais radio associés à 740 liaisons hertziennes (faisceaux hertziens fixes dans les bandes 2,5 et 15 GHz. Des négociations sont en cours entre l'Arcep et le ministère de la Défense concernant la bande 2,5 GHz afin qu'elle soit restituée à l'Arcep pour les besoins croissants en liaisons d'infrastructures des opérateurs GSM).

Toutes les transmissions mobiles de Rubis sont sécurisées par un chiffrement logiciel classé Secret défense. L’algorithme est programmé dans l'Eeprom flash de chaque poste mobile et portatif (postes Matra 9600). Une destruction du code est prévue en cas de vol de l’équipement ou d’intrusion illégale sur le réseau (effacement à distance de la mémoire Eeprom).

Antenne VHF pour le réseau Rubis de la gendarmerie sur le pylône France Télécom de Taingy dans l’Yonne

Le réseau radio PMR Rubis (bandes duplex 73,300 à 74,800 MHz et 77,475 à 80,000 MHz) assure l’interconnexion de 37 000 portatifs radio et de 11 700 ordinateurs fixes ou embarqués dans des véhicules. Le protocole de transmission pour les données et la phonie est conforme à la norme Tetrapol validée par l’ETSI. La modulation est de type GMSK similaire au système GSM. La technique de multiplexage permet de disposer de 400 canaux sur une bande de 10 MHz (multiplexage AMRF). Les canaux VHF sont prévus pour acheminer quatre catégories de communications :

  • Liaisons duplex opérationnelles relayées ;
  • Liaisons duplex de conférences relayées ;
  • Liaisons tactiques non relayées ;
  • Liaisons de messagerie et de voie balise.
Faisceau hertzien technique (constructeur Andrew) pour le relais VHF du réseau Rubis de la gendarmerie sur le pylône France Télécom de Taingy dans l’Yonne

Le réseau Rubis est constitué de 97 cellules radio pilotées chacune par un autocommutateur (une cellule gère tous les relais du département). Deux bandes (2,50 à 2,67 GHz et 15 GHz) sont utilisées pour les FH techniques du réseau (FH : Faisceau Hertzien). Selon l'Arcep, dans un avenir plus ou moins proche, les FH militaires situés dans la fenêtre 2,50 à 2,67 GHz devraient migrer vers la bande des 15 GHz afin de répondre aux besoins croissants en liaisons d'infrastructures des opérateurs mobile. Les liaisons techniques de Rubis sont un multiplexage MIC32 à 2 Mbit/s constitué de 32 voies numériques réparties selon le plan suivant :

  • IT0 : voie de service et de téléexploitation ;
  • IT1 à 6 : voies phonie des équipements radio ;
  • IT7 : voie de commande des IRD (Interface Relais Distant) ;
  • IT8 à 13 : voies phonie ;
  • IT14 : voie données ;
  • IT15 à 20 : voies phonie ;
  • IT21 : voie données téléchargement des CS (Commutateur Secondaire) ;
  • IT22 à 31 : voies non utilisées.

Des interfaces vers les réseaux téléphoniques RTC et RNIS et vers le réseau Transpac de France Télécom sont prévues. Une interface avec la composante filaire de Saphir est également réalisée pour les fonctions suivantes :

  • Gestion du réseau Rubis depuis le CNS ;
  • Gestion des éléments secrets depuis le CDES ;
  • Consultation des bases de données et fichiers.

Le CDES (Centre de Diffusion des Éléments Secrets) chargé du cryptage des transmissions et le CNS (Centre National de Supervision) chargé de l'exploitation du réseau Rubis sont à Rosny-sous-Bois près de Paris. Le CNS héberge les serveurs des fichiers centraux, il est interconnecté aux cellules départementales par les réseaux X.25 et Transfix de France Télécom.

Toute l’infrastructure technique du réseau Rubis a été réalisée par le groupe Matra Communication et EADS en collaboration avec le ministère de la Défense.

Depuis 2008 le réseau Rubis a été modernisé afin de fonctionner intégralement en mode IP selon un procédé similaire à celui utilisé par le réseau internet mondial. Selon Hervé DURAND, responsable du compte gendarmerie chez EADS Secure Networks, la migration de l'infrastructure Rubis vers le mode IP permettra de mieux gérer les ressources radio du réseau et de manière plus dynamique. Les utilisateurs auront également accès aux dorsales intranet et internet du ministère de la Défense. L'adressage IP permet également d'assouplir considérablement à distance les opérations de maintenance des relais radio.

À l'étranger[modifier | modifier le code]

La gendarmerie française est membre fondateur de la FIEP, association euro-méditerranéenne regroupant les gendarmeries et forces assimilées.

La linguistique (gens d'armes) situe à l'évidence la naissance de la gendarmerie en territoire francophone sinon français. La notion s'est néanmoins répandue et continue d'exister dans plusieurs territoires francophones, mais également non-francophones.

Exemple « amusant » de l'exportation de cette notion : en Turquie, le terme gendarme a été turquisé en jandarma, car en langue turque les syllabes ne peuvent pas se terminer avec deux consonnes successives. Outre cette exception, le mot n'est pas qu'une transcription phonétique, le mot « arma » en turc a le même sens qu'arme en français avec tous ses sens.

La gendarmerie française est présente a travers le monde pour le compte de l'Organisation des Nations unies, de l'Union européenne, de la Force de gendarmerie européenne, de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord et des Forces armées françaises afin de former les polices des pays après des crises politiques ou pour protéger les sites militaires.

Engagements[modifier | modifier le code]

Ancien régime[modifier | modifier le code]

Charles-Quint ayant vu la gendarmerie demandait en 1552 que François Ier la lui prête ainsi qu'une somme d'argent pour combattre les Turcs.

Avec Louis XIV, lors de la guerre de Hollande de 1672 à 1678 en Flandre. Puis la guerre de la Ligue d'Augsbourg, de nouveau en Flandre, puis sur le Rhin, campagne de 1693 en Italie sous le commandement de Nicolas de Catinat, se distinguant particulièrement à Leuze et à Marsaglia . Avec la guerre de Succession d'Espagne, campagnes en Italie et la bataille de Luzzara, en 1703 sur le Rhin, elle est de la bataille de Höchstädt et se fait décimer lors de la bataille de Spire; puis elle est présente lors de la bataille d'Audenarde et de celle de bataille de Malplaquet.

Avec Louis XV, lors de la guerre de Succession de Pologne, à l'Armée du Rhin, la guerre de Succession d'Autriche l'emmène à l'armée de Westphalie en 1742, en Alsace en 1743, en Flandre de 1745 à 1748 pour rester à Pont-à-Mousson. Avec l'armée d'Allemagne lors de la guerre de Sept Ans. Quatre compagnies, Grande gendarmerie appartenant au roi stationne à Versailles, six compagnies, ou petite gendarmerie furent données comme garde d'honneur au roi Stanislas Leszczynski d'où vient le nom de "gendarmerie de Lunéville.

Historiques[modifier | modifier le code]

Il y 6 batailles inscrites sur le drapeau :

  • Bataille d'Hondschoote 1793 - 400 gendarmes de la 32e division sont engagés dans l'aile gauche de l'armée. Ils s'emparent de l'artillerie ennemie. Ils perdent 117 hommes.
    • Villodrigo 1812 - La 1re légion de gendarmerie à cheval, appartenant à la brigade de cavalerie de l'Armée du Nord, se heurte à la cavalerie anglaise le 23 octobre. Chargeant au sabre, elle enfonce les lignes ennemies, faisant 250 tués et 85 prisonniers. Le colonel Béteille, commandant la brigade, reçoit 12 coups de sabre et survit à ses blessures.
    • Taguin 1843 - 30 gendarmes à cheval sont mobilisés pour participer à la traque de la smala de l'émir algérien Abd el-Kader et participent à sa capture. Sur la toile de Horace Vernet qui immortalise la scène (musée de Versailles), les gendarmes figurent aux côtés du duc d'Aumale, fils du roi Louis-Philippe Ier.
    • Sébastopol 1855 - 2 bataillons du régiment de gendarmerie à pied de la Garde impériale participent au siège de la ville. Le 1er bataillon enlève une position stratégique dit « ouvrage blanc » au prix de pertes élevées, et apporte sa contribution à la victoire finale. 153 gendarmes laissent leur vie dans cette campagne.
    • Indochine 1945/1954 - 3 légions de Garde républicaine de marche sont levées fin 1946. Chargées de former une garde civile de Cochinchine, d'assumer des missions de sûreté, de remplir des missions prévôtales, de surveiller les frontières, elles affichent de lourdes pertes : 654 tués ou disparus, 1 500 blessés. Cela vaut au drapeau de la gendarmerie une croix de Guerre TOE avec deux palmes.
    • AFN 1952-1962 [26]

Depuis les années 1980[modifier | modifier le code]

Dans la culture[modifier | modifier le code]

Au cinéma, il existe une série de films comiques célèbres sur la gendarmerie, avec notamment Louis de Funès dans le rôle principal : (le Gendarme de Saint-Tropez, le Gendarme en balade…). Par ailleurs la gendarmerie nationale est mise à l'honneur dans le film L'Ordre et la Morale sorti en 2011 et réalisé par Mathieu Kassovitz. Le film retrace l'affaire de la grotte d'Ouvéa, et l'implication de Philippe Legorjus, alors commandant du GIGN.

À la télévision, quatre séries sont axées sur la gendarmerie : Une femme d'honneur (1996-2007), Section de recherches (2006-en cours), Enquêtes réservées (2009-2012) et aussi un épisode de Claire Brunetti (2009)

À noter également la série documentaire : Vous avez demandé la gendarmerie réalisée en 2008 et diffusée (entre autres?) sur la chaîne Planète + No limit et "la brigade" les mardi soir.

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Répartition des effectifs
  2. Voir notamment dans l'article police militaire les particularités et les limites du rôle de la gendarmerie dans ce domaine en France. Voir aussi l'article gendarmerie prévôtale.
  3. Article L3211-1 du code de la défense.
  4. Courrier de Mantes : sainte Geneviève, patronne des gendarmes
  5. Georges Carrot, Histoire de la police française, J. Tallandier,‎ 1992, p. 55
  6. Pascal Brouillet, De la maréchaussée à la gendarmerie : histoire et patrimoine, Service historique de la gendarmerie nationale,‎ 2003, p. 49
  7. a, b, c, d et e Arnaud-Dominique Houte, La tactique du gendarme, La Vie des idées, 31 décembre 2008. Recension de l'ouvrage d'Aurélien Lignereux, La France rébellionnaire. Les résistances à la gendarmerie (1800-1859), Rennes, PUR, 2008.
  8. Jean-Noël Luc, Gendarmerie, État et société au XIXe siècle, Paris, Publications de la Sorbonne, 2002, p. 211
  9. Pierre Accoce, Les Gendarmes dans la résistance, Presses de la Cité, 2001
  10. Code de la défense, art. R.3225-4.
  11. Le Moniteur.fr « Le siège de la Direction Générale de la Gendarmerie Nationale à Issy‐les‐Moulineaux inauguré », 13 février 2012
  12. Cette structure, dite quaternaire, est similaire à celle des compagnies républicaines de sécurité, de la police nationale (CRS) et a été adoptée depuis le début des années 2000 afin de favoriser la modularité et la « sécabilité » des escadrons sur le terrain. Auparavant, les escadrons comptaient un peloton hors rang et trois pelotons de marche.
  13. Mais il est fréquent de déployer seulement trois pelotons.
  14. Le nombre d'escadrons a varié assez fréquemment au cours des années suivant la deuxième guerre mondiale, augmentant pendant la guerre d'Algérie, puis diminuant après la fin de cette dernière pour ré-augmenter après les événements de mai 1968. De la fin des années 1980 jusqu'à la réorganisation de 2010-2011, il y avait 123 escadrons.
  15. Cette appellation a remplacé celles de sous-groupement opérationnel de maintien de l'ordre (SGOMO) qui était auparavant employée.
  16. « La Garde républicaine dans le collimateur de la Cour des comptes », sur Le Point,‎ 7 mai 2013 (consulté le 7 mai 2013)
  17. Source : gendarmerie nationale - site internet du ministère de l'Intérieur - consulté le 7 juin 2013.
  18. Magazine Gend'info - numéro de mai 2013
  19. Code de la défense, art. R.3225-5.
  20. Créée le 30 juin 1900 à Paris par le préfet Louis Lépine, en 1904 à Lyon
  21. site internet des écoles de la gendarmerie nationale. Consulté le 13 septembre 2010.
  22. MemoGEND 2008
  23. a, b et c [PDF] « Gendinfo 352 »,‎ 10 décembre 2012 (consulté le 12 mars 2013)
  24. Jean-Dominique Merchet, « Gendarmerie : vers la fin des camionnettes bleues »,‎ 27 juillet 2014
  25. Sirpa
  26. Arrêté du 19 novembre 2004 relatif à l'attribution de l'inscription « AFN 1952-1962 » sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services.http://www.boc.sga.defense.gouv.fr/visu/boc_visu4.php?nor=M0452926A&id=3002
  27. Des gendarmes français bientôt en Afghanistan

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Dieu, Sociologie de la gendarmerie, L'Harmattan, 2008 (ISBN 2296057144 et 978-2296057142)
  • Jean-Yves Fontaine, Socioanthropologie du gendarme. Gendarmerie et démocratie, L'Harmattan, coll. « Logiques Sociales »,‎ 2007 (ISBN 2296031072)
  • Jean-Hugues Matelly, Une police judiciaire...militaire ? La gendarmerie en question, L'Harmattan, coll. « Sécurité et société »,‎ 2006 (ISBN 2296013120)
  • Antoine Boulant, Gildas Lepetit, La gendarmerie sous le Consulat et le Premier Empire, SPE/Barthelemy,‎ 2009
  • Richard Lizurey, Guy Parayre, Gendarmerie nationale : Les soldats de la loi, PUF, coll. « Questions judiciaires »,‎ 2006 (ISBN 2130550924)
  • Florence Samson, Jean-Yves Fontaine, Malaise dans la gendarmerie, PUF, coll. « Sciences sociales et société »,‎ 2005 (ISBN 2130549047)
    Cet essai est le fruit du travail d'une femme de gendarme et d'un ancien officier de gendarmerie aujourd'hui sociologue. Il revient sur les causes du malaise au sein de la gendarmerie, sur les mouvements de 1989 et 2001 ainsi que sur les événements de la grotte d'Ouvéa.
  • Christophe Dubois, Claude Dubois, Gendarmes, au cœur de l'action, ETAI,‎ 2004 (ISBN 2726894011)
  • Richard Filmotte, Les insignes de la gendarmerie nationale T 1, SHGN, 165p, 2004 (ISBN 2110951311)
  • Pascal Brouillet (sous la direction de), De la maréchaussée à la gendarmerie. Histoire et patrimoine, Service historique de la gendarmerie nationale,‎ 2004
  • Sylvie Clément, Vivre en caserne à l'aube du XXIe siècle. L'exemple de la gendarmerie, Paris, L'Harmattan, coll. « Travail du Social »,‎ 2003 (ISBN 2747549666)
  • François Dieu, La gendarmerie : secrets d'un corps, Complexe,‎ 2002, 300 p. (ISBN 2870279167)
  • François Dieu, P. Mignon, Sécurité et proximité. La mission de surveillance générale de la gendarmerie, L'Harmattan, coll. « Sécurité et Société »,‎ 2001 (ISBN 2747520293)
  • François Dieu, Gendarmerie et modernité, LGDJ & Montchrestien,‎ 1997 (ISBN 2707605778)
  • Jean-Noël Luc et Frédéric Médard (dir.), Histoire et dictionnaire de la gendarmerie. De la Maréchaussée à nos jours, Jacob Duvernet, 2013 (ISBN 2847244964 et 978-2847244960)
  • Jean-Noël Luc (dir.), Soldats de la loi. La gendarmerie au XXe siècle, Paris, Presses de l'Université Paris-Sorbonne, 2010
  • Hubert Lafont, Philippe Meyer, et Paul Virilio, Le Nouvel Ordre gendarmique, Seuil, coll. « L'histoire immédiate »,‎ 1980 (ISBN 2020054426)
  • Gilbert MAUREL - La Guerre d'un gendarme en Algérie - L'Harmattan 2013- ISBN 978-2-336-00943-8
  • Richard Filmotte, Les Insignes de la gendarmerie nationale T2 insignes de tradition, SHGN 2004 (ISBN 2110936592)
  • Benoît Haberbusch, Les Gendarmes face au Crime durant l'entre-deux-guerres, La Crèche, Geste édition, 2012, 298 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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