Essilor

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Essilor International

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Logo d'Essilor

Création 1849 par Essel
Personnages clés Anatole Temkine
René Grandperret
Bernard Maitenaz
Hubert Sagnières
Xavier Fontanet
Forme juridique Société anonyme
Action Euronext : EI
Slogan Mieux voir le monde
Siège social Drapeau de France Charenton-le-Pont (France)
Direction Hubert Sagnières, Président directeur général
Paul du Saillant, directeur général adjoint
Laurent Vacherot, directeur général adjoint
Actionnaires Public (73,6 %)
Actionnariat interne (25 %)
Actions propres (1,4 %)
Activité Conception, fabrication et commercialisation de verres correcteurs
Produits Verres correcteurs
Instruments d'optique ophtalmique.
Filiales Présence mondiale.
Effectif Plus de 52 600 en 2012
Site web http://www.essilor.com
Capitalisation 18 294 M€ (15/03/2013)[1]
Fonds propres en augmentation 3 921 M€ (en 2012)[2]
Dette en diminution 237 M€ (en 2012)[2]
Chiffre d’affaires en augmentation 4 989 M€ (en 2012)[3]
en augmentation + 19,1 % [3]
Résultat net en augmentation 584 M€ (en 2012)
en augmentation + 15,5%

Essilor International (Euronext  : EI) est une société française qui conçoit, fabrique et commercialise des verres correcteurs et des équipements d'optique ophtalmique. La société a pour Président Directeur Général Hubert Sagnières et son siège social est basé à Charenton-le-Pont (Val-de-Marne), en France. Elle est cotée à la bourse Euronext de Paris. Faisant partie des 40 plus grandes entreprises de commerce de Paris, elle fait partie de l'indice CAC 40 depuis le 3 janvier 2005[4].

Essilor est la société à l’origine du Varilux, le premier verre progressif qui corrige la presbytie en donnant au porteur une correction en vision de près, en vision intermédiaire et en vision de loin[5]. La société est née de la fusion des compagnies françaises Essel et Silor en 1972. Essilor est aujourd'hui présent dans plus de 100 pays, répartis sur les cinq continents. Ses activités sont essentiellement axées sur la recherche et le développement avec un budget annuel de 150 millions d'euros dont 30 % consacré à l'open innovation[6]. La société est le plus grand fabricant de verres ophtalmiques du monde (31 % du marché mondial en 2011) devant ses deux principaux challengers l'allemand Carl Zeiss (18 % du marché mondial) et le japonais Hoya (13 %)[7], dominant le marché sur tous les continents, et se positionne comme la quatrième plus grande société de matériel médical en Europe[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

1849-1972 : les racines d'Essilor : Essel et Silor[modifier | modifier le code]

Les origines d'Essel remontent à 1849, l'année où treize ouvriers lunetiers parisiens s'associèrent en coopérative :l'Association fraternelle des ouvriers lunetiers (rapidement devenue Société des Lunetiers (SL), et dont le nom a plus tard évolué en Essel). Basée dans le quartier du Marais, la Société des Lunetiers produit dans un premier temps uniquement des montures de lunettes. Rapidement, à partir des années 1860, elle diversifie son catalogue grâce à l'acquisition de plusieurs usines, notamment dans l'Est de la France. À la fin du 19e siècle, la SL produit non seulement des montures et des verres correcteurs mais également des instruments de topographie, des compas et du matériel de dessin, des outillages pour opticien ou encore des articles en bois variés. En 1955, la société lance avec succès un nouveau type de monture de lunettes : la Nylor, dont le principe consistant à fixer le verre à la monture à l'aide d'un fil nylon est toujours largement utilisé aujourd'hui. C'est en 1959, que la Société des Lunetiers (future Essel) révolutionne la correction de la presbytie en lançant sur le marché Varilux, invention de Bernard Maitenaz, le premier verre ophtalmique progressif au monde.

L'histoire de Silor commence sous le nom de Lissac en 1931. La société des Frères Lissac est d'abord distributrice de verres ophtalmiques et de montures dans ses magasins d'optique, avant de devenir également un fabricant de verres correcteurs. En 1959, alors que la Société des Lunetiers lance Varilux, Lissac commercialise également un nouveau produit de première importance : le verre Orma 1000, en matière plastique à la fois léger et incassable.

1972-1979 : les débuts d’Essilor[modifier | modifier le code]

Après de nombreuses années de rivalité commerciale, Essel et Silor fusionnent le 1er janvier 1972 donnant naissance à Essilor, la troisième plus grande entreprise d'optique ophtalmique dans le monde.

La première année d'existence d’Essilor a été marquée par deux événements majeurs: la création de Valoptec, une société composée d’actionnaires qui détenait plus de la moitié des actions de la société, et par l'achat de Benoist-Berthiot, un fabricant d'optique français produisant également des verres progressifs.

Au milieu des années 1970, Essilor se transforme en un véritable groupe. À cette période, certaines activités du Groupe (compas, instruments de dessin) sont cédées au profit d'un recentrage des activités. En 1974, Essilor crée la filiale BBGR par fusion entre les fabricants de verres correcteurs Benoist-Berthiot et Guilbert-Routit. Dès 1975, la société entre en bourse. L'union des innovations conçues par Essel et Silor offre un synergie unique et permet le lancement du verre progressif organique Varilux Orma en 1976.

La fin des années 1970 est marquée par l'expansion géographique d’Essilor. En faisant l'acquisition d'usines de fabrication aux États-Unis, en Irlande et aux Philippines, Essilor entame une transformation sur la durée, passant d'un statut d'entreprise basée sur l'exportation à une entreprise internationale.

1980-1989 : une croissance internationale[modifier | modifier le code]

Les années 1980 sont marquées par une concurrence de plus en plus intense. Pour réduire les coûts et améliorer le service, Essilor ouvre quatre nouvelles usines en quatre ans : une au Mexique, une à Porto Rico, une au Brésil et la dernière en Thaïlande. En France, de nouveaux instruments ont facilité l'automatisation des processus de fabrication. De nombreux distributeurs sont acquis par le groupe ou deviennent filiales d'Essilor en Europe : (Norvège, Portugal) et en Asie : (Birmanie, Indonésie, Japon, Malaisie, Singapour, Taïwan et Viêt Nam). Aux États-Unis, les filiales sont regroupées au sein d’Essilor of America, fondée en 1986. Ce maillage mondial permet à Essilor de lancer une nouvelle génération de verre progressif Varilux, le Multi-Design en Europe et aux États-Unis. À la fin des années 1980, Essilor devient le leader mondial des verres ophtalmiques.

1990-1999 : partenariats et Varilux Comfort[modifier | modifier le code]

Pour maintenir sa position de leader mondial, Essilor se retire progressivement de ses activités en montures pour se recentrer sur les verres correcteurs et les instruments pour opticiens. Mettant l'accent sur les valeurs ajoutées des verres correcteurs, la société lance Crizalen 1992, une gamme de traitements des verres correcteurs qui combine des qualités anti-rayures, anti-reflets et anti-salissure. Un partenariat entre Essilor et l'entreprise américaine PPG permet de lancer dès 1991 les verres photochromiques Transitions, dont la teinte s'adapte du clair au foncé selon l'intensité de la lumière ambiante. Grâce à l'acquisition de Gentex en 1995, Essilor a pu commercialiser le verre polycarbonate Airwear, léger et incassable. Dès 1992, Essilor lance la quatrième génération de verres progressifs Varilux sous le nom de Varilux Comfort. Ce produit reste aujourd’hui le verre progressif le plus vendu dans le monde.

En 1998, le groupe crée Varilux University d'après le nom de la marque déposée Varilux. Il s'agit d'un centre de formation continue dont l'objectif principal est de contribuer à la formation des professionnels de la vision et de les familiariser avec les produits Essilor afin de développer l'équipement des presbytes en verres progressifs et éviter au maximum les retours liés aux adaptations imprécises. En 2012, Varilux University devient Essilor Academy.

2000 - 2010[modifier | modifier le code]

Pour Essilor, l'an 2000 est marqué par la joint venture du groupe avec Nikon. Le début du XXie siècle a été scandé d'avancées technologiques majeures, telles que le verre progressif Varilux Physio, basé sur la technologie Twin Rx combinée à la technologie WAVE, pour calculer et créer le design du verre avec une technique de haute précision en surfaçage numérique.

En 2005, Essilor intègre le CAC 40 de la Bourse française de Paris[8]. En 2007, Essilor crée la Essilor Vision Foundation. Cette fondation a pour but d'améliorer la vue des enfants aux États-Unis.

En 2008, Essilor annonce le rachat de la société Suisse d'équipements de prescription optique, Satisloh. L'objectif de cette acquisition était d'internaliser une partie de la fabrication afin de proposer des produits pus travaillés[9].

En décembre 2009, Essilor annonce l'acquisition de la société américaine de lunettes prémontées FGX International Holdings pour un montant de 388 millions d'euros. Elle est financée par les liquidités disponibles et les lignes de crédit existantes d'Essilor[10].

Essilor finalise le rachat du groupe américain Signet Armorlite en 2010. Cette opération a permis à Essilor de proposer des produits complémentaires et de milieu de gamme[11]. Ce rachat a permis à Essilor d'exploiter la licence de production et de distribution des verres Kodak[12].

L'acquisition de 50% de Shamir Optical par Essilor a été initié en 2010 et finalisée en 2011. Là, encore, il s'agissait de renforcer l'offre du groupe dans le milieu de gamme[13].

2010 - aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Essilor a renouvelé son partenariat avec Special Olympics en 2011. Ce partenariat, initié en 2002 a fourni plus de 100 000 verres correcteurs aux athlètes de ces jeux internationaux[14].

En janvier 2011, Essilor lance une co-entreprise avec Wanxin Optical, dont le groupe acquiert 50% du capital[15]. La collaboration avec ce leader local permet au groupe de se positionner solidement dans le milieu de gamme.

Le premier Centre Innovation et Technologie des Amériques est inauguré le 4 octobre 2011 à Dallas. Les équipes Recherche et Développement ont été réunies autour de l'ingénierie et du marketing. L'un des objectifs majeurs a été de lier des partenaires à un niveau local[16].

L'un des Prix des présidents d'actionnariat salariés est remporté par Essilor en novembre 2012. En effet, en 12 ans, Essilor a réalisé 11 augmentations de capital réservées aux salariés. 27% d'entre eux détenaient 8,2% du capital[17].

En juillet 2012, Essilor célèbre le 40e anniversaire de la fusion entre Essel et Silor[18].

En avril 2013, l'usine de Dijon qui emploie 330 salariés s'est dotée d'une nouvelle ligne de production[19]. Cette ligne produira des nouvelles gammes de verres pour la myopie et l'hypermétropie.

Le 29 mai 2013, Essilor et Safilo signent un accord de licence de 10 ans permettant l'utilisation de la marque Polaroid pour une gamme de verres correcteurs polarisants s'adressant aux sportifs[20]. Ces verres solaires permettent de se protéger contres les éblouissements sur l'eau ou sur le neige.

Le 29 juillet 2013, Essilor a annoncé la signature d'un accord lui permettant d'acquérir les 51% du capital de la société Transitions Optical, encore détenus par PPG[21]. En avril 2014, cette acquisition d’un montant de 1,73 milliard de dollars, a été finalisée, portant la participation d’Essilor à 100%[22]. Cet accord a finalisé également l'acquisition du fournisseur italien de verres solaires, Intercast[23]. L'ambition d'Essilor est de donner un nouveau souffle à la catégorie photochromique en pleine progression[24]. Transitions Optical est l'inventeur du verre organique dont la teinte varie en fonction de la luminosité[25]. Le développement de ce verre a été réalisé par les équipes d'Essilor et de PPG.

En novembre 2013, Essilor acquiert Costa, spécialisé dans les verres solaires haut de gamme pour le sport, pour 270 millions de dollars[26]. L'entreprise annonce également l'acquisition de 50 % de Xiamen Yarui Optical Company Ltd, le leader chinois des lunettes solaires de milieu de gamme.

D’autres partenariats ont été annoncés aux États-Unis, au Canada et au Brésil. Dans le Michigan et l’Arkansas, Essilor est devenu actionnaire majoritaire de R.D. Cherry et de Plunkett Optical. La majorité du capital de Frame Displays a également été acquis par Essilor[27].

L’ensemble de laboratoires de prescription Riverside Optical, présent au Québec et dans l’Ontario, a signé un partenariat avec Essilor. Benson Edwards Optical Lab et CPS 360 Optical Lab sont deux autres laboratoires de prescription de l’Ontario[28]. Essilor a développé son activité au Brésil en signant un partenariat avec Comprol[29].

En février 2014, Essilor acquiert Coastal Contacts, une entreprise canadienne de vente de lunettes et de lentilles en ligne, pour 282 millions d'euros[30].

Essilor, en partenariat avec l’Institut de la Vision, a créé un laboratoire nommé « Vieillissement Visuel, Action et Autonomie ». Ce projet est porté par un comité de chercheurs d’Essilor, de l’Institut de la Vision et de l’Université Pierre et Marie Curie. Ce laboratoire permettra à Essilor de développer de nouveaux produits visant à corriger les effets dus au vieillissement visuel[31].

Recherche & développement[modifier | modifier le code]

L’équipe de recherche et développement d’Essilor comprend 550 chercheurs à travers le monde dans ses trois Centres Innovation et Technologie en France, aux États-Unis et en Asie[32]. Les sites français seront regroupés à Créteil, à partir de 2013, dans un nouveau centre de R&D[33].

L'équipe R&D d’Essilor développe en moyenne 100 nouveaux brevets par an, qui viennent s’ajouter à sa base existante de 5600 brevets.

Au fil des années, Essilor a également construit un réseau international de partenaires incluant diverses universités, groupes industriels et entreprises comme PPG Industries (créateurs des verres Transitions)[34] et Nikon[35].

Institut de la Vision de Paris[modifier | modifier le code]

Essilor participe à l’Institut de la Vision de Paris, centre de recherche sur les maladies oculaires, lancé en décembre 2008[36]. L’objectif du partenariat est d’impliquer les industriels dans la recherche, afin de faire émerger de nouvelles techniques de soin[37].

L’Institut de la Vision développe un prototype de lunettes destinées aux malvoyants. Cet appareil s’adapte au handicap de chaque porteur de lunettes, lui permettant d’obtenir l’image la mieux adaptée[38]. Les lunettes sont équipées d’une caméra permettant de zoomer sur les paysages ou objets[39]. Ce dispositif mêle correction optique et réalité augmentée. Des employés de ERDF participent au développement de ces prototypes.

Observatoire des enjeux de la vision[modifier | modifier le code]

En mars 2013, est lancé l’Observatoire des enjeux de la vision (Vision Impact Institute), soutenu par Essilor. Cet Observatoire vise à collecter dans le monde entier des études et des données sur le mal-voir et ses conséquences socio-économiques. Une des premières études disponibles sur le site de l'Observatoire a mis en lumière une perte de productivité de 269 milliards de dollars par an[40], dont 50 milliards au niveau européen.

Boucle dioptrique[modifier | modifier le code]

Avec le lancement de Varilux Comfort en 1993, Essilor a développé la méthode de la boucle dioptrique qui permet de mesurer la satisfaction du porteur. Elle implique l'utilisation d’une répétition jusqu'à ce qu’un résultat satisfaisant soit obtenu par le porteur. La méthode comprend cinq étapes [41]:

  • Collection de données physiologiques de l'utilisateur
  • Design optique
  • Création d'un prototype de verre
  • Contrôle de mesures
  • Tests cliniques

Crizal Prevencia[modifier | modifier le code]

Essilor a lancé une recherche en partenariat avec l’Institut de la vision afin de déterminer la longueur d'onde des rayons lumineux qui participent à la dégénérescence des cellules rétiniennes[42].

Essilor a lancé en septembre 2013 un verre protégeant des rayons nocifs[4]. Des rayons nocifs du soleil, des Leds, des ordinateurs ou des smartphones sont à l’origine de la cataracte et de la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA)[43].

Les enfants et les adultes de plus de 45 ans sont concernés par ces pathologies visuelles[44].

Réalité virtuelle[45][modifier | modifier le code]

Pour pouvoir mesurer leur progrès en optique et en physiologie, l’équipe de recherche et de développement d’Essilor fait appel à un outil qui utilise la réalité virtuelle. Cet outil permet de percevoir et d'interagir en 3D dans un environnement multi-sensoriel pour visualiser les progrès ophtalmiques et prévoir les détails techniques dans le design des verres de haute performance.

Les chercheurs utilisent aujourd'hui un système de visualisation virtuelle, équipé d’algorithmes de modélisation qui permettent de tester des verres directement sur des porteurs. Ce simulateur permet aussi de changer les propriétés optiques des verres et de mesurer instantanément la satisfaction du porteur. Pour mesurer cette satisfaction, un capteur magnétique enregistre les mouvements de tête et le point exact du regard des yeux 120 fois par seconde. Après l'essai, les résultats sont utilisés pour affiner les performances du verre en question.

En 2008, le Varilux Ipseo New Édition d'Essilor a été conçu avec le système de réalité virtuelle.

Indice de protection E-SPF[modifier | modifier le code]

Afin de protéger les yeux des UV nocifs, Essilor crée en 2012 un indice de protection. L’e-SPF (eye Sun Protection Factor) prend en compte les UV provenant de toutes les directions, c’est-à-dire les rayons UV atteignant la face avant et la face arrière du verre[46].

Varilux S Series[modifier | modifier le code]

Le 31 août 2012, Essilor lance les verres Varilux S Series. Les méthodes de production de ces verres progressifs ont permis de revoir la structure du verre, pour corriger la vue des personnes presbytes. Ces techniques ont par ailleurs diminué les effets de tangage expérimentés par les porteurs de lunettes. 1200 paramètres ont été pris en compte pour élargir le champ de vision des porteurs de lunettes[47].

Le 25 juin 2014, Bernard Maitenaz, ex-président d’Essilor, reçoit l’Apollo Award décerné par l’Association Américaine d’Optométrie[48]. Ce prix récompense les personnes ayant agi de manière significative en faveur de la santé visuelle[49]. Cette distinction lui est attribuée pour l’invention, en 1959, des verres progressifs Varilux[50].

RSE[modifier | modifier le code]

Accès à la correction visuelle[modifier | modifier le code]

En juin 2014, un partenariat de développement économique est initié par Essilor et la Fondation Vizcarra au Mexique. Par l’apport de compétences et de ressources, Essilor permet au programme Salud Digna de la fondation mexicaine de développer un accès à la correction visuelle aux populations à faibles revenus.[51] Un « Eye Lab » est mis en place afin de délivrer des prescriptions dans l’Etat de Sinaloa.[52]

L’Institut brésilien Ver & Viver, créé par Essilor en juin 2013, a été choisi par des municipalités de Rio de Janeiro pour permettre aux populations défavorisées de tester leur vue.[53] Cet institut, en partenariat avec des ONG locales et organismes gouvernementaux, distribue des lunettes équipées de verres « prêt-à-monter » pour offrir aux patients une correction visuelle.[54]

Finances[modifier | modifier le code]

Conseil d'administration[modifier | modifier le code]

Daté du 11 mai 2012[55], le conseil d'administration est composé de :

  • Hubert Sagnières, président directeur général
  • Xavier Fontanet, ancien président du conseil d'administration d'Essilor
  • Philippe Alfroid, ancien directeur général délégué d'Essilor
  • Benoît Bazin, directeur général adjoint de la Compagnie de Saint-Gobain
  • Antoine Bernard de-Saint-Affrique, vice-président exécutif de la société Unilever
  • Yves Chevillotte, ancien directeur général délégué du Crédit agricole
  • Mireille Faugère, directrice générale de l’Assistance publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP)
  • Yves Gillet, directeur général d'Essilor Espagne et représentant de Valoptec Association
  • Yi He, président d'Essilor Chine et représentant de Valoptec Association
  • Bernard Hours, directeur général délégué du groupe Danone
  • Maurice Marchand-Tonel, consultant indépendant
  • Aïcha Mokdahi, directeur de la supply chain Europe d’Essilor et présidente de Valoptec Association
  • Olivier Pécoux, associé-gérant de Rothschild & Cie
  • Michel Rose, ancien directeur général délégué de Lafarge
  • Louise Frechette, associée distinguée du Centre pour l’Innovation en Gouvernance Internationale
  • Maureen Cavanagh, représentant des actionnaires salariés

En 2013, le nouveau comité Responsabilité Sociétale de l'Entreprise (RSE) est créé au sein du Conseil d'Administration[56]. Louise Fréchette en est nommée présidente. Ce comité a pour but de superviser les actions RSE d'Essilor International et donc de contribuer à son développement. Les actions RSE d'Essilor International ont pour vocation d'améliorer l'accès des populations démunies aux moyens de correction visuelle.

Comité exécutif[modifier | modifier le code]

Daté du 1er janvier 2011[57], le comité exécutif est composé de :

  • Hubert Sagnières, président directeur général
  • Paul du Saillant, directeur général adjoint
  • Laurent Vacherot, directeur général adjoint
  • Tadeu Alves, directeur exécutif Amérique latine
  • Eric Bernard, président Essilor Chine
  • Jayanth Bhuvaraghan, directeur exécutif Inde et Asie du Sud
  • Carl Bracy, vice-président marketing et développement commercial Essilor of America
  • Claude Brignon, directeur des opérations Monde
  • Jean Carrier-Guillomet, président d'Essilor of America
  • Patrick Cherrier, Président Asie-Pacifique, Moyen-Orient, Russie, Afrique
  • Bernard Duverneuil, directeur des systèmes d'information
  • Marc François-Brazier, directeur des ressources humaines
  • Norbert Gorny, directeur région Europe Centre
  • Réal Goulet, président d'Essilor Laboratories of America
  • Eric Léonard, président zone Europe
  • Eric Perrier, directeur de la recherche et du développement
  • Géraldine Picaud, directeur financier
  • Patrick Poncin, directeur de l'ingénierie Monde
  • Thierry Robin, directeur du Projet "Digital Surfacing Strategic Opportunity"
  • Bertrand Roy, directeur des partenariats stratégiques
  • Kevin Rupp, directeur financier et vice-président finance et administration Essilor of America
  • Javanth Bhuvaraghan, Chief Corporate Mission officer
  • Lucia Dumas, directrice de la communication Corporate
  • Eric Thoreux, directeur du marketing stratégique
  • Carol Xueref, directeur des affaires juridique et du développement

Participation des salariés[modifier | modifier le code]

En 2012, un quart des salariés sont actionnaires de l'entreprise. Ils détiennent ensemble 8,3 % du capital et environ 15 % des droits de vote[58]. La moitié sont réunis dans l'association Valoptec. Ils obtiennent leurs actions soit dans le cadre de plans de rachat d'actions favorisés par l'entreprise, soit par attribution d'actions de performance qui concernent environ 20 % des effectifs des salariés en 2011.

Valoptec dispose de 3 des 15 sièges du conseil d'administration d'Essilor. Il y a également des représentants de Valoptec au comité d'audit et au comité stratégique d'Essilor.

Ventes[modifier | modifier le code]

88,9 % du chiffre d'affaires d'Essilor vient de la vente de verres ophtalmiques, 7 % est issu des readers et 4 % provient de la vente d'équipements[59].

31 % de son chiffre d'affaires provient de l’Europe, 34,9 % de l’Amérique du Nord, 6,9 % de l’Amérique latine, et 16 % de l'Asie, Océanie Afrique et Moyen Orient[59].

Données financières[modifier | modifier le code]

Données financières en millions d'euros [60],[61]
Années 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
Chiffre d'affaires 2 138 2 116 2 203 2 424 2 690 2 908 3 074 3 268 3 892 4 190 4 989 5 065
Résultat net part du groupe 182 200 244 287 328 367 382 391 462 506 584 593
Fonds propres 1 212 1 206 1 341 1 681 1 881 2 156 2 351 2 713 3 001 3 458 3 921 4 041
Effectif moyen 23 269 23 607 24 793 26 534 29 288 31 534 34 320 34 759 42 704 48 700 52 600 Plus de 55 000

Données boursières[modifier | modifier le code]

  • Actions cotées sur le marché Euronext Paris
  • Membre de l'indice CAC 40
  • Code ISIN = FR 0000121667
  • Code Reuters = ESSI.PA
  • Code Bloomberg = EI:FP
  • Valeur nominale = 0,18 €
  • Actionnaires principaux :
    • Public : 73,6 %
    • Salariés Essilor : 25 %
    • Essilor SA : 1,4 %
Données boursières au 31 décembre[62]
Années 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
Nombre d'actions en circulation (en millions) 205,367 205,480 206,621 206,413 207,697 211,279 211,020 215,510 211,655 214,038 214,724
Capitalisation boursière (en millions d'euros) 3 975 4 188 5 932 7 012 8 430 9 066 7 084 8 997 10 196 11 675 16 323

Politiques de ressources humaines[modifier | modifier le code]

En 2012, Essilor a doté ses représentants commerciaux et visiteurs médicaux de tablettes, afin de présenter les produits aux professionnels de santé, et pour déployer la force de vente au Salon Mondial de l’Optique[63].

En mars 2014, Essilor a signé un accord sur la parité, abordant les sujets de la mixité à tous les niveaux de responsabilité, la conciliation de la vie personnelle et professionnelle et la rémunération hommes/femmes. Un réseau de femmes, women@essilor, a également signé cet accord. L’objectif de ce réseau, développé au sein de l’entreprise, est d’accompagner les femmes vers des emplois perçus comme davantage masculins[64].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1] sur le site de Boursorama, consulté le 15 mars 2013.
  2. a et b « Essilor International : "l'année 2012 est un grand cru" », sur Boursier.fr,‎ 28 février 2013
  3. a et b « Résultats 2012, Un marché porteur, une stratégie claire, des résultats en forte croissance », sur Essilor.com,‎ 28 février 2013
  4. a et b http://www.senioractu.com/Crizal-Prevencia-le-premier-verre-qui-protege-de-la-lumiere-bleue-et-previent-la-DMLA_a16359.html
  5. Le Roux, Jean-Charles, L'Épopée Varilux, Paris, Éditions Perrin, 2007, 198 p., ill. (ISBN 978-2-262-02604-2)
  6. Gaëlle Fleitour, « Santé : Essilor, en verres et contre tous », sur L'Usine nouvelle,‎ 30 août 2012
  7. (en) Albertina Torsoli, « Essilor Slumps as Second-Quarter Sales Miss Estimates », Bloomberg,‎ 17 July 2008 (lire en ligne)
  8. « Essilor fera partie des valeurs du CAC 40 dès le 3 janvier 2005 », sur acuité.fr,‎ 13 décembre 2004
  9. « Essilor rachète Satisloh, un équipementier de laboratoire », sur usinenouvelle.com,‎ 16 Juin 2008
  10. « Essilor rachète FGX International pour 565M$ », sur easybourse.com,‎ 16 Décembre 2009
  11. « Essilor: acquisition de Signet Armorlite », sur lefigaro.fr,‎ 02 Avril 2010
  12. « Essilor finalise son rachat de Signet Armorlite », sur easybourse.com,‎ 02 Avril 2010
  13. « Essilor: finalise l'acquisition de Shamir Optical », sur lexpress.fr,‎ 01 Juillet 2011
  14. « Essilor donateur des Jeux internationaux d’été Special Olympics-Lions Club », sur l'Opticien Lunetier,‎ 11 Juillet 2011
  15. « Essilor acquiert 50% du capital de Wanxin Optical, leader chinois de l'optique ophtalmique », sur Capital.fr,‎ 13 Janvier 2011
  16. « Essilor : inaugure son premier Centre Innovation et Technologie à Dallas », sur Boursier.com,‎ 08 Octobre 2010
  17. « Grand Prix de l’Actionnariat Salarié 2012 : qui sont les lauréats ? »,‎ 17 Décembre 2012
  18. « Essilor International : attention à la décote », sur bourse-finance.fr,‎ 18 juillet 2012
  19. « Nouvelles gammes Essilor à Dijon », sur lesechos.fr,‎ 09 Avril 2013
  20. « Essilor va lancer des verres solaires de marque Polaroid », sur lefigaro.fr,‎ 22 Mail 2013
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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Hubert Sagnières

Liens externes[modifier | modifier le code]