Jacques Cellerier

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Jacques Cellerier (1742 Dijon1814 Paris) est un architecte français au style néoclassique dont on peut découvrir les bâtiments essentiellement à Paris et Dijon.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'aubergistes dijonnais, élève de Nicolas Lenoir, à qui il était apparenté, il poursuit sa formation à l'Académie royale d'architecture. En compagnie de son ami le sculpteur Jean-Antoine Houdon, il fut pensionnaire du Roi à Rome avant d'être nommé ingénieur de la généralité de Paris. On retiendra surtout de son œuvre les hôtels particuliers et les théâtres.

Partisan des lumières, il dessina l'imposant char funèbre qui transporta les cendres de son ami Voltaire au Panthéon en 1791.

En 1790, il réalisa les dessins pour l'arc de triomphe du Champ-de-Mars pour la fête de la Fédération.

En 1800, à l'occasion de la célébration du Traité de Mortefontaine entre la France et les États-Unis, il procèda à la réfection du théâtre du château de Mortefontaine[1].

En 1807, Napoléon Ier le chargea d'ériger, place de la Bastille, un monument à la gloire de ses victoires sur les Anglais et les Russes. Il fut finalement remplacé pour ce projet par Jean-Antoine Alavoine.

En 1812, Napoléon Ier lui confia le projet de construction d'un palais des Archives dont la première pierre sera posée le 15 août, jour de la Saint-Napoléon, l'Empereur étant, en pleine campagne de Russie, devant Smolensk. Ce palais des Archives devait être situé dans le nouveau quartier administratif conçu par l'Empereur et devait faire face au Palais du Roi de Rome, à l'une des quatre extrémité du Champ de Mars, au levant et en bord de Seine[2]. Sa réalisation devait être confiée à l'architecte Jacques Cellerier[3]. Les événements de 1815 et la chute de l'Empire viendront cependant mettre un terme à ce projet qui restera inachevé.

En 1813, il réutilisa le style gothique pour la première fois depuis l'achèvement de la Cathédrale Sainte-Croix d'Orléans. La basilique Saint-Denis se vit ainsi dotée d'une chapelle gothique richement décorée.

Une rue de Dijon porte son nom.

Galerie[modifier | modifier le code]

Œuvres[modifier | modifier le code]

À Paris[modifier | modifier le code]

À Dijon[modifier | modifier le code]

  • L'hôtel de Chartraire de Montigny, rue Vannerie (trésorier des États de Bourgogne) (1779)[5],[6]
  • Le grand théâtre de Dijon, place de la Comédie (la première pierre fut posée en 1810, les travaux sont arrêtés en 1814 à cause de la chute de l'empire, ils seront repris en 1823 par l'architecte parisien Valot, la construction sera achevée en 1828)[7],[8],[9]
  • L'hôtel Dampierre, rue de la Préfecture[10]

À Maisons-Alfort[modifier | modifier le code]

  • Aménagement de l'école dite École Royale Vétérinaire d'Alfort, actuellement École Nationale Vétérinaire[11].

À Compiègne[modifier | modifier le code]

  • L'ancienne prison (1773-1778)

À Tremblay-en-France[modifier | modifier le code]

  • Réfection de l'église Saint-Médard (1781)

À Châtenay-en-France[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Martin (1784-1787)[12]

À Saint-Germain-en-Laye[modifier | modifier le code]

À Sainte-Geneviève-des-Bois[modifier | modifier le code]

  • L'église (1789-1812)[14]

À Mortefontaine[modifier | modifier le code]

  • Réfection du théâtre du château de Mortefontaine (1800)

À Saint-Denis[modifier | modifier le code]

  • Restauration de la Basilique Saint-Denis (1813-1819)[15]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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