Université de Bourgogne

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Université de Bourgogne
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Informations
Fondation 1722
Type Université publique (EPSCP)
Budget 250 millions d’euros (en 2012)[1]
Localisation
Coordonnées 47° 18′ 45″ N 5° 04′ 15″ E / 47.3125, 5.070833 ()47° 18′ 45″ Nord 5° 04′ 15″ Est / 47.3125, 5.070833 ()  
Ville Dijon
Pays Drapeau de la France France
Campus Dijon, Chalon-sur-Saône, Le Creusot, Mâcon, Auxerre et Nevers
Direction
Président Alain Bonnin (depuis 2012)
Chiffres clés
Personnel 2 900 (en 2012)[1]
Enseignants-chercheurs 1 430 (en 2012)[1]
Étudiants 26 800 (en 2012)[1]
Diplômés/an 11 800 (en 2011)[1]
Divers
Affiliation PRES Bourgogne Franche-Comté
Site web www.u-bourgogne.fr/

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Université de Bourgogne

L'université de Bourgogne (appelée uB) est une université située dans les villes de Dijon, Auxerre, Chalon-sur-Saône, Le Creusot, Mâcon et Nevers, en France. Elle offre un large éventail de formation dans toutes les disciplines (hors odontologie : droit, économie, gestion, lettres, langues, médecine, pharmacie, sciences humaines, sciences exactes et expérimentales) et à tous les niveaux (licence, master, doctorat, diplômes de technologie, d'ingénieurs, professionnalisés, de santé, d'enseignement et de formation à la recherche).

Près de 30 000 étudiants sont accueillis chaque année, plus de 2 000 salariés ou demandeurs d'emploi s'y forment dans le cadre de la formation continue. Propriétaire de vignoble et d'un centre d'expérimentation à Marsannay-la-Côte (agglomération dijonnaise), elle offre des filières complètes en sciences de la vigne et œnologie, regroupés dans l'Institut Jules-Guyot nommé d'après Jules Guyot. L'université de Bourgogne consacre près du tiers de son budget (hors salaires) à la recherche.

Historique[modifier | modifier le code]

L'université médiévale[modifier | modifier le code]

Les écoles publiques de Dijon jouissent au Moyen Âge d'une grande réputation. La création pour les deux Bourgogne de l'université de Dole (alors Dôle), en 1422, leur porte gravement atteinte car elles se voient privées d'étudiants et surtout des étrangers.

À la demande du maire et des échevins, appuyés par Georges de la Trémoille, gouverneur de la province de Bourgogne et son défenseur contre les Suisses en 1513, François Ier de France (1515-1547) institue à Dijon une université avec quatre facultés en 1516 mais cette décision reste lettre morte, même si les patentes royales sont très flatteuses pour les Dijonnais.

Le Collège des Martinots ou des Martin (1531), dans l'actuelle rue du Vieux-Collège, puis le collège jésuite des Godrans, fondé en 1581 en exécution du testament d'Odinet Godrans, président du Parlement de Bourgogne, tentent avec plus ou moins de succès de pallier cette situation. Le transfert de l'université de Dôle à Besançon en 1691 incite les États de Bourgogne à solliciter du roi de France la création à Dijon d'une université. Les deux villes deviennent alors rivales. Sous l'influence du Prince de Condé, gouverneur de Bourgogne, Louis XV accorde à Dijon une université avec quatre facultés le 17 avril 1722. Besançon réplique par une véritable coalition avec l'université de Paris et plusieurs universités provinciales. Le roi hésite alors et établit un compromis.

L'édit de décembre 1722 ne crée donc plus qu'une faculté de droit (civil, canon et français) confirmée par une bulle d'Innocent XIII en 1723 et l'université est inaugurée en grande pompe le 24 novembre 1723. Le Parlement tout entier vient assister à la séance de rentrée. Le Premier Président Berbisey ouvre le cortège, entouré des neuf présidents avec leurs manteaux d'hermine et leurs mortiers, des chevaliers d'honneur, de soixante-quatre conseillers et de cinq conseillers clercs en grand costume ecclésiastique.

L'université, soutenue financièrement par la Ville et la Province s'installe au couvent des Jacobins et jouit d'une certaine notoriété, malgré le petit nombre d'étudiants. Le futur Président de Brosses, Guyton de Morveau, Cazotte ou Berlier en font partie.

Les cinq professeurs et les trois agrégés exercent aussi leur profession d'avocat et enseignent à des étudiants dont l'effectif ne dépassera jamais 200.

Bâtiment de l'université de Bourgogne rue Chabot-Charny

L'université tient donc ses écoles et ses assemblées dans le couvent des Jacobins qui offre un abri fort convenable bien qu'emprunté. Le couvent sera démoli en 1874 en même que la vaste église à laquelle il tient pour faire place aux Halles du marché couvert. Il ne reste plus aucun vestige.

L'Académie des sciences, arts et belles-lettres y tient aussi des cours publics et organise des démonstrations de botanique, de chimie et de matière médicale.

La tourmente révolutionnaire emporte presque en même temps l'université de Dijon (elle ferme en 1792) et l'Académie des sciences, arts et belles-lettres.

L'université de Bourgogne au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Lorsque Napoléon entreprend de réorganiser l'enseignement, Dijon devient le siège d'une école spéciale de droit. Le nouvel établissement est ouvert en 1806 et devient faculté de droit, par décret du 17 mars 1808. La faculté de lettres est créée la même année et la faculté des sciences ouvre en 1809. Dans le même temps est ouverte une école secondaire de médecine et de pharmacie.

Parmi les nombreux bâtiments confisqués à Dijon lors de la Révolution, une aile de l'ancien collège des Godrans autrefois bâti par les Jésuites est occupée, au rez-de-chaussée seulement, par l'école de droit qui commence ses cours en 1805. La faculté des sciences, celle des lettres et le Rectorat doivent investir une partie de l'Hôtel Despringles, déjà occupé par l'Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres. Cette situation durera plus de trente ans. L'Académie doit ensuite quitter les locaux. L'école secondaire de médecine et de pharmacie se trouve, quant à elle, dans un pavillon qui est construit pour elle à l'hôpital général.

L'université de Bourgogne au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Bâtiment de droit, lettres, langues, économie, gestion et science politique
La Maison de l'Université
  • 1909 : la nouvelle faculté des lettres s'élève à la place de l'ancienne Maison du Singe. L'ancien séminaire (ex-dortoir de l'abbaye Saint-Bénigne) est désaffecté et transformé en cité universitaire.
  • 1945 : on projette de supprimer l'université de Dijon et d'envoyer les 950 étudiants à Paris, à Lyon ou à Besançon. Le projet n'aboutit pas.
  • 1946 : le recteur Bouchard prend la direction du Rectorat. Il choisit la pente de la colline de Montmusard pour bâtir la nouvelle université.
  • 6 janvier 1953 : on creuse les fondations de la future Faculté des Sciences (inaugurée le 12 octobre 1957).
  • 9 septembre 1959 : ouverture des premiers pavillons Bossuet et Lamartine qui logent les étudiants.
  • 6 octobre 1962 : la bibliothèque universitaire, la faculté de droit et la chaufferie sont inaugurées.
  • 23 septembre 1965 : un décret publié au Journal Officiel transforme l'école de médecine et de pharmacie en faculté de médecine et de pharmacie.
  • 9 octobre 1965 : la faculté de lettres est inaugurée.
  • 1968 : la faculté de médecine et de pharmacie rejoint l'Hôpital du Bocage ouvert en 1962.
  • 26 juin 1997 : l'amphithéâtre Galilée, le pôle d'économie et de gestion, et la Maison de l'université sont inaugurés.
  • 2003 : le pôle AAFE.
  • 2005 : la Maison de l'Étudiant
  • 2011 : la Maison des Sciences de l'Homme.

Historique des présidents[modifier | modifier le code]

Liste des présidents successifs de l'Université de Bourgogne depuis 1946[2] :

  • 1946-1967 : Recteur Marcel Bouchard (l’Université était alors dirigée par le Recteur)
  • 1971–1973 : Françoise Morey-Bailly, première présidente de l’université, maître de conférences de mathématiques
  • 1973–1978 : Pierre Feuillée, professeur de géologie
  • 1978–1983 : Jacques Vaudiaux, professeur de droit
  • 1983–1988 : Roger Paris, professeur de biologie
  • 1988-1993 : Gilles Bertrand, professeur de chimie-physique
  • 1993-1998 : Jocelyne Pérard, professeur de géographie et spécialiste de climatologie
  • 1998-2003 : Bernard Laurin, professeur de paléontologie
  • 2003-2007 : Jean-Claude Fortier, professeur de droit public
  • 2007-2012 : Sophie Béjean, professeur de sciences économiques
  • 2012-2016 : Alain Bonnin[3], médecin, professeur

Composantes[modifier | modifier le code]

Unités de formation et de recherche[modifier | modifier le code]

L'université compte dix UFR[4]

  • Droit et Science Politique
  • Langues et Communication
  • Lettres et Philosophie
  • Médecine
  • Science Économique et de Gestion
  • Sciences du Sport (STAPS)
  • Sciences et Techniques
  • Sciences Humaines
  • Sciences Pharmaceutiques et Biologiques (pharmacie)
  • Sciences Vie, Terre et Environnement

Écoles[modifier | modifier le code]

L'ESIREM

Deux des composantes de l'université ont le statut d'école[4]:

Instituts[modifier | modifier le code]

L'université compte huit instituts d'enseignement[4]:

Formation et recherche[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Relations internationales[modifier | modifier le code]

Recherche[modifier | modifier le code]

Scientométrie[modifier | modifier le code]

L'université de Bourgogne ne faisait pas partie des 500 universités et écoles classées, au niveau mondial, par l'université Jiao Tong de Shanghai en 2008 (Academic Ranking of World Universities). La même année, elle était classée 724e par le classement "Ranking Web of World Universities" [5]qui est basé sur le volume et la qualité des publications électroniques des 6000 écoles et universités classées.

Vie étudiante[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de la population universitaire

2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007
24 948[6] 24 403[7] 24 442[8] 24 952[9] 25 649[10] 26 170[11] 26 167[12] 25 463[13]
2008 2009 2010 2011 - - - -
26 878[14] 26 897[15] 26 118[16] 26 551[17] - - - -

Personnalités[modifier | modifier le code]

Enseignants[modifier | modifier le code]

Étudiants[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Chiffres clés de l'université de Bourgogne en 2012-2013
  2. Les présidents de l’Université de Bourgogne sur le site officiel de l'Université de Bourgogne
  3. http://www.u-bourgogne.fr/-Alain-Bonnin-President-de-l-uB-.html
  4. a, b et c Les composantes de l’uB : UFR, écoles, instituts, www.u-bourgogne.fr, consulté le 5 mai 2010
  5. http://www.webometrics.info/rank_by_country.asp?country=fr
  6. Jean-Richard Cytemann, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2001, Imprimerie nationale, p. 161, (ISBN 2-11-092136-6), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  7. Jean-Richard Cytemann, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2002, Imprimerie nationale, p. 159, (ISBN 2-11-092152-8), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  8. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2003, Imprimerie nationale, p. 155, (ISBN 2-11-093455-7), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  9. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2004, Imprimerie nationale, p. 159, (ISBN 2-11-094345-9), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  10. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2005, Imprimerie nationale, p. 175, (ISBN 2-11-095390 X), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  11. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2006, Imprimerie nationale, p. 179, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  12. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2007, Imprimerie nationale, p. 181, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  13. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2008, Imprimerie nationale, p. 173, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  14. Daniel Vitry, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2009, Imprimerie moderne de l’Est, p. 175, (ISBN 978-2-11-097805-9), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  15. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2010, Imprimerie moderne de l’Est, p. 173, (ISBN 978-2-11-097819-6), consulté sur www.education.gouv.fr le 17 septembre 2010
  16. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2011, Imprimerie moderne de l’Est, p. 175, (ISBN 978-2-11-097810-3), consulté sur www.education.gouv.fr le 2 septembre 2011
  17. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2012, Imprimerie moderne de l’Est, p. 177, (ISBN 978-2-11-099368-7), consulté sur www.education.gouv.fr le 30 août 2012
  18. Hervé Morin, « La réputation scientifique contestée des frères Bogdanov », Le Monde, jeudi 19 décembre 2002
  19. Roger Guillemin, The Nobel Prize in Physiology or Medicine 1977, nobelprize.org, consulté le 4 mai 2010
  20. [1], www.gouv.sn, consulté le 13 octobre 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]