François Rude

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir François et Rude.

François Rude

Description de l'image  Sophie Rude - Portrait of Francois Rude.jpg.
Naissance 4 janvier 1784
Dijon en Bourgogne
Décès 3 novembre 1858 (à 71 ans)
Paris en Île-de-France
Nationalité France Française
Profession Sculpteur
Formation École nationale supérieure des beaux-arts
Distinctions Légion d'honneur

François Rude, né à Dijon le 4 janvier 1784 et mort à Paris le 3 novembre 1855, est un sculpteur français représentatif de la transition entre le néoclassicisme et le romantisme.

Sommaire

Biographie[modifier]

Il apprend la sculpture à Dijon avec François Devosge et est soutenu par le conservateur adjoint du musée de Dijon, Louis Fremiet[1], dont il épousera plus tard sa fille, Sophie.

En 1809, il s'installe à Paris et devient élève de l'École nationale supérieure des beaux-arts à l'atelier de Pierre Cartellier, obtenant le prix de Rome (Aristée déplorant la perte de ses abeilles) en 1812. Les circonstances politique contemporaine font qu'il ne pourra jamais bénéficier du séjour à la Villa Médicis à Rome afférent au prix. En 1815, il part s'installer à Bruxelles, pour rejoindre sa belle-famille, où il se met au service de l'architecte Charles Vander Straeten et exécute neuf bas-reliefs pour l'un des pavillons palais de Tervuren, aujourd'hui disparu (mais dont subsite des moulages[2]). Il y épouse le peintre Sophie Fremiet (fille de Louis Fremiet, bonapartiste français exilé volontaire et frère du sculpteur Emmanuel Frémiet). Avec l'architecte Charles Vander, il participe à plusieurs travaux de rénovation et de décoration de palais royaux

Il revient ensuite à Paris en 1827 où il passe progressivement du classicisme au romantisme.

Après 1827, il produit une statue de la Vierge pour l'église Saint-Gervais de Paris et une statue de Mercure, aujourd'hui exposée au Louvre. En 1833, il obtient la Légion d'honneur et une commande de haut-relief pour l'arc de triomphe de l'Étoile : il s'agit du Départ des volontaires de 1792 , communément appelé La Marseillaise, qui est son œuvre la plus célèbre et contribue grandement à sa renommée. En parallèle il taille dans le marbre le Petit Pêcheur Napolitain jouant avec une tortue, exposé au Louvre.

Le succès de sa Marseillaise lui permet d'ouvrir son propre atelier et de former ainsi des élèves, dont Paul Cabet. Il reçoit plusieurs commandes pour des monuments publics en l'honneur de grands personnages, Louis Monge (1849), Antoine Joseph Bertrand (1852), Maréchal Ney . Il a également quelques commandes privées et religieuses.

En 1835, François Rude continue la statue de « Caton d'Utique lisant le Phédon avant de se donner la mort » commencé par Jean-Baptiste Roman et qui fut sa dernière œuvre d'art. En effet Jean-Baptiste Roman mourut en 1835. François Rude termina la statue en 1840[3].

Il remporte l'année de sa mort, une médaille d'honneur à l'exposition universelle de 1855 à Paris.

Au niveau politique, il passe de bonapartiste à républicain. Il se présente, sans succès, aux élections pour l'assemblée constituante de 1848 et est nommé membre d'une commission pour étudier une réforme de l'école des Beaux-arts la même année. Le gisant de Godefroy Cavaignac', 1847, témoigne ainsi de son engagement[4].

Postérité[modifier]

Le musée Rude lui est consacré dans sa ville natale de Dijon ; il est installé dans le transept de l'ancienne église Saint-Étienne de Dijon, 8 rue Vaillant. Il contient essentiellement des moulages, dont une reproduction grandeur nature (un surmoulage) du Départ des volontaires de 1792. Ce dernier a été créé pendant la Seconde Guerre mondiale en cas de destruction de l'original par les bombardements allemands. Quant à l'arc de triomphe de la place de l'Étoile, seul le groupe sculpté par François Rude a été protégé par des sacs de sables, à l'instar de quelques autres monuments parisiens, ce qui montre la haute estime des autorités de l'époque pour ce chef-d'œuvre. Il existe également, à Dijon, une place François-Rude.

Une pièce commémorative de Dix francs François Rude a été émise en 1984 à l'occasion du bicentenaire de la naissance du sculpteur.

Œuvres[modifier]

Élèves[modifier]

(liste non exhaustive)

Voir aussi[modifier]

Bibliographie[modifier]

  • Sophie Barthélemy, Matthieu Gilles et collectif, François et Sophie Rude. Citoyens de la Liberté. Un couple d’artistes au XIXe siècle, Dijon/Paris, Musée des Beaux-Arts de Dijon/Somogy Éditions d’Art, 2012, 288 p., 382 ill. (ISBN 978-2-7572-0588-4)

Note et références[modifier]

  1. Joseph W, Sophie et François Rude, deux oeuvres à l'unisson, Dossier de l'art Hors-série n° 19, octobre 2012, p12-21
  2. Joseph W, Les reliefs pour Tervueren, premier chef d'ouvre de François Rude, Dossier de l'art Hors-série n° 19, octobre 2012, p 22-23
  3. Caton d'utique au musée du Louvre
  4. Lochot E, François Rude, un artiste engagé, Dossier de l'art Hors-série n° 19, octobre 2012, p 40-41
  5. Jeune pécheur napolitain jouant avec une tortue sur le site du musée du Louvre
  6. Gras C, François Rude : Hébé et l'aigle de Jupiter, Dossier de l'art Hors-série n° 19, octobre 2012, p 64-65
  7. http://mba.dijon.fr/collectionsru.html

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier]