François Rude

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François Rude

Description de cette image, également commentée ci-après

Buste en bronze par Paul Cabet (son neveu), vers 1852-1855, musée des beaux-arts de Dijon

Naissance
Dijon (Bourgogne)
Décès (71 ans)
Paris
Nationalité France Française
Profession Sculpteur
Formation
Distinctions
Conjoint
Famille

François Rude ( à Dijon - à Paris) est un sculpteur français du XIXe siècle, représentatif de la transition entre le néoclassicisme et le romantisme, dont il est un des maîtres.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Dijon, 5 rue François Rude, à proximité de l'actuelle place François-Rude, il est fils de forgeron. Il apprend le dessin dans cette ville avec François Devosge et est soutenu par le conservateur adjoint du musée des beaux-arts de Dijon, mécène et ardent bonapartiste Louis Fremiet[1], dont il épousera plus tard la fille, Sophie Rude.

En 1809, il s'installe à Paris et devient élève de l'École nationale supérieure des beaux-arts à l'atelier de Pierre Cartellier, obtenant le Prix de Rome 1812 pour son œuvre Aristée déplorant la perte de ses abeilles. Les circonstances politiques contemporaines font qu'il ne pourra jamais bénéficier du séjour à l'Académie de France à Rome de la Villa Médicis afférent au prix.

En 1815, après la chute du Premier Empire et la Restauration des Bourbons, il part s'installer à Bruxelles à la création du Royaume uni des Pays-Bas, pour rejoindre sa belle-famille, où il se met au service de l'architecte Charles Vander Straeten et exécute neuf bas-reliefs pour l'un des pavillons palais de Tervuren, aujourd'hui disparu (mais dont subsistent des moulages[2]). Il y épouse la peintre Sophie Fremiet (fille de son protecteur Louis Fremiet, bonapartiste français exilé volontaire et frère du sculpteur Emmanuel Frémiet) avec qui il a un fils Amédée, disparu en 1830 à l'age de 8 ans. Avec l'architecte Charles Vander Straeten, il réalise des commandes officielles du roi Guillaume Ier des Pays-Bas, en participant à plusieurs travaux de rénovation et de décoration de palais royaux, châteaux et monuments de Bruxelles (Opéra La Monnaie, Bourse de Bruxelles ...).

Il revient ensuite à Paris en 1827 où il passe progressivement du classicisme au romantisme. Après 1827, il produit une statue de la Vierge pour l'église Saint-Gervais de Paris et une statue de Mercure, aujourd'hui exposée au Musée du Louvre.

En 1833, il obtient la Légion d'honneur et une commande de haut-relief pour l'arc de triomphe de l'Étoile : le Départ des volontaires de 1792 , communément appelé La Marseillaise, son œuvre la plus célèbre qui contribue grandement à sa renommée. En parallèle il sculpte dans le marbre le Petit Pêcheur Napolitain jouant avec une tortue, exposé au Louvre.

Le succès de sa Marseillaise lui permet d'ouvrir son propre atelier et de former ainsi des élèves, dont son neveu Paul Cabet. Il reçoit plusieurs commandes pour des monuments publics en l'honneur de grands personnages, Louis Monge (1849), Antoine Joseph Bertrand (1852), Maréchal Ney. Il a également quelques commandes privées et religieuses.

En 1835, François Rude continue la statue de Caton d'Utique lisant le Phédon avant de se donner la mort commencé par Jean-Baptiste Roman, dernière œuvre de l'artistique disparu cette même année 1835. François Rude termine la statue en 1840[3]. En 1839 le couple adopte Martine Cabet, nièce orpheline de Sophie, qui pose pour plusieurs de leurs œuvres, future épouse de leur neveu Paul Cabet.

A partir de 1852, il consacre les trois dernières années de sa vie à deux sculptures dont il a choisi lui-même les sujets pour répondre aux commandes de sujets libres de sa ville natale de Dijon : Hébé et l'aigle de Jupiter et L'Amour dominateur du monde dans lesquelles l'artiste renoue avec un certain classicisme et qui constituent son testament artistique.

Il remporte l'année de sa disparition, une médaille d'honneur à l'exposition universelle de 1855 à Paris et repose au cimetière du Montparnasse du 14e arrondissement de Paris.

Politique[modifier | modifier le code]

Au point de vue politique, il passe de bonapartiste à républicain. Il se présente, sans succès, aux élections pour l'assemblée constituante de 1848 et est nommé membre d'une commission pour étudier une réforme de l'école des Beaux-arts la même année. Le gisant de Godefroi Cavaignac, 1847, témoigne ainsi de son engagement[4].

Postérité[modifier | modifier le code]

Le Musée des beaux-arts de Dijon expose plusieurs de ses œuvres dont l'Hébé et l'aigle de Jupiter ...

En 1835 Claude Noisot fait aménager le musée et Parc Noisot à Fixin près de Dijon avec entre autres le réveil de Napoléon, commandé à son ami François Rude.

En 1936 La Poste émet un timbre représentant le haut relief de l’Arc de triomphe [5]

En 1947 sa ville natale de Dijon lui consacre le musée Rude, dans le transept de l'ancienne église Saint-Étienne de Dijon. Il expose uniquement des moulages, dont une reproduction grandeur nature (un surmoulage) du Départ des volontaires de 1792. Ce dernier a été créé pendant la Seconde Guerre mondiale en cas de destruction de l'original par les bombardements allemands. Quant à l'arc de triomphe de la place de l'Étoile, seul le groupe sculpté par François Rude a été protégé par des sacs de sables, à l'instar de quelques autres monuments parisiens, ce qui montre la haute estime des autorités de l'époque pour ce chef-d'œuvre.

En 1984 une pièce commémorative de Dix francs François Rude est émise à l'occasion du bicentenaire de la naissance du sculpteur.

La place François-Rude lui ai dédiée par la ville de Dijon.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Élèves[modifier | modifier le code]

Liste non exhaustive :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sophie Barthélemy, Matthieu Gilles et collectif, François et Sophie Rude. Citoyens de la Liberté. Un couple d’artistes au XIXe siècle, Dijon/Paris, Musée des Beaux-Arts de Dijon/Somogy Éditions d’Art, 2012, 288 p., 382 ill. (ISBN 978-2-7572-0588-4)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Note et références[modifier | modifier le code]

  1. Joseph W, Sophie et François Rude, deux œuvres à l'unisson, Dossier de l'art Hors-série n° 19, octobre 2012, p12-21
  2. Joseph W, Les reliefs pour Tervueren, premier chef d’œuvre de François Rude, Dossier de l'art Hors-série n° 19, octobre 2012, p 22-23
  3. Caton d'utique au musée du Louvre
  4. Lochot E, François Rude, un artiste engagé, Dossier de l'art Hors-série n° 19, octobre 2012, p 40-41
  5. Voir le timbre-poste]
  6. Jeune pécheur napolitain jouant avec une tortue sur le site du musée du Louvre
  7. Gras C, François Rude : Hébé et l'aigle de Jupiter, Dossier de l'art Hors-série n° 19, octobre 2012, p 64-65