Saint-Nicolas-lès-Cîteaux

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Saint-Nicolas-lès-Cîteaux
Église Saint-Nicolas.
Église Saint-Nicolas.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Côte-d'Or
Arrondissement Beaune
Canton Nuits-Saint-Georges
Maire
Mandat
Florence Zito
2014-2020
Code postal 21700
Code commune 21564
Démographie
Population
municipale
426 hab. (2011)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 06′ 56″ N 5° 03′ 19″ E / 47.1155555556, 5.05527777778 ()47° 06′ 56″ Nord 5° 03′ 19″ Est / 47.1155555556, 5.05527777778 ()  
Altitude Min. 190 m – Max. 227 m
Superficie 28,93 km2
Localisation

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Saint-Nicolas-lès-Cîteaux

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Saint-Nicolas-lès-Cîteaux est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Nicolas-lès-Cîteaux
Épernay-sous-Gevrey

Villebichot

Savouges Corcelles-lès-Cîteaux Izeure

Bessey-lès-Cîteaux

Boncourt-le-Bois Saint-Nicolas-lès-Cîteaux Aubigny-en-Plaine

Magny-lès-Aubigny Charrey-sur-Saône

Gerland Broin Bonnencontre

Histoire[modifier | modifier le code]

L'abbaye de Cîteaux est fondée en 1098 par saint Robert et des moines venus de Molesme. En 1113, saint Bernard vient y prendre l'habit en compagnie de trente gentilshommes bourguignons. Dès lors, l'abbaye devient chef d'ordre et connait un grand rayonnement sous la protection des ducs de Bourgogne. L'ordre cistercien comptera plus de mille abbayes en Europe et en Palestine. En 1608, l'abbaye fonde le village de Saint-Nicolas en faisant appel à des colons de Lorraine. En 1636, l'abbaye est ravagée par Gallas.

Au début du XVIIe siècle, pour pallier les difficultés résultant des guerres et des pillages de l'époque, le 52e abbé de Cîteaux, dom Nicolas II de Boucherat, fait venir sur son domaine 23 familles (36 hommes) originaires de Lorraine. À chacune, il offre une parcelle de 100 journaux (34 hectares) de terre située dans la forêt, à environ 4 km de l'abbaye. Les familles s'engagent à les défricher et à les mettre en culture dans les 15 ans. Elles devront reverser une partie de la production à l'abbaye, et s'acquitter de corvées, sous peine de sanctions[1].

Cette "installation" est à l'origine du village actuel. Le 31 octobre 1608, la charte de fondation est signée dans la salle capitulaire. Le village ainsi créé prend le nom de l'abbé : Saint-Nicolas.

À la Révolution, l'abbaye de Cîteaux est supprimée et le village de Saint-Nicolas est temporairement appelé Unité[2].

En 1841, la féministe belge Zoé de Gamond et Arthur Young, un disciple de Fourier, établissent dans les bâtiments délaissés un phalanstère. En 1846, l'abbé Rey y installe une colonie agricole pénitentiaire qui est dissoute à la fin du XIXe siècle. En 1898, le monastère est donné aux trappistes.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Nicolas-lès-Cîteaux Blason Écartelé: au premier d'azur semé de fleurs de lis d'or, à l'écusson bandé d'or et d'azur et à la bordure de gueules, brochant en abîme, au deuxième d'or à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent, au troisième d'or à la branche de chêne de sinople englantée d'une pièce d'argent, au quatrième d'azur au coq d'or barbé, becqué, crêté et membré de gueules.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1790 dom François Trouvé    
 ?  ? Louis Boisset    
1790 1790 Gérard François    
1790 1792 François Charles    
1792 1800 Jean Seurot    
1800 1819 Picavez    
1819 1822 Jacques Guyon    
1822 1834 Jacques Patron    
1834 1847 Claude Morlot    
1847 1848 François Patron-Gauthey    
1848 1871 Pierre Patron    
1871 1876 Jean Lechene    
1876 1878 Jean Seurot-Morlot    
1878 1880 Pierre Patron Catinot    
1880 1881 Pierre Patron-Chapelain    
1881 mai 1904 Auguste Remondet-Lechène    
mai 1904 mai 1908 François Molard    
mai 1908 novembre 1920 Auguste Remondet    
novembre 1920 août 1935 Jean-Baptiste Vasseur    
août 1935 mai 1945 Claudius Molard    
mai 1945 mars 1977 Raymond Veillet    
mars 1977 juin 1995 Pierre Goujon    
juin 1995 mars 2008 Daniel Naudin    
mars 2008 en cours Florence Zito MoDem  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 426 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
670 841 706 583 668 678 675 697 636
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
626 767 662 1 636 1 381 1 096 721 780 493
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
435 431 396 437 360 406 430 373 395
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2011
386 316 331 400 475 463 463 434 426
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Roth (Allemagne) depuis 1991

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Saint-Nicolas-lès-Cîteaux 1608 - 2008, ouvrage commémoratif édité par la municipalité (ISBN 2-9518354-1-8)
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Saint-Nicolas-lès-Cîteaux », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 4 août 2012)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]

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