Thierry Marx

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Thierry Marx

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Thierry Marx en 2008

Naissance 19 septembre 1962 (52 ans)
Paris
Nationalité Français
Pays de résidence France
Profession
Activité principale
Distinctions

Thierry Marx, né à Paris en 1962, est un cuisinier français. Sa cuisine s'inspire de la gastronomie moléculaire. Il travaille d'ailleurs en collaboration avec le physicien Jérôme Bibette.

Biographie[modifier | modifier le code]

Thierry Marx naît en 1962 puis grandit dans le quartier de Ménilmontant dans la cité HLM dite du « 140 Ménilmontant ». Son grand-père, Marcel Marx, était un réfugié juif polonais, communiste durant la Seconde Guerre mondiale[1]. Il se dit lui-même né entre Belleville et Ménilmontant de parents immigrés juifs polonais[2]. Il rêve de devenir boulanger en traînant devant la boulangerie de Bernard Ganachaud, inventeur de la flûte Gana.

Il entre chez les Compagnons du Devoir en 1978, il y obtient les CAP de pâtissier, chocolatier et glacier. Mais à 18 ans, Thierry Marx s'engage dans l'armée comme parachutiste dans l'infanterie de marine. Il se retrouve casque bleu, en 1980 durant la Guerre du Liban[1] avant de rejoindre les Phalanges libanaises[3].

De retour en France, il se dit « en morceaux », il est vigile, transporteur de fonds, manutentionnaire, puis se remet finalement à la cuisine[4]. Il est commis chez Ledoyen, Taillevent et Robuchon. Remarqué dans sa brigade, il se retrouve chef cuisinier du Regency Hôtel de Sydney et voyage beaucoup (Singapour, Hong Kong, Tokyo).

Dans les années 1980, il est à la tête des cuisines du luxeux Hôtel**** Le Cheval Blanc de Nîmes, situé face aux Arènes. Tenu par Régine, cet hôtel est le symbole du faste de ces années-là, et reçoit le Tout-Paris mondain de l'époque.

En 1988, il reçoit une première étoile au Guide Michelin pour le restaurant Roc en Val à Montlouis-sur-Loire[5], puis de 1990 à 1995 au Cheval blanc de Nîmes où il reçoit une étoile en 1991[5].

Chef au relais et château Cordeillan-Bages à Pauillac à partir de 1996, il obtient sa première étoile au Michelin en 1996 puis une deuxième en 1999. Espoir pour une troisième étoile depuis 2004. Il est élu chef de l'année en 2006 par le magazine Le Chef.

Le 15 février 2008, le quotidien économique Les Échos lui consacre un entretien[6], assorti d'une introduction du journaliste tenancier du blog Ménilmontant, mais oui madame… Il s'agit là de son premier portrait dans un journal économique français. En octobre 2008 Il est à l'initiative du Foodlab, un labo cuisine a la frontière entre la gastronomie et la science. Il s'agit d'un lieu d’expérimentations mêlant scientifiques et chefs de cuisine de renommée internationale[7].

De février 2010 à avril 2014, il est un des jurés de l'émission Top Chef sur M6 avec Ghislaine Arabian, Christian Constant et Jean-François Piège.

Depuis avril 2010, il est à la tête de la restauration du Mandarin Oriental Paris. Il y a notamment ouvert, depuis juin 2011, le restaurant Sur-mesure by Thierry Marx, le Camélia et un comptoir de pâtisseries. En décembre 2010, il devient le héros d'un manga sur les applications de la cuisine moléculaire dans Science et Vie Découvertes.

En 2012, son restaurant Sur-mesure by Thierry Marx reçoit deux étoiles au guide Michelin[8]. Il est également fait Chevalier des Arts et des Lettres en avril 2012 par Frédéric Mitterrand. La même année, il est président d'honneur des Rencontres François-Rabelais.

En 2013, il collabore avec la marque 3 Suisses pour laquelle il co-crée avec l'artiste plasticienne Mathilde de l'Ecotais une collection capsule.

Un cuisinier engagé[modifier | modifier le code]

Thierry Marx considère la cuisine comme « un lien naturel et social qui peut rassembler les hommes », ce qui se traduit dans plusieurs de ses actions[9].

Depuis 2002, Thierry Marx intervient en milieu carcéral pour y transmettre son savoir-faire. Et depuis 2012, il permet aux détenus de Poissy qui le souhaitent de bénéficier d'une formation en bac professionnel Restauration[10].

Thierry Marx pratique et enseigne les art martiaux. Il a notamment étudié le judo, le Ju-jitsu et l'aïkido [11][12].

Pour l'inauguration du Mandarin Oriental Paris et de ses différents espaces, il a introduit au sein de ses équipes la pratique du tai-chi-chuan, avec pour objectif de lutter contre le stress et de souder les équipes[13].

En 2012 il ouvre à Paris, dans le quartier de Ménilmontant, une formation gratuite aux métiers de la restauration baptisée « Cuisine, mode d’emploi(s) » et destinée en priorité aux jeunes sans diplôme et aux personnes en réinsertion ou en reconversion professionnelle. Pour la première session, le chef a reçu 150 candidatures, mais n'a gardé que huit stagiaires. À l'issue de la formation, ils obtiendront un certificat de qualification professionnelle.

En 2013, il lance avec « Cuisine, mode d'emploi(s) » la création d'un centre de formation boulangerie, d'un restaurant d'application et d’insertion et un centre de création culinaire.Il est aidé par de nombreux partenaires, dont pour la première fois en France, le grand public sollicité via le site de financement participatif My Major Company. Son projet "Cuisine Mode d'Emploi(s), La boulangerie"[14] est lancé en janvier 2013.

Un adepte de la street food[modifier | modifier le code]

Pour Thierry Marx, la street food est « un puissant moteur d’intégration dans la société »[15]. Il a mené ces dernières années plusieurs opérations en faveur de la street food.

En 2009, le chef a lancé à Blanquefort, près de Bordeaux, des « Ateliers du cuisine nomade »[16].

En septembre 2012, Thierry Marx organise en partenariat avec Badoit un repas gastronomique dans le RER C. Ce sont 400 personnes qui vont déguster les plats du chef étoilé, servies par 90 maîtres d'hôtel pendant leurs 25 minutes de trajet[17]. En septembre 2013, toujours avec Badoit, c'est dans les embouteillages de la rue de Rivoli à Paris que l'évènement se reproduit: 1000 personnes ont eu la surprise de se voir servir un repas gastronomique dans leur voiture, servis par une centaine de maîtres d'hôtels, sur les trois kilomètres de trajet[18].

 TV[modifier | modifier le code]

Livres par Thierry Marx[modifier | modifier le code]

Livres de cuisine[modifier | modifier le code]

  • Planète Marx (octobre 2006)
  • Easy Marx (octobre 2010)
  • Daily Marx (mai 2011)
  • Sweet Marx (septembre 2011)
  • Street Marx (octobre 2011)
  • Bon ! (octobre 2011)
  • Best of Marx (mars 2012) _ édition Alain Ducasse

Autres livres[modifier | modifier le code]

Biographie : Comment je suis devenu chef étoilé (octobre 2011)

Co-écrit avec Raphaël Haumont : Le répertoire de la cuisine innovante (juin 2012)

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Libération - 14/09/2005 - "Ceinture noire et cordon-bleu"
  2. « Le cuisinier est une sentinelle », Philosophie magazine,‎ décembre 2013, p. 40 (lire en ligne)
  3. Planète Marx, L'Express
  4. Les nouvelles Clés Magazine - Thierry Marx, cuisinier hors norme
  5. a et b Magazine Références
  6. Ménilmontant, mais oui madame… : Marxiste, tendance Thierry
  7. Le Foodlab : Thierry Marx en a rêvé David Edwards l´a fait !
  8. Guide Michelin 2012
  9. [1]
  10. [2]
  11. http://archives.lesechos.fr/archives/2008/SerieLimitee/00060-026-SLI.htm]
  12. [3]
  13. [4]
  14. Cuisine Mode d'Emploi(s), La boulangerie sur My Major Company
  15. [5]
  16. http://alimentation.gouv.fr/thierry-marx-cuisine-nomade
  17. [6]
  18. [7]

Liens externes[modifier | modifier le code]