Châtillon-sur-Seine

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Châtillon-sur-Seine
Voyageurs sensibles et amis des belles choses, n’eussiez vous qu’une heure de station dans mon pays, montez à Saint-Vorles et de Saint-Vorles comtemplez Chatillon[T 1]
Voyageurs sensibles et amis des belles choses, n’eussiez vous qu’une heure de station dans mon pays, montez à Saint-Vorles et de Saint-Vorles comtemplez Chatillon[T 1]
Blason de Châtillon-sur-Seine
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Côte-d'Or
Arrondissement Montbard
Canton Châtillon-sur-Seine
(chef-lieu)
Intercommunalité Pays Châtillonnais
Maire
Mandat
Hubert Brigand
1995-2020
Code postal 21400
Code commune 21154
Démographie
Population
municipale
5 515 hab. (2011)
Densité 166 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 52′ 12″ N 4° 34′ 22″ E / 47.870071, 4.57271647° 52′ 12″ Nord 4° 34′ 22″ Est / 47.870071, 4.572716  
Altitude Min. 211 m – Max. 298 m
Superficie 33,15 km2
Localisation

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Châtillon-sur-Seine

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Châtillon-sur-Seine
Liens
Site web http://www.mairie-chatillon-sur-seine.fr/

Châtillon-sur-Seine est une commune française située dans le nord du département de la Côte-d'Or en région Bourgogne. La ville batie sur un plateau calcaire est traversée par le haut cours de la Seine et se situe dans une région d'importants massifs forestiers. C'est le centre du Pays Châtillonnais qui regroupe 113 communes et la ville de Haute Côte-d'Or la plus peuplée avec 5 564 habitants au recensement provisoire de 2010. Ville d'art et d'histoire Châtillon possède le label Ville fleurie (deux fleurs) et celui des Plus beaux détours de France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Située sur un plateau calcaire dont le niveau moyen est supérieur à 300 m Châtillon est traversée par la Seine qui prend sa source à 40 km de là, à 446 m d'altitude. Le sous-sol fournit la pierre de Bourgogne extraite des carrières locales (Étrochey...) pour la construction[1] et la végétation indigène est essentiellement calcicole alors que la culture concerne surtout les céréales et la vigne[L 1].

Le cours de la Seine à Châtillon
Châtillon-sur-Seine et communes voisines.
Rose des vents Montliot-et-Courcelles Massingy Rose des vents
Sainte-Colombe-sur-Seine N Prusly-sur-Ource
O    Châtillon-sur-Seine    E
S
Ampilly-le-Sec Buncey Maisey-le-Duc
Villiers-le-Duc

Zones naturelles protégées[modifier | modifier le code]

Accessibilité[modifier | modifier le code]

La place de la gare.

La ville est au cœur d'un nœud routier important et est avantagée par sa proximité des autoroutes A5 et A6. Elle se trouve à 234 km de Paris (2 h 45), 83 km de Dijon par la RD 971 (1 h 15), 68 km de Troyes par la RD 971 (1 h), 83 km d'Auxerre (1 h 15), 58 km de Chaumont par RD 965 (1 h), 49 km de Tonnerre (Yonne) (40 min), 75 km de Langres par RD 928 (1 h) et 33 km de Montbard par RD 980 (30 min).

Depuis le déclassement du service voyageurs de la gare de Châtillon-sur-Seine le Réseau interurbain de Côte-d'Or assure les navettes vers Dijon, Montbard et Troyes. On peut ainsi se rendre à Paris en 1 h 50 par la gare TGV de Montbard et le bus de ligne Châtillon-sur-Seine - Montbard. Le réseau ferré reste cependant utilisé par l'industrie du bois et céréalière.

Les aéroports les plus proches sont ceux de Auxerre-Branches à 78 km et de Dijon Bourgogne-Longvic à 79 km. L'aérodrome de Châtillon-sur-Seine se trouve en bordure de la ville de Châtillon et est utilisé par l'Aéroclub du Châtillonnais.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le blason de la ville sur un drapeau.
Blason Blasonnement :
« De gueules au château en perspective de quatre tours d'argent, maçonné de sable, au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or. »

Protohistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

La région compte de nombreux vestiges d’occupation aux époques pré-historique[L 2], pré-celtiques, celtiques et gallo-romaines[L 3] : grottes, pierres levées et surtout l'oppidum du Mont Lassois, un important centre d’habitat à l’âge du bronze qui est l'objet actuel de recherches et de fouilles, situé à 6 km de la ville. La peuplade gauloise qui peuple alors la région, les Lingons, adhère rapidement à la colonisation romaine[L 4] et Châtillon, une des trois place-fortes (Castell) de leur territoire du Lassois semble alors déjà au croisement stratégique de nombreuses routes[L 5]. Des photographies aériennes prises le 28 juin 1976 révèlent les traces d'un site archéologique composé de structures quadrangulaires et circulaires pouvant être d'origine funéraire d'époque gallo-romaine[4]. L’agglomération est ravagée par les Vandales au IIIe siècle[L 6].

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Roman de Girart de Roussillon[Note 1]

La crypte de l'église Saint-Vorles contient encore un oratoire réputé fondé par Saint Didier[L 7] aux premiers siècles de notre ère[T 2] et les premières "écoles" dateraient du VIe siècle[T 3]. Au VIIIe siècle les populations se déplacent sur l’actuel site de la ville et fortifient la colline du Castell qui donne son nom à Châtillon. Sous les Carolingiens l’histoire de la région est marquée par la figure quasi-légendaire du comte palatin Girart de Roussillon[L 8] alors que, épargné par les diverses invasions, Chatillon semble devenir au IXe siècle la principale ville du Lassois[L 9]. Elle est composée alors de deux agglomérations Chaumont, dépendant des comtes de Bourgogne, et le Bourg, dépendant de l'évêque de Langres[L 10]. En 886 Gilon de Tournus, évêque de Langres fait transférer de Marcenay à Châtillon, qui devient alors un lieu important de pèlerinage, les reliques de Saint Vorles afin de les mettre à l’abri[T 4].

Bas Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Châtillon-sur-Seine au Moyen Âge.
Article détaillé : Abbaye Notre-Dame de Châtillon.

Les deux enceintes fortifiées appartenant l’une aux Bourguignons (Chaumont), où le chancelier Nicolas Rolin est propriétaire d’une maison forte et l’autre (le Bourg) appartenant à l’évêque de Langres sur l’autre rive de la Seine perdurent. Châtillon est ainsi séparée pendant tout le Moyen Âge en deux entités souvent rivales et au caractère bien marqué : la première très active, assez fruste et volontiers guerrière, la seconde plus éminemment intellectuelle. Dès le XIe siècle son développement industriel en fait une des 17 villes de loi[L 11] du royaume où marchands et industriels gouvernent eux-mêmes librement leur activité. Pendant 600 ans le commerce des laines et tapisseries du faubourg de Courcelles[L 12] concurrence celui de Troyes[T 5]. L'abbaye Notre-Dame[T 6] est fondée en 1136 sous l'impulsion de Saint Bernard[T 7] qui fit ses études à Saint-Vorles avant de rejoindre Saint Robert. Saint-Vorles devient alors église paroissiale[T 8]. La Guerre de 100 ans ravage ensuite la région et 15 juillet 1475, Chatillon est quasi détruite par les troupes françaises[L 13].

Temps Modernes[modifier | modifier le code]

Église Saint-Jean Baptiste

Dès les premières années du XVIe siècle Châtillon prend le parti des ligueurs de la Sainte-Union[L 14]. Pour appuyer la Contre-Réforme l'église Saint-Jean Baptiste est construite et inaugurée en 1551[T 9]. En 1576 la ville est pillée par les troupes huguenotes du duc d’Alençon[L 15] et la peste sévit en 1583, 1595[L 16]. En 1594 les deux bourgs réunis élisent un maire commun[L 17] et trois ans plus tard la population décide le démantèlement du château[L 18]. Avec la Ligue le bourg médiéval a vécu, une autre architecture s'établit et de nouveaux espaces apparaissent tel le mail du Cours l'abbé devant l'abbaye Notre-Dame. Couvents et abbayes d'hommes[T 10] et de femmes[T 11] prolifèrent mais certaines perdent leur âme avec les abbés commendataires[L 19]. En 1638, la réunion des deux bourgs est confirmée par un traité de Louis XIII, roi de France. Louis XIV visite Châtillon le 26 avril 1650[L 20] mais la centralisation du pouvoir au cours de ce XVIIe siècle entraîne la perte progressive des particularité administratives qui faisaient le dynamisme de la ville[L 21].

Perspective du cours l’Abbé et l’ancienne abbaye Notre-Dame.

Le premier collège communal qui ouvre en 1664[T 12] pérennise une tradition intellectuelle[L 22] et caritative[T 13] particulièrement riche et active mais dans bien des domaines Chatillon s'est renfermée sur une survie autarcique quand la Révolution éclate[L 23]. En 1790, la ville devient le chef-lieu du district de Châtillon-sur-Seine puis en 1800 celui de l’arrondissement de Châtillon-sur-Seine qui n'est supprimé qu'en 1926. À la fin du Premier Empire, la ville accueille du 7 février au 11 mars 1814 les négociations entre les ambassadeurs des souverains alliés et le représentant de Napoléon Ier, Caulaincourt au congrès de Châtillon. En 1822 le maréchal Marmont, châtelain de Châtillon, entreprend de moderniser la fonderie de Sainte-Colombe ouvrant la voie au développement sidérurgique de la région via la compagnie des forges de Châtillon-Commentry et Neuves-Maisons à partir de 1862.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

De 1891 à 1933 : la ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique reliant Châtillon à Aignay-le-Duc devant l’ancienne sous-préfecture.

Pendant la Première Guerre mondiale c’est du couvent des Cordelliers, son quartier général à Châtillon-sur-Seine, que le généralissime Joffre lance le 5 septembre 1914 l’ordre de la première bataille de la Marne. Lors de la Seconde Guerre mondiale, Châtillon est libérée le 12 septembre 1944, alors que le 1er régiment de fusiliers marins (débarqué en Provence) et le 1er régiment de marche de spahis marocains (débarqué en Normandie) sont les premières unités des deux armées débarquées à faire leur jonction sur la commune[5].

La baisse progressive de l'activité des carrières de pierre et depuis 1979 la réduction drastique des effectifs de l'usine sidérurgique de Sainte-Colombe-sur-Seine ont considérablement impacté l'emploi régional[6] et réorienté le développement avec la reconnaissance du Châtillonnais en appellation Crémant de Bourgogne au début des années 1980[7] et le développement de la filière bois.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

La mairie.
Façade nord de la mairie.
Ancien couvent des Ursulines.
  • Mairie
Résultats de l'élection municipale du 23 mars 2014 à Châtillon-sur-Seine[8]
Tête de liste Liste Premier tour Sièges
Voix % CM
Hubert Brigand* DVD 1 973 79,65 26
Paul Brossault DVG 504 20,34 3
*Maire sortant (UMP)
Réélu pour le mandat 2014-2020[9].
  • Intercommunalité : Hubert Brigand, maire et conseiller général, préside la communauté de communes du Châtillonnais[10]
  • Député : François Sauvadet, réélu en 2012 avec 57 % des voix au second tout.
  • Sénateur : Alain Houpert (UMP), sénateur depuis le 21 septembre 2008, réélu en 2014.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Médaille ancienne avec le blason de la ville (Desaide vers 1880)
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1965 1989 Michel Sordel RI Sénateur
1989 1995 Michel Serex PS Kinésithérapeute
1995 en cours
(au 28 septembre 2014)
Hubert Brigand DVD Conseiller général (1988 → )
Président de la CC du Pays Châtillonnais (2011 → )

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Ancien tribunal d'instance.

L'intercommunalité du Pays Châtillonnais regroupe les 113 communes des cantons d'Aignay-le-Duc, Baigneux-les-Juifs, Châtillon-sur-Seine, Laignes, Montigny-sur-Aube et Recey-sur-Ource. Avec plus de 20 000 habitants et 1 821 km2 c'est la communauté de communes la plus étendue de France après celle de Guyane.

Tribunal d'instance[modifier | modifier le code]

La ville est le siège d'un tribunal d'instance à compter de 1958. Dans le cadre de la réforme initiée par Rachida Dati, la juridiction est supprimée à compter du 1er janvier 2010.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 515 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 700 3 725 3 900 3 863 4 175 4 430 4 614 4 771 5 061
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 926 4 836 4 860 4 797 4 994 5 265 5 317 5 127 4 794
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 807 4 812 4 698 4 413 4 642 4 727 4 849 4 240 4 609
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
5 518 6 264 7 383 7 561 6 862 6 269 5 837 5 515 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie et emploi[modifier | modifier le code]

Logo du journal local.

La région châtillonnaise est un territoire de tradition rurale, où l’agriculture tient une place importante. Châtillon est aussi un très ancien centre industriel[T 14], de tradition métallurgique mais en 2014 c'est la filière bois qui tient une importance primordiale dans l’économie locale. La ville possède une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie de Dijon. Le siège du journal local, Le Châtillonnais et l’Auxois, est à Châtillon-sur-Seine.

L'industrie du bois dans le Châtillonnais.

Les principaux établissements industriels sont, par ordre décroissant du nombre de salariés : Crown Emballage (emballages métalliques, 240 salariés), Brugère Fernand (déroulage de hêtre, fabrication de contreplaqué plat, 87 salariés). ArcelorMittal possède un établissement dans le village voisin de Sainte-Colombe-sur-Seine (acier pour béton, 60 salariés). En décembre 2011, l'entreprise Bourgogne Fonderie est mise en liquidation, supprimant 50 emplois[13].

Située au centre d'une région rurale et faiblement peuplée, Châtillon est le centre commercial et administratif du nord du département de la Côte-d'Or. Sous-préfecture jusqu'en 1926, la ville est reléguée depuis au rang de chef-lieu de canton. Elle n'en reste pas moins un centre de services important à l'échelon local. L'hôpital, désormais regroupé avec celui de Montbard, compte 260 salariés. Sa capacité d'accueil est d'une cinquantaine de lits, tous en médecine. Deux collèges et trois lycées (dont un technologique privé et un lycée agricole) accueillent les élèves de la ville et des villages alentours.

Châtillon, ville fleurie. Au fond l’église Saint-Vorles.

Le tissu commercial a beaucoup évolué depuis la fin des années 1990. Après bien des péripéties, un hypermarché Auchan de 4 700 m2 a ouvert dans la commune limitrophe de Montliot-et-Courcelles en 2005. Il est concurrencé par un Intermarché de 3 520 m2 situé à Châtillon même. D'autres grandes surfaces de vente spécialisées sont présentes dans l'agglomération, tel Gamm Vert (2 270 m2), Bricomarché (1 980 m2), Gifi (1 100 m2), Noz (1 000 m2), Défimode (900 m2) ou Marché aux affaires (900 m2). Les hard discounteurs sont représentés par Dia, Aldi, Lidl et Leader Price avec environ 700 m2 de vente pour chacune des enseignes. Un restaurant McDonald's ouvre ses portes dans la zone commerciale près d'Auchan fin février 2013[14].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Située au cœur d'une région riche en archéologie (civilisation celte du mont Lassois, période gallo-romaine de Vertillum, vestiges de nombreuses abbayes et châteaux), Châtillon possède le label ville fleurie (deux fleurs) et celui des plus beaux détours de France. Outre les atouts de la ville elle-même, des églises du XIIe siècle et d'anciens lavoirs communaux font le charme des villages avoisinants alors que la route du crémant[15] serpente à travers le vignoble du nord-châtillonnais avec deux musées locaux dédiés à la vigne et au vin à Chaumont-le-Bois[16] et Massingy[17]. Une partie de son territoire, la Combe du Grand Prieur, est classée zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique. Située dans une région de massifs forestiers, elle est également incluse dans le parc national des Forêts de Champagne et Bourgogne dont la création est envisagée en 2015. Seize restaurants et quatre hôtels d'une capacité totale de 70 chambres environ sont recensés sur le territoire de la commune.

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

La piscine.
  • aérodrome ;
  • parcours santé et de VTT en forêt de Châtillon ;
  • installations d'aéromodélisme à l'aérodrome ;
  • centre équestre de La Barotte ;
  • piscine couverte ;
  • stades : 2 terrains de football, 1 de rugby, piste d'athlétisme ;
  • 3 terrains de boules ;
  • 6 courts de tennis dont 2 couverts ;
  • 4 salles de sports avec annexes pour gymnastique, arts martiaux, culture physique et tennis de table.
Le théâtre Gaston Bernard.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Vie associative[modifier | modifier le code]

Outre la chasse et la pêche en saison, de nombreuses associations sportives et/ou culturelles animent la vie locale et permettent la pratique de tous les sports possibles dans les installations municipales. Parmi elles la Châtillonnaise fondée au XIXe siècle comme société de gymnastique et de tir est une des plus anciennes associations sportives françaises encore en activité. Outre la gymnastique on y pratique depuis la musculation/culture physique et les sports collectifs d'intérieur.

Cultes[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Nicolas

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Grilles du château Marmont(propriété privée)

Les églises Saint-Vorles, Saint-Nicolas et Saint-Pierre sont classées monuments historiques ainsi que le bâtiment de l'actuelle bibliothèque municipale, la maison Philandrier, le menhir de Châtillon, dans le parc de la mairie, et les ruines du château des ducs de Bourgogne. Seize autres monuments sont inscrits à l'inventaire. Parmi les lieux les plus emblématiques citons :

Résurgence de la Douix.
  • Le château Marmont (maison de vacances des descendants d'Achille Maitre, grande personnalité de Châtillon au XIXe siècle) ;
  • L'église Saint-Vorles : située sur une colline qui domine la ville l'église date des Xe et XIIe siècles. C'est l'emplacement d'origine de la ville, occupé dès l'Antiquité. Non loin se trouvent les ruines du château des ducs de Bourgogne (XIIe siècle)[18], dans lesquelles se trouve un cimetière. Elle comporte une remarquable mise au tombeau et dans sa crypte un oratoire daté du IVe siècle[L 24] ;
  • Au pied de la falaise se trouve la source de la Douix, résurgence d'une rivière souterraine et lieu de culte dès l'époque celtique ;
  • La rue Martine Bouvret, en hommage à la fille du pays, devenue notable à Lyon, spécialiste des questions internationales ;
  • L'église Saint-Nicolas de la fin du XIIe siècle possède de remarquables vitraux et une statue classés ;
  • L'ancienne abbaye Notre-Dame, datant du XIIe siècle : les bâtiments conventuels abritent le nouveau musée ; l'ancienne abbatiale, aujourd'hui l'église Saint-Pierre, est toujours utilisée pour le culte ;
  • L'hôtel Philandrier, hôtel particulier de style Renaissance, abritait l'ancien musée archéologique. Cet hôtel particulier n'a jamais été habité par Guillaume Philandrier qui a vécu plusieurs siècles avant sa construction ;
  • Le couvent des Cordeliers reconstruit en 1630 conserve un cloître plus ancien. C'est là que se tient le grand quartier général du maréchal Joffre lors de la première bataille de la Marne ;
  • L’hôtel du Congrès, hôtel particulier du XVIIe siècle qui accueille le congrès de Châtillon ;
  • Le sculpteur Raoul Josset a réalisé le monument aux morts de la guerre de 1914-1918.


Fêtes et manifestations locales[modifier | modifier le code]

Affiche des journées châtillonnaises 2014
  • Tape Chaudron. Chaque année, le 3e samedi de mars, la ville organise une sorte de carnaval local durant lequel un défilé de chars est accompagné des habitants tapant sur des chaudrons. Cette tradition remonterait au Ve siècle ; elle était destinée à chasser l'hiver. Les villageois descendaient dans les rues en tenue de "chienlit" longue chemise de nuit et bonnet de nuit. Le son des chaudrons était censé chasser l'hiver. Tombée en désuétude, une habitante de la ville, Germaine Collard l'a remise sur les rails. Pendant quelques années, on a revu avec plaisir les "chienlits" en ville. La fête s'est transformée et a été remplacée sous le mandat de Hubert Brigand par un classique défilé de chars. La fête a perdu son âme mais s'est transformée en action de promotion pour le Crémant de Bourgogne ;
  • L'Estival de la Compagnie des Gens. Depuis 1989, pendant 5 semaines entre la dernière semaine de juin et la première d'août, la troupe de théâtre de la Compagnie des Gens propose une nouvelle création artistique mélangeant comédiens professionnels et bénévoles, dans le cadre verdoyant de la salle Kiki de Montparnasse ;
  • Week-end suivant le 16 juin : fête patronale de Saint-Vorles suivie des Journées châtillonnaises dédiées à l'artisanat et l'élevage local sur l'esplanade du Cours Labbé ;
  • Dernière semaine d'août : semaine musicale de Saint-Vorles et du Châtillonnais ;
  • Élections de Miss Côte d'Or.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Artistes[modifier | modifier le code]

Kiki de Montparnasse par Gustaw Gwozdecki (1920)
  • Alice Prin (1901-1953) dite Kiki de Montparnasse, chanteuse, actrice, modèle et peintre française ;
  • Damien Saez, chanteur ayant passé quelque temps à Châtillon à la fin des années 1970, rend hommage aux personnalités locales Nelly Cholbi et Bruno Rousselet dans sa chanson Châtillon-sur-Seine sur son triple album Messina sorti le 17 septembre 2012[19].

Littérature[modifier | modifier le code]

Militaires[modifier | modifier le code]

Le maréchal Marmont par Jean-Baptiste Paulin Guérin

Politique[modifier | modifier le code]

Religion[modifier | modifier le code]

Bernard de Clairvaux (esplanade de Saint-Vorles)

Sciences[modifier | modifier le code]

Sport[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Bibliothèque nationale autrichienne
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  • Autres références :
  1. Les carrières d’Etrochey
  2. « Combe du Grand Prieur », INPN
  3. Office national des forêts, « Parc national forestier "Entre Champagne et Bourgogne" : c'est parti ! »,‎ 28 juillet 2009 (consulté le 30 septembre 2014)
  4. Archéologia, no 482 de novembre 2010. p. 35.
  5. Stéphane Simonnet 2004, p. 35
  6. Le Bien Public
  7. Le crémant du Châtillonnais
  8. Résultats officiels pour la commune Châtillon-sur-Seine
  9. Anne-Lise Bertin, « Châtillon-sur-seine:Hubert Brigand a officiellement été réélu maire », Le Bien Public,‎ 2 avril 2014 (lire en ligne).
  10. « Châtillon-sur-seine : Hubert Brigand réélu à la tête du Pays châtillonnais : Sans surprise, le maire de Châtillon-sur-Seine, président sortant, conserve les commandes de la communauté de communes avec près de 72 % des voix », Le Bien Public,‎ 28 avril 2014 (lire en ligne).
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  13. Le Bien public, « Cinquante salariés sur le carreau », 26 décembre 2011.
  14. McDo à Châtillon-sur-Seine : fin prêt pour l’ouverture bienpublic.com 25 février 2013
  15. Route du crémant
  16. Chaumont-le-Bois
  17. Massingy
  18. André Châtelain 1988, p. 36
  19. Une chanson sur Châtillon Article sur le site du journal Le Châtillonnais, 19 septembre 2012.

Bibliographie[modifier | modifier le code]