Élections législatives françaises de 1967

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Élections législatives françaises de 1967
Représentation de l'assemblée
Diagramme
Gouvernement
Sortant
Élu
Législature élue
IIIe de la Ve République

Les élections législatives de 1967 ont eu lieu les 5 et 12 mars 1967 (troisième législature).

Résultats nationaux[modifier | modifier le code]

Partis politiques
ou coalitions
Votes (premier tour) Sièges (second tour)
# % # %
UD-Ve et Républicains indépendants 8 453 512 37,75 244 50,21
Parti communiste français (PCF) 5 029 808 22,46 73 15,02
Fédération de la gauche démocrate et socialiste (FGDS) 4 207 166 18,79 116 23,87
Centre démocrate (CD) 2 864 512 12,79 27 5,56
  Parti socialiste unifié (PSU) 506 592 2,26 4 0,82
  Divers 1 330 967 5,95 21 4,32
Inscrits 28 291 838
Abstentions 5 404 687 19,10
Votants 22 887 151 80,89
Blancs et nuls 494 834 2,16
Exprimés 22 392 317 79,1

Source : « Les élections législatives de mars 1967 : résultats complets et comparés, commentaires et documents » , hors-série des Cahiers du communisme, 1968.

Composition de l'Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

Groupe Membres Apparentés Total  %
UD-Ve 180 20 200 41,15
FGDS 116 5 121 24,90
Communiste 71 2 73 15,02
RI 39 3 42 08,64
PDM 38 3 41 08,43
Non inscrits 9 - 9 01,85
Total 453 33 486 100,0

Un siège vacant (territoire français des Afars et des Issas). Le député UD-Ve élu le 23 avril 1967 porte le total des députés gaullistes à 201[1].

Résultats par département[modifier | modifier le code]

Analyse des résultats[modifier | modifier le code]

Après la mise en ballotage de Charles de Gaulle par François Mitterrand en 1965, les élections législatives de 1967 sont une nouvelle déconvenue pour le pouvoir et pour le général de Gaulle. Si le premier tour des législatives est une victoire nette des gaullistes, on assiste à un renversement de tendance au second tour (on peut d'ailleurs comparer cette situation à celle des législatives de 2007). En effet, contre toute attente, le second tour provoque la surprise que les résultats du premier tour rendaient improbables. Il s'en faut de très peu pour que la majorité gaulliste ne perde sa prépondérance à l'assemblée nationale. Sur 470 sièges en métropole, le gaullisme n'en conquiert que 233. Il dispose finalement d'une très courte majorité de 244 sièges sur 487. La gauche, battue d'une courte tête apparait comme la grande triomphatrice, les communistes passant de 41 à 73 élus et la gauche non communiste de 105 à 121 (dont 76 socialistes, 24 radicaux, 16 membres de la Convention des institutions républicaines de François Mitterrand et 5 divers gauche). Ainsi, la majorité gaulliste a frôlé de peu une défaite historique et la crise de régime.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [url= http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/leg5rep.asp#3leg Site de l'Assemblée nationale. Consulté le 14 avril 2012