Vitteaux
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| Vitteaux | ||
Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Bourgogne | |
| Département | Côte-d'Or | |
| Arrondissement | Montbard | |
| Canton | Vitteaux (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Communauté de communes du Canton de Vitteaux | |
| Maire Mandat |
Bernard Paut 2008-2014 |
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| Code postal | 21350 | |
| Code commune | 21710 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
1 102 hab. (2010) | |
| Densité | 53 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 304 m — Max. 513 m | |
| Superficie | 20,7 km2 | |
| Localisation | ||
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Vitteaux est une commune française, située dans le département de la Côte-d'Or et la région Bourgogne.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Situation [modifier]
Vitteaux, traversé par la Brenne, est un chef-lieu de canton peuplé par plus de 1 100 habitants. Situé à une altitude de 335 mètres et sur une surface de 2 070 hectares, Vitteaux est sous la bonne garde du plateau de Myard. La commune est à 47 km au nord-ouest de Dijon, en rejoignant l'A 38 ; l'A6 / E15 passe au sud-ouest de la commune.
Urbanisme [modifier]
Un projet de 70 à 90 logements sur trois hectare est en réflexion. Il figure au palmarès projet ruraux de l'appel à projet national écoquartiers 2009 du Ministère chargé de l'écologie et du développement durable[1].
Communes limitrophes [modifier]
Histoire [modifier]
Au cœur de l’Auxois, traversée par les eaux de la Brenne, la petite ville de Vitteaux conserve des vestiges de fortifications, témoins d’un passé belliqueux, et de belles maisons médiévales et Renaissance, groupées autour des halles du XIIIe siècle. La maison Bellime, visible depuis la place, offre un très bel exemple d’architecture médiévale avec ses fenêtres géminées et sa cheminée massive. Toute aussi charmante, la maison à pans de bois sur la place accueille l’office de tourisme. Il faut quitter la grande rue et ne pas hésiter à s’engager dans les ruelles ou à flâner le long de la Brenne pour s’imprégner du charme de ce bourg. Son caractère doit aussi beaucoup au paysage vallonné qui l’entoure de toutes parts.
Le site de Vitteaux a toujours su se montrer accueillant envers l’homme qui l’a modelé au fil des siècles. En témoigne le plateau de Myard, au-dessus de Vitteaux, qui garde des traces du néolithique et en particulier du Bronze final. Des fortifications de cette époque consistent ici en un fossé creusé le long d'un mur de pierres double dont l'espace entre les deux rangs était comblé avec de la terre. Le mur est flanqué de quatre tours. Contre ce mur s'appuyaient des habitations. Le tout est associé à du matériel daté du Bronze final ; des datations au carbone 14 indiquent la période entre -3225 (plus ou moins 135 ans) et -2400 (plus ou moins 130 ans) av. J.C.[2].
De même, de nombreux objets retrouvés aux environs attestent de la présence de l'homme durant la période Gallo-romaine.
Héraldique [modifier]
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Les armes de Vitteaux se blasonnent ainsi : D'azur à la hache consulaire contournée d'argent, le faisceau formé de flèches renversées du même, leurs pointes émoussées de sable, et lié de gueules. |
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 1 102 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Économie [modifier]
Lieux, monuments et curiosités [modifier]
En se baladant au fil des ruelles de Vitteaux, il est possible de découvrir les monuments et curiosités suivantes :
- une tour octogonale située place du 8 Mai.
- le patrimoine religieux :
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- l'église Saint-Germain, fondée au XIe siècle par les bénédictins de Flavigny-sur-Ozerain, puis reconstruite en 1180 par Mathilde de Courtenay. Elle possède un portail du XIIIe siècle, avec des vantaux gothiques du XVe siècle figurant les apôtres. À l'intérieur, un triptyque peint par Nicolas de Hoey en 1592 représentant la Trinité, entourée des instruments de la Passion. À remarquer son clocher vrillé appelé clocher tors ainsi que sa tribune d'orgues en bois sculpté du XVe siècle ou son christ en buis de la fin du XIVe siècle. À voir aussi la crypte funéraire de Claude Languet et de ses deux épouses, remarquable par ses fresques.
- l'église Saint-Germain fait l'objet d'un classement au titre des Monuments historiques depuis le 21 février 2001[5].
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- chapelle de la Trinité
- un grand nombre de maisons et d'hôtels particuliers :
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- l'office de tourisme, maison à pans de bois dits en "écharpes de Saint-André" caractéristiques du XIVe siècle. La cour du bâtiment, entièrement restaurée, est remarquable, avec son passage en galerie et son escalier extérieur. Les salles de l'office de tourisme accueillent toute l'année diverses expositions.
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- la maison Decailly (XVIe siècle) où l'on peut notamment distinguer sur la porte l'inscription suivante en lettres enclavées : "in domino confido".
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- la maison Bélime, édifiée au XIIe siècle par Mathilde de Courtenay, châtelaine de Vitteaux. Remarquable pour ses fenêtres géminées à tympans trilobés.
- La maison Bélime fait l'objet d'un classement au titre des Monuments historiques depuis le 18 janvier 1968[6].
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- l'Hôtel Ferrand (XVIe siècle) dont on peut remarquer les poutres sculptées de têtes.
- L'Hôtel Ferrand fait l'objet d'une inscription au titre des Monuments historiques depuis le 26 mai 1926[7].
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- l'Hôtel Piget, hôtel particulier dont les bâtiments sont ordonnés autour d'une cour. Sur la rue, galerie à pan de bois et escalier en encorbellement. Le plafond peint du premier étage du corps de logis (remanié au XVIIe siècle) est également remarquable.
- L'Hôtel Piget fait l'objet d'une inscription au titre des Monuments historiques depuis le 16 juillet 1997 (pour le corps de logis, la galerie à pan de bois et les communs) et d'un classement au titre des Monuments historiques depuis le 23 mars 1998 (pour la galerie en totalité, y compris l'escalier en encorbellement sur la rue et le plafond peint du premier étage du corps de logis)[8].
- le site de l'ancien château
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- la tour de Guet, construite sur une ancienne tour du château (tour de la prison), elle offre un superbe panorama sur Vitteaux et l’éperon barré de Myard.
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- le puits, où se réfugierait selon la légende la vouivre.
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- les fossés du château creusés dans le roc qui peuvent faire jusqu'à 6 mètres de profondeur.
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- l'ancienne entrée du château dont ne subsiste plus que les soubassements des deux tours rondes qui encadraient un pont-levis.
- les fortifications du village : on peut encore croiser plusieurs tours des anciennes fortifications du village. La tour la plus remarquable était la tour-porche qui enjambe la rivière.
- le patrimoine civil
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- les halles datant des XIIIe siècle et XIVe siècle. Elles ont été partiellement reconstruites au XVIIe siècle. On y organisait encore de grands banquets au début du siècle. Elles servent de nos jours d'entrepôt.
- Les halles font l'objet d'un classement au titre des Monuments historiques depuis le 28 février 1964[9]
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- l'hôpital Saint-Nicolas, construit en 1750 et financé par le don de Claude de Baudenet. Au centre, la chapelle.
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- les lavoirs, dont un à impluvium.
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- le four, décoré par les enfants des écoles, édifié pour la cuisson d'une brioche géante
Différents parcours touristiques sont disponibles à l'office de tourisme. En particulier, le parcours nocturne dans les ruelles de Vitteaux est un circuit ombres et lumières avec le théâtre d’ombres par Christian Boltanski : les maisons s’animent de silhouettes fugitives.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Antoine du Prat, Baron de Vitteaux, ligueur contre le roi Henri IV il fit agrandir le château et les remparts de la ville, il ne fit sa soumission qu’en traitant avec Henri IV de souverain à souverain.
- Hubert Languet, diplomate français protestant né en 1518 dans l'actuel maison Bélime
- Marc-Antoine Sirugue, dit Sirugue-Maret, (17 mai 1754 - Vitteaux ✝ 26 avril 1842 - Rouen), Docteur en médecine, maire de Vitteaux (1783-1791), député à la Convention nationale (1795), colonel de gendarmerie, député de la Côte-d'Or au Corps législatif (1808-1814), chevalier Sirugue et de l'Empire (1808), 1er baron Sirugue et de l'Empire (1814)
- Maurice Noirot, maire de Reims
- Jean-Baptiste Audiffred (1801-1884) personnage politique local, qui légua 50 000 francs à la ville pour que Vitteaux possédât une distribution d'eau potable. L'inauguration eut lieu en décembre 1891.
- Étienne Beleurgey, cuisinier à l'Élysée à l'époque de Sadi Carnot (source : Edme Huchon, Vitteaux les choses du passé
- Maurice Quignard, médecin à Vitteaux pendant la seconde guerre mondiale, résistant il fut fusillé par les Allemands à Montmuzard le 1er mars 1944
- Gilbert Mathieu (12 mai 1920 - 11 septembre 2009), notaire de Vitteaux, il fut également maire, conseiller général et député de 4e circonscription de la Côte-d'Or de 1968 à 1993
- François Sauvadet, ministre de la fonction publique, ancien maire de Vitteaux (mais maintenant 1er adjoint), et porte-parole national du Nouveau Centre. François Sauvadet a passé sa scolarité au lycée Montchapet de Dijon.
Notes et références [modifier]
- Saint Germain, palmarès projets ruraux, Ministère de l’Écologie, de l’Énergie,du Développement durable et de la Mer
- Vitteaux dans Circonscription de Bourgogne, J.-P. Thévenot dir., dans Gallia préhistoire, 1974, vol. 17, n° 17-2, pp. 563-567. Cet article contient des schémas de la construction du mur et des dessins de quelques matériaux trouvés : armatures de flèches, fragments de cuillères, pendentif, poinçons...
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- L'église Saint-Germain de Vitteaux, base Mérimée, ministère français de la Culture
- La maison Bélime, base Mérimée, ministère français de la Culture
- L'Hôtel Ferrand, base Mérimée, ministère français de la Culture
- L'Hôtel Piget, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Les halles de Vitteaux, base Mérimée, ministère français de la Culture
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
