Coche (hippomobile)

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Un coche est un véhicule attelé hippomobile fermé. De là découle le nom de son conducteur, le cocher, qui s'est maintenu pour tous les types de voitures hippomobiles bien après la disparition du coche lui-même. Il servait au transport de personnes, principalement sous forme de transport en commun (sa capacité était de six à huit places). Il servait aussi bien en ville que pour les longs trajets.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il existait, bien avant le coche, des véhicules de même type. En Grande-Bretagne, aux XIVe et XVe siècles, circulait une sorte de chariot nommé whirlicote. Le coche apparaît vers le XVIe siècle. Le terme provient du nom du village de Kocs en Hongrie. Il s'est étendu en allemand kutsche, en hollandais koets, en français, espagnol, portugais coche, en anglais coach. Il entre dans la langue française en 1545[1].

Par la suite, la caisse est fermée afin de protéger les passagers des intempéries, par des peaux de vache, puis des panneaux de cuir. On ferme les parties avant et arrière par des panneaux de bois. On dispose des banquettes en vis-à-vis le long des parois latérales.

Selon les usages et les propriétaires, le coche pouvait recevoir des décorations et des aménagements d'une grande richesse. Les coches de voyage étaient relativement spartiates. Le coche reste la voiture de transport de passagers en usage jusqu'au XIXe siècle, mais pour être plus rapide, consacre le terme de diligence qui va devenir, jusqu'au XIXe siècle, la référence en matière de transport de personnes, avant d'être détrônée par le chemin de fer. Le mot coche est resté longtemps dans le vocabulaire courant, même après que ce type de véhicule a disparu.

Technique[modifier | modifier le code]

Coche de la ville de Kocs (Kotsch) (interprétation d'une gravure de 1568)

Sa structure comprend une caisse en osier avec une armature en bois. Si les premiers ne sont probablement pas suspendus, la plus ancienne représentation connue d'un coche montre une caisse maintenue par des barres de fer partant de l'extérieur des moyeux des roues, le seul amortissement étant l'élasticité relative du fer. Ensuite, la caisse est suspendue ou des chaînes ou des sangles de cuir à des bras fixés aux essieux, ces derniers étant reliés entre eux par une poutre centrale. Les quatre roues sont de taille identique et le train avant, d'abord fixe, peut ultérieurement pivoter mais offre peu de possibilités de braquage.

Le coche est tracté par deux à six chevaux en attelage, le cocher étant assis à l'avant de la voiture, sur un strapontin ou un banc surélevé. Le freinage est assuré par un coin que le cocher peut plaquer contre une des roues avant à l'aide d'un levier qu'il commande du pied, puis une chaîne qui enraye le mouvement des roues. Ce mode de freinage n'est cependant pas très fiable, et la sécurité de ce moyen de transport n'est pas très élevée. La caisse ne dispose pas de portière, mais les passagers sont protégés habituellement par un toit (souvent en dôme) soutenu par des colonnes.

Par la suite, la caisse est fermée afin de protéger les passagers des intempéries, par des peaux de vache, puis des panneaux de cuir. On ferme les parties avant et arrière par des panneaux de bois. On dispose des banquettes en vis-à-vis le long des parois latérales.

Selon les usages et les propriétaires, le coche pouvait recevoir des décorations et des aménagements d'une grande richesse. Les coches de voyage étaient relativement spartiates. Le coche reste la voiture de transport de passagers en usage jusqu'au XIXe siècle, mais pour être plus rapide, consacre le terme de diligence qui va devenir, jusqu'au XIXe siècle, la référence en matière de transport de personnes, avant d'être détrônée par le chemin de fer. Le mot coche est resté longtemps dans le vocabulaire courant, même après que ce type de véhicule a disparu.

Expressions[modifier | modifier le code]

L'expression rater le coche, à l'origine au sens propre (comme on dirait maintenant rater l'autobus), a pris le sens figuré de manquer une occasion.

Autre expression : la mouche du coche (en référence à la fable Le coche et la mouche, de La Fontaine) veut dire que l'on est le petit élément perturbateur qui gêne le déroulement d'une entreprise par des actions inutiles, tout en prétendant aider et en tirer quelque bénéfice par la suite.

Sources[modifier | modifier le code]

Joseph Jobé, Au temps des cochers, Lausanne, Edita-Lazarus, 1976. (ISBN 2-88001-019-5)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Carrosse - Berline - Diligence - Gondole (hippomobile) - Coche (bateau)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Du hongrois kocsi « grande voiture couverte », dérivé de Kocs, nom d'un relais de poste sur la route de Vienne à Pest. Le Robert. Dictionnaire historique de la langue française. Troisième édition. Paris. 2000.

Liens externes[modifier | modifier le code]