York
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| York | ||
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Localisation de la commune |
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| Administration | ||
| Pays | Royaume-Uni | |
| Nation | ||
| Comté | Yorkshire du Nord | |
| Statut | Cité (2005) | |
| Maire (Mayor) Mandat en cours |
Janet Hopton (Démocrates libéraux) |
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| Site internet | Consulter | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Superficie | 271,94 km² | |
| Autres informations | ||
| Population | 186 800 hab. (687) | |
| Densité | 687 hab./km² | |
La ville d'York se trouve au nord de l'Angleterre, à la confluence de deux rivières : l'Ouse et la Foss. York joua un grand rôle historique dès l'Antiquité et donna son nom Comté de Yorkshire, qui l'entoure. York dépendait jadis du Comté de Yorkshire, mais forme depuis 1996 une autorité unitaire. En 2001, sa population s'élevait à 181 094 habitants. La ville a le statut de cité, et possède également une université de réputation nationale et internationale : l'Université de York. Depuis 2006, York St John, jusque-là collège autonome de l'université de Leeds, est une université indépendante.
Ses coordonnées géographiques sont 53°57' Nord, 1°05' Ouest.
Sommaire |
[modifier] Histoire
Le nom antique d'York est noté Eborakon chez Ptolémée et Eburacum dans l'Itinéraire d'Antonin..Il correspond à un archétype celtique répandu sur le continent: Évry, Ivry, Ivrey, Yvrac qui remontent tous à des formes analogues Ebriacum, Ebriaco dont certains peuvent être composés avec le nom d'homme Eburius[1]...Eburacum est un composé de eburo- sanglier ou if[2] et du suffixe repandu aussi bien en Gaule qu'en Grande-Bretagne -ako (-acum, -og en brittonnique ) servant à localiser. La ville d' York fut fondée en -71, et possède une riche histoire romaine et viking.
Les tribus celtes vivant dans la région appartenaient aux tribus des Brigantes et des Parisii, ces derniers venant probablement d'une expédition de la tribu gauloise ayant donné son nom à Paris.
D'abord capitale de la province romaine de Britannia Inferior (l'empereur romain Septime Sévère mourut à York en 211 de l'ère chrétienne), elle devint plus tard siège d'un archevêché qui couvrait le nord de l'Angleterre sous le nom anglo-saxon d'Eoforwic (mentionné en 644 ). De 866 à 954, York fut la capitale du royaume de Jorvik.
Le 20 septembre 1066, Harald Hardrada s'empara de la ville, mais fut tué cinq jours plus tard par le roi Harold Godwinson à la bataille de Stamford Bridge, vainqueur qui devait périr à son tour à la bataille de Hastings peu de temps après. En octobre 1068, le futur Knut II de Danemark dit le Saint fut envoyé par son père le roi Sven Ier de Danemark et avec l'aide de rebelles anglais occupa la ville qui fut, en définitive reprise par le roi Guillaume le Conquérant en décembre.
En 1190, Richard de Malbis et d'autres nobles de York qui envisageaient de se joindre à Richard dans la troisième Croisade ont profité d'un incendie qui a éclaté en ville pour lever une rumeur contre les Juifs. Les maisons de Benoît et Joce ont été attaqués et ce dernier obtenir la permission du gardien du château d’York d’y évacuer sa famille et l’ensemble des Juifs, probablement dans la tour de Clifford. Assaillis par la foule, les juifs prirent peur et ne laissèrent pas rentrer le gardien qui avait quitté la tour. Il en appela au shérif, qui fit venir la milice du Comté. La Tour de Clifford fut assiégée plusieurs jours. Un Moine fit la cérémonie de sacrement chaque matin autour des murs comme pour sacraliser la lutte. Il fut écrasé d'une pierre jetée par les Juifs assiégés ; la colère de la foule est alors devenue une folie forcenée. Quand les Juifs de la tour de Clifford virent qu'ils n'avaient aucune alternative que de se soumettre au baptême où périr aux mains de la foule, Yom-Tob ben Isaac de Joigny, tossafiste français et nouveau chef de la communauté, a les exhorté à se tuer eux-mêmes plutôt que de succomber à la cruauté de leurs ennemis. Ceux en désaccord étaient autorisés à se retirer. Les autres se donnèrent la mort, après avoir mis le feu à leurs vêtements et marchandises pour ne pas tomber dans les mains de la foule. Joce gorgea de son épouse, Hannah, avec le couteau d’abattage rituel et ainsi de suite. Le dernier de 150 personnes, Yom-Tob, se poignarda et pris sur lui l’interdit de suicide. Au matin, les quelques survivants qui se sont soustraits aux assiégeants furent envoyés à Londres aux mains du shérif. La foule fouilla alors le château à la recherche des biens juifs et des contrats de dettes et, ne trouvant rien s’est hâtée vers le clergé pour s’emparer des biens du trésor de la Cathédrale, montrant ainsi le véritable motif de leurs actes. William de Longchamp, régent du Royaume en l’absence de Richard, fut courroucé de cette insulte à la dignité royale, les Juifs étant sous la protection du roi. Il marcha sur York en conséquence, imposa de lourdes amendes sur cinquante-deux notables et bannit Richard de Malbis et de divers membres des familles Percy, Faulconbridge et Darrel, qui avaient été clairement les dirigeants de l'émeute et chacun d'entre eux, conformément à la preuve inattaquable, étaient endettés auprès des Juifs. [3]
La ville resta l'une des plus importantes d'Angleterre durant tout le Moyen Âge, prospérant grâce au commerce de la laine. Son déclin s'amorça avec la Révolution industrielle : de ce fait, beaucoup de constructions datant du Moyen Âge, ailleurs détruites pour faire place aux usines, sont demeurées intactes pour l'essentiel. Le regain d'intérêt pour le Moyen Âge que connut le XIXe siècle amena un vaste programme de rénovations qui a fait de York une importante destination touristique. Le joyau en est la cathédrale, aussi appelée York Minster.
[modifier] Démographie
York compte environ 181 000 habitants. Jusqu'à une date récente la population était presque exclusivement blanche. La proportion de population blanche représente maintenant 97.84% du total[4], ce qui est encore assez élevé pour une ville de cette taille. York offre également moins de diversité sociale que d'autres villes, avec peu de quartiers ouvriers ou de classe moyenne comme c'est le cas à Leeds par exemple. La population de York est légèrement plus âgée que la moyenne nationale.[5]
[modifier] Monuments
- La Cathédrale de York ou York Minster, la plus grande cathédrale gothique de l'Europe du Nord.
- Les remparts d'origine romaine, construits sous Septime Sévère, encore partiellement conservés.
[modifier] Musées
- l'Archaelogical Resource Centre
- le Micklegate Bar Museum
- le Museum Gardens
- le National Railway Museum
- le York Castle Museum
- le Yorkshire Museum
- le Jorvik Centre
[modifier] Jumelages
[modifier] Liens internes
[modifier] Liens externes
[modifier] Notes et références
- ↑ François de Beaurepaire, Les noms des paroisses et anciennes communes de l'Eure, éditions Picard 1981.
- ↑ Pierre-Yves Lambert, La langue gauloise, editions errance 1994.
- ↑ Cet article comprend du texte provenant de la Jewish Encyclopedia de 1901–1906, article sur York. http://www.jewishencyclopedia.com/view.jsp?artid=78&letter=Y&search=york
- ↑ (en)Voir le site de York Tourism (consulté le 1er septembre 2007)
- ↑ Voir le site de National Statistics (consulté le 1er septembre 2007)