York

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York
Blason de York
Héraldique
Vue aérienne de York, avec York Minster au centre.
Vue aérienne de York, avec York Minster au centre.
Administration
Pays Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Nation Drapeau de l'Angleterre Angleterre
Comté Yorkshire du Nord
Statut Cité et Autorité unitaire (2005)
Maire Janet Hopton (Démocrates libéraux)
Démographie
Population 197 800 hab. (2011)
Densité 727 hab./km2
Géographie
Coordonnées 53° 57′ 00″ N 1° 05′ 00″ O / 53.95, -1.08333353° 57′ 00″ Nord 1° 05′ 00″ Ouest / 53.95, -1.083333  
Superficie 27 194 ha = 271,94 km2
Divers
Devise Let the Banner of York Fly High
Traduction Que la bannière d'York flotte haut
Localisation

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York

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York
Liens
Site web http://www.york.gov.uk/
«The Shambles», une rue à York.

York est une ville du nord de l'Angleterre, à la confluence de deux rivières : l'Ouse et la Foss. Fondée par les Romains sous le nom d'Eboracum, elle fut la capitale de la province de Bretagne inférieure, puis des royaumes de Northumbrie, sous l'ancien nom d'Eoferwic, puis du royaume Viking Jorvik.

Elle donna par la suite son nom au comté de Yorkshire, qui l'entoure, mais forme depuis 1996 une autorité unitaire distincte, dont la population était estimée à 198 800 habitants en 2009[1].

La ville possède également le statut de cité, et abrite entre autres une université de réputation nationale et internationale.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom antique de York est noté Eborakon chez Ptolémée et Eburacum dans l'Itinéraire d'Antonin. Il correspond à un archétype celtique répandu sur le continent : Évry, Ivry, Ivrey, Yvrac qui remontent tous à des formes analogues Ebriacum, Ebriaco dont certains peuvent être composés avec le nom d'homme Eburius[2]. Eburacum est un composé de eburo- sanglier ou if (voir Éburons)[3] et du suffixe répandu aussi bien en Gaule qu'en Grande-Bretagne -ako (-acum, -og en brittonnique) servant à localiser. La ville d'York fut fondée en 71 ap. J.-C., et possède une riche histoire romaine et viking.

Les tribus celtes vivant dans la région appartenaient aux tribus des Brigantes et des Parisii, ces derniers venant probablement d'une expédition de la tribu gauloise ayant donné son nom à Paris.

D'abord capitale de la province romaine de Britannia Inferior (l'Empereur romain Septime Sévère mourut à York en 211 de l'ère chrétienne), elle devint plus tard siège d'un archevêché qui couvrait le Nord de l'Angleterre sous le nom anglo-saxon d'Eoforwic (mentionné en 644). De 866 à 954, York fut la capitale du Royaume de Jorvik.

Le 20 septembre 1066, Harald Hardrada s'empara de la ville, mais fut tué cinq jours plus tard par le roi Harold Godwinson à la bataille de Stamford Bridge, vainqueur qui devait périr à son tour à la bataille de Hastings peu de temps après. En octobre 1068, le futur Knut II dit le Saint fut envoyé par son père le roi Sven Ier de Danemark et avec l'aide de rebelles anglais occupa la ville qui fut, en définitive reprise par le roi Guillaume le Conquérant en décembre.

En 1190, Richard de Malbis et d'autres nobles d'York qui envisageaient de se joindre à Richard dans la troisième croisade profitèrent d'un incendie qui avait éclaté en ville pour faire courir une rumeur contre les Juifs. Les maisons de Benoît et Joce furent attaquées et ce dernier obtint la permission du gardien du château d'York d’y évacuer sa famille et l’ensemble des Juifs, probablement dans la tour de Clifford. Assaillis par la foule, les Juifs prirent peur et ne laissèrent pas rentrer le gardien qui avait quitté la tour. Il en appela au shérif, qui fit venir la milice du Comté. La tour de Clifford fut assiégée plusieurs jours. Un moine fit la cérémonie de sacrement chaque matin autour des murs comme pour sacraliser la lutte. Il fut écrasé d'une pierre jetée par les Juifs assiégés ; la colère de la foule devint alors une folie forcenée. Quand les Juifs de la tour de Clifford virent qu'ils n'avaient aucune alternative autre que de se soumettre au baptême ou périr aux mains de la foule, Yom-Tob ben Isaac de Joigny, tossafiste français et nouveau chef de la communauté, les exhorta à se tuer eux-mêmes plutôt que de succomber à la cruauté de leurs ennemis. Ceux qui étaient en désaccord furent autorisés à se retirer. Les autres se donnèrent la mort, après avoir mis le feu à leurs vêtements et marchandises pour ne pas que ceux-ci tombent dans les mains de la foule. Joce égorgea son épouse, Hannah, avec le couteau d’abattage rituel. Le dernier survivant de cent-cinquante personnes, Yom-Tob, se poignarda et prit sur lui l’interdit de suicide. Au matin, les quelques survivants qui s'étaient soustraits aux assiégeants furent envoyés à Londres aux mains du shérif. La foule fouilla alors le château à la recherche des biens juifs et des contrats de dettes et, ne trouvant rien se hâta vers le clergé pour s’emparer des biens du trésor de la Cathédrale, montrant ainsi le véritable motif de leurs actes. William de Longchamp, régent du Royaume en l’absence de Richard, fut courroucé de cette insulte à la dignité royale, les Juifs étant sous la protection du roi. Il marcha sur York en conséquence, imposa de lourdes amendes à cinquante-deux notables et bannit Richard de Malbis et divers membres des familles Percy, Faulconbridge et Darrel, qui avaient été clairement les dirigeants de l'émeute tandis que chacun d'entre eux, selon des preuves inattaquables, étaient endettés auprès de Juifs[4].

La ville resta l'une des plus importantes d'Angleterre durant tout le Moyen Âge, prospérant grâce au commerce de la laine. Son déclin s'amorça avec la révolution industrielle : de ce fait, beaucoup de constructions datant du Moyen Âge, ailleurs détruites pour faire place aux usines, sont demeurées intactes pour l'essentiel. Le regain d'intérêt pour cette période que connut le XIXe siècle amena un vaste programme de rénovations qui ont fait d'York une importante destination touristique, dont le joyau est la cathédrale (XVe siècle), la plus grande construction gothique d'Europe du Nord.

Autre reliquat de cette époque médiévale, une loi toujours en vigueur (car jamais abrogée) permet le meurtre d'un Écossais dans l'enceinte de la ville si celui-ci porte arc et flèches. Bien que le principe anglais d’abrogation implicite devrait s'appliquer dans pareille situation par les diverses lois ultérieures réprimant l'homicide, la tradition britannique de la common law (fondée notamment sur la jurisprudence) pourrait permettre à un justiciable déterminé de tenter d'éviter une condamnation pour meurtre[5].

Démographie[modifier | modifier le code]

York compte environ 181 000 habitants[Quand ?]. Jusqu'à une date récente la population était presque exclusivement blanche. La proportion de population blanche représente maintenant 97,84% du total[6], ce qui est encore assez élevé pour une ville de cette taille. York offre également moins de diversité sociale que d'autres villes, avec peu de quartiers ouvriers ou de classe moyenne comme c'est le cas à Leeds par exemple. La population d'York est légèrement plus âgée que la moyenne nationale[7].

Climat[modifier | modifier le code]

York a un climat tempéré avec quatre différentes saisons, quoique le climat de la ville soit plus chaud et plus sec que le celui du reste du comté. À cause de son emplacement en plaine, York est enclin au gel, au brouillard et aux vents froids pendant l'hiver, alors que l'été arrive relativement tôt.

Les températures oscillent autour de 7 °C en hiver à 22 °C pendant la période estivale. La neige peut tomber à partir de décembre jusqu'en avril, mais fond rapidement. De mai à juillet, York est moyennement ensoleillée, avec une moyenne de six heures par jour. Les extrêmes enregistrés à l'Université entre 1998 et 2006 vont -6.9 °C à +33 °C.

Monuments[modifier | modifier le code]

York Minster, nord et ouest.
York Minster, façade sud.
 Clifford's Tower
La tour de Clifford.

Musées[modifier | modifier le code]

  • l'Archaelogical Resource Centre
  • le Micklegate Bar Museum
  • le Museum Gardens
  • le National Railway Museum
  • le York Castle Museum
  • le Yorkshire Museum
  • le Jorvik Centre
  • le York City Art Gallery

Jumelages[modifier | modifier le code]

Tour de France[modifier | modifier le code]

  • Le dimanche 6 juillet 2014, York est la ville du départ de la deuxième étape du Tour de France 2014, la reliant à la ville de Sheffield après un parcours de 201 km.

Personnalités nées dans cette ville[modifier | modifier le code]

Grammaire[modifier | modifier le code]

André Goosse, dans Le Bon Usage 14e édition (largement refondue) de 2007[8] rappelle que, s’agissant des mots commençant par la semi-voyelle /j/ (notation API du son encore aussi appelé « consonne spirante palatale voisée ») dans la prononciation il n’y pas de disjonction (c’est-à-dire qu’on effectue l’élision) « devant yeuse, yeux, et devant les noms propres français commençant par y, ainsi que devant York »[9] en fournissant les exemples suivant : l’Yonne, les gens d’Yonville (chez Gustave Flaubert), l’Université d’York (Michel Tournier, Vendredi ou les limbes du Pacifique[10], 1967), du jambon d’York.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) City of York Council, « Mid Year Population Estimates for York »,‎ Juin 2010 (consulté le 18 juillet 2011)
  2. François de Beaurepaire, Les Noms des paroisses et anciennes communes de l'Eure, éditions Picard, 1981.
  3. Pierre-Yves Lambert, La langue gauloise, éditions Errance, 1994.
  4. (en) « York », dans Jewish Encyclopedia,‎ 1901–1906 (lire en ligne).
  5. (en) Martin Wainwright, « You can still kill a Scotsman in York, but don't eat a mince pie at Christmas », dans The Guardian, UK,‎ 7 novembre 2007 (lire en ligne)
  6. (en) Facts, UK, York Tourism (lire en ligne).
  7. (en) « Lead Key Figures Dissemination », dans Neighbourhood statistics, National Statistics (lire en ligne).
  8. (ISBN 978-2-8011-1404-9)
  9. § 49 a 2°, p. 59
  10. édition Folio, p. 45

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • « York », dans Cities, UK (lire en ligne). Description, photos et carte.