Montigny-Montfort

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Montigny et Montfort.
Montigny-Montfort
La mairie de Montigny-Montfort
La mairie de Montigny-Montfort
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Côte-d’Or
Arrondissement Montbard
Canton Montbard
Intercommunalité Communauté de communes du Montbardois
Maire
Mandat
Claude JACQUES
2014 - En cours
Code postal 21500
Code commune 21429
Démographie
Gentilé Montignois
Population
municipale
294 hab. (2011)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 34′ 44″ N 4° 20′ 43″ E / 47.5788888889, 4.34527777778 ()47° 34′ 44″ Nord 4° 20′ 43″ Est / 47.5788888889, 4.34527777778 ()  
Altitude Min. 227 m – Max. 400 m
Superficie 17,13 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Montigny-Montfort

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Montigny-Montfort

Montigny-Montfort est une commune française située dans le département de la Côte-d’Or, en région Bourgogne.

Ses habitants sont appelés les Montignois et Montignoises selon le gentilé et l’orthographe usuelle.

L’histoire plus que millénaire de cette commune rurale est liée à celle de son château du XIIIe siècle qui connut d’illustres propriétaires, mais également à l’histoire du Suaire de Turin qui y a été hébergé de nombreuses années.

Géographie[modifier | modifier le code]

Topographie[modifier | modifier le code]

Carte de Cassini planche no 82 Tonnerre, 1759[1].
Partie septentrionale de l’evesché d’Autun, 1659[2].

La commune se développe autour de quatre vallées verdoyantes où coulent les ruisseaux du Dandarge, du Tantavion, de la Ronce et de la Louère. Son territoire se divise en trois : à l’est des terres cultivées, au centre des parcelles de pacages et à l’ouest la forêt de Montfort. Cette forêt très ancienne était déjà symbolisée sur la carte de Cassini et sur la carte de l’évêché d’Autun, respectivement des XVIIIe et XVIIe siècles ; la commune y culmine, à 397 mètres d’altitude.

La commune se compose de quatre hameaux : Villiers, Montigny, Montfort et Fatin, ainsi que d’un petit écrat, le Pavillon des Roches. Elle compte les lieux-dits :

  • la Mine,
  • la Côte,
  • le Clous,
  • les Pruniers,
  • la Queuille,
  • Combe de Nogent,
  • les Larceaux,
  • la Courte,
  • les Fâches,
  • la Seigne,
  • le Puisard,
  • Sous Vie,
  • Champ Genis,
  • Combe au Vau,
  • la Couleuvrrée,
  • Combe Thierrée,
  • En crâ,
  • la Fouchère,
  • En Veurillereau,
  • la Plaine,
  • Montanot,
  • Surgey,
  • Grepain,
  • Prémat,
  • Combe Sardin,
  • la Taurasse,
  • la Lentillère,
  • le Boudon,
  • Combe Plate,
  • Charmoi,
  • la Borde,
  • la Roche Edmée,
  • la Comotte,
  • la Queue à la Vache,
  • Lavey,
  • les Deserts,
  • Combe Igaroux,
  • Beauvais,
  • le Bouchot,
  • Sur le Four,
  • le champ de Bonnet,
  • le neura,
  • Pré de Chène,
  • Grand Champ,
  • la Montagnotte,
  • Champs Grenond,
  • Monatgontte de Montfort.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Crépand Montbard Nogent-lès-Montbard Rose des vents
Saint-Germain-lès-Senailly
Senailly
Viserny
N Courcelles-lès-Montbard
Benoisey
O    Montigny-Montfort    E
S
Villaines-les-Prévôtes Champ-d'Oiseau Grignon

Accès routier[modifier | modifier le code]

Sur la route départementale D 980 entre Semur-en-Auxois11 km) et Montbard4 km) ; autoroute A6 sortie 23 : « Bierre-lès-Semur » direction Montbard.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Côte-d’Or est de type océanique à tendance semi-continentale.

L’influence océanique se traduit par des pluies fréquentes en tout saison (avec néanmoins un maximum en automne et un minimum en été) et un temps changeant. L’influence semi-continentale se traduit par une amplitude thermique mensuelle parmi les plus élevées de France (18 °C contre 15 °C à Paris), des hivers froids avec des chutes de neige relativement fréquentes et des étés plus chauds que sur les côtes, avec à l’occasion de violents orages.

C’est cette influence semi-continentale qui rend possible la culture de la vigne en Côte-d’Or.

Données climatiques[3] Moyenne à Dijon Moyenne nationale
Ensoleillement 1831 h/an 1973 h/an
Pluie 732 mm/an 770 mm/an
Neige 25 j/an 14 j/an
Orage 26 j/an 22 j/an
Brouillard 68 j/an 40 j/an
Relevés à Dijon (1971–2000)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0 1 3 4 9 12 14 14 12 7 3 1 6,7
Température moyenne (°C) 1,6 3,3 6,7 10,3 14,5 17,6 19,6 19 16,1 10,9 5,8 3,1 10,7
Température maximale moyenne (°C) 5 7 12 14 17 22 26 26 22 16 11 6 15,3
Précipitations (mm) 59 50 49 51 88 64 60 59 69 65 70 64 62
Source : Relevés Dijon-Longvic 1971-2000
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
5
0
59
 
 
 
7
1
50
 
 
 
12
3
49
 
 
 
14
4
51
 
 
 
17
9
88
 
 
 
22
12
64
 
 
 
26
14
60
 
 
 
26
14
59
 
 
 
22
12
69
 
 
 
16
7
65
 
 
 
11
3
70
 
 
 
6
1
64
Moyennes : • Temp. maxi et mini °CPrécipitation mm

Toponymie[modifier | modifier le code]

Voir Montaniacum

Montfort : ce nom dérive du latin : monte, montis, ou mons = mont ou sommet et de forti = fort ou fortifié.

Villiers : ce nom dérive du latin villa, qui désignait en principe une partie d’un domaine ou une maison éloignée. Ce terme a très vite pris le sens de hameau.

Fatin : ce nom pourrait dérivé du latin faustus ou fastus = heureux, prospère, favorable.

Histoire[modifier | modifier le code]

L’histoire de la commune est intimement liée à l’histoire de son château ; les terres et les hameaux de la commune faisaient partie de la seigneurie puis de la baronnie de Montfort. À l’exception du territoire et village de la seigneurie de Montigny qui jusqu’à la Révolution a appartenu à la famille de La Guiche.

L’enquête de 1816[modifier | modifier le code]

Extrait du journal d’enquête du préfet de Côte d’Or Herver de Tocqueville, sur les villes et villages du département de 1816[4].

Voici ce qui est dit sur la commune de Montigny-Montfort :

Guillier maire, Lefevre adjoint, Sauron curé, il a dit qu’il a des enfants à lui dans sa maison, mauvaise réputation à tous égards.

450 habitants environ.

Mêmes productions.

_ de perte sur la prochaine récolte.

4 journaux de pâture communale.

Rien que les centimes additionnels.

Réparations pressantes à faire au presbytère, à l’église, et aux murs du cimetière.

Le curé n’a que 33 boisseaux de froment pour traitement.

L’instituteur reçoit 32 doubles décalitres de blé et 40 francs en argent. On en est content.

Le finage de la commune étant très grand il y a 3 gardes champêtres qui reçoivent chacun 50 francs.

La commune a perdu _ de sa récolte de l’an passé par la grêle. Elle a réclamé et elle n’a obtenu, encore, aucune indemnité.

Les habitants sont forts paisibles.

Il existe un vieux bâtiment appelé la Grange des dixmes, qui tombe en ruine, le maire demande l’autorisation de vendre ce bâtiment pour pouvoir réparer l’église etc.

Le château[modifier | modifier le code]

47° 35′ 33″ N 4° 19′ 30″ E / 47.5925, 4.325 ()

Les propriétaires[modifier | modifier le code]

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

C’est au XIe siècle (vers 1075) qu'un premier château aurait été édifié par Bernard de Montfort, un proche des ducs de Bourgogne. Vers 1289, le château est reconstruit par Géraud de Maulmont, chanoine et archidiacre de Limoges, conseiller du roi de France Philippe IV le Bel.

Par mariages et successions, le château revient en dot à Jeanne de Vergy qui épouse en 1340 Geoffroy Ier de Charny. Leur petite fille Maguerite épouse en 1400 Jean de Bauffremont qui décède à la bataille d’Azincourt en 1415. C’est son neveu Pierre de Bauffremont qui hérite du château de Montfort.

La Renaissance[modifier | modifier le code]

La petite fille de Pierre de Bauffremont, Philiberte se maria avec Jean de Chalon prince d'Orange. Mais, après la mort de Jean de Chalon, Philibert son fils refusa de rendre hommage au roi de France pour sa principauté d'Orange et se mit au service de Charles Quint. Le château est alors mis sous séquestre par François Ier à partir de 1521.

En 1530, René de Chalon hérite des biens de son oncle Philibert de Chalon, biens qui léguera à son cousin Guillaume d'Orange-Nassau.

Le 19 mai 1547, Guillaume Ier d'Orange-Nassau obtiendra la levée des séquestres sur le château. Sa fille, Emélia d'Orange-Nassau (Amélie) après une succession difficile avec ses sœurs, obtient le château où elle entreprend d’importants travaux de réhabilitations.

XVIIe et XVIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Le 14 février 1688, les petites filles d'Amélie d'Orange-Nassau vendent le château de Montfort pour 62 000 livres à François Michel Le Tellier marquis de Louvois, secrétaire d'état de la guerre de Louis XIV. En 1691, à la mort de François Michel Le Tellier son fils Louis François Marie Le Tellier marquis de Barbezieux lui succède. Puis en 1701 sa fille Marie Margdelaine épouse du duc d'Harcourt hérite du château et des terre de Montfort.

Le 31 mai 1731, le duc et la duchesse d'Harcourt revendent la baronnie de Monfort à Frédéric de La Forest pour 100 000 livres. Seuls seigneurs qui feront du château leur résidence principale.

Du XIXe siècle à nos jours[modifier | modifier le code]

Le 18 août 1817, une descendante de la famille de La Forest cède le château, pour seulement 1 200 francs à Jean Baptise Lefaivre, ancien domestique au château. Dès lors, seules les terres du domaine seront exploitées, le château, lui tombera en ruines dans l’indifférence totale.

En 1985, les ruines du château sont rachetées par Jean Marie Fériès et son épouse, qui entreprirent leurs réhabilitations. En 1996, l’association MONS FORTI prit la relève de M. et Mme Fériès.

L'architecture[modifier | modifier le code]

Le château fort de Montigny-Montfort, inscrit à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques, par arrêté du 30 décembre 1925, est une vaste construction défensive du XIIIe siècle.

Construit sur un plateau rocheux à 317 mètres d'altitude il domine les trois vallées du Dandarge, de la Ronce et de la Louère.

  • Il était constitué à l'origine de sept tours dont trois semi-octogonales donnant sur une vaste basse-cour, ceinte de remparts et de tours semi-circulaires ouvertes à la gorge.
  • Passé un profond fossé et le pont-levis, le château développait une cour intérieure pavée, entourée de vastes bâtiments nobles : salle des gardes voûtée 12 × 18,5 mètres, salle seigneuriale, 10 × 24 mètres, chapelle, appartements, caves…

Aujourd’hui, du château seuls subsistent :

  • l’imposante muraille Sud de 30 mètres de haut et ses 3 tours semi-octogonales dont celle appelée « tour Amélie » qui possède deux belles salles voûtées très bien restaurées, en croisée d’ogive avec clé de voûte.
  • le puits de 28 mètres de profondeur, la salle des gardes et ses trois imposants départs de colonne, la cour intérieure pavée…
  • mais également les remparts de la basse-cour et le pigeonnier.

L’association[modifier | modifier le code]

Aujourd’hui le site est entièrement géré par l’association MONS FORTI (loi 1901). Depuis 1996, forte de ses 220 adhérents celle-ci s'efforce de restaurer, d’embellir et d’animer le site.

Le Saint Suaire à Montfort[modifier | modifier le code]

Saint Suaire de Turin,1898

Le linceul arrive à Montfort par la famille de Vergy propriétaire du château de Montfort au XVe siècle.

Cette famille serait entrée en possession de cette relique grâce à Othon de la Roche, croisé bourguignon de la quatrième croisade, qui l'aurait pris pendant le sac de Constantinople en 1204. L’existence de cette relique reste secrète dans cette famille jusqu’au milieu du XIVe siècle. L'arrière-petite-fille d'Othon de la Roche, Jeanne de Vergy, épouse Geoffroi de Charny en 1340.

Geoffroy de Charny fait le vœu d’édifier une collégiale et d’y déposer le suaire en remerciement à la Sainte-Trinité, à laquelle il attribuait la réussite de son évasion des prisons anglaises. La collégiale est achevée en 1353, Geoffroy de Charny meurt à la bataille de Poitiers (16 septembre 1356), le linceul est déposé à Lirey (Aube) en 1357 par son fils.

Le linceul demeure à Lirey jusqu'en 1360. À cette date, l'évêque de Troyes Henri de Poitiers interdit les ostentations, considérant que le linceul doit être faux. Jeanne de Vergy prend peur et met alors le linceul en sécurité dans son château fortifié de Montfort, il y restera 28 ans jusqu'à son décès en 1388. Son fils redonne aux chanoines de Lirey la relique en 1389. Craignant pour la conservation du linceul, pendant la guerre de Cent Ans les chanoines de Lirey, le confient en 1418 à Marguerite de Charny, petite-fille de Geoffroy de Charny qui le plaça à nouveau dans son château de Montfort. Puis il sera déplacé à Saint-Hippolyte (Doubs), un fief de son mari, Humbert de Villersexel.

À la mort d'Humbert de Villersexel en 1438, les chanoines de Lirey se pourvurent en justice pour forcer son épouse à restituer la relique, mais celle-ci refusa et exposa le linceul à chacun de ses voyages notamment à Liège, Genève, Annecy, Paris, Bourg-en-Bresse, Nice.

Le 13 septembre 1452, elle vend la relique à Anne de Lusignan, épouse du duc Louis Ier de Savoie, contre le château de Varambon. Le Linceul est dès lors conservé dans une nouvelle église, la Sainte-Chapelle de Chambéry, élevée à la dignité de collégiale par le pape Paul II. En 1464, le duc accepte de verser une rente aux chanoines de Lirey contre l'abandon des poursuites. Quant à Jeanne de Charny, elle décède le 7 octobre 1460 et est "excommuniée au delà de la mort".

Depuis 1578, il se trouve à Turin, où les ducs de Savoie ont transféré leur capitale en 1562.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux de la commune[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-Denis[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Denis est située dans le hameau de Montfort sous le château. Elle est le seul vestige d'un ancien prieuré fondé en 1228 et qui dépendait de l'abbaye bénédictine du Puits d'Orbe (sur la commune de Verdonnet). Vendue comme bien national en 1791, elle est acquise par le premier maire de la commune Jacques BARTAT. Elle est ensuite donnée par la famille GROSELIER à l'association diocésaine de Dijon et revient à la commune de Montigny-Montfort le 16 janvier 1997, qui procéda cette année à une restauration de l'extérieur et de l'intérieur en 1999.

Le clocher est pourvu d'une cloche en bronze datée de 1535, classée en 1913. On peut y voir la dalle funéraire de Nicolas SUCHON de 1621, une statue de Saint Denis du XVIe siècle classée le 30 mars 1976.

Particularité : dans l'assise de l'un des murs de la chapelle, on peut voir la dalle funéraire de Hubert CHANGE, compagnon couvreur au surnom de Joly Cœur "tombé promptement malade au château" inhumé le 9 mars 1690. On peut voir encore sur cette dalle l'équerre et le compas, symboles des compagnons du devoir.

Église Saint-Martin[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin, le chœur est de la fin du XIIe siècle début du XIIIe siècle. La nef a été reconstruite à la fin du XIXe siècle début du XXe siècle par l'abbé Lacaille, sur ses propres deniers. Cette nef a la particularité de ne pas être dans l'axe du chœur comme par exemple la Cathédrale Saint-Corentin de Quimper. L'église agrandie est inaugurée le 12 mai 1907. L'église est pourvue d'un ensemble de bas-reliefs en stuc du XVIIIe siècle : la descente de croix, la Cène, le Christ au jardin des Oliviers, mais aussi d'une chaire à prêcher en bois du XVIIe siècle. Le presbytère à proximité a été depuis vendu comme résidence.

Chapelle Saint-Jean[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Jean est située dans le hameau de Villiers; elle date très probablement du XVIIe siècle. De construction simple, elle est constituée d'une seule voûte en plein cintre. À noter son tympan et son clocher ouvert. À l'intérieur, les trois ouvertures au chevet plat rappellent l'ordonnance cistercienne.

Autres éléments patrimoniaux[modifier | modifier le code]

On peut découvrir aussi à :

  • Montfort : deux lavoirs dont un avec source et fontaine de 1890 restauré.
  • Montigny : un bâtiment de ferme daté de 1716 et, au centre, une croix de dévotion à double face de 1731 et deux lavoirs.
  • Villiers : deux lavoirs.
  • Fatin : une croix calvaire de 1856 restaurée.

À noter que la commune possède un important patrimoine de croix aussi bien de dévotion que de mission (une dizaine).

Aux environs[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

La commune de Montigny-Montfort fait partie de l’arrondissement de Montbard et du canton de Montbard. Depuis le 1er janvier 2005 la commune fait partie de la communauté de communes du Montbardois, qui reprend les communes faisant partie du canton de Montbard.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1800 1815 Jacques Bartat - -
1815 1816 Louis Guillier - -
1816 1821 Claude Guillier - -
1821 1831 Louis Caillet - -
1831 1850 Jacques Bartat - -
1850 1852 M. Cureau-Gueneret - -
1852 1855 M. L. Caillet-Turpin - -
1855 1879 Auguste Collas - -
1879 1881 Antoine Simonot - -
1881 1884 Claude Justin Geste - -
1884 1892 Antoine Simonot - -
1892 1899 Charles Bordot - -
1899 1905 Charles Contour - -
1905 1910 Charles Bordot - -
1910 1921 Jean-Baptiste Dampt - -
1921 1925 Lucien Lefaivre - -
1925 1929 Henri Fromentin - -
1929 1932 Charles Bordot - -
1932 1936 Arnaud Priard - -
1936 1941 Jean-Baptiste Dampt - -
1941 1944 Henri Fromentin - -
1944 1947 Louis Deleglise - -
1947 1954 André Bribant - -
1954 1956 Philibert Febvre - -
1956 1983 Raymond Sebillotte - -
1983 1995 Michel Protte - -
1995 2014 Philippe Muriot - -
2014 en cours Claude Jacques - -

Municipales 2008

Il y eut 83,05 % de participation, une seule liste se présentait aux suffrages des habitants. Le 14 mars les 11 nouveaux membres du conseil municipal ont élu maire, Philippe Muriot pour un troisième mandat, Bruno Duquesne et Claude Jacques ont été élus adjoints[5],[6].

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Présidentielles

Le second tour a vu arriver largement en tête Nicolas Sarkozy avec 64,00 % contre 36,00 % pour Ségolène Royal (résultat national : 53,06 % contre 46,94 %)[7].

Au second tour, les électeurs ont voté à 82,83 % pour Jacques Chirac contre 17,17 % pour Jean-Marie Le Pen avec un taux d’abstention de 12,94 %, très proche des tendances nationales respectivement de 82,21 % et 17,79 %[8].

Référendums sur l'Europe

  • Au référendum sur le traité constitutionnel pour l’Europe du , les habitants de Montigny-Montfort ont largement rejeté la Constitution Européenne, avec 61,17 % de non contre 38,83 % de oui avec un taux d’abstention de 21,14 %. Ces chiffres sont supérieurs aux résultats de la France entière : non à 54,67 % ; oui à 45,33 %[9].
  • Ces résultats confirment et sont même supérieurs aux résultats du référendum sur le traité de Maastricht du 20 septembre 1992. Pour la commune non : 58,88 % ; oui : 41,12 %[10].

Budget-Économie[modifier | modifier le code]

Budget de la commune en 2011[11]

  • Opérations de fonctionnement :
    • Produits : 185 000 € + 3,7 % par rapport à 2010
    • Charges : 136 000 € − 21,7 % par rapport à 2010
  • Opérations d'investissement :
    • Ressources : 62 000 €
    • Emplois : 40 000 €
  • Dettes 2009 : 311 000 €

La dette représente 126 % du budget de la commune (produits + ressources) la dette en valeur à diminuée de 18 % depuis 2009.

Taux des taxes locales sur la commune en 2011.

  • Taxe foncière sur le bâti : 11,71% ; 10,9 % en 2010
  • Taxe foncière sur le non bâti : 37,41% ; 33,21 % en 2010
  • Taxe d'habitation : 13, 83% ; 5,78 % en 2010

Les revenus moyens par ménage en 2004 = 14 740 €/an.

Le taux de chômage en 2009 était de 8,5 %[12].

Services publics[modifier | modifier le code]

Montigny-Montfort est une petite commune rurale, elle ne possède pas d'école, de bureau de poste, de banque ou d'hôpital.

Les écoles[modifier | modifier le code]

Jadis la commune possédait deux écoles. Une à Villiers l'autre à Montigny. L'école de Montigny regroupait aussi la mairie. Le bâtiment a la particularité d'avoir été construit sur le cours du ruisseau du Tantavion. Aujourd'hui mairie à part entière elle se situe sur une place agrémentée d'une fontaine récemment restaurée. L'école de Villiers a été construite en 1879, elle accueillait aussi les écoliers du hameau de Montfort. Elle ferma ses portes en juin 1981 faute d'effectif suffisant. Aujourd'hui l'école est transformée en deux résidences.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Il n'existe pas de jumelage avec d'autres communes.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 294 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
651 510 557 540 553 538 509 504 483
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
493 480 474 413 414 405 402 385 376
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
358 343 329 296 328 266 253 281 286
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011 -
289 309 328 318 290 291 291 294 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[14])
Histogramme de l'évolution démographique


Comme toutes les communes rurales Montigny-Montfort a été touchée par la désertification au profit de grandes villes comme Montbard ou Semur-en-Auxois. Toutefois depuis l’après-guerre la population de la commune reste relativement stable, aujourd'hui autour de 290 habitants.


Pyramide des âges 1999 et 2007[modifier | modifier le code]

La commune compte en 2007 un peu plus d'hommes (51,2 %) que de femmes (48,8 %). Cette proportion est la même qu'en 1990.

Montigny-Montfort comptait en 1999 le plus de personnes situées dans la tranche 45-59 ans (30,7 %), une proportion qui a augmenté en 10 ans de 16,5 points traduisant un vieillissement de la population de la commune, confirmé par un taux de natalité en baisse depuis 30 ans et par une augmentation de plus de 10 points de la part des plus de 60 ans au dernier recensement de 2007[15],[16].

Pyramide des âges de Montigny-Montfort en 1999[17] en pourcentage.
Hommes Classe d’âge Femmes
Plus de 95
5,9 
75 à 94
10,1 
9,9 
60 à 74
11,6 
29,6 
45 à 59
31,9 
17,1 
33 à 44
18,8 
18,4 
15 à 29
15,2 
19,1 
0 à 14
12,3 

Logement[modifier | modifier le code]

En 2007, Montigny-Montfort avait 152 logements (+5,6 % par rapport à 1999) dont 125 étaient des résidences principales soit 82 % du parc et 17 des résidences secondaires soit 11,2 % du parc, 10 étaient vacants. Les montignois sont très largement propriétaires à 89,6 % et 5,6 % locataires.

Le parc immobilier de la commune est composé de maisons assez anciennes, 48,6 % des maisons ont été construites avant 1915, 52 % avant 1949. Toutefois 10 % des résidences principales ont été construites entre 1999 et 2007[18],[16].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : sources utilisées pour la rédaction de cet article

  • Renée Paquet et Michel Paquet, La seigneurie de Montfort en Auxois au fil des siècles, Edition JC Dan Partners,‎ mai 2004, 3e éd. (ISBN 2.9515440.0.6) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Alain Rousselet (texte et photos) et Michel Paquet (dessins), Les cabottes aux alentours de Montigny-Montfort (Côte-d’Or), Edition JC Dan Partners,‎ 2004 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • MONS FORTI, Bulletin n°11 de l'association MONS FORTI,‎ 2008 (ISSN 1291.6692) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Wikipédia article sur le Saint Suaire.
  • Office de Tourisme de Montbard.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Montigny-Montfort.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]