Nuits-Saint-Georges

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Nuits-Saint-Georges
Vue de Nuits-Saint-Georges.
Vue de Nuits-Saint-Georges.
Image illustrative de l'article Nuits-Saint-Georges
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Côte-d'Or
Arrondissement Beaune
Canton Nuits-Saint-Georges (chef-lieu)
Maire
Mandat
Alain Cartron
2014-2020
Code postal 21700
Code commune 21464
Démographie
Gentilé Nuiton(ne)s
Population
municipale
5 557 hab. (2011)
Densité 271 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 08′ 18″ N 4° 57′ 04″ E / 47.1383333333, 4.95111111111 ()47° 08′ 18″ Nord 4° 57′ 04″ Est / 47.1383333333, 4.95111111111 ()  
Altitude Min. 224 m – Max. 516 m
Superficie 20,5 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-nuits-saint-georges.fr

Nuits-Saint-Georges est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne. Les habitants sont appelés les Nuitons (Nuitonnes).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune comprend la ville de Nuits-Saint-Georges et le village de Concœur-et-Corboin. La géographie est typique des villages viticoles de la côte. Sur les hautes côtes, on retrouve des plantations de pins ou des chaumes. Sur les pentes on trouve les meilleures vignes exposées à l'est ou au sud-est. Les vallées sont des combes. L'eau est présente et jaillit du réseau karstique au pied de la côte. Le sous-sol est essentiellement bajocien mais aussi oxfordien et bathonien. Dans la plaine, on retrouve les alluvions qui annoncent la vallée de la Saône.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Curtil-Vergy Reulle-Vergy, Chambolle-Musigny Flagey-Echézeaux Rose des vents
Segrois
Villars-Fontaine
N Boncourt-le-Bois
Vosne-Romanée
O    Nuits-Saint-Georges    E
S
Chaux Premeaux-Prissey, Quincey Agencourt
Enclave : nord est Saint bernard

Accès et transports[modifier | modifier le code]

L'autoroute A31, qui passe au sud-est de la commune offrant au passage la sortie numéro 1, la route départementale 974 (ex-RN74) et les TER permettent de rejoindre Beaune ou Dijon. En plus de la route départementale 974 qui traverse la commune et le bourg sur un axe d'orientation nord-sud, on trouve passant sur la commune les routes départementales 8, 25 et 116. On trouve aussi sur la commune un aérodrome au nord-est du bourg, l'aérodrome de Nuits-Saint-Georges.

De 1922 à 1933, une voie ferrée reliait Nuits-Saint-Georges à Meuilley. Aujourd'hui des routes départementales et communales rattachent Nuits-Saint-Georges aux Hautes-Côtes et à la plaine de la Saône.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La rivière Le Meuzin traverse la ville[1].

Relief[modifier | modifier le code]

La commune, formée de collines et vallées, connait un relief important. Le point le plus haut, soit 516 mètres d'altitude, est localisé au nord-ouest du hameau Corboin, au niveau de la forêt domaniale de Mantuan, en bordure de commune avec Curtil-Vergy et Reulle-Vergy. Le point le plus bas quant à lui, à 224 mètres d'altitude, est localisé au sud du lieu-dit l'étang, à l'extrême sud de la commune.

Climat[modifier | modifier le code]

C'est un climat tempéré à légère tendance continentale. La pluviométrie annuelle moyenne est de 745 mm. L'insolation annuelle moyenne est de 2 000 heures. La température annuelle moyenne est de 11,5 °C[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« D'azur à trois bandes d'or, au chef de gueules chargé de trois quintefeuilles aussi d'or et soutenu d'une trangle d'argent. »

Toponymie[modifier | modifier le code]

On trouve plusieurs hypothèses quant à l'origine du mot Nuits. Il pourrait s'agir du mot noa qui désigne un vallon encaissé dont le fond est un étang, naud qui signifie la terre humide ou bien nubia de la boue fertile, en langue celtique. Ce dernier par extension latine a donné noisettes et noix[réf. nécessaire][3]..

Le nom de Saint-Georges est directement lié à la production de vin. Au IVe siècle, Philibert de Mollans aurait rapporté à Nuits les reliques de Georges de Lydda, martyr chrétien persécuté par l'empereur Dioclétien, un clos de vignes de la paroisse aurait alors pris le nom de Saint-Georges[3]. Saint Georges est une figure importante de la région, célébré comme le saint patron de la Bourgogne, il est aussi le patron de l'ordre de chevalerie installée à Besançon : l'ordre de Saint-Georges de Bourgogne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines et Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les premières traces de l'homme dans la commune datent du Magdalénien au lieu-dit le Trou-léger.

Au lieu-dit les Bolards[4], une ville romaine a été retrouvée. On y a mis notamment à jour un temple de Cybèle et un Mithraeum. Cette ville a prospéré jusqu'à sa destruction totale au début du Ve siècle. Aujourd'hui même son nom est oublié.

Au Moyen Âge la ville de Nuits est mentionnée sous différents noms, dès le Xe siècle. En 1212, le duc Eudes III octroie à la partie sud de la ville nommée Nuits-Aval une charte communale. L'église Saint-Symphorien est construite au XIIIe siècle. À partir de 1362, la commune construit des remparts.

Période moderne[modifier | modifier le code]

Le beffroi date de 1610.

En 1700, l'intendant Ferrand rédigea-t-il un Mémoire pour l'instruction du duc de Bourgogne lui indiquant que dans cette province les vins les meilleurs provenaient des « vignobles [qui] approchent de Nuits et de Beaune »[5].

Epoque contemporaine[modifier | modifier le code]

1870, August von Werder prend Nuits pour l'abandonner juste après

Le plus ancien négoce est la maison Charles Viennot fondée en 1735. GeisWeiler est fondé en 1804, Morin en 1822, Faiveley en 1825, Bouillot en 1844, Labouré et Gontard en 1846, Dufouleur en 1848. Une curiosité, qui perdure jusque dans les années 1940, est l'élaboration par le négoce de vin rouge effervescent selon la méthode champenoise.

En 1849, le train arrive à Nuits ; la première gare est installée. Une autre gare se trouve sur la même ligne dans l'Yonne à Nuits-sous-Ravière. Pour éviter les confusions, la ville prend le nom de Nuits-sous-Beaune. L'arrivée du chemin de fer permet l'essor du négoce en vin. Chauvenet est fondé en 1853, Jacquinet en 1885, Moingeon-Guéneau en 1897, Misserey en 1904, Boisset qui est aujourd'hui le négoce nuiton le plus important, n'est fondé qu'en 1961.

Le 18 décembre 1870, les Allemands, qui veulent s'ouvrir un passage vers Lyon, tentent de s'emparer de Nuits. L'opération est minutieusement préparée, et menée sous la conduite directe du général August von Werder avec la division badoise où se trouvent Adolf von Glümer et le prince Guillaume de Bade. Le général Camille Crémer, avec des moyens en hommes et matériels très inférieurs, lui tient tête. Les combats sont rudes, les forces françaises établissent une ligne de résistance le long de la voie ferrée. Le soir, les troupes germaniques sont maitresses du terrain, mais elles abandonnent la ville dès le lendemain et retournent sur Dijon[6].

En 1892, la commune prend le nom de Nuits-Saint-Georges, Saint-Georges étant l'une de ses appellations viticoles les plus prestigieuses.

À partir du XIXe siècle, plusieurs fléaux venus d'Amérique vont toucher la vigne et donc l'économie locale. D'abord l'oïdium, puis surtout le phylloxéra qui apparait en 1879 et finit par entrainer l'arrachage total des plants anciens et leur remplacement par des vignes sur porte-greffes américains. Enfin, le mildiou provoque un désastre considérable dans les cultures en 1910.

La première cave coopérative viticole apparait en 1911.

En pleine crise de mévente des vins, en 1934, la Confrérie des Chevaliers du Tastevin est fondée à Nuits-Saint-Georges[7]. Pendant ce temps, Henri Gouges rejoint au niveau national le combat mené par le sénateur Joseph Capus et le baron Pierre Le Roy de Boiseaumarié qui va aboutir à la création des appellations d'origine contrôlée. Il devient le bras droit du baron à l'INAO[8]. Ainsi l'AOC Nuits-saint-georges est créée en 1936[9].

C'est également en 1936 qu'est créée la coopérative agricole de blé. Des silos en béton furent inaugurés en 1938 en présence du ministre de l'Agriculture Georges Monnet[10].

Le 13 mai 1962[11], se tient la première vente aux enchères des vins des Hospices de Nuits-Saint-Georges. Les fonds qui y sont récoltés financent à la fois l'établissement, ainsi qu'une association à but caritatif. Ces enchères se déroulent tous les ans.

En 1970, les villages de Concœur et Corboin fusionnent avec Nuits-Saint-Georges.

Le 25 juillet 1971, l'équipage d'Apollo XV donna officiellement, à un trou lunaire, le nom du "Cratère Saint-Georges", en rendant hommage à Jules Verne. En effet, dans son roman Autour de la Lune, une fine bouteille de vin de Nuits est par hasard retrouvée dans le compartiment des provisions, afin de fêter « l'union de la Terre et de son satellite »[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1969 juin 1995 Bernard Barbier RI puis UDF-PR sénateur
juin 1995 mars 2008 Xavier Dufouleur DVD -
mars 2008 2020 Alain Cartron DVD -
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La communauté de communes du Pays de Nuits-Saint-Georges qui gère la plupart des services englobe toutes les communes du canton de Nuits-Saint-Georges.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Nuits-Saint-Georges est liée également par un pacte d'amitié avec Eguisheim (Alsace).

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 557 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 541 2 503 2 633 2 759 3 120 3 058 3 075 3 451 3 251
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 129 3 318 3 643 3 578 3 596 3 727 3 641 3 654 3 625
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 646 3 706 3 509 3 237 3 233 3 400 3 330 3 285 3 602
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
3 970 4 330 5 063 5 459 5 569 5 573 5 335 5 320 5 618
2011 - - - - - - - -
5 557 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[14].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Le vignoble de Nuits-Saint-Georges.

En 2008 la viti-viniculture, au travers de l'exploitation des grands vins de la Côte de Nuits par les grandes maisons de négoce, constitue la principale activité économique de la commune. Aux premiers rangs de celles-ci, on peut citer : Moillard - Grivot, Cottin Frères, Dufouleur Père et Fils, Labouré Roi, Louis Max, Lupé Cholet, Bourgogne Pierre Gruber - Aegerter, Domaine Henri et Gilles Remoriquet, Domaine Chantal Lescure et le Groupe Boisset.

Article détaillé : Nuits-saint-georges (AOC).

Mais Nuits-Saint-Georges n'est pas qu'une ville de négoce, elle subit également une influence de tradition ouvrière due, d'une part, à la présence de nombreuses imprimeries (Filibert, Label'f, société Bourguignone d'Imprimerie, imprimerie Millésime, Limoges photogravure, G Paris...) et d'autre part, à celle de grandes entreprises installées sur la zone économique du « Pré de Nuits » en bordure de l'autoroute A31, dont principalement : Softal (propriété de Pechiney), la cartonnerie Parnalland (propriété de Smurfit Kappa Group), une usine d'embouteillage de jus de fruit Pampryl (propriété d'Orangina Schweppes), le groupe Pierre Le Goff, premier distributeur français de produits et matériels d'hygiène et de sécurité, le groupe France Boissons, la société Védrenne (rachetée par le groupe Renaud Cointreau et spécialisée dans la fabrication des liqueurs et crèmes de cassis (autre spécialité locale entrant dans la confection du Kir). Cette zone économique, créée en 1993, affiche en 2008 complet, ou presque. Il reste 45 000 m2 disponibles[15].

Au 1er janvier 2006, sur les 392 entreprises, commerces ou établissements implantés à Nuits-Saint-Georges, seulement 43 comptaient plus de 10 salariés. La répartition par secteurs d'activité était la suivante[16] :

  • industrie : 42 ;
  • construction : 35 ;
  • commerce et réparations : 140 ;
  • services : 175.

Entre 1999 et 2004, le taux de chômage est passé de 8,2 % à 9,7 % de la population active : soit 253 demandeurs d'emploi contre 216, 5 ans auparavant[16]. Sur la même période, la tendance en France était, quant à elle, nettement à la baisse puisque le taux de chômage a diminué de 2,3 points, passant de 11,2 % à 8,9 %.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Services[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une police municipale[17] et d'un bureau de poste.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Nuits-Saint-Georges dépend de l'académie de Dijon.

La ville compte cinq écoles, dont les quatre écoles publiques suivantes :

Pour les familles optant pour un système scolaire privé, elles ont la possibilité d'inscrire leurs enfants à l'école Saint-Symphorien (maternelle et élémentaire)[18].

Dans l'enseignement secondaire, la commune dispose d'un collège : le collège public Félix Tisserand.

En revanche, Nuits-Saint-Georges ne dispose pas d'un lycée. À la fin de leur année de troisième, les collégiens nuitons - qui poursuivent leur scolarité au lycée - doivent choisir parmi les lycées de Beaune ou ceux de l'agglomération dijonnaise (Brochon, Dijon,...).

Associations culturelles et sportives[modifier | modifier le code]

Les habitants participent à de nombreuses associations culturelles et sportives. Elles sont présentées sur le site de la mairie ou lors d'une manifestation qui se tient tous les ans sous les halles.

Hospices de Nuits-Saint-Georges

Santé[modifier | modifier le code]

Un hôpital a été construit dès 1634. L'institution fonctionne toujours et bénéficie encore d'un supplément de ressource grâce à la vente aux enchères des vins de son domaine. L'hôpital, situé au sud du cœur historique, est tourné maintenant essentiellement vers la gériatrie. Pour les autres domaines, les malades doivent aller à Beaune ou dans l'agglomération dijonnaise.

Cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse de Nuits-Saint-Georges comprend également les communes d'Agencourt, d'Argilly, de Boncourt-le-Bois, de Chaux, de Corgoloin, de Gerland, de Premeaux-Prissey et de Quincey. Dans la ville, des messes sont dites à Saint-Denis mais aussi à Saint-Symphorien qui, après avoir été longtemps désaffectée, a pu maintenant être rouverte au culte.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Beffroi de Nuits-Saint-Georges

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

La commune est riche de deux sites archéologiques majeurs :

  • Les Trous-Légers du magdalénien
  • La station antique des Bolards de l'époque gallo-romaine

Le musée municipal présente, parmi d'autres traces de l'histoire, des éléments retrouvés sur ces sites (exposition permanente : stèles de la nécropole des Bolards ; exposition temporaire renouvelée chaque année).

Le beffroi (maison carrée de 1610 à 1619, tour de 1619 à 1629, clocheton en 1633) situé au cœur de la vieille ville est le symbole actuel de Nuits.

Articles détaillés : beffroi de Nuits-Saint-Georges et beffroi.

Le Château d'entre-deux-monts, qui est perdu dans la nature sur les hauteurs à l'extrémité du ban de la commune, constitue un beau témoignage d'architecture classique. Le corps du logis date du XVIIe siècle, il a été construit sur une ancienne ferme fortifiée qui a appartenu à Phillippe de Chaumergy, le défenseur de Beaune face aux français en 1478[19].

Deux musées, de création récente, illustrent les industries alimentaires de Nuits : le Cassissium, unique musée au monde à traiter du cassis et l'Imaginarium, consacré à la découverte des processus de fabrication des Crémants de Bourgogne et autres vins effervescents.

Le patrimoine moderne est représenté par un émetteur de télévision et de FM avec une tour hertzienne d'une hauteur de 150 mètres.

Église Saint-Symphorien

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Symphorien est édifiée au XIIIe siècle. Son architecture est de style roman mais possède néanmoins quelques éléments gothiques[20]. L'édifice est classé depuis 1913 aux monuments historiques[21]. On peut aussi noter son cimetière comportant des tombes du XVIIe siècle.

L'église Saint-Denis, néoromane, est quant à elle plus récente, XIXe siècle, et l'élément caractéristique est son orgue Cavaillé-Coll qui date de 1878[20]. Deux cloches, Jeanne-Marie, 760 kg, bénie le 18 juin 1899 et Marie-Hélène, 1 300 kg, bénie le 20 février 2011 appellent les fidèles à la messe le dimanche.

Au nord-ouest du bourg, en bordure de la route départementale 25, on trouve la chapelle de la Serrée.

L'église de la Nativité de Notre Dame à Concœur daterait pour l'essentiel du XVe siècle mais d'importants remaniements ont été réalisés en 1858[22].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Statue représentant Paul Cabet à Nuits-Saint-Georges.

Manifestations[modifier | modifier le code]

1 vente aux enchères des vins

Chaque année au mois de mars, et depuis 1962, se tient la célèbre vente aux enchères des vins des Hospices de Nuits-Saint-Georges. Une vente qui permet à l'hôpital local de récolter des fonds destinés à certains investissements de l'établissement. Chaque année également, une partie des bénéfices de cette vente est destinée à une association, le plus souvent à but caritatif.

La vente se fait aux enchères et à la chandelle. En général elle se tient dans le grand cellier du château du Clos de Vougeot.

La 47e vente des Hospices de Nuits-Saint-Georges s'est tenue les 15 et 16 mars 2008. Près de 140 pièces de vin étaient proposées à la vente. La pièce de charité a permis de récolter 34 000 euros pour l'Association Laurette Fugain[23] qui lutte contre la leucémie.

Cette vente est très importante en Bourgogne, car elle donne une première tendance des prix de l'année à venir. Pour 2008 le prix moyen de la pièce a augmenté de 3,95 %[24].

La 50e Vente des Vins qui s'est tenue le 19 et 20 mars 2011 fut une vente anniversaire marquée par le 10e semi-marathon et l'élection de la 1re Reine des Vins de l'Ouvrée[25] (association nuitonne)[26] à la soirée d'ouverture le vendredi 18 mars. La pièce de charité fut vendue au Clos de Vougeot en présence des humoristes Chevallier et Laspalès à 32000 Euros au profit de l'l'Institut Fournier[27], centre de dépistage précoce du cancer. La vente des Vins des Hospices de Nuits a rapporté à l’Hôpital la somme de 523 700 € (6 % de hausse par rapport à 2010) qui sera intégralement consacrée à des investissements en matériel médical[28].

À l'occasion de cette manifestation les viticulteurs proposent un salon de vins de Nuits, l'Association l'Ouvrée l'élection de la Reine des Vins du Canton de Nuits-Saint-Georges, la Cabotte un salon des chocolatiers avec Mickaël Azouz, champion du monde de pâtisserie, et l'association Nuits semi-marathon organisation propose un semi-marathon et un 10 kilomètres, devenus incontournables en Bourgogne. Les coureurs traversent les crus les plus prestigieux de la Bourgogne entre Nuits-Saint-Georges et le Château du Clos de Vougeot.


(2) Fête du cassis

Début septembre une grande fête du Cassis s'installe dans le hameau de Concœur, pour présenter toute la filière du Cassis et en faire découvrir les bienfaits.

Fin octobre a lieu depuis plus de 20 ans la traditionnelle fête du vin bourru, organisée par La Cabotte, c'est l'occasion de gouter le vin nouveau de l'année autour d'un marché gourmand, renouvelée chaque année par la découverte de l'invité d'honneur.

Le 29 avril 2003, a eu lieu le 14e Concours des Vins Vinifiés par le Vigneron Indépendant qui est un concours itinérant visant à promouvoir le vin et les vignerons[29]. Lors de cette manifestation, 276 médailles d'or, 402 médailles d'argent et 271 médailles de bronze ont récompensé les meilleurs vignerons de France.

3 Exposition annuelle au musée (musée de France) de Nuits Saint-Georges

Depuis quelques années, une exposition de six mois (du 2 mai au 31 octobre) a lieu au musée de Nuits-Saint-Georges, 12 rue Camille Rodier, concernant les grands événements qui se sont déroulés dans la commune. Les trois dernières expositions ont concerné:

  • les églises du canton et la restauration de l'église Saint-Symphorien: "itinéraire singulier en pays de Cîteaux" (2007);

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Alain Fauconnier, La Bataille de Nuits, 2012. Roman historique situé en 1870.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Service d’Administration Nationale des Données et Référentiels sur l’Eau, « Cours d'eau : rivière le meuzin (U3030500) » (consulté le 24 janvier 2011)
  2. Stations météos à Savigny et à Vougeot
  3. a et b Petite toponymie, consulté le 7 février 2011
  4. Les Bolards (fr)
  5. Marcel Lachiver, Vins, vignes et vignerons. Histoire du vignoble français, Éd. Fayard, Paris, 1988, p. 370.
  6. Xavier Humbel, La bataille de Nuits Das Gefecht bei Nuits, Imprimerie Georges Paris,‎ 1970
  7. Site du BIVB
  8. Constant Bourquin, op. cit., p. 94.
  9. Site du BIVB : Nuits-saint-georges
  10. Un homme une voix, Dijon céréales,‎ 2001 (ISBN 2-9517557-0-8)
  11. Bourgogne n°98 2011
  12. Chapitre III, Où l'on s'installe, Hachette et l'Institut National des Appellations d'Origine (INAO), Atlas Hachette, les vins de France, p.146, Paris 1989
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  15. L'économie, ferment de la Communauté de communes
  16. a et b Nuits-Saint-Georges (21464 - Commune), sur le site de l'Insee.
  17. Police municipale, sur le site de la mairie, consulté le 24 janvier 2011.
  18. Les Affaires Scolaires, sur le site de la mairie, consulté le 24 janvier 2011.
  19. Pierre Gras et Yves Beauvalot, Le chateau d'Entre-deux-monts, Les cahiers de Vergy,‎ 1973
  20. a et b Le patrimoine bâti, sur le site de la mairie, consulté le 24 janvier 2011.
  21. « Notice no PA00112575 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. Collectif, Il était une fois sur les Hauts de Nuits ... Concoeur, Corboin, Entre-Deux-Monts, Association du réveil des hameaux,‎ 2012
  23. Association Laurette Fugain
  24. France 3 Bourgogne 16/03/2008
  25. Reine des Vins de L'Ouvrée
  26. Le Bien Public du mardi 22 mars 2011[1]
  27. Institut Fournier
  28. Bourgogne Live
  29. http://www.vigneron-independant.com/concours/

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Cannard, Nuits-Saint-Georges et son vignoble, Éditions H. Cannard,‎ 1986
  • Jean-François Bazin, Le canton de Nuits-Saint-Georges, Éditions Sutton, coll. « Mémoire en images »,‎ 2005 (ISBN 9782849103128)
  • Lucien Perriaux, Histoire de Beaune et du pays Beaunois des origines préhistoriques au XIIIe siècle, Presses universitaires de France,‎ 1974

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]