Grancey-le-Château-Neuvelle

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Grancey-le-Château-Neuvelle
Entrée et collégiale du château de Grancey.
Entrée et collégiale du château de Grancey.
Blason de Grancey-le-Château-Neuvelle
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Côte-d'Or
Arrondissement Dijon
Canton Grancey-le-Château-Neuvelle
(chef-lieu)
Intercommunalité CCST
Maire
Mandat
Patrick Nourissat
2014-2020
Code postal 21580
Code commune 21304
Démographie
Population
municipale
276 hab. (2011)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 40′ 15″ N 5° 01′ 36″ E / 47.6708333333, 5.0266666666747° 40′ 15″ Nord 5° 01′ 36″ Est / 47.6708333333, 5.02666666667  
Altitude Min. 309 m – Max. 493 m
Superficie 27,55 km2
Localisation

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Grancey-le-Château-Neuvelle

Grancey-le-Château-Neuvelle est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village rattaché[modifier | modifier le code]

Neuvelle-lès-Grancey.

Les fermes des écarts[modifier | modifier le code]

  • Borgirault, Brot, Jeu, Pavillon et Renille.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Poinson-lès-Grancey (Haute-Marne) Poinsenot (Haute-Marne) Vals-des-Tilles (Haute-Marne) Rose des vents
Beneuvre
Bussières
Busserotte-et-Montenaille
N
O    Grancey-le-Château-Neuville    E
S
Courlon Avot Cussey-les-Forges

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premiers seigneurs de Grancey apparaissent vers l'an mille. Un sire de Grancey est templier à Bures en 1297, ce sont eux qui protègent et ont la garde de cette maison[1]. Ils donneront naissance à une puissante lignée dont la branche ainée s'éteindra à la fin du XIVe siècle. Par héritages successifs la seigneurie passera alors dans les familles de Châteauvillain, la Baume Montrevel, Hautemer de Fervaques, Rouxel de Médavy, de Tourny et enfin en 1789 à Adrien de Mandat. Aujourd'hui le château appartient à Jacques de Mandat Grancey.

Au XVe siècle, Guillaume de Châteauvillain est seigneur de Grancey. Le roi de France est Charles VII et Philippe le Bon est duc de Bourgogne. Ce dernier, après l'assassinat de son père va s'allier aux Anglais et reconnaitre Henri V comme héritier du trône de France. Guillaume de Châteauvillain possède la moitié de ses terres en Bourgogne mais va rester fidèle à Charles VII. En 1433 il ravage Is-sur-Tille et l'année suivante détruit l'abbaye de Theuley fondée par les Vergy. Devant ces actes, le duc de Bourgogne lève une armée pour marcher sur Grancey, cette armée est menée par Jean de Vergy. En mai 1434, après avoir ravagé nombre de villages sur son passage, dont Chalancey, la troupe ducale assiège Grancey et le 15 août 1434 Grancey ouvre ses portes aux bourguignons. Le Duché de Bourgogne demande alors le démantèlement de la place forte : le donjon, les remparts du château et du village sont arasés et ne seront jamais reconstruit. Grancey, de par sa position naturelle, n'en garde pas moins l'allure d'une forteresse.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« De gueules au château de trois tours d'argent, ajouré et maçonné de sable, chargé en coeur d'un écusson d'azur au lion d'or. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

1793 : Monsieur Buzenet

1806 - 1830 : Alexandre de Mandat

1831 - 1838 : François Didier Ally

1838 - 1848 : Claude Orième

1848 - 1860 : Claude Tardivot

1861 - 1865 : Edmé Despiotte

1866 : Joseph Bratigny

1873 : monsieur Renard

1877 : Nicolas Bocquenet

1882 : Nicolas Tillequin

1884 : Rémy Théodore Gouvot

1896 - 1925 : Alban Morizot.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours Marcel Follea PS  

Démographie[modifier | modifier le code]

Comme dans la plupart des villages, la baisse de population s'amorce après 1851 avec l'industrialisation. L'augmentation de 1881 est temporaire, elle est due à l'apport d'ouvriers travaillant à la construction de la voie ferrée reliant Dijon à Langres et Châtillon. Après l'ouverture de cette voie le nombre d'habitants ne cessera de chuter pour se stabiliser autour de 300. En 2011, la commune comptait 276 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
586 650 651 618 609 665 670 674 717
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
703 668 601 551 489 601 476 481 377
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
338 361 349 336 301 339 331 316 350
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
294 281 317 269 278 292 277 266 264
2011 - - - - - - - -
276 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Grancey le château, la porte de Bourgogne.

Le château fut construit entre 1705 et 1725 par Jacques Eléonor de Rouxel de Médavy sur l'emplacement de la forteresse médiévale érigée en 1098 par Ponce de Grancey.

Le pont levis, remplacé à la révolution par un pont fixe, restauré depuis, il est en parfait état de fonctionnement.

La collégiale Saint-Jean-l'Evangéliste, de style gothique, est fondée en 1365 par Eudes V et Mahaut de Noyers.

L'église paroissiale Saint-Germain est située à 1 km du village. Elle est de style roman, sa partie la plus ancienne est le chœur qui date du XIIIe siècle.

Il existait deux autres églises à Grancey : celle du prieuré Saint-Nicolas, démolie au XVIIIe siècle et la chapelle Saint-Jean-Baptiste qui était la chapelle de la léproserie.

La roche qui pleure : la tradition raconte que la femme d'un seigneur de Grancey serait tombée au pied des roches un jour d'automne, la veille du jour ou son époux revenait de croisades. Le seigneur y a tant pleuré sa bien aimée que la pierre en a gardé le souvenir : deux yeux se sont ouverts dans la roche et bien souvent nous les voyons pleurer. Depuis ce jour également la combe est la Combe Octobre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Associations[modifier | modifier le code]

Foyer Rural http://foyer.rural.granceylechateau.over-blog.com/

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marc Roger, Le prieuré de Champagne des Chevaliers de Rhodes : Thèse de paris IV 2001, Université Paris-Sorbonne,‎ 2003, 2000 p., p. 50,51
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]

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