Oisilly

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Oisilly
L'église Saint-Léger
L'église Saint-Léger
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Côte-d'Or
Arrondissement Arrondissement de Dijon
Canton Canton de Mirebeau-sur-Bèze
Maire
Mandat
Françoise Clément
2014-2020
Code postal 21310
Code commune 21467
Démographie
Population
municipale
139 hab. (2011)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 25′ 17″ N 5° 22′ 00″ E / 47.4213888889, 5.3666666666747° 25′ 17″ Nord 5° 22′ 00″ Est / 47.4213888889, 5.36666666667  
Altitude Min. 197 m – Max. 238 m
Superficie 5,97 km2
Localisation

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Oisilly

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Oisilly

Oisilly est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Blagny-sur-Vingeanne Champagne-sur-Vingeanne Rose des vents
Mirebeau-sur-Bèze N Renève
O    Oisilly    E
S
Cheuge

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est cité dans les Chroniques de l'abbaye de Bèze sous la dénomination de Auxilicum[1]. On retrouve également les appellations de Ossilleium, Osiliacum puis Ozilly, Oisiley et Oizilly[2].

L'église fut donnée par Villencus, évêque de Langres à l'abbaye de Bèze en 1130. Cette paroisse lui avait déjà appartenu vers 614, cédée à l'époque par le duc Amalgaire. La commune était divisée en 3 seigneuries : Chamblan, Montarean et Ozilly, avec 3 châteaux forts, détruits lors du passage des troupes du général Gallas. Elles furent par la suite réunies.

Un certain frère Jean (Antoine de Bourbon, comte de Moret, 1607-1692), fils naturel de Henri IV et de Jacqueline de Breuil[3], a vécu quelque temps au XVIIe siècle dans un ermitage situé dans une caverne au milieu d'un bois dépendant du village d'Oisilly, où il forma 13 jeunes novices[4].

En 1852, une épidémie de variole se déclare à Mirebeau-sur-Bèze et se propage à Oisilly[5]

Pendant la Première Guerre mondiale, un camp militaire américain fut installé au lieu-dit la Roche.

La commune compte aujourd'hui environ 110 habitants.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   M. François Renaud    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 139 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
154 201 193 200 203 220 197 215 228
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
206 205 199 202 209 273 240 175 174
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
150 165 146 140 145 129 153 117 104
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
113 104 88 96 116 108 131 137 139
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale Saint-Léger date des XIIe et XIIIe siècles, elle est de style roman, elle comprend une nef avec deux travées voûtées et est surmontée d'un clocher carré. Elle fut incendiée en 1636 par les troupes du général Gallas. Elle fut restaurée plusieurs fois, dont la dernière en 1994. Les vitraux sont de Marc Couturier et ont pour thème la création du monde[8]. Presbytère des XVIe et XVIIIe siècles.

Le viaduc fut construit de 1886 à 1888 et supporte la voie ferrée reliant Gray à Is-sur-Tille, il est construit en maçonnerie. Il mesure 294 de long, 20 m de haut et possède 7 arches en anse de panier qui enjambent le canal de la Marne à la Seine, la Vingeanne, la RD 112F et des prairies. La ligne de chemin de fer fut ouverte le 27 octobre 1888. L'arche surplombant le canal fut détruite pendant la Seconde Guerre mondiale puis reconstruite en béton. À noter, l'évacuation des eaux de ruissellement s'effectue par des conduites noyées dans la maçonnerie, à décor de mufles de lion.

Viaduc d'Oisilly.

Le château date du XVIIIe siècle. Colombier et orangerie, chapelle Saint-Augustin. L'aile gauche du château fut reconstruite suite à un incendie survenu en 1864[9].

Vestiges de la voie romaine menant de Langres à Besançon.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mémoires présentés par divers savants Par Académie des inscriptions & belles-lettres p.59
  2. Description générale et particulière du duché de Bourgogne, Volume 2, Claude Courtépée, p. 229
  3. Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire ..., Volume 13 Par William Duckett p.343
  4. Revue d'Aquitaine : journal historique de Guienne, Gascogne, Béarn ..., Volume 11, pages 71-72
  5. Exposé des travaux des Conseils d'hygiène publique et de salubrité du département de la Côte-d'Or, Louis Noirot p. 227
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  8. Vitraux d'ici, vitraux d'ailleurs, propos d'artistes, Christine Blanchet-Vaque, p.21
  9. http://www.patrimoine-de-france.org/oeuvres/richesses-15-5386-42012.html#fiche

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]