Anagramme

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur les redirections Pour le jeu de société, voir Anagramme (jeu).

Une anagramme (le mot est féminin) – du grec ανά, « en arrière », et γράμμα, « lettre », anagramma : « renversement de lettres » – est une construction fondée sur une figure de style qui inverse ou permute les lettres d'un mot ou d'un groupe de mots pour en extraire un sens ou un mot nouveau.

Jeu littéraire, l'anagramme peut aussi avoir une valeur ésotérique. Elle a fait l'objet de l'attention autant des linguistes – à l'instar de Ferdinand de Saussure – que des psychanalystes et des poètes contemporains.

Exemples[modifier | modifier le code]

Avec un mot[modifier | modifier le code]

Anagrammes
Marion - manoir - minora - normai - Romain
ironique - onirique
argent - gérant - grenat - garent - ragent - Tanger - gréant - régnât - ganter
crane - écran - nacre - carne - rance - ancre
platine - platiné - patelin - plainte - épilant - pliante
couille - luciole
aimer - maire - Marie - ramie
aube - beau
baignade - badinage
chien- chine - niche
imaginer - migraine
Parisien - aspirine
police - picole
soigneur - guérison
cuvé - vécu
chicane - caniche
rial – lari
meuf – fume
une - nue

Avec deux mots ou plus[modifier | modifier le code]

Mots d'origine Anagramme
Ordinateur dur notaire - dorerait nu - on durerait - ration dure - rudération
Révolution française Un véto corse la finira
Le commandant Cousteau Tout commença dans l'eau
Pierre de Ronsard Roser de Pindarre
Napoléon, Empereur des Français Un Pape serf a sacré le noir démon
Albert Einstein Rien n'est établi
Vincent Auriol Voilà un crétin !
Le Marquis de Sade Démasqua le désir ou Marque des ladies
La crise économique Le scénario comique
Centrales nucléaires Les cancers et la ruine
Tom Elvis Jedusor Je suis Voldemort
Laurent Fabius Naturel abusif
Jean-Paul Sartre Satan le parjure
Michel Onfray Lyncher ma foi
Pablo Picasso Pascal Obispo
Salvador Dalí Avida Dollars

Les anagrammes à plusieurs mots ont aussi donné naissance à des variantes : les anaphrases par exemple, où avec un mot dans le désordre, vous devez former plusieurs mots et les placer correctement dans une phrase. Exemple, avec AEEGNRT, on peut former la phrase : « Je trouve cela ÉTRANGE que la GÉRANTE du magasin possède un renard ARGENTÉ. »

Les Anglo-Saxons sont friands de ce genre de jeu de mots. Notons pour exemple celui-ci, apparu au cours de la Seconde Guerre mondiale : The German soldiers: Hitler's men are dogs.

La phrase « Je nage issu du monde » est l'anagramme de la phrase suivante : « Je suis ange du démon ».

Définition[modifier | modifier le code]

Définition linguistique[modifier | modifier le code]

L'anagramme s'apparente au jeu de mots se fondant sur une permutation de lettres dans un mot ou dans un groupe de mots.

Pour Ferdinand de Saussure, dans ses Cahiers d'anagrammes, l'anagramme serait le principe de base de la technique poétique indo-européenne. On retrouve en effet des anagrammes dans les poèmes romains, faisant l'éloge le plus souvent de mécènes ou de héros. Saussure a ainsi créé un type d'anagramme, fondé sur la syllabe et non plus sur la lettre et qu'il nomme « hypogramme ». Le linguiste crée aussi le « paragramme », sorte d'anagramme libre[1]. Pour Saussure, le texte est une matrice de signifiants permettant des significations infinies accessibles par des clés ; l'anagramme serait donc une figure jouant sur ce sens caché. L'anagramme pose la problématique du sacré dans la langue, proche de l'ésotérisme qui l'utilise beaucoup.

Définition stylistique[modifier | modifier le code]

Lorsque l'anagramme inverse l'ordre des lettres sans le bouleverser significativement, on parle de palindrome.

Historique de la notion[modifier | modifier le code]

La construction des anagrammes est un divertissement de l'Antiquité. Elles étaient connues à travers l'Europe du Moyen Âge, bien qu'on croie largement que l'art de l'anagramme ait été inventé par le poète grec Lycophron. On en retrouve beaucoup dans la Kabbale à travers le Sefer Ha Zohar ; les lettres représentant les images des énergies divines. En France, Pierre Ronsard a produit l'un des plus célèbres anagrammes dans ses poèmes : « Marie, qui voudroit vostre beau nom tourner / Il trouveroit aimer : aimez-moi donc, Marie »

William Camden[2] définit « Anagrammatisme » comme la « dissolution d'un nom vraiment écrit dans ses lettres, comme ses éléments, et un nouveau raccordement de lui par la transposition artificielle, sans addition, soustraction ou changement de n'importe quelle lettre, dans différents mots, semblant à un certain raisonnable parfait applyable (c.-à-d., applicable) à la personne appelée ». Dryden a dédaigneusement nommé ce passe-temps « torture d'un pauvre mot de dix centaines de façons possibles » mais beaucoup d'hommes et de femmes de lettres y ont trouvé un certain amusement.

Une anagramme bien connue est le changement de l'« Ave Maria, gratia plena, Dominus tecum » (Je vous salue Marie pleine de grâce, le Seigneur est avec vous) en « Virgo serena, pia, munda et immaculata » (Vierge sereine, pieuse, pure et immaculée). D'autres anagrammes existent en réponse à la question de Pilate, « Quid est veritas ? » (Qu'est-ce que la vérité ?), à savoir, « est vir qui adest » (c'est l'homme qui est ici) ; et la transposition de « Horatio Nelson » en « Honor est a Nilo » (en latin, « l'honneur vient du Nil ») ; et de « Florence Nightingale » en « Flit on, cheering angel » (soit « Poursuis ton vol, ange de bonté »).

Les courtiers de James I découverts dans « James Stuart, un maître juste », transformèrent : « Charles converti James Stuart » en « le siège de réclamations d'Arthur » (même en ce temps, les lettres I et J étaient plus-ou-moins interchangeables). On dit qu’« Eleanor Audeley », épouse de Sir John Davies (en), a été amenée devant la Grande Commission en 1634 pour des extravagances, stimulée par la découverte que son nom pourrait être transposé en « Reveale, O Daniel », et avoir été humiliée hors de la cour par une autre anagramme soumis par le « doyen des voûtes », « Dame Eleanor Davies », « never soe mad a ladie » (« (on n'a) jamais (connu) dame si folle »).

Utilisation de l'anagramme[modifier | modifier le code]

Anagrammes et pseudonymes[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Pseudonyme anagramme.

Les anagrammes sont également souvent utilisées par les auteurs pour se nommer plaisamment ou se choisir un pseudonyme :

Quelques autres anagrammes de personnes :

L'anagramme au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

L'anagramme peut contribuer à dévoiler obliquement l'intrigue d'un film aux plus observateurs, ou à faire une référence discrète à un élément extérieur.

  • Dans le film Harry Potter, sous le nom de « Tom Elvis Jedusor » se cache « Je suis Voldemort » ;
  • Dans Charlie et ses drôles de dames (2000), Dylan réalise, alors qu'elle est en voiture avec ses partenaires, que le nom de la société Nick Xero est l'anagramme d' Eric Knox, leur ennemi ;
  • Le film Ciel d'octobre (October Sky, 1999) est adapté du roman Rocket Boys. Le film devait à l'origine porter le même nom que le roman, mais les producteurs considèrent que ce n'était pas un titre « vendeur ». Le titre finalement retenu, October Sky est une anagramme du titre du roman, et fait également référence au mois d'octobre durant lequel le jeune héros est inspiré par la mission Spoutnik ;
  • Toujours dans I... comme Icare (1979), le nom donné à l'université à laquelle appartient le professeur Naggara est l'université de Layé. Or, toutes les expériences sur la soumission à l'autorité menées par le professeur Naggara ont effectivement été réalisées dans les années 1960 à l'université Yale (Expérience de Milgram) ;
  • Dans Les Experts (1992), Bishop (Robert Redford) cherche le mot de passe du décrypteur universel fabriqué par la société Setec Astronomy. Pris d'une illumination, il mélange les lettres du nom et trouve le mot de passe : Too Many Secrets ;
  • Dans Le Secret de la pyramide, « eh tar », le gourou de la secte « rame tep », est l'anagramme de sa véritable identité : Professeur Rathe ;
  • Dans Matrix (1999), le héros Néo apprend qu'il est l'Élu (The One, en anglais) ;
  • Dans Rosemary's Baby (1968), l'héroïne découvre que le nom de Steven Marcato, trouvé dans un livre de sorcellerie, n'est autre que l'anagramme du nom de son voisin Roman Castevet ;
  • Dans La Boîte noire (2005), Sylvain Ganem, un nom imaginé par le héros est l'anagramme du nom de son frère Yvan Seligman ;
  • Dans la série X-Files : Aux frontières du réel, dans le dernier épisode de la saison 3, la mère de Mulder lui donne un message sous forme d'anagramme. Le message était PALM (paume en anglais). En décodant l'anagramme, Mulder forme le mot LAMP, (lampe en anglais) qui lui indique où chercher le prochain indice ;
  • Dans un sketch des Monty Python, The man who speaks in anagrams (L'homme qui parle en anagrammes), un personnage incarné par Eric Idle, Hamrag Yatlerot, s'exprime exclusivement en anagrammes. Il travaille sur des versions en anagrammes des pièces de William Shakespeare (Ou plutôt, Malliwi Rapesheake), avec notamment Thamle, Le Charmand de Nevise ou encore Trichar Drois. Par ailleurs, toute la suite de l'épisode contenant ce sketch du Monty Python's Flying Circus reprendront des anagrammes, jusqu'au titre de l'émission elle-même, rebaptisée le Tony M'Nyphots Flying Risccu ;
  • Dans la série télévisée House, l'ex-femme de James Wilson appela leur chien Hector Gros Dégueu (une anagramme de Docteur Greg House), le personnage principal de la série ;
  • Dans la série télévisée The L Word, dans l'épisode Lifeline (épisode 5), Alice rencontre Uta Refson, une vampirologue qu'elle soupçonne d'être un vrai vampire. Alors qu'elles font l'amour dans l'appartement d'Uta, Alice voit la plaque professionnelle vissée au mur de cette dernière dans le miroir : Uta Refson devient Nosferatu. Cette anagramme est également un anacyclique ;
  • Dans la série télévisée NCIS : Enquêtes spéciales, Timothy McGee utilise l'anagramme de son nom : Thom E.Gemcity, pour écrire des romans sur les affaires que lui et ses coéquipiers résolvent ;
  • Dans le dessin animé Blake et Mortimer, dans l'épisode Le Testament de l'Alchimiste, Nicolas Flamel, le protagoniste de l'intrigue, prend le pseudonyme de Lasco F. Millena, anagramme de son véritable nom ;
  • Dans la série Noob, l'un des personnages appartenant à la faction de l'ordre se nomme Nazetrime, anagramme de Maître Zen, ancien propriétaire de la guilde Noob, aujourd'hui ennemi de celle-ci.

Contrairement à la rumeur, le nom d'Alan Smithee, pseudonyme utilisé par les réalisateurs américains reniant leur film, n'a pas été choisi parce qu'il est l'anagramme de The Alias Men (les hommes au nom d'emprunt). Il ne s'agit que d'une coïncidence.

Au cours de l'hiver et du printemps 2002, certains milieux « proches » du Front national et de son président s'étaient réjouis de constater, un peu hâtivement toutefois, que le nom d'Amélie Poulain, héroïne du film de Jean-Pierre Jeunet, Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain, film qualifié de « pétainiste » par certains critiques, notamment dans les colonnes du quotidien Libération – accusation dont se défendit le réalisateur –, formait la curieuse anagramme « Oui à l'ami Le Pen ».

L'anagramme dans les arts[modifier | modifier le code]

  • Dans le roman Carmilla de Sheridan Le Fanu, texte fondateur du mythe du vampire en littérature, le personnage du vampire est découvert sous plusieurs noms tous anagrammes les uns des autres, c'est ce qui mettra la puce à l'oreille aux autres personnages sur la nature surnaturelle de Carmilla. Les anagrammes sont les suivantes : Carmilla, Millarca, Mircalla. Peut-être existe-t-il également un rapprochement à faire avec la nouvelle de Théophile Gautier : Arria Marcella. L'anagramme n'est pas complète, ou alors elle est cachée avec un autre mot, mais il y a une similitude évidente, dans le personnage, le thème du vampire et dans le nom.
  • Paul Verlaine se mettait en scène dans ses poèmes sous le nom de Pauvre Lélian.
  • Le Virginal, le personnage du peintre tyrannique et dominateur dans L'Atelier du peintre de Patrick Grainville, est l'anagramme du nom de l'auteur.
  • Arsène Lupin, le célèbre gentleman cambrioleur de Maurice Leblanc, utilise parfois des anagrammes comme pseudonymes : Paul Sernine, (Don) Luis Perenna, etc.
  • Edmond Jabès, dans Le Livre des Questions, présente une triade de noms anagrammatiques : Yaël, Elya, Aély.
  • Dans Harry Potter et la Chambre des secrets, Harry Potter a en main le journal intime de Tom Elvis Jedusor qui est l'anagramme de « Je Suis Voldemort » (Voldemort étant l'ennemi d'Harry) (en anglais, cet ennemi s'appelle de son vrai nom Tom Marvolo Riddle, pour donner « I am Lord Voldemort », « riddle » signifiant, par ailleurs charade, devinette, énigme etc.).
  • Dans le roman Da Vinci Code, les anagrammes sont souvent utilisées. La plupart des énigmes et des secrets se résolvent de cette manière.
  • Dans la série de jeux vidéo Kingdom Hearts, les membres de l'Organisation XIII portent des noms formés d'anagramme de leur nom d'origine avec un x ajouté.
  • Dans l'art contemporain, l'artiste Jean Daviot utilise de multiples anagrammes dans sa série « Écart des mots » où il inscrit des mots dans des paysages.
  • L’artiste Jean Dupuy, écrit son premier livre d’anagrammes : Ypudu, Anagrammiste édité par C. Xatrec, en 1987. Il réalise également des peintures anagrammatiques sur toiles.
  • Arrigo Boito a écrit, sous l'anagramme de Tobia Gorrio, La Gioconda pour Ponchielli, d'après Victor Hugo.
  • En mai 68, les grévistes de Berliet changèrent le nom de leur usine en liberté.
  • Dans le manga Rave de Hiro Mashima, Ogre cache le « Silver Ray » sous le nom « River Saly ».

Domaines transversaux[modifier | modifier le code]

Sciences[modifier | modifier le code]

L'anagramme a été utilisé afin de protéger des découvertes scientifiques, et d'en conserver l'antériorité, et aussi pour se donner du temps pour les contrôler. Cela a été utilisé :

  • dans le domaine de l'astronomie, par Galilée, pour ses observations en 1610, de Saturne ou de Vénus
  • dans le domaine de l'astronomie, par Huygens, pour ses observations en 1656, des Anneaux de Saturne
  • dans le domaine de la physique, par Robert Hooke :
    • en 1660, pour la loi de Hooke, ou loi d'élasticité linéaire, anagramme : "ceiiinosssttuv"
    • solution : « ut tensio sic vis » ce qui signifie « telle extension, telle force » ou « l'allongement est proportionnel à la force ».
    • en 1675, pour la « loi de l'arche » (courbe de la « chaînette renversée »), anagramme : "abcccddeeeeeefggiiiiiiii-illmmmmnnnnnooprrsssttttttuuuuuuuux"
    • solution : « Ut pendit continuum flexile, sic stabit contiguum rigidum inversum », ce qui signifie approximativement « De la même façon que pend un fil flexible, s'élève l'arche rigide, mais de manière inversée »

Robert Hooke n'a pas fourni les solutions de son vivant, celles-ci n'ont été fournies que par son exécuteur testamentaire en 1705, deux ans après sa mort[4].

Jeux[modifier | modifier le code]

L'anagramme est la base de plusieurs jeux :

  • Au Scrabble, le joueur pioche 7 lettres aléatoirement d'un sac et doit les placer sur une grille de 225 carrés pour former des mots valables. Il existe une variante du jeu nommé Clabbers où les joueurs doivent poser les lettres d'un mot valable, mais pas dans le bon ordre. Par exemple le mot joueur pourrait s'écrire uuoejr ou ujroue.
  • Au Boggle, il y a une grille de 16 carrés avec 16 cubes pour les remplir. Sur chaque cube il y a six lettres, donc 16 lettres sont affichées sur 96 lettres possibles. Le but est de faire le plus grand nombre de mots possible pour marquer des points.
  • Les mots croisés emploient souvent des anagrammes. Une solution peut être trouvée en identifiant quelles sont les lettres à utiliser puis en résolvant l'anagramme.
  • Dans le jeu Des chiffres et des lettres, les joueurs doivent trouver le mot le plus long d'un tirage de 10 lettres, seul celui qui trouve le mot le plus long reçoit les points. Il existe également des duels où les joueurs doivent trouver deux mots d'un tirage de 10 lettres, dont un de 10 lettres et un de moins de 10 lettres (par exemple stalagmite et glaise).

Logiciels[modifier | modifier le code]

Sur Internet, il existe des centaines de logiciels pour créer ou résoudre les anagrammes. Ces logiciels sont couramment appelés des anagrammeurs et sont employés pour les jeux comme le Scrabble ou pour les mots croisés. Ces logiciels peuvent servir à tricher, par exemple au Scrabble les logiciels servent à trouver les mots les plus longs, permettant aux joueurs d'empocher les 50 points de bonification pour un scrabble (le nom pour un coup où on pose toutes les lettres). Les anagrammeurs permettent aussi aux joueurs de s'entrainer, par exemple trouver les solutions optimales au jeu Des chiffres et des lettres.

L'anagramme comme création littéraire[modifier | modifier le code]

Après Unica Zürn initiée par Hans Bellmer, l'écrivain Georges Perec - Alphabets et Beaux présents, belles absentes - ainsi que d'autres poètes membres ou proches de l'OuLiPo dont Oskar Pastior et plus récemment la poétesse Michelle Grangaud, ont rendu à l'anagramme ses lettres de noblesses.

Figures proches[modifier | modifier le code]

  • Anacyclique : anagramme pouvant se lire dans les deux sens (« Noël » / « Léon »).
  • Anagramme phonétique (homophone) : une anagramme portant sur la transcription phonétique du mot et non son orthographe.
  • Figure « mère » : répétition, jeu de mots
  • Figure « fille » : hypogramme saussurien
  • Palindrome : anacyclique ayant la même signification dans les deux sens de lecture (« Laval »).
  • Paronyme : terme très proche d'un autre par la prononciation ou l'écriture (« attention » / « intention »). Le paronyme peut être aussi une anagramme (« pâtisserie » / « tapisserie »).
  • Synonymes : permutation des lettres (emploi populaire).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.ditl.info/arttest/art711.php
  2. (Remains, 7e éd., 1674)
  3. Extraits du livre Le Silence des agneaux sur le site books.google.fr.
  4. (en)Hooke, Robert (1635-1703), sur le site lindahall.org, consulté le 6 octobre 2014

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sylvain Tesson, Jacques Perry-Salkow, Anagrammes à la folie, Équateurs, 2011.
  • Étienne Klein, Jacques Perry-Salkow, Anagrammes renversantes, ou le sens caché du monde, Flammarion, 2011.
  • Jacques Perry-Salkow, Anagrammes pour sourire et rêver, éditions du Seuil, 2009.
  • Jacques Perry-Salkow, Le Pékinois, Petit dictionnaire anagrammatique des célébrités, éditions du Seuil, 2007.
  • Gabriel-Antoine-Joseph Hécart, Anagramméana, éditions Plein chant, 2007. (ISBN 2-85452-282-6). Réimpression d'après l'édition de 1867, corrigée d'après le manuscrit qui se trouve à la bibliothèque de Valenciennes.
  • J. & P. Burgel, le guide de l'anagramme prémonitoire, 1993.
  • F. Hallyn, l'anagramme et ses styles au XVIIe siècle, Collection Littératures Classiques, 1996.
  • Jean Starobinski, Les Mots sous les mots, Paris, Gallimard, 1972, 2e éd. Limoges, Lambert-Lucas, 2009 (ISBN 978-2-35935-003-6)
  • Yves Lamy, Les anagrammes littéraires, collection: Le français retrouvé, Belin, mars 2008.
  • Federico Bravo, Anagrammes. Sur une hypothèse de Ferdinand de Saussure, Limoges, Lambert-Lucas, 2011. (ISBN 978-2-35935-036-4).
  • Ferdinand de Saussure, Anagrammes homériques, éd. Pierre-Yves Testenoire, Limoges, Lambert-Lucas, 2013 (ISBN 978-2-35935-047-0)

Bibliographie des figures de style[modifier | modifier le code]

  • Quintilien (trad. Jean Cousin), De L’institution oratoire, t. I, Paris, Les Belles Lettres, coll. « Budé Série Latine »,‎ 1989, 392 p. (ISBN 2-2510-1202-8).
  • Antoine Fouquelin, La Rhétorique françoise, Paris, A. Wechel,‎ 1557 (ASIN B001C9C7IQ).
  • César Chesneau Dumarsais, Des tropes ou Des différents sens dans lesquels on peut prendre un même mot dans une même langue, Impr. de Delalain,‎ 1816, 362 p. (ASIN B001CAQJ52)
    Nouvelle édition augmentée de la Construction oratoire, par l’abbé Batteux. Disponible en ligne.
  • Pierre Fontanier, Les Figures du discours, Paris, Flammarion,‎ 1977 (ISBN 2-0808-1015-4, lire en ligne).
  • Patrick Bacry, Les Figures de style et autres procédés stylistiques, Paris, Belin, coll. « Collection Sujets »,‎ 1992, 335 p. (ISBN 2-7011-1393-8).
  • Bernard Dupriez, Gradus, les procédés littéraires, Paris, 10/18, coll. « Domaine français »,‎ 2003, 540 p. (ISBN 2-2640-3709-1).
  • Catherine Fromilhague, Les Figures de style, Paris, Armand Colin, coll. « 128 Lettres »,‎ 2010 (1re éd. Nathan, 1995), 128 p. (ISBN 978-2-2003-5236-3).
  • Georges Molinié et Michèle Aquien, Dictionnaire de rhétorique et de poétique, Paris, LGF - Livre de Poche, coll. « Encyclopédies d’aujourd’hui »,‎ 1996, 350 p. (ISBN 2-2531-3017-6).
  • Henri Morier, Dictionnaire de poétique et de rhétorique, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Grands Dictionnaires »,‎ 1998 (ISBN 2-1304-9310-6).
  • Michel Pougeoise, Dictionnaire de rhétorique, Paris, Armand Colin,‎ 2001, 16 cm × 24 cm, 228 p. (ISBN 978-2-2002-5239-7).
  • Olivier Reboul, Introduction à la rhétorique, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Premier cycle »,‎ 1991, 15 cm × 22 cm, 256 p. (ISBN 2-1304-3917-9).
  • Hendrik Van Gorp, Dirk Delabastita, Georges Legros, Rainier Grutman et al., Dictionnaire des termes littéraires, Paris, Honoré Champion,‎ 2005, 533 p. (ISBN 978-2-7453-1325-6).
  • Groupe µ, Rhétorique générale, Paris, Larousse, coll. « Langue et langage »,‎ 1970.
  • Nicole Ricalens-Pourchot, Dictionnaire des figures de style, Paris, Armand Colin,‎ 2003, 218 p. (ISBN 2-200-26457-7).
  • Michel Jarrety (dir.), Lexique des termes littéraires, Paris, Le Livre de poche,‎ 2010, 475 p. (ISBN 978-2-253-06745-0).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • Les Anacroisés, des mots croisés dont les définitions sont remplacées par des anagrammes ;
  • Le Clabbers, une variante du jeu de Scrabble basée sur des anagrammes ;
  • Les Anacycliques sont des anagrammes particulières ;
  • Les contrepèteries sont proches des anagrammes, mais ont des caractéristiques particulières : on échange plutôt des phonèmes que des lettres, le nombre de phonèmes échangés est très réduit et le but du jeu est presque exclusivement de faire apparaître un sens grivois…
  • Pangramme.
Jeux

Liens externes[modifier | modifier le code]