François-Jean Lefebvre de La Barre

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François-Jean Lefebvre
de La Barre

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Naissance 12 septembre 1745
Férolles-en-Brie
Décès 1er juillet 1766 (à 20 ans)
Abbeville
Nationalité Drapeau de la France France
Pays de résidence Drapeau de la France France

Le chevalier François-Jean Lefebvre de La Barre, né le 12 septembre 1745 au château de Férolles-en-Brie et décédé le 1er juillet 1766 à Abbeville fut un jeune noble français condamné à être torturé puis décapité et brûlé, par le tribunal d'Abbeville puis par le Parlement de Paris, pour blasphème et sacrilège. Il fut le dernier exécuté en France pour un tel motif.

Biographie[modifier | modifier le code]

François Jean Lefebvre est né le 12 septembre 1745 à Férolles, à l'époque dans le diocèse de Paris, et il est baptisé deux jours plus tard, le 14 septembre 1745, en l'église Saint-Germain-d'Auxerre de Férolles[1]. Il est le fils de Jean Baptiste Alexandre Lefebvre, chevalier et seigneur de La Barre, et de Claude Charlotte La Niepce. Ses parents se sont mariés le 29 janvier 1738 en l'église Saint-Germain-d'Auxerre de Férolles[2]. Sa mère mourut alors qu'il avait neuf ans, son père quand il en avait dix-sept.

François Jean Lefebvre est l'arrière petit-fils de Joseph-Antoine Le Febvre de La Barre (1622-1688), qui fut notamment gouverneur de la Nouvelle-France de 1682 à 1685 à la suite du rappel de Louis de Buade, comte de Frontenac en France.

Vers l’âge de 17 ans, en 1762, son frère Jean-Baptiste et lui furent envoyés à Abbeville, en Picardie, chez une parente, Anne Marguerite Feydeau, abbesse de Willancourt, après la ruine de leur père qui avait dilapidé une fortune de plus de 40 000 livres, en rentes héritées de son propre père, lieutenant général des armées.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Le contexte national[modifier | modifier le code]

Statue du chevalier de La Barre, à Montmartre.

La seconde moitié du XVIIIe siècle fut marqué par la querelle qui opposa les parlements et la monarchie absolue. Les parlements étaient, en outre, vigoureusement opposés à l’Encyclopédie et aux philosophes.

De plus, la Bulle Unigenitus (1713), du pape Clément XI, condamnait le jansénisme. Le cardinal de Fleury la rendit exécutoire en France en 1730. Cette condamnation fit gagner du terrain au gallicanisme parmi le clergé catholique en France.

En 1751, le Parlement de Paris interdit la publication de l’Encyclopédie qui fut éditée clandestinement. En 1764 parut un livre de petit format, intitulé Dictionnaire philosophique portatif sans nom d’auteur qui fut rapidement identifié comme étant l’œuvre de Voltaire et mis à l’Index par le Parlement de Paris.

Dans les années 1760, en France, trois groupes s’opposaient au sujet des prérogatives de la Monarchie absolue : les pro-jansénistes gallicans, les pro-jésuites ultramontains et les philosophes. L’expulsion des jésuites du royaume de France en 1763, marqua la victoire du camp janséniste anti-absolutiste. Cependant, les parlements étaient traversés par ces courants et leurs membres prenaient souvent faits et causes plus ou moins ouvertement pour l’un ou pour l’autre.

Le contexte local[modifier | modifier le code]

Abbeville, au XVIIIe siècle, était une ville de 17 000 habitants, siège d’une élection, d’un Présidial, de la cour de la sénéchaussée de Ponthieu. L’élite locale était divisée politiquement et économiquement en deux clans : les corporations des métiers du textile d’une part et la manufacture des Rames, l’une des plus importantes de la France d’Ancien Régime, appartenant aux Van Robais, d’autre part. À l’échevinage, Duval de Soicourt, maire, défendait les intérêts de Van Robais alors que Douville, ancien maire, défendait celui celui des corporations. Le maire exerçait aussi les fonctions de police et de judicature ainsi que le commandement militaire de la ville, avec le titre de lieutenant général du roi en Picardie. C'est dans cette ville qu'éclata en 1766 ce qu'il est convenu d'appeler l'Affaire La Barre.

Les protagonistes de l’affaire étaient tous membres de l’élite locale. Les accusés étaient des jeunes gens qui partageaient les mêmes activités, fréquentaient les mêmes lieux de sociabilité (salle d’armes…), étaient fils de magistrats mais préféraient la carrière militaire. Parmi les inculpés, se trouvaient Douville fils de l’ancien maire, Gaillard d’Etallonde fils du deuxième président de la cour des Aides, Saveuse de Belleval, fils du lieutenant de l’Élection dont Moisnel était le pupille, La Barre étant le cousin de l’abbesse de Villencourt. Le déroulement de l'affaire laisse à penser que ce petit monde était parcouru de conflits d'intérêts et de préséance.

Simon Nicolas Henri Linguet, « philosophe observateur », installé à Abbeville, depuis septembre 1763, rédigea un Mémoire sur les canaux navigables. Ce mémoire sous couvert d’étude technique proposait de réformer l’économie locale en supprimant le monopole de Van Robais. Ce faisant, il prenait parti pour l’ancien maire, Douville, contre le maire en charge, Duval de Soicourt.

La mutilation d'un crucifix offrit à Duval de Soicourt l'occasion d'en découdre avec l'autre clan. Il vit dans la publication du mémoire et la mutilation du crucifix un danger pour la société et pour lui-même (sa réélection de maire étant proche). Il n’eut guère d’effort à faire pour en convaincre Omer Joly de Fleury, procureur général du roi au Parlement de Paris, pro-jésuite et grand pourfendeur de l'Encyclopédie[3].

Les faits[modifier | modifier le code]

Le matin du 9 août 1765, furent découverts, à Abbeville, deux actes de profanation:

  • des entailles à l'arme blanche sur le crucifix du pont d'Abbeville et
  • un dépôt d'immondices sur une représentation du Christ dans un cimetière d'Abbeville.

Le procureur du roi à la sénéchaussée, Hecquet, alerté par la rumeur publique se rendit sur les lieux et dressa procès-verbal. Des monitoires furent prononcés dans les églises.

Un plainte pour impiété fut déposée et une enquête diligentée.

L'évêque d'Amiens Mgr Louis-François-Gabriel d'Orléans de La Mothe, présida une cérémonie expiatoire dans laquelle il prononça des paroles désignant les coupables comme s'étant « rendus dignes des derniers supplices en ce monde et des peines éternelles de l'autre »[4].

Enquête et arrestation de suspects[modifier | modifier le code]

Les soupçons se portèrent sur quelques membres de la jeunesse aisée de la ville connus pour leurs frasques et leurs provocations : le chevalier de La Barre, Moisnel né en 1749 et Gaillard d'Etallonde né en 1750. Ces jeunes gens s'étaient fait remarquer auparavant en chantant des chansons peu respectueuses de la religion ; ils se seraient même vantés d'être passé devant la procession du Saint-Sacrement sans se découvrir. D'autres fils de bonne famille avaient côtoyé La Barre et participé à ses frasques, parmi eux se trouvait le fils de Pierre-Nicolas Duval de Soicourt, maire d'Abbeville.

Par ailleurs, il se trouvait que le lieutenant du tribunal fiscal d'Abbeville, Dumaisniel de Belleval, avait été éconduit par la cousine du chevalier de La Barre, Madame Feydeau, abbesse de Villlancourt. Il en conçut une rancœur qu'il dirigea contre le chevalier.

Les notables abbevillois s'empressèrent de mettre leurs fils à l'abri ainsi que Gaillard d'Etallonde qui se réfugia en Prusse. Il ne restait plus à Abbeville que La Barre sans grand appui familial et Moisnel, âgé de quinze ans. Confiant et pensant pouvoir bénéficier de la clémence du système judiciaire grâce au prestigieux passé de ses aïeux, le jeune La Barre ne fuit pas.

L’enquête policière et judiciaire fut menée par M. Duval de Soicour, lieutenant de police et maire d’Abbeville. Voltaire écrivit de lui: « il assouvissait sur moi une vengeance personnelle ». « Non. Il faisait son travail avec une conscience de fonctionnaire qui espère un légitime avancement[5].» Une quarantaine de témoins furent entendus ("j'ai entendu..."; "on dit que..."), les témoignages portaient le plus souvent sur d'autres faits (attitude irrespectueuse au passage d'une procession etc.), or les témoignages avaient valeur de preuve. Il n'y eut aucun témoin oculaire de la mutilation du crucifix.

La Barre fut arrêté le 1er octobre 1765 à l’abbaye de Longvillers[6] et fut détenu au secret à la prison d'Abbeville. Moisnel reconnut les faits incriminant Saveuse de Belleval et Douville de Maillefeu qui prirent la fuite mais furent arrêtés par la suite. La Barre par contre nia les faits qui lui étaient reprochés. On trouva chez lui un exemplaire du Dictionnaire philosophique de Voltaire et trois livres licencieux ce qui aggrava les soupçons. Cependant, La Barre n'était pas sans soutien, outre sa cousine abbesse, il pouvait compter sur son oncle Louis François de Paule d'Ormesson, neveu et protégé du chancelier Henri François d'Aguesseau, avocat général au Parlement en 1746, pro-jésuite devenu modéré qui rédigea des mémoires en défense.

Procès et condamnation[modifier | modifier le code]

La machine judiciaire se mit en route en février 1766. Le 28 février 1766, le chevalier de La Barre fut condamné par le tribunal d'Abbeville pour « impiété, blasphèmes, sacrilèges exécrables et abominables » à faire amende honorable, à avoir la langue tranchée, à être décapité et brûlé. Gaillard d'Etallonde fut jugé et condamné par contumace. Il fut décidé que La Barre serait soumis à la question ordinaire et à la question extraordinaire avant son exécution. Les trois principaux "attendus" du jugement mentionnaient qu’il avait été « atteint et convaincu d’avoir passé à vingt-cinq pas d’une procession sans ôter son chapeau qu’il avait sur sa tête, sans se mettre à genoux, d’avoir chanté une chanson impie, d’avoir rendu le respect à des livres infâmes au nombre desquels se trouvait le dictionnaire philosophique du sieur Voltaire »[7]. La Barre fit appel du jugement.

Pour être exécutoire, le verdict des juges d'Abbeville devait être confirmé par le Parlement de Paris. Le chevalier fut transféré à la prison de la Conciergerie et comparut devant la Grand-Chambre du Parlement de Paris. Il n'eut pas le droit d'être assisté par un avocat. Sur vingt-cinq magistrats, quinze confirmèrent le jugement d'Abbeville, le 4 juin 1766. Moisnel ne fut condamné - du fait de son jeune âge - qu'à l'amende ordinaire.

Plusieurs personnalités dont l’évêque d'Amiens, intervinrent auprès de Louis XV au vu de la minceur du dossier d'instruction et du fait que la sentence avait été rendue en toute illégalité. Louis XIV ayant ordonné en 1666 que le blasphème ne fût plus puni de mort. Mais Louis XV refusa d'user de son droit de grâce[4].

L'exécution[modifier | modifier le code]

Le chevalier de La Barre fut supplicié à Abbeville, le 1er juillet 1766. Il fut soumis le matin à la question ordinaire, ses jambes furent enserrées entre des ais[Note 1] et l'on enfonça des fers entre les ais et les genoux pour briser les os (supplice réservé aux empoisonneurs et aux parricides). La Barre perdit connaissance, on le ranima et il déclara ne pas avoir de complice. On lui épargna la question extraordinaire pour qu'il eût assez de force pour monter sur l'échafaud. Il fut conduit sur le lieux de l'exécution[Note 2], en charrette, en chemise, la corde au cou. Il portait dans le dos une pancarte sur laquelle était inscrit "impie, blasphémateur et sacrilège exécrable". Le courage du condamné fut tel qu'on renonça à lui arracher la langue. Le bourreau le décapita d'un coup de hache. Son corps fut ensuite jeté au bûcher ainsi qu'un exemplaire du Dictionnaire philosophique de Voltaire cloué sur le torse[8]. Il était âgé de 20 ans[9].Le trouble suscité par cette exécution fut tel qu'on renonça à poursuivre les autres accusés.

L'intervention de Voltaire[modifier | modifier le code]

Malade et absorbé par la défense de la cause de Pierre-Paul Sirven, Voltaire s'impliqua avec retard dans la défense de La Barre. Il écrivit à Damilaville, le 23 juin 1766 : "Il n'est pas juste de punir la folie par des supplices qui ne doivent être réservés qu'aux plus grands crimes". Le 7 juillet, il apprit, "le cœur flétri", l'exécution d'Abbeville[10]. Le fait que l'on brûla le Dictionnaire philosophique en même temps que le malheureux, lui fit craindre l'arrestation. Il partit prendre les eaux à Rolle en Suisse. C'est de là qu'il mena la contre-offensive. En quinze jours, il établit les motivations réelles des juges d'Abbeville, démasqua Dumaisniel de Belleval et ses faux témoins.

Mis en cause dans cette affaire, Voltaire prit fait et cause pour le chevalier de La Barre et ses coaccusés. Il rédigea un premier récit de l'affaire, d'une vingtaine de pages la Relation de la mort du chevalier de La Barre à Monsieur le marquis de Beccaria sous le pseudonyme de M. Cassen. Dans ce texte, Voltaire montrait la disproportion qu'il y avait entre la nature du délit - une provocation de jeunes gens - qui dans la loi française n'entraînait plus condamnation à mort - et les conditions horribles de l'exécution. La protestation de Voltaire suffit pour que le tribunal d'Abbeville mit fin aux poursuites contre les autres prévenus; Moisnel fut libéré. Duval de Soicourt fut démis de ses fonctions[10].

Il contesta que le chevalier ait été responsable de la dégradation d'un crucifix[11], La Barre aurait été dans sa chambre, seul, la nuit de la dégradation[12].

Dans son article "Torture" de l'édition de 1769 du Dictionnaire philosophique, Voltaire fit le récit du martyre du chevalier de La Barre :

"Lorsque le chevalier de La Barre, petit-fils d'un lieutenant général des armées, jeune homme de beaucoup d'esprit et d'une grande espérance, mais ayant toute l'étourderie d'une jeunesse effrénée, fut convaincu (4) d'avoir chanté des chansons impies, et même d'avoir passé devant une procession de capucins sans avoir ôté son chapeau, les juges d'Abbeville, gens comparables aux sénateurs romains, ordonnèrent, non seulement qu'on lui arrachât la langue, qu'on lui coupât la main, et qu'on brûlât son corps à petit feu ; mais ils l'appliquèrent encore à la torture pour savoir combien de chansons il avait chantées, et combien de processions il avait vues passer, le chapeau sur la tête."

Voltaire utilisa ses relations pour tenter d'innocenter Gaillard d’Etallonde, qui s’était enfui en Hollande, et le protéger en le faisant engager dans l’armée prussienne.
En juin 1775, parut Le Cri du sang innocent ouvrage signé par Gaillard d'Etallonde réfugié à Ferney mais vraisemblablement rédigé par Voltaire qui espérait ainsi la clémence du nouveau roi, Louis XVI, en vain [10].

Un symbole[modifier | modifier le code]

L’affaire du chevalier de La Barre a constitué, avec l’affaire Calas ou l’affaire Sirven, une nouvelle occasion pour Voltaire et les philosophes des Lumières, au XVIIIe siècle, de lutter contre l’arbitraire du système judiciaire et de calomnier les religieux, qui n'eurent aucune part à cette affaire si ce n'est positive (intervention de l'évêque d'Amiens en faveur du condamné). Comme indiqué précédemment, Voltaire a rajouté à son Dictionnaire philosophique, devenu Questions sur l'Encyclopédie et considérablement enrichi, un article intitulé « Torture » dénonçant l’excessive répression qu'avait subie le jeune La Barre.

Réhabilitation[modifier | modifier le code]

La condamnation du chevalier de La Barre s'appuyait sur une interprétation abusive de textes judiciaires et sur la volonté des juges d'Abbeville et du Parlement de Paris de faire un exemple pour contrer l'influence, jugée nuisible, des philosophes.

Le refus de la grâce par Louis XV serait lié au fait que le Parlement de Paris l'avait contraint à accepter l'exécution de Damiens en 1757. N'ayant pu accorder la grâce à un régicide, il ne voulut pas l'accorder à un homme coupable de lèse-majesté divine. Il se peut aussi que vu la réputation libertine de la Cour il n'ait pas osé donner crédit à cette rumeur.

Une Déclaration, datée du 30 juillet 1766, sur le blasphème, ne prévoyait plus la peine de mort[13].

Le chevalier de La Barre fut réhabilité par la Convention le 25 brumaire an II (15 novembre 1793)[14].

Hommage posthume[modifier | modifier le code]

Monument du Chevalier de La Barre - 18e arrondissement de Paris, Sacré-Cœur de Montmartre, vers 1906.
  • À Abbeville, en 1902, des francs-maçons du Grand Orient de France déposèrent un bouquet de fleurs à l’endroit du supplice, à Abbeville. Cet acte fut à l’origine de la création du groupe La Barre qui organisait une manifestation qui traversait le centre-ville d’Abbeville, du monument La Barre qui fut érigé en 1907, par souscription volontaire, sur les berges du canal de la Somme, près de la gare, jusqu’à la place de l'exécution.
  • En France, en 2014, sortie du film de Dominique Dattola, Les 3 Vies du Chevalier, qui retrace l'histoire du chevalier de la Barre à l'écran. La musique originale est interprétée par l’Orchestre de Picardie. Le film a reçu le prix de l'Initiative laïque aux Rendez-vous de l’Histoire de Blois en 2013.
  • Aujourd’hui, le nom, le monument abbevillois et la statue parisienne de cette victime de l’intolérance religieuse demeurent des points de ralliement pour les militants libres-penseurs. Trois associations existent portant le nom du chevalier de La Barre : à Paris, à Abbeville, et la loge maçonnique du Grand Orient de France à Bergerac.

Il existe des rues, impasses ou places nommées en mémoire du chevalier de La Barre dans les communes suivantes :

Point de vue critique sur le chevalier de La Barre[modifier | modifier le code]

Les fondements de l'affaire du chevalier de La Barre ne font pas l'unanimité parmi les historiens. Ainsi, Adrien Dansette défend l'idée que « le chevalier de La Barre, au demeurant débauché, meurt victime de la haine d'un magistrat pour sa famille »[15].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • M. Cassen (alias Voltaire), Relation de la mort du chevalier de La Barre à Monsieur le marquis de Beccaria, 15 juillet 1766.
  • Voltaire, article "Torture" in Dictionnaire philosophique, 1769.
  • D'Etallonde de Morival, Le Cri du sang innocent, 1775.
  • Marc Chassaigne, Le procès du Chevalier de la Barre, Paris, J. Gabalda, 1920, lisible intégralement en ligne et résumé dans un compte-rendu
  • Max Gallo, Que passe la justice du Roi : vie et supplice du chevalier de La Barre, Paris, Robert Laffont, 1987. (ISBN 9782221052723)
  • Christian Petr, François-Jean Lefebvre, chevalier de La Barre, voyou de qualité, Pantin, Temps des cerises, 2007. (ISBN 9782841096930)
  • Pierre Milza, Voltaire, Paris, Perrin, 2007.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. planches de bois
  2. sur la Grand-Place d'Abbeville, une plaque de marbre a été apposée sur les lieux même de l'exécution

Références[modifier | modifier le code]

  1. Extrait du registre paroissial (baptêmes, mariages et sépultures) de Férolles-Attilly pour l'année 1745 : L'an mil sept cent quarante cinq le quatorze septembre a été baptisé François Jean né avant-hier du légitime mariage de messire Jean Baptiste Alexandre Le Febvre chevalier et seigneur de La Barre et de dame Claude Charlotte La Niepce son épouse de cette paroisse. Le parrain est monsieur Antoine Jean Baptiste Le Febvre de la Barre. La marraine est demoiselle Marie Françoise de [le reste est difficilement lisible]. Archives départementales de Seine-et-Marne
  2. Registre paroissial (baptêmes, mariages et sépultures) de Férolles-Attilly pour l'année 1738, Archives départementales de Seine-et-Marne
  3. http://gaelleju.free.fr/secret-public/IMG/pdf/TEXTE_14_Claverie.pdf
  4. a et b Pierre Milza, Voltaire, Paris, Perrin, 2007
  5. Jean-Paul Legoff, Le Fantôme du Sacré cœur, les deux vies et les deux mort du chevalier de la Barre
  6. Francois-César, Histoire ancienne et moderne d’Abbeville et de son arrondissement, Abbeville, A. Boulanger imprimeur, 1834, p. 410- archive de la New-York public library - numérisé par Google Books de même que Moisnel
  7. Fédération nationale de la libre pensée
  8. Christiane Mervaud (dir.), Voltaire, Dictionnaire philosophique (T.1), Oxford, Voltaire Foundation, 1994-1995, p. 57
  9. Encyclopédie de la région de Picardie
  10. a, b et c Pierre Milza, Voltaire, Paris, Perrin 2007
  11. Œuvres complètes de Voltaire, Éd. Adrien Jean Quentin Beauchot, Georges Bengesco, Garnier frères, 1879, p. 507.
  12. Voltaire, « Relation de la mort du chevalier de La Barre », Œuvres complètes, 1767, éd. Theodore Besterman, p. 495.
  13. Voltaire, « Relation de la mort du Chevalier de la Barre », Œuvres de 1767, II, Oxford, Alden Press, 2008, p. 498
  14. Jean François Eugène Robinet, Condorcet, sa vie, son œuvre, 1743-1794, Paris, Librairies-imprimeries réunies, 1893, p. 32-8.
  15. Adrien Dansette, Histoire religieuse de la France contemporaine, Flammarion, 1948.