Fénay

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Fénay
Fénay en aquarelle.
Fénay en aquarelle.
Blason de Fénay
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Côte-d'Or
Arrondissement Dijon
Canton Gevrey-Chambertin
Intercommunalité Grand Dijon
Maire
Mandat
Florence Lucisano
2014-2020
Code postal 21600
Code commune 21263
Démographie
Population
municipale
1 582 hab. (2011)
Densité 151 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 14′ 37″ N 5° 03′ 36″ E / 47.2436111111, 5.0647° 14′ 37″ Nord 5° 03′ 36″ Est / 47.2436111111, 5.06  
Altitude Min. 210 m – Max. 243 m
Superficie 10,46 km2
Localisation

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Fénay est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne. Elle comprend les hameaux de Fénay, Domois et Chevigny.

Géographie[modifier | modifier le code]

Fénay est située à 10 km en limite sud de la communauté d'agglomération dijonnaise ("Grand Dijon"), à l'intersection des autoroutes A31 et A311 et sur les importants axes routiers de la RD 996 (axe nord-sud Dijon-Seurre) et de la RD 108 (axe est-ouest).

Les coordonnées géodésique de la mairie sont : 47°14'54 de latitude Nord et 5°03'54 de longitude Est. Le point culminant de la commune (251 mètres) est situé au fort de Beauregard.

Sur une superficie de 1 046 hectares, on compte 700 ha de terres agricoles et 103 ha de forêts (65 ha à Fénay, 36,5 ha à Chevigny et 1,65 ha à Domois). Le territoire de la commune est traversé par trois cours d'eau : la Sansfond (ou Cent-Fonts), la Varaude et le "fossé de Chevigny"[1].

La zone bâtie de Fénay se répartit sur les trois hameaux :

  • Domois, au nord, constitué initialement autour de deux fermes et d'un petit château, connait un essor lié à sa proximité de la zone industrielle de Longvic. Outre l'orphelinat fondé en 1880, Domois abrite surtout des lotissements pavillonnaires.
  • Chevigny, au centre et en bordure de la RD 996, étalé sur une légère pente en diection de l'est, abrite la majorité des services publics.
  • Fénay, au sud et également en bordure de la RD 996, constitue le vieux village historique.

Fénay est dotée de deux zones artisanales : une zone située en bordure de la RD 996 à Fénay, une autre à Chevigny. Elles comptent une quarantaine de petites entreprises. Le Conservatoire des Sites Naturels de Bourgogne[2] est localisé à Fénay. La commune abrite ainsi 690 emplois.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Marsannay-la-Côte Longvic Rose des vents
Perrigny-lès-Dijon N Ouges
O    Fénay    E
S
Fixin
Brochon
Gevrey-Chambertin, Saulon-la-Rue Saulon-la-Chapelle

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Lors de fouilles, des outils datant du Moustérien ont été découverts (lieu-dit la Petite Fin). Par photographie aérienne, des traces d'enceintes ou d'enclos protohistoriques ont aussi été identifiées sur divers sites : Au Breuil, Pièce de la Croix Sud, la Grande Fin, les Herbues de Poissy, derrière le Clos de Domois[3]...

Antiquité[modifier | modifier le code]

Au temps des Gaulois, le territoire de Fénay est situé dans une région à la jonction de trois états celtes : l'Éduie, territoire des Éduens, de la Saône au Morvan (Bibracte), la Lingonie, pays des Lingons, au nord de l'Ouche, et la Séquanie, domaine des Séquanes, à l'est de la Saône. C'est une zone sans frontière où on se dispute les terrains de chasse et les passages de communication des périphéries (vallées de la Saône et de l'Ouche, axe nord-sud de la "côte").

Durant la période gallo-romaine, une voie romaine, d'axe nord-sud et reliant Lyon (Lugdunum) à Langres puis Trèves, est construite. Appelée "Via Agrippa", elle est encore visible entre Fénay et Perrigny-lès-Dijon, où elle est connue sous le nom de "Chemin des Romains". Par ailleurs, deux sites gallo-romains ont été identifiés (lieux-dits "Au Breuil" et "Les Herbues de Poissy") et des vestiges de la même époque trouvés ("La Pièce Rouge")[3].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le plus ancien document écrit concernant Fénay date de 679 ; il s'agit d'une donation de terre rédigée en latin. En 783, c'est Vulfricius qui donne à l'abbaye de Saint-Bénigne de Dijon tout ce qu'il possède à la Villa Duemensis (Domois). Ce hameau, rattaché au finage de Longvic (finis longoviana) jusqu'en 870, entre alors dans le pagus attuairiorum (pays attuarien ou Attuyer). Fénay, Chevigny, mais aussi Saulon (Campus Salomonis), font, quant à eux, partie du pagus oscarensis (ou Oscheret, "pays de l'Ouche"). Au IXe siècle, à propos d'une rente bâtie à sa source, la rivière Sansfond est mentionnée avec son hydronyme originel de "Cent-fonts". Au Xe siècle, une donation de Rathérius, archidiacre de Saint-Étienne, cite encore la vigne et les terres arables de Domois (mai 944).

Église Saint-Martin (XIIIe siècle).

Au début du XIIe siècle, après des périodes de calamités (pluies, peste de 1089, hiver rigoureux de 1126), les religieux de Saint-Bénigne puis ceux de Cîteaux étendent leurs possessions sur le territoire fédinois (moulins, étangs,...). Ainsi, le moulin des étangs aurait une origine cistercienne[4]. L'appartenance à Saint-Bénigne de l'église de Fénay est confirmée par des bulles pontificales : Alexandre III (1177), Célestin III (1193). En 1187, le duc de Bourgogne Hugues III donne le domaine de Fénay à la commune de Dijon. Trop éloigné, elle le rétrocède en 1196 à son fils, Eudes III, en échange d'avantages banaux sur les foires et sur les Juifs de la ville qui, considérés comme serfs, devaient alors payer une redevance[5],[6]. Par la suite, la prépondérance ducal sur les lieux semble s'effacer ; divers seigneurs sont alors signalés... En 1277, dame Adeline de Domois est propriétaire de Perrigny et Domois. Le monticule avoisinant la fontaine de Chevigny pourrait représenter l'emplacement d'un château des seigneurs de Chaudenay, arrivés à Fénay en 1311 (information à vérifier). Toujours au XIVe siècle, on connait un chevalier Eudes, "sire de Demois", époux d'Alix, dame de Bressey, inhumé à Bonvaux[6] alors que Fénay et Saulon sont la propriété du seigneur de Talmay (notamment Hugues de Pontailler). Une recherche de feux de 1378 dénombre alors 19 foyers à Fénay et 4 à Chevigny comme à Domois.

À la fin du Moyen Âge, Fénay comme Chevigny sont aussi comptés, avec la "grange de Demois", parmi les villages retrayants de la châtellenie ducale de Rouvres[7]. Même sans appartenir à cette seigneurie, le duc de Bourgogne autorise les villageois à venir se retirer dans la cour de son château roburien en échange de contributions, ceci afin de profiter de sa protection potentiellement utile en cette période troublée des XIVe siècle et XVe siècle. En 1365 et 1369, Fénay participe donc au financement du renforcement des murs de la basse-cour de la forteresse. Ces contributions sont renouvelées plusieurs fois, notamment pour entretenir les "empierrements" du "chastel" roburien (de 1373 à 1375, en 1378 et en 1380). Les dangers des années du duc Jean Sans Peur nécessitent de nouveaux appels de fonds (1411). Parfois, la participation est manuelle : en 1419, le prévôt de Rouvres mande la population pour le nettoyage des fossés du château[8]. Au XVe siècle, les seigneurs de Saulon, qui appartiennent alors à la famille de Saulx, dominent aussi Fénay. Ainsi, Étard de Saulx, également seigneur d'Orain, mort en 1477, et son épouse Antoinette de Dinteville (morte en 1516) sont inhumés en l'église paroissiale Saint-Martin, à Fénay. Pour Domois, le lieu est toujours dépendant des seigneurs de Perrigny (familles de Perrigny, de Bauffremont puis Rolin). Quant à Chevigny, il appartient pour partie à la Sainte-Chapelle de Dijon, pour l'autre, plus petite, à Fénay-Saulon.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

En 1492, un bornage est effectué sur le territoire de Fénay à la demande de la Chambre des comptes. Il s'agit de définir la redevance des avoines due (un boisseau par journal). Le terroir fédinois porte alors 39 propriétaires principaux. Le terrier de Rouvres de 1537 précise, lui, que "la grange de Demois, fief dont les maisons sont démolies", doit une livre de cire à la châtellenie. On remarque toujours cette distinction qui perdurera entre le statut particulier de Domois et celui des deux autres hameaux, dans la dépendance de Saulon ou de la Sainte-Chapelle de Dijon[9]. En 1576, la seigneurie de Saulon est reprise par Jean de Neufchese, fils de Bénigne de Saulx. Au cours de la même période, Domois suit le statut de Perrigny et change plusieurs fois de mains à l'occasion de mariages : le hameau dépend alors successivement des familles Chambellan (Nicolas Chambellan épouse l'héritière désargentée Suzanne Rolin), d'Épinac (Jean puis, après 1583, Gaspard d'Épinac) et Pernes (Claude, fille de Gaspard d'Épinac, épouse le colonel d'infanterie Louis de Pernes en 1620).

Au début du XVIIe siècle, la seigneurie de Saulon, avec Fénay et une petite partie de Chevigny, achetée à Neufchese par Jean Morin, lieutenant général au bailliage de Dijon, passe à sa veuve, Marie Bourgeois (1605). Puis, ce fief est repris en 1627, sur décision de justice du Parlement de Paris, par Éléonore Tourpin, femme séparée quant aux biens d'Henri de Neufchese (ancien vendeur du domaine). En mars 1636, les chanoines de la Sainte-Chapelle de Dijon accroissent encore, par achat, leurs possessions sur Chevigny. En octobre 1636, en route vers Saint-Jean-de-Losne qu'il part assiéger, le général des Impériaux Matthias Gallas (1584-1647) laisse de nombreuses ruines et désolations sur son passage dans les plaines de l'Ouche et de la Saône. Les hameaux connaissent leur lot de destructions. Dix ans plus tard, le fief saulonnais est repris par Bénigne Legrand, également seigneur de Marnay (20 novembre 1646). En 1650, Nicolas Gagne, trésorier général de la généralité de Bourgogne, achète à Claude d'Épinac, veuve de Louis de Pernes, les domaines de Domois et de Perrigny. Sa famille sera alors appelée Gagne de Perrigny. En 1657, la seigneurie de Saulon est érigée en comté par le roi Louis XIV. Le fief est transmis l'année suivante à Jacques Legrand, fils de Bénigne et président à la chambre des comptes de Dijon (14 août 1658). En 1666, l'enquête de l'intendant Bouchu dénombre 13 feux à Fénay (dont 3 tenus par des veuves), 13 feux à Chevigny et 6 à Domois. Leurs habitants, exceptés pour trois ou quatre feux de Chevigny, semblent être très pauvres. Par ailleurs, ceux de Domois sont en léger conflit avec leur seigneur sur des questions de dettes. Celui-ci, Antoine-Bernard Gagne de Perrigny (1623-1686), a hérité de son père les domaines de Domois et Perrigny. Son fils, Antoine (1645-1711), et son petit-fils, Philibert-Bernard (1689-1759), lui succèdent sur ces domaines.

Au milieu du XVIIIe siècle, le comté de Saulon, qui comprend Layer-le-Franc, Barges, les étangs de Sathenay, Noiron-lès-Cîteaux, mais aussi Fénay (ainsi qu'une toute petite partie de chevigny), passe à son tour à la famille Gagne de Perrigny. Claude-Marie Gagne, petite-fille d'Antoine-Bernard, a épousé le dernier comte de Saulon, Pierre-François-Bernard Legrand, président au parlement de Dijon qui a succédé à son père Jacques en 1686[10]. Veuve assez tôt, elle hérite même de son fils Alexandre en 1727, lui-même héritier de son frère aîné Antoine (1722). Ayant conservé l'usufruit, elle lègue finalement cet ensemble à son neveu, Antoine-Jean Gagne de Perrigny, en 1768. Fénay compte alors 25 feux, tandis que la majorité de Chevigny (30 feux) appartient encore à la Sainte-Chapelle de Dijon. Domois (5 feux) est toujours dépendant de Perrigny, comme la rente de la Sansfond. La même année, la seigneurie de Perrigny-Domois est erigée en comté. Celui-ci est rapidement réuni au comté de Saulon par Antoine-Jean Gagne qui rassemble ainsi tous ses fiefs en un seul domaine. Le comte n'ayant pas d'enfant, toutes ces seigneuries passent, à son décès en 1783, au jeune Anne-Charles de Clermont (1773-1855), de la lignée des marquis de Montoison (maison de Clermont-Tonnerre). Destiné à la carrière militaire, ce seigneur émigre à la Révolution pour combattre dans l'armée des princes.

Article détaillé : Famille Gagne de Perrigny.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Pendant la Révolution, les hameaux de Fénay (environ 20 feux), Chevigny (environ 20 feux également) et Domois sont rassemblés pour constituer une seule commune (7 février 1790). Si Domois quitte donc le giron de Perrigny, la ferme de la Sansfond, elle, est rattachée à ce village, pourtant plus éloigné, pour des raisons foncières. Quant au hameau de Fénay, il est séparé de Saulon. L'ensemble communal est constitué autour du noyau administratif central de Chevigny mais prend le nom de Fénay, siège de l'église paroissiale. De 1793 à 1801, la commune de Fénay appartient au canton de Rouvres qui reprend une partie des limites de l'ancienne châtellenie (abolie en 1782). Puis, à partir du Consulat, Fénay rejoint le canton de Gevrey, village alors en essor. À Domois, la chapelle de la Vierge prétendument fondée par les ducs de Bourgogne[6] est démolie en 1800. Sa statue, réputée miraculeuse, est alors transférée en l'église de Fénay (avant de revenir au clos de Domois en 1879). L'esprit révolutionnaire sera à nouveau présent chez les Fédinois par la constitution d'une compagnie de Garde nationale (1831) ; sabres et fusils seront d'ailleurs utilisés plus tard par les pompiers de la commune.

Durant la première moitié du XIXe siècle, la commune de Fénay se développe et affirme son autonomie par rapport à Saulon : maison commune et école séparées en 1848, transfert de propriété sur la mare Saint-Martin (mais avec droit d'usage pour Saulon)... De nouvelles constructions sont entreprises : lavoir de Chevigny (de 1807 à 1840), avec un abreuvoir en 1849 ; lavoir de Domois qui ne sera cependant pas utilisé par manque d'eau (1836) ; lavoir de Fénay ("fontaine Saint-Martin") à la place de la mare (1843). La recherche d'autonomie va même jusqu'à amener les Fédinois à demander au préfet, en 1848, la séparation des hameaux pour constituer deux communes indépendantes : Fénay et Chevigny-Domois. Le minimum de 300 habitants par entité n'étant pas réuni, cette demande n'aboutit pas. En 1856, le curé Quillot[14] compte 109 feux : les 410 habitants de la commune se répartissent ainsi : 123 à Fénay (33 "feux"), 241 à Chevigny (69 "feux") et 46 à Domois (7 "feux"). Au milieu du siècle, les tuileries "fédinoises" (la tuilerie des étangs ainsi que la "petite" et la "grande" tuilerie proche de Saulon) produisent de 700000 à 800000 tuiles par an. On propage aussi la culture de la vigne sur le finage avec un cépage "gamay" d'Arcenant réputé plus résistant. Pendant la guerre de 1870-1871, on note le passage de soldats prussiens. Entre 1877 et 1881, le fort de Beauregard est édifié au point culminant de la commune afin de contribuer à la ceinture défensive de Dijon (Système Séré de Rivières). Un orphelinat est également construit au clos de Domois en 1880. L'école-mairie de Chevigny, elle, ouvre ses portes en 1885[15].

Le XXe siècle s'ouvre par le premier conflit mondial de 1914-1918 qui emporte dix-neuf hommes de la commune. Durant la seconde guerre mondiale (1939-1945), deux Fédinois sont "morts pour la France". Sous l'Occupation, une batterie de la Flak, la DCA allemande, est installée près du fort de Beauregard afin de participer au système de défense de la base aérienne militaire voisine de Longvic[16]. Le 27 août 1944, un avion allié P-47 Thunderbolt, de retour de mission de bombardement sur Besançon, est abattu par la flak. Le pilote saute en parachute. Récupéré par un habitant du village, il est caché puis exfiltré par des maquis[17],[18].

Après guerre, la commune poursuit son développement. Elle s'agrandit et se modernise : adduction d'eau (1950), remembrement rural (1954). Un premier lotissement s'implante à Domois en 1960. Il y est suivi d'une nouvelle école élémentaire couplée à un système de ramassage scolaire entre les trois hameaux de la commune (1972)[19]. La même année, le ramassage des ordures ménagères est organisé et le SIVOM de Saulon-la-Chapelle qui vient d'être crée. Installations sportives (vestiaires, terrains aménagés, salle omnisport) et zones artisanales (Fénay, Domois) sortent de terre. En un demi-siècle, la population communale a triplé [20]!

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« De gueules papelonné d'or, à la rose du même boutonnée de sable dans la première pièce du chef, à la divise d'azur brochante, au lion aussi d'or brochant sur le tout. »

Ce blason évoque les trois hameaux de Fénay. Le bleu de la rivière Sansfond représente Chevigny. La rose, symbole marial de Notre-Dame, représente Domois. Les tuiles représentent Fénay (et ses anciennes tuileries). Le tout est lié par le lion des armes de la famille de Saulx, anciens seigneurs de Saulon et maîtres des lieux (jusqu'au XVIe siècle).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Organisation administrative[modifier | modifier le code]

La commune de Fénay est constituée en 1790 par le regroupement de trois hameaux : Fénay, Domois et Chevigny. En 1793 (An II), on trouve le nom "Feney". Puis, après 1801 (Bulletin des Lois), la commune s'appelle "Fenay" ou "Fénay"[21].

On notera une particularité de cette commune: la mairie se situe sur le territoire du hameau de Chevigny, l'église sur celui de Fénay, et l'école est à Domois.

Depuis le 1er janvier 2007, Fénay appartient à la communauté de l'agglomération dijonnaise, appelée le "Grand Dijon"[22].

Toponymes[modifier | modifier le code]

  • Fénay : l'orthographe du VIIee siècle, Fidenniacum, est la plus ancienne connue. On peut en tirer une étymologie faisant remonter Fénay à l'époque romaine. On a dans Fidenniacum, Fides Enniaci, foi d'Enniacus, c'est-à-dire "gens qui ont donné leur foi à Enniacus". En d'autres termes, il s'agit du "fief d'Enniacus".
  • Chevigny : ce toponyme semble venir du nom d'un de ses seigneurs ou de la maison de ce seigneur. Au XIIe siècle, on a aussi trouvé le nom Cavaniacum (Cava, en latin, signifiant "trou" ou "vieux colombier").
  • Domois : la racine paraît être Dumetum, buisson, ce qui ferait de l'ancien Domois (Villa Dumes), la grange ou la ferme "des buissons".


Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Marie-Françoise Pétel sans -
1995 2001 M. Mercey-Bon - -
1971 1995 Jean-Pierre Halm - -
- 1971 Gustave Lombard - -
- - - - -
1856 - M. Bergeret - -
- - - - -
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Gentilé[modifier | modifier le code]

Les habitants de Fénay se nomment les Fédinois et les Fédinoises.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Sous l'Ancien Régime, quelques dénombrements de feux ont parfois été effectués :

  • 1378 : Fénay (19 feux) ; Chevigny (4 feux) ; Domois (4 feux) ;
  • 1666 : Fénay (16 feux) ; Domois (6 feux) ;
  • milieu XVIIIe siècle : Fénay (25 feux) ; Chevigny (30 feux) ; Domois (5 feux)
  • 1790 : Fénay (20 feux) ; Chevigny (20 feux).

Depuis 1793, des recensements de population sont régulièrement assurés.

En 2011, la commune comptait 1 582 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
245 250 232 228 312 388 405 422 415
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
410 396 379 419 444 569 581 569 548
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
498 453 484 419 458 482 543 397 463
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
362 414 1 068 1 226 1 346 1 340 1 281 1 307 1 415
2011 - - - - - - - -
1 582 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2004[24].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin de Fénay (XIIIe siècle).

L'église Saint-Martin de Fénay date du XIIIe siècle : elle était alors placée sous le patronage des Bénédictins de Saint-Bénigne et remplaçait un édifice précédent (cité en 1177). Elle est l'église paroissiale des communes de Fénay (et donc aussi des hameaux de Domois et Chevigny) et de Saulon-la-Rue. Celle-ci fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 23 juin 1947[25].

Elle comprend un chœur du début du XIIIe siècle composé de trois absidioles en cul-de-four correspondant chacune à une nef primitive. Le transept date de la fin du XIIIe siècle. La nef, aussi du XIIIe siècle, fut remaniée au XIVe siècle avec la suppression des piliers qui la séparaient des bas-côtés. Elle conserve cependant sa porte latérale sud ainsi que la corniche à modillons biseautés. Les fenêtres de cette nef sont bien postérieures : elles datent d'une restauration au XVIIe siècle.

On remarque dans cette église une dalle funéraire du début du XVIe siècle Celle-ci fait l’objet d’un classement au titre objet des monuments historiques depuis le 5 novembre 1923[26]., celle d'"Antoinette de Dinteville, veuve d'Étard de Saulx, seigneur d'Orain, morte en 1516". Étard de Saulx, mort en 1477, aurait été lui aussi inhumé en cette église selon Courtépée[6].

D'autres objets ou éléments de cette église sont également classés ou intéressants[27],[28] :

  • L'Adoration des Mages, tableau du XVIIe siècle qui fait l’objet d’un classement au titre objet des monuments historiques depuis le 27 octobre 1976[29].
  • Un saint chartreux en méditation, toile du XVIIe siècle qui fait l’objet d’un classement au titre objet des monuments historiques depuis le 27 octobre 1976[30].
  • L'Éducation de la Vierge, statue polychrome du XVIIIe siècle
  • Saint évêque, statue en pierre du XVe siècle
  • La pierre tombale de "Messieurs Parisot", Dijonnais installés et inhumés à Fénay après avoir fui la peste de la grande ville (XVIIIe siècle)
  • Maître-autel (ou tabernacle), autel, gradins d'autel : bois sculpté et doré du XVIIe siècle Celui-ci fait l’objet d’un classement au titre objet des monuments historiques depuis le 27 octobre 1976[31].
  • Chaire à prêcher, en bois sculpté du XVIIe siècle.

Le jardin du presbytère est également classé.

Fort de Beauregard[modifier | modifier le code]

Également appelé "Fort Fauconnet", cet édifice militaire bâti à la fin du XIXe siècle, de 1877 à 1881, appartient au système Séré de Rivières. Il devait participer à la défense de l'agglomération dijonnaise. Aujourd'hui désaffecté, il a été restauré et est ouvert au public lors des Journées du Patrimoine.

Article détaillé : Fort de Beauregard.
Article connexe : Place fortifiée de Dijon.

Clos de Domois[modifier | modifier le code]

L'orphelinat de Domois est créé en 1880 par l'abbé Jean-François Chanlon, à la demande de Monseigneur Rivet, évêque de Dijon. Il est bâti sur l'emplacement de l'ancien sanctuaire Notre-Dame de Domois. Le bâtiment principal date de 1935. Après plusieurs évolutions au cours du XXe siècle, le clos de Domois, propriété privée, reste un lieu consacré au service des enfants.

À l'origine, l'abbé Chanlon souhaitait préparer les orphelins à la vie en leur donnant un métier. Il encourage la création de différents ateliers : imprimerie (1892), menuiserie, forge, cordonnerie. Une ferme permet aussi l'apprentissage du travail de la terre. En 1971, l'orphelinat devient laïc. Il prend le nom de "Foyer de Domois" : les ateliers disparaissent, des enfants relevant de soins médico-éducatifs sont accueillis. En 1993, le foyer devient l'"Institut Éducatif et Thérapeutique". Un centre d'insertion par le travail, notamment spécialisé dans le recyclage de matériel informatique, s'est établi dans une partie des lieux[32].

Récemment une communauté religieuse, la "Fraternité Sitio", à construit sur le site son prieuré indépendamment du Clos.

Arboretum[modifier | modifier le code]

L’arboretum, implanté sur le hameau de Domois en 1995, présente 28 essences différentes, dont 16 feuillues et 12 résineuses, pour un total d’environ 120 plants.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • M. Quillot (curé), Histoire de Fénay, 1858.
  • Petite histoire de Fénay, 1983.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le fossé de Chevigny (U1411080) sur le site Le Sandre
  2. Conservatoire des Sites Naturels de Bourgogne
  3. a et b Plan Local d'Urbanisme, 2005. Lien
  4. On peut aussi évoquer une autre hypothèse, celle d'une appartenance à la Sainte-Chapelle de Dijon, créée par le duc Hugues III de Bourgogne, et qui possédera ultérieurement une partie de Chevigny, près de la Sansfond et de la voie romaine ("Bois de la Sainte-Chapelle").
  5. Garnier (Joseph), Chartes de communes et d'affranchissements en Bourgogne, Dijon, 1867.
  6. a, b, c et d Courtépée (Abbé) et Beguillet, Description générale et particulière du duché de Bourgogne, (écrit vers 1775), 3ème édition, Avallon, 1967. On rappellera que Courtépée qui écrit au XVIIIe siècle est parfois imprécis, voire commet de grossières erreurs dans sa description : c'est donc une source à prendre avec précaution.
  7. D'ailleurs, signe de cette "dépendance", et comme presque tous les villages de cette châtellenie seulement supprimée en 1782, Fénay appartiendra logiquement au canton de Rouvres onze ans plus tard, de 1793 à 1801, avant d'être rattaché à celui de Gevrey.
  8. Frignet (Georges), Rouvres : la châtellenie et le château au temps des deux premiers ducs Valois de Bourgogne ( vers 1360 – vers 1420 ), Paris, 2005. Lien vers la thèse de M. Georges Frignet
  9. On signalera le Bois de la Sainte-Chapelle à l'ouest de Chevigny, près de la Sansfond et de la voie romaine.
  10. Jacques Legrand, marié à Catherine de Canouville-Raffetot, a trois fils : Pierre-François-Bernard, l'aîné qui lui succède, Jacques-Alexandre et Jean.
  11. Site généalogique.
  12. Site de la famille de Clermont-Tonnerre (branche "Montoison").
  13. Site d'héraldique (Clermont-Tonnerre).
  14. Quillot, op. cité.
  15. En 1985, toutes les classes de la commune seront regroupées à Domois. Le bâtiment de Chevigny est alors entièrement occupé par la maire.
  16. Croquis de la défense de la base de Longvic (1940-1944)
  17. Sources : Hennquin (Gilles), Résistance en Côte d'Or, (tome 3, qui corrige une première version erronée du tome 1). & Site Histavia21
  18. Détails des faits : Date : 27 août 1944, vers 13h45. Avion : US P47D-27-RE THUNDERBOLT Sérial 42-27351 Code: 8N-lettre. Pilote : FL-Leader William Albert Mac CORMICK Junior Mat O-441850 Photographie du pilote. Circonstances : départ de la base de Beuzeville _ALG A6_ (Manche) ; mission de bombardement de voies vers Besançon ; abattu par la DCA au retour de sa mission. Conséquences : après saut en parachute, le pilote est récupéré près de la ferme de la Sansfond par M. René Junot, hébergé par M. Édouard Ménétrier, transmis au maquis Dubois, puis à un autre maquis près de Saint-Claude (Jura). La carcasse de l'avion a chuté près du cimetière de Fénay.
  19. De 1972 à 1985, les élèves de la commune seront répartis sur deux sites : celui de Domois et l'ancien, à la mairie-école de Chevigny, avant tout réservé aux maternelles. En 1985, école maternelle et primaire sont regroupées en un même site, celui de Domois. Le 11 novembre 1999, le groupe scolaire est baptisé "Groupe Jean-Pierre HALM" au cours d’une cérémonie organisée par monsieur Mercey-Bon, maire de Fénay, qui saluait la mémoire de l’ancien maire de Fénay (de 1971 à 1995) décédé quelques mois auparavant.
  20. Site officiel de Fénay
  21. Lien Cassini.
  22. Site du "Grand Dijon"
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  25. « Eglise », base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. « Dalle funéraire d'Antoinette de Dinteville », base Palissy, ministère français de la Culture
  27. Sources : Petite histoire de Fénay & Petit journal de Fénay
  28. « Liste des notices pour la commune de Fénay », base Palissy, ministère français de la Culture
  29. « Tableau : l'Adoration des Mages », base Palissy, ministère français de la Culture
  30. « Tableau : un saint chartreux en méditation », base Palissy, ministère français de la Culture
  31. « Autel, gradins d'autel, tabernacle (maître-autel) », base Palissy, ministère français de la Culture
  32. "Transfert"