Elle (magazine)

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Elle (magazine)
Image illustrative de l'article Elle (magazine)

Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Périodicité Hebdomadaire
Genre Presse féminine
Diffusion 392 302[1] ex. (2013)
Date de fondation 1945
Ville d’édition Levallois-Perret

Propriétaire Lagardère Active
Directeur de publication Bruno Lesouëf
Directeur de la rédaction Valérie Toranian
Rédacteur en chef Elysabeth François (Elle.fr)
ISSN 0013-6298
Site web www.elle.fr

Elle (souvent typographié ELLE) est un magazine hebdomadaire féminin de société français fondé en France en 1945 par Hélène Lazareff et Marcelle Auclair. Le titre est édité par Lagardère Active (Groupe Lagardère).

Historique[modifier | modifier le code]

Le premier numéro est publié le 21 novembre 1945. Simone Baron et Alice Chavanne[2] en assure la responsabilité avant l'arrivée de Françoise Giroud qui restera au sein du magazine jusqu'en 1953 et le photographe Jean Chevalier comme directeur artistique. Au départ, le magazine ne comporte qu'une vingtaine de pages. La ligne éditoriale souhaitée par Lazareff transgresse les principes des magazines féminins de l'époque : moins de chroniques au profit d'informations précises, elle recentre la mode sur les personnalités plus que les créations jusqu'à en promouvoir certaines — comme Emmanuelle Khanh quelques années après —, achète des images couleurs jusqu'à New York pour les mettre en couverture[n 1], éloignant ainsi Elle des magazines de mode proches parfois de simples catalogues[3]. Le contenu du magazine est alors composé de pages sur la haute couture et de rubriques avec recettes ou patrons[3]. Dès le début des années 1950, Elle impose son propre style en étant précurseur dans les domaines du sportswear d'inspiration américaine qui vit ses balbutiements, ou du prêt-à-porter qui connaitra son âge d'or la décennie suivante[3]. Durant 1952, la jeune Brigitte Bardot apparait sur les couvertures du magazine[3]. Si le tirage est alors de 600 000 exemplaires, Elle est lu par un million et demi de lectrices[3]. Années après années, le prêt-à-porter prend une part de plus en plus large dans le magazine ; celui-ci ne se contente plus de présenter la mode, il devient prescripteur, s'associant aux grands magasins parisiens[3]. Le magazine consacre jusqu'à huit pages à Prisunic, qui a lancé une ligne de vêtements en 1956 avec Denise Fayolle[3]. Si la haute couture n'est plus prépondérante, Elle reste l'un des rares organe de presse français soutenant Gabrielle Chanel — et son iconique Tailleur — à son retour aux affaires en 1954, ainsi que le débutant Pierre Cardin, le « chouchou » du magazine, les années suivantes[3]. Peter Knapp prend la direction artistique en 1959 ; il y restera deux décennies. C'est lui qui donne au mensuel sa forme définitive[3].

À la fin des années 1960, des bons réductions « Couturama » délivrés avec le magazine pour les marques de Ungaro, Ricci, Cardin, Courrèges, ou Saint Laurent, entre autres, « déclenchent les passions »[3]. Les grands noms — à l'exception notable de Chanel —, ainsi que les étoiles montantes de la mode participent[3].

En 2006, Elle est présent dans le monde entier avec 42 éditions et plus de 20 millions de lectrices. Le magazine a eu pour rédacteur en chef Jean-Dominique Bauby qui fut atteint par le syndrome d'enfermement (syndrome de l'homme emmuré). Celui-ci témoigna de cette expérience singulière et tragique dans son livre Le Scaphandre et le Papillon qui fut adapté au cinéma par Julian Schnabel en 2007.

  • L'humoriste Alexandre Vialatte y tenait une chronique régulière : Le Paris des Parisiennes.

Diffusion en France[modifier | modifier le code]

Tiré à 516 070 exemplaires en France, le magazine est vendu à 411 786 exemplaires (diffusion payée) sur l'année 2010[1], en augmentation constante depuis 2002, et ce malgré la concurrence très rude sur le marché de la presse féminine française (plus de 40 titres en 2010[4]).

Le magazine compte 180 000 abonnés[1].

En France métropolitaine, le prix de vente en kiosque est de 2,30 € (mai 2008). Face à l'arrivée de nouveaux magazines féminins, le prix de vente au numéro diminue à 2 euros en août 2009.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Après la Guerre, si la photographie de mode a peu à peu envahie les magazines depuis les années 1930, celle-ci n'est pas encore systématique en couverture, l'illustration de mode étant encore très présente. Modes et travaux ou L'Officiel par exemple l'utilisent encore des dessins à cette époque pour leurs couvertures.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Moyenne par mois source OJD
  2. Didier Grumbach, Histoires de la mode, Paris, Éditions du Regard,‎ 2008 (1re éd. 1993 Éditions du Seuil), 452 p. (ISBN 978-2-84105-223-3), p. 59
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Grumbach 2008, op. cit., Les origines de la confection : Le journal Elle, p. 191 à 1997
  4. Médias. La presse féminine en pleine forme ! - Le Télégramme, 9 février 2010

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]