Festival

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Un festival est une manifestation à caractère festif, organisée à époque fixe (annuellement, le plus souvent) autour d'une activité festive liée au spectacle, aux arts, aux loisirs, etc., d'une durée de plusieurs jours.

Le terme apparaît dans le Nord de la France en 1829 et est lié au mouvement orphéonique, fête musicale populaire à vocation charitable et politique qui progressivement s'annualise et se laïcise. Mot emprunté à l'anglais qui est lui-même emprunté à l'ancien français festival « de fête ; joyeux ; solennel », mot latin festivus.

Les guerres mondiales leur donnent l'occasion d'associer les échanges artistiques à la promotion de l'idéal de la paix[1]. Le festival est souvent l'occasion de la remise de trophées, de prix et récompenses diverses.

La Nouvelle-Orléans est la ville qui organise le plus de festivals dans le monde : chaque année, près de 500 manifestations[2] diverses sont organisées dans différents quartiers.

Sommaire

Histoire et évolution du festival [modifier]

Le festival, manifestation culturelle éphémère inscrite dans un calendrier le plus souvent annuel, s’est progressivement imposé comme un dispositif essentiel de médiation culturelle. Issu du domaine musical, le festival, né dans les années 1830-1840, a été ensuite mobilisé par l’ensemble des secteurs artistiques et culturels : les arts de la scène, le spectacle vivant, les différentes formes musicales et le cinéma

Les festivals ont trouvé une place privilégiée au sein des politiques publiques de la culture. États et collectivités locales insèrent ces festivals dans des dispositifs administratifs et discursifs qui ont pu varier selon les lieux et les époques. Le soutien à la création artistique et la volonté de rendre accessible la culture à un plus grand nombre ont été mis en avant dès l’origine. La défense d’une identité culturelle, la participation au rayonnement culturel et le souhait de renforcer l’attraction culturelle d’un État ou d’une ville constituent, depuis deux ou trois décennies, de nouveaux arguments. L’événementiel culturel, l’attraction touristique, et les ressources de l’économie créative priment désormais, sans les effacer totalement, les autres discours qui légitiment les interventions publiques. La multiplication du nombre des festivals, très nette au cours des années 1980 et 1990, véritable « festivalomanie » (Inez Boogaarts), accompagne une territorialisation croissante des politiques culturelles.

Les festivals jouent également un rôle moteur dans le processus de création. Les artistes et, plus largement les professionnels de la culture, se sont appropriés la forme festivalière. La typologie est diverses, sans exclusive : la construction d’un lieu éponyme dédié à un créateur ; les lieux et moments de productions de nouvelles créations ; les lieux de découvertes de nouveaux talents ; le moment de la reconnaissance médiatique et artistique ; les lieux où se structurent les mouvements et les offres qui scandent le marché de l’art et des œuvres ; les lieux de circulation des œuvres et des productions à l’échelle nationale et internationale. Le festival de Suresnes Cités Danse a ainsi contribué, depuis 1993, à légitimer la scène hip-hop, et a favorisé la rencontre avec d’autres chorégraphies. Depuis 2007, ce festival est devenu un véritable centre de production et d’accompagnement des artistes. Le film The Artist, en compétition à Cannes, sera ainsi présenté dans les festivals nord-américains, avant de triompher, en février 2012, aux cérémonies des César et des Oscars.

Les festivals, qui rencontrent un succès public croissant, ont contribué à la démocratisation de la culture. « Lieu de rencontres, pouvant susciter débats et forum, espace festif et de convivialité recherchée ou suscitée, la forme festivalière, souligne l’historien Philippe Poirrier, continue pourtant de prospérer alors même, que depuis les années 1970, l’individualisation des pratiques culturelles s’accentue, portée par les évolutions technologiques qui gouvernent les formes de la consommation culturelle ». L’histoire des pratiques festivalières, qui mobilise aujourd’hui de nombreux chercheurs en sciences sociales, saisie à l’échelle individuelle ou collective, reste indissociable, et étroitement articulée, à celle de la démocratisation des loisirs, du tourisme culturel et de l’accroissement des circulations et des mobilités.

Types de festivals [modifier]

Festival Aixoises du Jazz à Aix-les-Bains

Notes et références [modifier]

  1. Pascal Ory, Qu’est-ce qu’un festival ? Une définition par l’histoire, Colloque international Pour une histoire des festivals (XIXe-XXIe siècles) , 24 novembre 2011
  2. Bruno Lesprit, Jazz Fest à New Orleans, dans Le Mondeweb du 6 mai 2006

Voir aussi [modifier]

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Sources [modifier]

  • Centre d’histoire sociale du XXe siècle (Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne) et le Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines (Institut d’études culturelles - Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines), Colloque international Pour une histoire des festivals (XIXe-XXIe siècles), 24-25-26 novembre 2011.
  • Festivals et sociétés en Europe, XIXe-XXIe siècle

Sous la direction de Philippe Poirrier, Territoires contemporains, janvier 2012 http://tristan.u-bourgogne.fr/UMR5605/publications/Festivals_societes/Festivals.html

Articles connexes [modifier]