Louis XI de France

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Louis XI
Louis XI.Portrait anonyme (XVe siècle). Brooklyn Museum, New York.
Louis XI.
Portrait anonyme (XVe siècle).
Brooklyn Museum, New York.
Titre
Roi de France
22 juillet 146130 août 1483
(22 ans, 1 mois et 8 jours)
Couronnement 15 août 1461,
en la Cathédrale de Reims
Prédécesseur Charles VII
Successeur Charles VIII
Héritier du trône de France
3 juillet 142322 juillet 1461
(38 ans, 0 mois et 19 jours)
Prédécesseur Charles, duc d'Orléans
Successeur Charles, duc de Berry
Biographie
Dynastie Maison de Valois
Date de naissance 3 juillet 1423
Lieu de naissance Bourges (France)
Date de décès 30 août 1483 (à 60 ans)
Lieu de décès Château de Plessis-lèz-Tours (France)
Sépulture Basilique Notre-Dame de Cléry-Saint-André
Père Charles VII de France
Mère Marie d'Anjou
Conjoint Marguerite d’Écosse
(1436-1445)
Charlotte de Savoie
(1451-1483)
Enfant(s) Louis de France
Joachim de France
Louise de France
Jeanne de France
Anne de France
François de France
Charles VIII Red crown.png
François de France
Résidence Château du Plessis-du-Parc-lèz-Tours

Louis XI de France
Rois de France

Louis XI, dit le Prudent, né le 3 juillet 1423 à Bourges, mort le 30 août 1483 au château du Plessis-lez-Tours (commune de La Riche, Indre-et-Loire), fut roi de France de 1461 à 1483, sixième roi de la branche dite de Valois (Valois directs) de la dynastie capétienne. Son intense activité diplomatique, perçue par ses adversaires comme sournoise, lui valut de la part de ses détracteurs le surnom d’« universelle aragne »[1],[2],[3].

Son règne voit le rattachement de plusieurs grandes principautés mouvantes au domaine royal par des moyens parfois violents : territoires mouvants du duché de Bretagne (1475, Traité de Senlis), des ducs de Bourgogne (1477, confirmé en 1482 par le traité d'Arras avec Maximilien Ier de Habsbourg), Maine, Anjou, Provence et Forcalquier en 1481, par la mort sans héritier de Charles V d'Anjou, et une partie des domaines de la maison d'Armagnac, qui, brisée par l'affrontement avec le pouvoir royal, s'éteignit peu après.

La ligne directrice de sa politique fut le renforcement de l'autorité royale contre les grands feudataires, par l'alliance avec le petit peuple. Il défendit ainsi les paysans vaudois du Valpute contre l'inquisition épiscopale, en Dauphiné. La vallée de la Vallouise fut ainsi rebaptisée en son honneur. Alors que l'évêque tombé en disgrâce Thomas Basin développa la légende noire du roi (tyran laid, fourbe et cruel, enfermant ses ennemis dans les « fillettes »), le décrivant dans son Histoire de Louis XI comme un « fourbe insigne connu d’ici jusqu’aux enfers, abominable tyran d’un peuple admirable »[4], le « roman national » édifié par les historiens du XIXe siècle en a fait un « génie démoniaque »[Note 1],[5] père de la centralisation française[6].

Biographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Arbre généalogique des Valois.

Enfance et jeunesse[modifier | modifier le code]

Le dauphin Louis (portrait à la sanguine, Recueil d'Arras, Bibliothèque municipale d'Arras)

Fils de Charles VII et de Marie d'Anjou. Il fut baptisé en la cathédrale Saint-Étienne de Bourges. Durant son enfance, il fut élevé par Catherine de l’Isle-Bouchard, sa marraine, son parrain étant le duc Jean II d'Alençon[7], et résida au château de Loches où une éducation de très bonne qualité lui fut dispensée. Il y commença en effet, à l'âge de 6 ans, à apprendre le latin, l'histoire et les mathématiques sous les directives de Jean Gerson, ancien chancelier de l'université de Paris et de Jean Majoris, licencié en droit et théologien qui fut un bon précepteur pour le futur souverain[8],[9]. Par conséquent, le dauphin, puis le roi, maîtrisait l'art de convaincre et d'ordonner, sachant parfaitement l'art d'écrire avec précision.

Le 24 juin 1436, il épousa Marguerite d’Écosse, fille de Jacques Ier d'Écosse, au château de Tours. Il avait 13 ans, elle 11. Il la rendra tellement malheureuse[10] que, mourant à 21 ans, la dauphine soupira ces ultimes paroles : « Fi de la vie ! Qu’on ne m’en parle plus... ». Dès l’époque de son mariage, il commença à jouer un rôle politique. Il entra à Lyon et Vienne pour recevoir les serments de fidélité de leurs habitants. En février-mai 1437, il visita le Languedoc et mena seul la reconquête des places-fortes anglaises dans le Velay. Accompagné de son père, il fit une entrée royale dans Paris, récemment conquise par le connétable de Richemont.

En mai 1439, son père le nomma lieutenant général en Languedoc. Il put choisir lui-même ses conseillers[Note 2] et capitaines. En décembre de la même année, il fut transféré en Poitou, cette fois sans vrai pouvoir de décision. En février 1440, après une entrevue avec Jean II d’Alençon, il rejoignit la Praguerie, révolte de grands seigneurs mécontents, comprenant également Dunois, le maréchal de La Fayette ou encore Georges de la Trémoille. Cette rébellion du dauphin, menée depuis Niort, s’expliquait par l’absence de responsabilité où le maintenait son père — celui-ci avait constaté les effets désastreux des apanages sur l’unité du domaine royal. Sa fronde fut vite matée. Louis dut offrir sa soumission à Cusset, sous réserve néanmoins d’obtenir le gouvernement du Dauphiné, et d’autres garanties. Charles VII lui accorda le gouvernement, mais refusa le reste.

En 1441, il reprit la bataille contre les partis anglais et bourguignons. Il mena l’armée royale lors de la bataille qui se déroula du 5 juin au 19 septembre devant Pontoise. En 1443, il fit campagne contre Jean IV d'Armagnac, grand vassal insoumis. L’année suivante, il fut chargé de mener hors du royaume les bandes de « routiers », c’est-à-dire les compagnies d’armes laissées sans solde, qui vivaient de rapines. Il les conduisit en Suisse. Le 26 août 1444, il remporta la victoire de Pratteln, puis se dirigea contre Bâle où se tenait un concile où l’antipape Félix V avait été élu. Louis fut nommé gonfalonier, c’est-à-dire protecteur de l’Église, par le pape Eugène IV. Il négocia le traité d’Ensisheim, conduisant à la paix, le 26 septembre 1444. En récompense de quoi, il fut nommé protecteur du Comtat Venaissin le 26 mai 1445.

Parallèlement, Louis consacrait ses importants revenus à se constituer une clientèle. Depuis 1437, en effet, il recevait une pension royale de 21 000 livres. Il fallait y ajouter les subsides accordés par les États qu’il débarrassait des routiers. Cependant, il restait insatisfait de sa situation. Il était frustré de n’avoir retiré que le Dauphiné de la Praguerie. À la fin de l'année 1446, ayant conspiré contre Agnès Sorel et Pierre de Brézé, il fut chassé de la cour et se réfugia dans son gouvernement, en Dauphiné, d'abord à Romans-sur-Isère, puis à Grenoble où il fit son entrée le 12 août 1447.

Installé place Saint-André[11] dans l'Hôtel de la Trésorerie, spécialement aménagé, il va faire son apprentissage de roi pendant neuf ans. Peu à peu, sous son administration rigoureuse, le Dauphiné devient un État nettement distinct de la France. Il réforma la fiscalité, attira à Grenoble des artisans étrangers et des banquiers juifs qui avaient été maltraités par Humbert II et fonda en 1452 une université à Valence, confirmée par le pape Pie II en 1459[12]. Il transforma en 1453 le vieux Conseil delphinal en Parlement du Dauphiné, le troisième du royaume après ceux de Paris et Toulouse, faisant passer la cité au statut de capitale provinciale. Louis chargea même son conseiller Mathieu Thomassin d'établir les bases juridiques de sa souveraineté, par un volumineux bréviaire des anciens droits, honneurs et prérogatives du Dauphiné, intitulé Registre delphinal qu'il achèvera en 1456.

Représentation héraldique du dauphin Louis, futur Louis XI (vers 1450)

Louis continua à entretenir avec le roi son père des relations apparemment excellentes en lui écrivant des lettres pleines de respect. Malgré ce dévouement, le dauphin poursuivit une politique personnelle en nourrissant l'ambition de constituer un vaste fief sur les deux versants des Alpes[13]. Dans ce but, il signa un traité d'assistance avec le duc Louis Ier de Savoie, et forma le projet d'épouser sa fille Charlotte de Savoie, âgée de 6 ans seulement. Il en avertit son père qui dépêcha un émissaire en Savoie afin d'exprimer au duc sa surprise et son courroux. Mais des envoyés du dauphin Louis interceptèrent le cavalier et, sous prétexte de lui faire escorte ralentirent sa marche autant qu'ils le purent.

Enfin arrivé à destination le 8 mars 1451, ce fut pour voir les époux vêtus de velours cramoisi, franchir le seuil de la chapelle du château de Chambéry. Le 9 mars 1451, Louis épousa Charlotte de Savoie, fille du duc Louis Ier de Savoie, somptueusement dotée de 200 000 écus, dont 12 000 comptant. Néanmoins, Louis rencontra par la suite des difficultés pour entrer en possession de toute la dot. Parallèlement au mariage, Louis et le duc de Savoie avaient signé une alliance exclusive. Il profita également des bonnes grâces du pape pour s’immiscer dans les élections épiscopales.

Ses relations avec son père étaient tissées de double jeu et d’intrigues, et Charles VII furieux de ses agissements, leva une armée pour marcher contre le Dauphiné et la Savoie. Apprenant la nouvelle à Grenoble, Louis parvint cependant à négocier une trêve. Cela ne l’empêcha pas de mener une campagne de libelles contre son père, l’accusant de mœurs dissolues. Par prudence, il envoya plusieurs ambassades auprès du roi pour se justifier. Charles VII ne s'en laissa pas conter, et envoya Antoine de Chabannes à la tête d'une armée pour lui arracher le Dauphiné. Le 30 août 1456, Louis s'enfuit en Franche-Comté, puis à Louvain (duché de Brabant), en territoire bourguignon. Il y fut bien reçu, et en octobre, Philippe le Bon lui rendit hommage et lui alloua le petit château de Genappe, à 20 km de Bruxelles, comme résidence, ainsi qu'une pension annuelle de 36 000 puis 48 000 livres. Commentaire cinglant et prémonitoire de Charles VII : « Mon cousin de Bourgogne a donné asile à un renard qui, un jour, lui dévorera ses poules ». Louis coûta cher à la Bourgogne, qui n'avait pas une fiscalité permanente, jusqu'à la mort de son père qu'il apprendra le 25 juillet 1461. Il quitta alors Genappe pour aller prendre possession de son royaume.

Son épouse Marguerite était morte le 16 août 1445 à Châlons-en-Champagne sans lui laisser d'enfant vivant. Le 18 octobre 1458 était né, de Charlotte de Savoie, Louis son premier fils, à Genappe en Brabant, qui mourut à deux ans en 1460. Le 15 juillet 1459, toujours au château de Genappe, était né un second fils, Joachim, mort quatre mois plus tard, le 29 novembre (il est enseveli dans la basilique Saint-Martin à Halle). En 1460, c'est au tour d’une fille, Louise, de mourir en bas âge. En avril 1461 naquit enfin un enfant qui vivra, Anne, la future Anne de Beaujeu.

Règne[modifier | modifier le code]

Louis XI. Le roi porte le collier de Saint-Michel sur un justaucorps rouge et un pourpoint jaune, masquant sa calvitie par une calotte de feutre et un chapeau de bièvre[14]

Mort de Charles VII[modifier | modifier le code]

Le 22 juillet 1461, Charles VII meurt à Mehun-sur-Yèvre. Louis XI affecte l’indifférence, il est absent lors des funérailles royales à Saint-Denis. Il se fait sacrer à Reims trois semaines après avant d’entrer dans Paris le 30 août 1461. Philippe le Bon se fit remarquer avec son escorte comptant pour la moitié du cortège, et comprenant une troupe en armes. Le nouveau roi ne demeura pas longtemps à Paris. Il regagne, le 7 octobre, le château d'Amboise où sa mère Marie d'Anjou résidait. Dès le 9 octobre, il s’installe à Tours, ville gagnée à sa cause, et aussi à Amboise jusqu'à ce que le château de Plessis-lez-Tours soit bien bâti[15].

La succession d'Aragon et les projets du roi[modifier | modifier le code]

Sa première action de monarque fut de profiter de la crise de succession en Aragon. En effet, Alphonse le Magnanime était mort en 1458. Jean II, frère du défunt, disputait la couronne à son fils Charles de Viane. Celui-ci fut retrouvé mort en septembre 1461, ce qui déclencha une guerre civile entre Jean II et les villes, en particulier Barcelone. Louis XI tenta de s’allier aux États de Catalogne. Devant leur refus poli, il se tourna vers Jean II, lequel lui céda les revenus des comtés de Roussillon et de Cerdagne en échange de son aide. Louis XI en prit tout bonnement possession.

Il intervint également dans la querelle dynastique savoyarde. Avant que Nicolas Machiavel écrive Le Prince, il savait bien que le souverain devait se présenter au peuple afin de régner mieux. Ainsi, Louis étant à Saint-Jean-de-Luz s'en alla jusqu'à Toulouse, dévastée par un grand incendie (à partir du 7 mai 1463). Il y arriva le 26 mai et y demeura trois semaines pour soutenir la reconstruction de la ville[16]. « Le roi sur les routes » (selon l'expression de Jacques Heers) devint désormais une de ses manières politiques de prédilection.

En décembre 1463, Louis XI ordonna une création de l'université à Bourges, sa ville natale[17]. Le pape Paul II autorisa celle de l'université de Bourges le 12 décembre 1464[18]. Si les lettres patentes avaient été expédiées de Montilz-lèz-Tours le 6 décembre 1469[19], l'université dut subir des empêchements d'autres universités, avant son inauguration[20].

Un mois après la naissance de sa fille Jeanne en 1464, il apprend que l’enfant est boiteuse (elle fut d’une laideur proverbiale, petite, contrefaite, malingre) et décide sur le champ de la marier à son lointain cousin Louis d’Orléans, fils du poète Charles d’Orléans, dans le but avoué que le mariage restât stérile et que s’éteignît une branche capétienne rivale de la sienne. Quand il deviendra roi sous le nom de Louis XII, celui-ci obtiendra l’annulation de son mariage.

La ligue du Bien public[modifier | modifier le code]

Article principal : Ligue du Bien public.

À l’intérieur se forma, en mars 1465, la ligue du Bien public. Très comparable à la Praguerie, elle avait à sa tête Charles de Charolais (Charles le Téméraire), fils de Philippe le Bon, qui au fond souhaitait que se pérennise la rupture du lien de vassalité du duc de Bourgogne au roi de France.
Le déclenchement de cette révolte des grands féodaux était dû à un incident avec les Bourguignons. En 1463, Louis XI avait décidé de racheter les villes de la Somme qui avaient été cédées au duc de Bourgogne alors premier pair de France et prince le plus puissant du Saint-Empire. Cette cession, décidée au traité d'Arras de 1435 devait compenser l’assassinat de Jean sans Peur à Montereau, le 10 septembre 1419. La nouvelle du rachat avait suscité la colère de Charles de Charolais qui s'était dès lors opposé à son père, Philippe le Bon. François II de Bretagne s’allia aux Bourguignons. Se joignirent à eux Jean II de Bourbon et Jean V d'Armagnac. Le mécontentement ne s’arrêtait pas aux grands vassaux. La pression fiscale avait beaucoup augmenté à la suite du rachat des villes de la Somme, pour 400 000 écus[21]. Louis XI avait exigé des prêts du clergé, forcé les établissements religieux à lui fournir un inventaire de leurs biens, privé l’Université et le corps des archers et arbalétriers de Paris de leurs privilèges. Il avait supprimé la Pragmatique Sanction.

Contre la ligue du Bien Public, Louis XI se mit personnellement à la tête d’une grande offensive. Après la chute de Moulins, les Bourbons se soumirent. Louis XI fit volte-face vers Paris, menacée par les Bretons et les Bourguignons. Il livra une grande bataille à Montlhéry, le 16 juillet 1465, pleine de confusion et de sang et sans réel vainqueur, mais le siège de Paris fut brisé, Louis XI parvenant à négocier avec les ligueurs une paix - traités de Conflans (5 octobre), Saint-Maur (29 octobre) et Caen (23 décembre 1465) - où il ne concédait rien pour réformer l’État. Bourgogne récupérait néanmoins les villes de la Somme et le comté de Boulogne ; de plus, Louis XI lâcha le gouvernement de Normandie à son frère. Celui-ci ne parvint pas à prendre en main son gouvernement, et dut s’exiler.
Le troisième fils du roi naît le 4 décembre 1466 ; prénommé François, il meurt 4 heures plus tard.
Le 10 septembre 1468, par le traité d'Ancenis, Charles de France et François II de Bretagne firent la paix avec la couronne et rompirent, du moins officiellement, avec les Bourguignons. Mais un second traité sera nécessaire, pour vaincre les velléités de François II, lors du traité de Senlis de 1475.

Le duel avec Charles le Téméraire[modifier | modifier le code]

Louis XI préside le chapitre de Saint-Michel, dans les Statuts de l’ordre de Saint-Michel, enluminure de Jean Fouquet, 1470, Paris, BnF.

En cette même année 1468, redoutant le débarquement d'une armée anglaise qui unirait ses forces à celles bourguignonnes et persuadé qu'il saurait manipuler à son avantage son cousin de Bourgogne, Louis XI proposa une négociation à celui-ci (via le cardinal de La Balue), suite à quoi Bourgogne l'invita dans son château de Péronne. Louis XI s’y rendit aussitôt avec une petite escorte. Au cours des pourparlers de cette entrevue, Liège se rebella contre la tutelle bourguignonne. Il apparut rapidement que des commissaires royaux avaient encouragé les Liégeois à se révolter une nouvelle fois. Bouillant de colère de la duplicité royale, le Téméraire fit fermer les portes du château et de la ville : Louis XI était pris au piège, en fait en danger de mort. Secrètement averti (par Philippe de Commynes, alors chambellan du duc de Bourgogne) de la gravité du danger encouru, le roi n'eut d'autre solution que de signer un traité désavantageux où, en cas de manquement de sa part, les fiefs bourguignons de mouvance française échapperaient à sa juridiction et suzeraineté. Il dût en outre promettre de donner la Champagne et la Brie en apanage à son frère cadet Charles de France, ex-ligueur du Bien Public et allié du Téméraire. Il dut enfin accompagner le Bourguignon dans son expédition punitive contre Liège et regarder brûler, le 30 octobre 1468, la ville rebelle.

Dessin représentant vraisemblablement Louis XI et ayant servi de modèle au XVIIe siècle à un portrait du roi qui se trouvait au Palais-royal dans les collections des Orléans et qui fut vendu en Angleterre vers 1851 (Musée de l’Ermitage).

Une fois sa pleine liberté d'agir retrouvée, Louis XI refusa de s’exécuter et n’accorda à son frère Charles que la Guyenne, pays pacifié depuis peu et difficile à tenir. Il fit emprisonner son conseiller, le cardinal La Balue, en 1469, année au cours de laquelle il fonda l'ordre de Saint-Michel. En décembre 1470, le roi dénonça le traité de Péronne. En réponse, le duc de Bourgogne se déclara, en novembre 1471, affranchi de la suzeraineté du roi de France, conformément à la clause de non-respect incluse dans ce traité.

En 1470, naquit le quatrième fils du roi : Charles, futur Charles VIII, et deux ans plus tard un cinquième fils vit le jour (à Amboise, le 3 septembre 1472) ; prénommé à nouveau François, il fut titré duc de Berry mais mourut en juillet 1473.

En juin 1472, pour répondre à une demande d'aide du duc de Bretagne[22], à la frontière de laquelle Louis XI vient d'envoyer des troupes, le Téméraire rompt la trêve avec la France, envahit la Picardie, massacre la population de Nesle, mais échoue devant Beauvais, vaillamment défendu par ses habitants, dont Jeanne Hachette ; il ravage alors la Normandie vainement, avant de se retirer dans ses terres sans gain politique réel.

À la suite d'un traité d'alliance (traité de Londres[23], 25 juillet 1474) avec son beau-frère Charles le Téméraire qui l'avait convaincu de reprendre les hostilités contre Louis XI, le roi d’Angleterre Édouard IV débarqua à Calais[24] avec son armée (4 juillet 1475) pour la joindre à celle du duc de Bourgogne, envahir la France et si possible détrôner son monarque. Démontrant toute son habileté de négociateur et tacticien, Louis XI parvint à dénouer cette alliance anglo-bourguignonne en signant lui-même avec Édouard IV, moyennant 425 000 écus[25],[26] versés à celui-ci, le traité de Picquigny (le 29 août 1475) qui mettait fin à la guerre de Cent Ans et privait, à la grande colère du Téméraire, les États Bourguignons de leur dernier vrai allié.

Réduire la puissance des grands vassaux fut une constante du règne de Louis XI.

Remise de la charte aux bourgeois de la ville d'Angers par le roi de France Louis XI en 1474, par Jules Dauban (1901).

En 1474, le Roi de France manœuvre contre son oncle René d'Anjou, dont il désire annexer le domaine angevin. Louis XI se rend à Angers avec son armée, sous couvert d'une visite de courtoisie. René d'Anjou, qui réside dans sa résidence de chasse de Baugé non loin d'Angers, voit arriver son royal neveu, sans se douter qu'une fois dans la cité angevine, celui-ci demandera les clefs de la capitale de l'Anjou. La surprise est totale. Louis XI installe aussitôt une garnison dans le château d'Angers et en confie le commandement à Guillaume de Cerisay[27]. À 65 ans, René d'Anjou ne peut ni ne veut entamer une guerre contre son neveu, le Roi de France. Il lui cède l'Anjou sans combat et se tourne vers la Provence dont il est le souverain et qu’il rejoint aussitôt[28]. Louis XI nomme Guillaume de Cerisay, gouverneur de l'Anjou, ainsi que maire de la cité d'Angers[29]. L'Anjou cessa dès lors d'être un apanage et entra définitivement dans le domaine royal[30].

Blanc au soleil sous Louis XI le Prudent.

En 1475, après le traité de Picquigny, Louis XI commença à effectuer la libération de Marguerite d'Anjou, fille de René d'Anjou et qui fut reine d'Angleterre, avant d'être emprisonnée après l'exécution de son mari le roi Henri VI d'Angleterre en 1471 dans la tour de Londres. Il fallut que Louis XI paie 50 000 écus d'or pour cette libération. Le 29 janvier 1476 Marguerite regagna Rouen. Cependant, avant de rejoindre son père à Aix-en-Provence, elle dut par conséquent renoncer à ses droits sur l'héritage angevin, en faisant un testament en faveur du roi Louis XI. C'est la raison pour laquelle elle passa en Anjou ses derniers jours sans ressources, après la mort du Roi René (1480)[31].

En 1477, quand Charles le Téméraire mourut au siège de Nancy, Louis XI tenta de s’emparer de ses États, mais se heurta à Maximilien d’Autriche, qui avait épousé la fille du défunt, Marie de Bourgogne[Note 3],[32].

La modernisation du royaume[modifier | modifier le code]

La même année 1477, il créa le Relais de poste[33]. En effet, Louis XI aimait décider de tout. Encore lui fallait-il connaître tout. Il est vrai qu'il dictait très fréquemment : « Je vous prye que me faictes souvent sçavoir de voz nouvelles ». C'est précisément la raison pour laquelle il organisa ce système. « C'est d'abord et avant tout pour lui : il ne peut être informé que le premier[34]. »

D'ailleurs, Louis XI était le premier personnage qui ait promu l'imprimerie au royame de France. En 1469, Guillaume Fichet et Jean Heynlin, docteurs en théologie auprès de la Sorbonne, avaient obtenu l'autorisation du roi d'y établir l'atelier d'imprimerie[35]. Dans les années 1470, plusieurs villes françaises telles Lyon (1473), Albi (1475) profitaient de cette nouvelle technique, sous protection du roi[36],[35].

En 1480, il modernisa enfin l'armée royale en remplaçant la milice des francs-archers par une infanterie permanente organisée sur le modèle suisse, connues sous le nom de Bandes françaises ou bandes de Picardie.

Le traité d'Arras et les dernières acquisitions du règne[modifier | modifier le code]

Bronze du roi Louis XI exécuté par Jean Baffier en 1885 à Bourges.

En 1482, il parvint à récupérer la Picardie et le duché de Bourgogne, par le traité d’Arras.

Le comté de Bourgogne ou Franche-Comté, l'Artois et la Flandre étaient également remises à la France au titre de la dot de Marguerite de Bourgogne (la fille de Marie de Bourgogne), qui devait devenir reine de France en épousant le futur Charles VIII; Louis XI s'était assuré auparavant de leur possession lors des combats qui avaient suivi la mort de Charles le Téméraire. Finalement, Charles VIII renoncera à ce mariage et restituera la plus grosse part de la dot.

Par le jeu d’héritages, dont celui de René Ier d'Anjou, il entra en possession du Maine et de la Provence. Louis récupéra également la vicomté de Thouars qu’il avait repris à Nicolas d’Anjou en 1472 après qu’il eut rallié le Bourguignon.

Soucieux que son fils poursuive sa politique de réunions, Louis XI fit rédiger vers 1482[37] à son intention un traité d'éducation politique, historique et moral par son médecin Pierre Choisnet, le Rosier des guerres.

Il attribua Talmont et Berrie à Philippe de Commynes. Concernant la Vicomté de Thouars, il finit par engager son attribution à Louis II de la Trémoille mais le roi décéda avant la restitution effective de ce vicomté.

Mort et inhumation[modifier | modifier le code]

Louis XI âgé
Tombeau de Louis XI représenté en orant à Cléry-Saint-André, Louis XI étant revêtu de son costume de l’ordre de Saint-Michel et entouré de quatre génies.

Louis XI mourut[Note 4] d’une hémorragie cérébrale. Il avait subi plusieurs attaques d'apoplexie au cours de sa vie. Sur son lit de mort, il voulut avoir près de lui la Sainte Ampoule. Superstitieux, il avait interdit que l’on prononçât le mot « mort » devant lui et avait convenu avec ses officiers de l'expression codée « Parlez peu » avant de recevoir les derniers sacrements[38].

Conformément à son souhait en 1467 de refuser le prestige de la nécropole royale (comme les deux autres capétiens Louis VII et Philippe Ier), Louis XI fut inhumé dans la basilique Notre-Dame de Cléry le 6 septembre 1483 après une étape à Tours le 2 septembre 1483, qu’il avait fait édifier vers 1467, et non dans la basilique Saint-Denis[5]. À Cléry-Saint-André, la statue en cuivre et bronze doré de Louis XI, représentait le roi en habits de chasseur, priant à genoux devant Notre Dame sur un coussin, servant de prie-dieu, aux couleurs des armes de France. Elle était l'œuvre de l'orfèvre Conrad de Cologne et du fondeur Laurent Wrine. La statue dégageait une réelle simplicité, tenant un chapeau de chasseur entre les mains et accompagné de son chien[39]. Le 2 avril 1562, le tombeau du roi fut détruit par les protestants à la suite de la prise de la ville d’Orléans par les armées du prince de Condé.

En 1622, Louis XIII fit construire une nouvelle sépulture en marbre qui fut à son tour détruite à la Révolution française. Seuls la statue moderne du roi (priant sur un coussin portant un livre sur lequel est posé son bonnet favori), de Michel Bourdin, et les quatre anges furent préservés par Alexandre Lenoir à Paris dans son Musée des monuments français.

Au XIXe siècle, le comte de Choiseul d’Aillecourt ayant rapatrié les sculptures du Musée des monuments français en 1818[40], le sculpteur Beauvallet puis Barberon reconstituèrent une nouvelle sépulture, classée monument historique depuis 1840, et qui figure depuis dans la nef de l'église. Sur un dais porté par quatre colonnes en marbre de Pentélie, le roi et quatre génies en coin supportant des écussons reposent sur un piédestal en marbre[41].

En 1896, le docteur Duchâteau effectue l'inventaire du caveau royal et constate la présence de cinq morceaux de crâne (témoin d'une craniotomie d'autopsie ou d'embaumement avec excérébration)[42]. Seuls la base d’un crâne scié et une mâchoire, attribués à Charlotte de Savoie, une voûte crânienne sciée, une mâchoire et un fragment de la partie nasale attribués à Louis XI, demeurent à Cléry, dans le caveau de la crypte de la basilique, le reste des ossements ayant disparu en 1792 après le passage des révolutionnaires[43].

Caveau à Cléry-Saint-André présentant les crâne présumés de Louis XI (à droite) et Charlotte de Savoie (à gauche)

Sagesse de Louis XI[modifier | modifier le code]

Certes, il écoutait parfois de mauvais conseils. Cependant, il est certain qu'il s'agissait de l'un des rois de France les plus prudents, comme Charles V le Sage.

Traité de Péronne[modifier | modifier le code]

Certains historiens ont tendance à accuser Louis XI sous prétexte qu'il rompit le traité de Péronne (1468). En fait, le roi établit tout d'abord une assemblée de princes et juristes du Grand Conseil et du Parlement, présidée par Jean de la Driesche, président de Chambre des comptes et ancien fidèle de Charles le Téméraire. Elle dénonça que le roi avait accepté le traité sous la contrainte. Puis, l'assemblée de Tours décida d'ajourner le duc de Bourgogne devant le Parlement, et elle envoya un huissier à Gand afin de notifier la citation. Le duc Charles s'abstint de comparaître. Le 3 décembre 1470, le roi de France déclara la trahison et le parjure du duc. La procédure juridique était respectée[44].

Diplomatie, moins chère[modifier | modifier le code]

En 1475, après avoir toujours coupé le ravitaillement, mais sans bataille, il acheta le rembarquement de l'armée royale d'Angleterre en dépensant 75 000 écus d'or[25], ainsi que 50 000 écus de pension annuelle[26] pour sept ans, soit 425 000 écus. Jean Favier souligne : « On n'a pas fait assez attention au calcul : pour lourde qu'elle soit, l'indemnité ainsi versée au Trésor anglais [75 000 écus] est à peu près ce que coûterait une année de guerre si la guerre de Cent Ans reprenait pour cent ans[45]. » En outre, le commerce entre les deux pays permettait de récupérer un peu de montant.

Préparé, mais il attendait[modifier | modifier le code]

Le 24 juillet 1476 à Lyon, seulement deux jours après la bataille de Morat, le roi reçut la nouvelle. Sitôt, il expédia une lettre au grand maître, chef de guerre : « Je vous pri, faictes tousjours tenir voz gens prestz, mais ne commances riens, et que voz gens n'entrepreigne chose par quoy on puisse dire que la treve ait este rompue[46]. » En soutenant d'autres armées, Louis XI ne fit pas combattre jusqu'à ce que Charles le Téméraire meure l'année prochaine.

Mission accomplie[modifier | modifier le code]

Sa propre sœur Yolande de France, mais sympathisante du duc de Bourgogne, fut cependant enlevée par ce dernier après la bataille de Morat, et était enfermée dans le château de Rouvres. En septembre 1476, le roi décida d'y envoyer confidentiellement Charles Ier d'Amboise et deux cent lances. Ce gouverneur était non seulement son meilleur militant mais aussi un excellent diplomate. Aussitôt que la duchesse de Savoie avait été libérée, le roi envoya une lettre au duc de Milan, bien entendu, en raison de la trêve : « Elle avoit envoye devers le gouverneur de Champaigne lui prier qu'il lui envoyast des gens, mais il y est alle en personne[47]. »

La santé du roi[modifier | modifier le code]

Tout comme la légende noire, quelques historiens accentuaient la maladie de Louis XI, par exemple selon Ivan Gobry qui — pour son physique — cite Basin :

« Avec ses cuisses et ses jambes maigrichonnes, il n’avait, dès le premier abord, rien de beau ni d’agréable. Pire encore : si on le rencontrait en ignorant son identité, on pouvait le prendre plus pour un bouffon ou pour un ivrogne, de toute façon pour un individu de vile condition, que pour un roi ou un homme de qualité. »

Pourtant, il faut l'établir d'après les documents authentiques de l'époque. Philippe de Commynes, l'un de principaux conseilleurs du roi, en aperçut le premier signe en 1478, après sa mission en Italie :

« Je trouvay ung peu le Roy nostre maistre envielly, et commencoyt a soy dispouser a malladie ; toutesfoiz il n'y parut pas si tost, et conduysoit toutes les choses par grant sens. »

— Philippe de Commynes, Mémoires, Livre VI, Chapitre V[48]

Puis, le roi subit la première attaque importante en mars 1479 :

« Ja commencoyt a vieillir et devenir malade ; et estant aux Forges pres Chinon, a son disner, vint comme en une percution et perdit la parolle. Il fut leve de la table et tenu pres du feu, et les fenestres closez ; et combien qu'il s'en voulsist approucher, l'on l'en garda : aulcuns cuydoient bien faire. ......... Quant je arryvay, je le trouvay a table ; avecques luy maistre Adam Fumee, et qui autresfoiz avoit este medicin du roy Charles, a ceste heure dont je parle, maistre des requestes, et ung aultre medicin appelle maistre Claude. »

— Même document, Livre VI, Chapitre VI[49]

Le roi rétablit sa santé dix ou douze jours après[50]. Le 31 juillet 1479, il put arriver à Dijon[51]. L'année suivante, Louis XI régnait encore et décidait de tout. Parmi 2164 lettres du roi restant de nos jours, Joseph Vaesent en attribua 178 à l'année 1480[52].

Le 19 décembre 1481, le roi expédia cependant une lettre au prieur de Salles[53] :

« …je vous prie tant que je puis que vous priez incessamment Dieu et Nostre Dame de Sales pour moy, à ce que leur plaisir soit m'envoyer la fievre quarte, car j'ay une maladie dont les physiciens disent que je ne puis estre guery sans l'avoir…. »

Selon cette lettre, Auguste Brachet conclut en 1903, dans son livre Pathologie mentale des rois de France, que la maladie du roi était l'épilepsie[54]. Claude Gauvard ajoute une autre raison pour cette hypothèse : le roi portait toujours un chapeau. En cas de chute, cela pourrait amortir les chocs[55].

Jacques Coitier, l'un des médecins de Louis XI.

Toutefois, il est vrai que le roi ne manqua jamais de bons médecins. Aussitôt sacré, il délivra Adam Fumée enfermé dans la tour de Bourges. En effet, Charles VII et le dauphin Louis séjournèrent, au printemps 1437, en Languedoc dont Montpellier. Toute la famille royale profitait désormais des meilleurs professeurs de la faculté de médecine de Montpellier[Note 5],[56] : Adam Fumée, Déodat Bassole, Jean Martin ainsi que Robert Poitevin et Robert de Lyon diplômés de Montpellier. Aussi cette université était-elle toujours protégée et soutenue par le roi[57]. Enguerrand de Parent, doyen de la faculté de Paris, et Jacques Coitier étaient également les médecins de Louis XI. Certains devinrent les personnages importants du royaume. Ainsi, Adam Fumée fut nommé garde des sceaux de France alors que Jacques Coitier devint président-clerc dans la Chambre des comptes en 1482. Enfin, l'ancien doyen Jean Martin, maître de la Chambre des comptes sous Charles VIII.

Louis XI contribua par ailleurs l'évolution de la médecine. En effet, il soutenait les projets de copie et de traduction dans ce domaine, afin que s'améliore la disponibilité des livres et des manuels de médecine dans le royaume de France. Ainsi, le roi faisait copier la Pratica de Jean Pacis, doyen de la faculté de Montpellier, tandis que fut achevée pour la première fois la traduction du Regimen Sanitatis Salernitatum de l'École de médecine de Salerne. Enfin Louis XI, roi bigot, se faisait apporter des reliques de l’Europe entière et envoyait des dons à toutes les églises réputées pour leurs guérisons miraculeuses[58]. Il collectionnait aussi les images pieuses, par contre les médailles de plomb censées orner son chapeau n'existaient pas du vivant du roi[4].

Enfants illégitimes[modifier | modifier le code]

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Louis XI eut de nombreux enfants illégitimes :

  • Jeanne de Valois (1447-1519) (légitimée le 25 février 1466, n.s.), fille de sa maîtresse Félizé Regnard, épouse en 1465 Louis de Bourbon, comte de Roussillon, amiral de France, à qui elle donne un fils, Charles de Bourbon, comte de Roussillon, mort sans postérité, et deux filles (avec une postérité dans les familles Chabannes et Arpajon) ;
  • Isabeau, de Marguerite de Sassenage, épouse Louis de Saint-Priest ;
  • 3 autres enfants de diverses maîtresses dont les prénoms nous sont inconnus.

Toutefois, un bouleversement se produit en 1473, la mort de son dernier fils légitime François. Le roi est si profondément touché qu'il fait le vœu de ne plus être infidèle à la reine Charlotte de Savoie[59]. Selon Louis XI, un des plus grands pèlerins des rois de France, il s'agissait là de l'intention de Dieu, car, après avoir subi la révolte de la Ligue du Bien public, il savait parfaitement que le Royaume, sans héritier mâle direct, pourrait être facilement désuni. Aussi devint-il fidèle afin que le Prince Charles puisse lui succéder. C'est ce qui se passa en 1483.

Les filleuls(es) de Louis XI[modifier | modifier le code]

  • Louise Jamin (ca 1446-1500), fille d’Étienne Jamin (ca 1415-ca 1484) et de Marguerite de Bourgogne (1429-1454). Louise Jamin épousa en 1464, Jean de Moulins de Rochefort (1435-1500), seigneur de Rochefort, maire de Poitiers, échevin et secrétaire de Louis XI.

Son père, Étienne Jamin (fils d’Étienne Jamin, procureur au Parlement de Poitiers), était Conseiller & secrétaire du Roi, Échevin, membre du conseil des cent et greffier des assises du Poitou, seigneur de la baronnie de Mirebeau, seigneur de Terrefort (1462) et de Maillé (1453 à 1459). Sa mère, Marguerite de Bourgogne, fille illégitime de Philippe le Bon, duc de Bourgogne (1396-1467), et d’Isabelle de La Vigne (ca 1411- ?).

  • Isabelle de La Vigne, issu d’une très ancienne famille noble, probablement descendante de Pierre de la Vigne, chancelier de Frédéric II du Saint-Empire. Nous trouvons également Pierre de la Vigne, Ecuyer, seigneur de Bulcy marié à Jeanne de La Barre (fille de Michel de La Barre et de Marguerite d’Orléans, fille de Guillaume d’Orléans, comte d’Orléans).
  • Marie de Bourgogne (1457-1482), fille unique de Charles le Téméraire, duc de Bourgogne, et d’Isabelle de Bourbon (la fille de Charles Ier de Bourbon, duc de Bourbon et d’Agnès de Bourgogne). Marie de Bourgogne fut duchesse titulaire de Bourgogne, de Brabant, de Lothier, de Gueldre, de Limbourg et de Luxembourg, comtesse de Flandre, d’Artois, de Bourgogne palatine (la Franche-Comté), de Hainaut, de Hollande, de Zélande, de Namur, de Charolais et de Zutphen, marquise du Saint-Empire, dame de Frise, de Malines et de Salins.
  • Louis XII de France (1462-1515), duc d’Orléans et roi de France de 1498 à 1515. Fils de Charles d’Orléans, duc d’Orléans et de Marie de Clèves (la fille de Adolphe Ier de Clèves, duc de Clèves et de Marie de Bourgogne, elle-même fille de Jean sans Peur, duc de Bourgogne). Orphelin de son père à trois ans, Louis XII de France est pris en tutelle par Louis XI, qui lui prodigue une sévère éducation. Marié avec sa cousine Jeanne de France de Valois (fille de Louis XI).
  • Louis de Brézé (1463-1531), fils de Jacque de Brézé et de Charlotte de Valois (fille naturelle de Charles VII, roi de France et Agnes Sorel). Dernier grand sénéchal de Normandie de 1494 à 1499, comte de Maulévrier, vicomte du Bec-Crespin et de Marny, il possède de nombreuses seigneuries dont celle d’Anet et de Nogent-le-Roi. Il épouse Diane de Poitiers (qui devint la favorite du roi de France Henri II).
  • Louis de Melun (mort en 1483), évêque de Meaux, fils de Philippe de Melun, conseiller et chambellan du roi, seigneur de La Borde-le-Vicomte et Le Bignon, grand-maître des eaux et forêts de France, gouverneur de Champagne et de Brie, gouverneur de la Bastille. Sa mère est Jeanne de Nantouillet, dame de Lumigny.

Charles de Melun, frère ainé de Louis, baron de Normanville, des Landes et de Nantouillet est un aristocrate normand élevé par le roi Louis XI aux plus hautes dignités, et placé même au-dessus des princes du sang. Non seulement il est Grand maître de France, ce qui lui donne le gouvernement militaire de la maison du roi, mais de plus il remplit les fonctions de connétable de France, jusqu’au moment où Louis de Luxembourg-Saint-Pol est pourvu de cet office. Il est également Lieutenant général du royaume et gouverneur de Paris et de l’Île-de-France. Il est également chambellan de Louis XI et son favori. Charles de Melun était marié avec Anne Philippe de la Rochefoucauld. Veuf, il se remarie avec Philippe de Montmorency, dame de Vitry-en-Brie, le 23 mars 1465 (elle est la fille de Jean II de Montmorency, Grand chambellan de France et de Marguerite d’Orgemont). Les Melun sont une très ancienne famille de vicomtes et très illustre qui a produit de grands guerriers, des prélats distingués et divers hauts officiers de la couronne. Cette maison tire son nom de la ville de Melun, importante ville de l’Île-de-France.

  • L’Abbé Louis de Blanchefort (1478-1505), Grand-prieur de l’Abbaye de Ferrières. Descendant d’une illustre famille de seigneurs et de dignitaires de l’Ordre du Temple, Louis de Blanchefort, cinquième enfant de Guy de Blanchefort, sénéchal de Lyon et chambellan de Charles VII, et de Souveraine d’Aubusson, sa mère (sœur cadette de Pierre d’Aubusson, grand maître des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem ; les Chevaliers de Rhodes). Son frère cadet Charles fut abbé de Sainte-Thérèse et évêque de Senlis. Son autre frère, Guy de Blanchefort, sera nommé commandeur de Morterolles (actuelle Creuse), commandeur de Chypre, grand prieur de la langue d’Auvergne et fut le 42e grand maître de l’Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem (1512-1513).

Louis de Blanchefort entreprit la restauration de l’oratoire de Notre-Dame de Bethléem où il mourut, le 27 février 1505. Il reconstruire l’église Saint-Eloi. Il fit restaurer le grand cloître et la chapelle Sainte-Elisabeth. Attiré lui-même par les sciences, il redonna un lustre à l’école monacale, envoyant les religieux se perfectionner à Paris, avant de revenir enseigner dans les classes du monastère.

Ascendance[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Expression de Jules Michelet
  2. Sous son règne, la proportion de conseillers roturiers (comme Olivier Le Daim qu'il anoblit par la suite) passe de 37 à 47 % mais les nobles gardent les postes les plus importants.
  3. Louis XI invoquait son héritage, les apanages devant retourner à la couronne en cas d'extinction de la lignée du fils de France qui en avait bénéficié pour lui et sa descendance. Ainsi, le roi écrivit le 22 août 1478 : « Monsr le chancelier, j'ay receu le seel que vous m'avez envoye par maistre Jehan du Ban, et aussi les lettres que vous m'avez escriptes par vostre homme, avec les geneologies par escript et mes droiz de la duche de Bourgongne et des contez de Bourgongne et de Boulongne, dont je vous mercye,... Escript a Soulommes, le XXIIe jour d'aoust. »
  4. le 30 août 1483, soit, assez curieusement, un an jour pour jour après l'assassinat du prince-évêque de Liège Louis de Bourbon (cousin germain de Charles le Téméraire et son allié, puis celui de Marie de Bourgogne et Maximilien de Habsbourg), lequel assassinat avait été perpétré à l'instigation de Guillaume de La Marck, l'homme de main de Louis XI en "pays de par-deçà" bourguignon.
  5. Ainsi, le 27 juillet 1480, le roi expédia pour le futur Charles VIII une lettre au gouverneur de finances en Languedoc, François de Genas : « Monsr le general, je vous ay ja escript que vous m'envoyssiez maistre Jehan Martin, medecin, pour ce que maistre Guillaume Girard, qui estoit medecin de Monsr le daulphin, est trespasse, et qu'on m'a conseille que je prinsse en son lieu ledit maistre Jehan Martin ... ».

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Champion, Louis XI, 2e éd., Paris, H. Champion, 1928, 2 vol.
  2. Département d’histoire, UL - Cours - HST-20718B - Travail de F.-A. Raymond (Aut. 2002)
  3. http://www2.cndp.fr/archivage/valid/3418/3418-188-202.pdf p. 4
  4. a et b « Louis XI : des siècles de légendes », sur L'Express,‎ 27 septembre 2011
  5. a et b Jean Lebrun, « Louis XI », La Marche de l'Histoire, 1er décembre 2011
  6. Didier Le Fur, « Louis XI, une mort massacrée », magazine L’histoire.
  7. Jacques Heers, Louis XI p. 23, Perrin, Paris 2001.
  8. Jacques Heers, Louis XI p. 143, Perrin, Paris 2001 ainsi que :[1] Louis XI à Loches p. 5.
  9. http://books.google.fr/books?id=pDE-AAAAcAAJ&pg=PA389 Louis Archon, Histoire de la Chapelle des rois de France, tome II, p. 389, Paris 1711
  10. Jean Favier, Louis XI, Fayard 2001, réed. Tallandier 2012 p. 78
  11. Gilles-Marie Moreau, Le Saint-Denis des Dauphins : histoire de la collégiale Saint-André de Grenoble, L'Harmattan, 293 pages, 2010, (ISBN 2296130623).
  12. http://facdroit-valence.xtek.fr/index.php?dossier_nav=644
  13. Selon Paul Dreyfus dans Histoire du Dauphiné, p. 117.
  14. B. de Mandrot, « L'autorité de Philippe de Commynes », Revue Historique, vol. 73, no 2,‎ 1900, p. 244
  15. Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome XI: itinéraire, p. 5, 1909, Paris
  16. Jean Favier, Louis XI p. 312, Fayard, Paris 2001 ainsi que Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome XI: itinéraire, p. 22-23, Librairie Renouard, Paris 1909.
  17. http://books.google.fr/books?id=FZfHoyI8BKwC&pg=PA150 Ordonnance de Louis XI, donné à Mareuil près d'Abbeville et vraisemblablement le 31 décembre 1463
  18. http://books.google.fr/books?id=UI0-AQAAIAAJ&pg=PA513 Bulle que donna le pape Paul II le 12 décembre 1464
  19. Archives nationales, X1A 8606, fol.217 v° (d'après Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome IV, p. 83, note no 1, Librairie Renouard, Paris 1890)
  20. Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome IV, p. 82-84 (lettre daté du 22 février 1470) ainsi que p. 89-90 (celle du 20 mars 1470), Librairie Renouard, Paris 1890
  21. Plus précisément, le roi ne fournit que 200 000 écus. Ce furent les villes près de la Somme qui préparèrent 20 000 écus supplémentaires. Voir la note no 3 du traité d'Arras
  22. Jean-Pierre Soisson, Charles le Téméraire, (Grasset & Fasquelle, 1997), p. 203
  23. Joseph Calmette, Les Grands Ducs de Bourgogne (Albin Michel, 1949 et juin 1976) p. 345
  24. Joseph Calmette, Les Grands Ducs de Bourgogne (Albin Michel, 1949 et juin 1976) p. 352
  25. a et b http://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA128 (e) de texte original du traité de Picquigny en latin
  26. a et b http://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA130 note en français ; le 4 septembre 1475, Louis XI expédia sa lettre patente aux villes royales (il reste celles de Lyon, de Poitiers et de Harfleur. ) : « et avec lequel avons prins tresves et entrecours de la marchandise pour sept ans, » publiées par Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome VI, p. 14-19
  27. Louis François Villeneuve-Bargemon, Histoire de René d’Anjou, tome II (1446-1476) Éditions J.J. Blaise, Paris : 1825
  28. Louis François Villeneuve-Trans, p. 199
  29. Répertoire des maires d'Angers (de 1475 à 1790)
  30. Ordonnance de Louis XI, février 1475 (1474 avant Pâques), Ordonnances des rois de France, tome XVIII, p. 86, [lire en ligne].
  31. Jacques Heers, Louis XI, p. 83-84, Perrin, Paris 2003.
  32. Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome VII, p. 148, Librairie Renouard, Paris, 1900.
  33. Histoire de La Poste: Chronologie de 1477 à 1672
  34. Jean Favier, Louis XI, moins cruel que sa légende, un fauve politique, Le Point, 18-25 décembre 2008, p. 188.
  35. a et b http://classes.bnf.fr/livre/arret/histoire-du-livre/imprimerie/01.htm Site de la bibliothèque nationale au regard de ce sujet
  36. http://books.google.fr/books?id=j3kUAQAAMAAJ&pg=PA114 Lettres patentes de Louis XI, le 21 avril 1475
  37. Jean Favier, Louis XI, Fayard, 2001, p. 883.
  38. Charles Pinot Duclos, Histoire de Louis XI, vol. 2, 1745, p. 488.
  39. http://www2.biusante.parisdescartes.fr/img/?refphot=CIPA0565&mod=s
  40. « Monument funéraire de Louis XI », base Palissy, ministère français de la Culture
  41. Alexandre Lenoir, Description historique et chronologique des monumens de sculpture réunis au Musée des monumens français, Chez l'auteur,‎ 1803 (lire en ligne), p. 221
  42. Patrice Georges, « Louis XI eut-il cinq crânes ? Évolution du nombre de crânes dans le caveau royal de l’église Notre-Dame de Cléry-saint-André (Loiret) », in Philippe Charlier (dir.), Actes du 1er Colloque International de Pathographie (Loches, 2005). Paris, De Boccard, 2006, p. 195-214.
  43. Cuve de sarcophage et vitrine du XXe siècle montrant les restes crâniens
  44. Jean Favier, Louis XI, p. 620 ; d'ailleurs, à l'époque de Louis XI, les lois étaient effectivement respectées. Ainsi, lorsque ce roi octroya quelque chose à quelqu'un, cette donation devait être enregistrée au parlement et à la chambres des comptes, comme « Lecta, publicata et registrata in Parlamento, tredecima Julii, anno Domini... » Parfois, ils refusèrent ou repoussèrent. D'ailleurs, Louis XI était le fondateur du parlement de Bordeaux
  45. Jean Favier, Louis XI, un fauve politique, Le Point, 18-25 décembre 2008, p. 188
  46. Bibliothèque nationale, Ms. fr. 2898, fol.58, publiée par Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome VI, p. 66, Société de l'histoire de France et Librairie Renouard, Paris 1898
  47. Archives de Milan, publiée par Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome VI, p. 92-93
  48. Philippe de Commynes, Mémoire, GF Flammarion, Paris 2007, p. 356
  49. Philippe de Commynes, Mémoire, GF Flammarion, Paris 2007, p. 364-366
  50. Commynes, Mémoires, Livre VI, Chapitre VI
  51. Une lettre du roi destinée à l'évêque d'Albi datée le 3 juillet 1479, de Méry-sur-Seine : « mais ainsi que je partis de Romereu je chevauche par la chaleur et m'en vins coucher a ung chasteau qui est a l'evesque de Troyes, en une chambre haulte, fort chaude et ne peux respirer, et me print le mal du ventre, dont j'ai este deux ou trois jours malade ; ains la merci de Dieu et Nostre Dame, je suis a present bien guery. » (Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome VIII, p. 47, Société de l'hisotire de France et Librairie Renouard, Paris 1903)
  52. Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome VIII, p. 104-347, Société de l'histoire de France et Librairie Renouard, Paris 1903
  53. Il s'agit de la collégiale fondée au VIIe siècle à Bourges, sous la règle de Saint Colomban (Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome V, p. 332, note no 2, Librairie Renouard, Paris, 1895)
  54. Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI tome IX p. 120, Librairie Renouard, Paris 1905
  55. http://www.lepoint.fr/actualites-culture/ces-malades-qui-nous-ont-gouvernes/249/0/301084 Peut-on régner en étant malade?
  56. Joseph Vaesen et Étienne Charavay, Lettres de Louis XI, tome VIII, p. 242, Librairie Renouard, Paris, 1903.
  57. Jacques Heers, Louis XI, p.351, Perrin, Paris 2003.
  58. Jacques Heers, Louis XI, p.350, Perrin, Paris 2003.
  59. Didier Feuer et Jean d'Hendecourt, Dictionnaire des Souverains de France et de leurs épouses p. 117, Pygmalion, Paris 2006.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources imprimées[modifier | modifier le code]

  • Louis XI :
    • Lettres de Louis XI, édition et notes de Joseph Vaesen et d'Étienne Charavay, Société de l'histoire de France et Librairie Renouard, Paris 1883-1909, 11 tomes, [lire en ligne] ;
    • Lettres choisies, introduction, notices et notes de Henri Dubois, Le Livre de poche, coll. « Lettres gothiques », 1996, 576 p.
  • Philippe de Commynes :
    • Mémoires, édition critique par Joël Blanchard, Genève, Droz, coll. « Textes littéraires français », 2007, 2 tomes, CLXXII et 1757 p.
    • Mémoires, introduction, édition, notes et index de Joël Blanchard, avec la collaboration de Michel Quereuil pour le glossaire, Le Livre de poche, coll. « Lettres gothiques », 2001, 894 p.
    • Mémoires, présentation et traduction par Joël Blanchard, Paris, Pocket, coll. « Agora », 2004, 2e édition : 2009, 794 p.
    • Mémoires, édition bilingue, traduction et notes de Jean Dufournet, GF Flammarion, Paris 2007, tomes I et II (Livres I-VI), 451 p. et 560 p., (ISBN 978-2-0807-1220-2) et (ISBN 978-2-0807-1221-9)
  • Joël Blanchard (éd.) :
    • Commynes et les procès politiques de Louis XI. Du nouveau sur la lèse-majesté, Paris, Picard, 2008, 183 p. (édition du procès du comte de Saint-Pol, connétable de France, p. 63-172).
    • Procès de Jacques d'Armagnac, édition critique du ms. 2000 de la Bibliothèque Sainte-Geneviève, introduction de Joël Blanchard avec la collaboration de Jean-Patrice Boudet, Frédéric F. Martin et Olivier Mattéoni, Genève, Droz, coll. « Travaux d'Humanisme et Renaissance », 2012, 1024 p.
  • Thomas Basin, Histoire de Louis XI, édition et traduction de Charles Samaran, Les Belles Lettres, coll. « Classiques de l'histoire au Moyen Âge », 1963-1972, 3 tomes, 356 p. p., 366 p. et 464 p.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Biographies[modifier | modifier le code]

Études portant sur des aspects particuliers[modifier | modifier le code]

  • Rémy Ambühl, Le séjour du futur Louis XI dans les pays de Philippe le Bon (1456-1461), Cercle d’histoire et d’archéologie du pays de Genappe, Cahier no 13, 2002, 217 p., [compte rendu en ligne].
  • (en) Adrianna E. Bakos, Images of Kingship in Early Modern France: Louis XI in Political Thought, 1560-1789, New York / Londres, Routledge, 1997, 250 p.
  • Jean-Marie Cauchies, Louis XI et Charles le Hardi. De Péronne à Nancy (1468-1477) : le conflit, Bruxelles, De Boeck Université, coll. « Bibliothèque du Moyen Âge », 184 p., [compte rendu en ligne].
  • Sophie Cassagnes-Brouquet, Louis XI ou le mécénat bien tempéré, Presses universitaires de Rennes, coll. « Art & Société », 2007.
  • Marie-Madeleine Castellani et Fiona McIntosh (éd.), « Louis XI, une figure controversée. Actes du colloque organisé à l’Université de Lille 3 (4-5 octobre 2007) », Bien dire et bien aprandre, Revue de Médiévistique, no 27, Centre d'études médiévales et dialectiques de Lille 3, 2010, (ISBN 978-2-90730-112-1).
  • Joël Cornette, « Les vies successives d'un roi : la postérité politique de Louis XI à l'époque moderne », in Revue historique, no 610, avril-juin 1999, p. 333-338, [lire en ligne].
  • Isabelle Durand-Le Guern, « Louis XI entre mythe et histoire », in Cahiers de recherches médiévales, no 11, 2004, p. 31-45, [lire en ligne].
  • Robert Embry et René Lavalard, Louis XI et Péronne, Société archéologique de la région de Péronne, 1996.
  • Jean-François Lassalmonie :
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    • La boîte à l'enchanteur. Politique financière de Louis XI, Comité pour l'histoire économique et financière de la France (CHEEF), 2002, XXVI-860 p., (ISBN 2-11-092596-5), [compte rendu en ligne].
  • Pierre Leveel, « Louis XI et Jeanne d'Arc », in Connaissance de Jeanne d'Arc, no 32, 2003, p. 31-42, [lire en ligne], [lire en ligne].
  • Chevalier W. H. Louyrette et Comte R. de Croy, Louis XI et le Plessis-lès-Tours, Fidel Chevrier, 1841 (ISBN 978-2-911298-24-0).
  • Frédéric F. Martin, Justice et législation sous le règne de Louis XI. La norme juridique royale à la veille des Temps modernes, LGDJ, coll. « Collection des thèses », 2010.

Filmographie[modifier | modifier le code]

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