Diocèse de Langres

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47° 51′ 35″ N 5° 20′ 05″ E / 47.8598, 5.33469 ()

Diocèse de Langres
(la) Dioecesis Lingonensis
Image illustrative de l'article Diocèse de Langres
La cathédrale Saint-Mammès de Langres.
Pays Drapeau de la France France
Église catholique (latine)
Rite liturgique romain
Type de juridiction diocèse suffragant
Création IVe siècle
Affiliation Église catholique en France
Province ecclésiastique Reims
Siège Évêché
11, rue des Platanes
BP 1036
52008 Chaumont cedex
Diocèses suffragants aucun
Conférence des évêques Conférence des évêques de France
Titulaire actuel Mgr Joseph de Metz-Noblat
Langue(s) liturgique(s) français
Calendrier grégorien
Paroisses 31
Prêtres 60
Religieux 9
Religieuses 101
Territoire Haute-Marne
Superficie 6 210,6 km2
Population totale 183 659 (2012)
Population catholique 140 000 (2004)
Site web catholique-hautemarne.cef.fr/
Notice sur hierarchy catholic : Consulter
Image illustrative de l'article Diocèse de Langres
Localisation du diocèse
Armoiries de l'évêché de Langres

Le diocèse de Langres (en latin : dioecesis Lingonensis) est une église particulière de l'Église catholique en France.

Érigé au IVe siècle, il est un des diocèses historiques de Champagne et de Bourgogne. Supprimé en 1801, il est rétabli dès 1822. Depuis, il couvre le département de la Haute-Marne.

L'évêché de Langres (Haute-Marne) a vu son siège transféré à Chaumont et son nom modifié en diocèse de Langres (en latin : Dioecesis Lingonensis).

Jusqu'en 2002, il est suffragant de l'archidiocèse métropolitain de Lyon et relève de la province ecclésiastique de Lyon. Depuis 2002, il est suffragant de l'archidiocèse métropolitain de Reims et relève de la province ecclésiastique de Reims qui couvre les régions Champagne-Ardenne et Picardie.

Entre 1790 et 1801, Langres est le siège épiscopal du diocèse du département de la Haute-Marne, un des quatre-vingt-trois diocèses de l'Église constitutionnelle créés par la constitution civile du clergé.

Histoire de l'évêché de Langres[modifier | modifier le code]

Archidiaconé de Joinville (XVIIe siècle)

Sous l'Ancien Régime, l'évêque de Langres était un des six pairs ecclésiastiques du royaume de France. En tant que troisième duc et pair ecclésiastique, il portait le sceptre qui devait être remis au nouveau roi. Lors du sacre, il avait préséance sur son métropolitain, l'évêque de Lyon, primat des Gaules.

Le saint patron du diocèse est le martyr Saint Mammès de Césarée (IIIe siècle) auquel la cathédrale est dédiée. De nombreux autres martyrs sont honorés dans le diocèse, en particulier les frères triplets originaires de Cappadoce Speusippus, Eleusippus et Malapsippus persécutés avec leur sœur Léonilla du temps de l'empereur romain Marc Aurèle vers 175 et fêtés le 17 janvier.

Selon le Père Louis Duchesne, le sénateur Desiderius (Saint Didier), qui mourut martyr vers 407 lors de l'invasion des Vandales, fut le premier de la liste des évêques de Langres. Il eut pour disciple Saint Valère.

Le diocèse voit se multiplier les archidiaconés au IXe siècle : 2 en 801, 3 en 870, 5 en 889 et 6 en 903.

En 1179, Hugues III, duc de Bourgogne donna la cité de Langres à son oncle, Gauthier de Bourgogne qui en devint alors le prince-évêque.

L'abbaye royale de Poulangy a été fondée au VIIIe siècle. celle de Septfontaines en 1125 et confiée aux chanoines de l'Ordre des Prémontrés. L'abbaye de Morimond, qui est la quatrième fondation de l'Citeaux, a été fondée en 1125 par Odolric, seigneur d'Aigremont, et Simon, comte de Bassigny, elle a eu pour filiale l'abbaye de la Crête fondée par le seigneur de Clefmont. L'celle de Tart qui fut la première abbaye de femme de Citaux vers 1125, elle créa une succursale, l'Abbaye de Belmont en 1127, celle d'Auberive en 1135. Le prieuré augustinien du Val-des-Écoliers a été fondé en 1212 à Luzy par quatre docteurs de l'Université de Paris qui recherchaient la solitude. Ce foyer d'études fut par la suite protégé et doté par la comtesse de Châteauvillain.

C'est dans le diocèse de Langres que sont nés le théologien Nicolas de Clémenges qui fut chanoine et trésorier de la cathédrale de langres, le savant canoniste gallican Edmond Richer (1560-1631), le jésuite Pierre Lemoine (1602-1671), auteur d'un poème épique sur Louis IX de France et du traité de La Dévotion aisée, Jeanne Mance (1606-1673), le vénérable Gérard Voinchet (1640-1695), chanoine de Sainte-Geneviève à Paris. C'est lorsqu'il était prieur de Saint-Léger dans ce diocèse que le moine clunisien Raoul Glaber (+1050) a été touché par la grâce à l'occasion d'une apparition.

Au XVIIIe siècle, Langres a été un important foyer du jansénisme.

Par la bulle Super specula du [1], le pape Clément XII réduit le territoire du diocèse de Langres pour l'érection de celui de Dijon.

À la suite du concordat de 1801, par la bulle Qui Christi Domini du [2], le pape Pie VII supprime le diocèse de Langres et partage son territoire entre celui de Dijon et celui de Troyes.

À la suite de la signature du concordat de 1817, Pie VII prévoit de rétablir le diocèse de Langres. Mais le concordat n'est pas ratifié. Ce n'est que par la bulle Paternae charitatis du [3] que Pie VII rétablit le diocèse.

Le petit séminaire est resté à Langres, et le grand à Dijon.

Le grand séminaire, rétabli à Langres, a été sous la Troisième République un important foyer de rayonnement religieux et de résistance à la sécularisation forcée des œuvres d'éducation et d'assistance, en particulier avec la publication de L'Ami du clergé et de La Croix de la haute-Marne.

Cathédrale et basilique mineure[modifier | modifier le code]

La cathédrale Saint-Mammès de Langres, dédiée à saint Mammès, est l'église cathédrale du diocèse[4].

La basilique Saint-Jean-Baptiste de Chaumont, dédiée à saint Jean, est une église paroissiale et, depuis le , une basilique mineure[5].

Évêques de Langres[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des évêques de Langres.

Évêques originaires du diocèse de Langres[modifier | modifier le code]

  • Mgr Jean Vilnet (1922-2013), évêque émérite de Lille
  • Mgr Jacques Gaillot, ancien évêque d'Evreux, évêque de Partenia
  • Mgr Jean-Felix Onesime Luquet, architecte à Langres, puis évêque d'Hésebon[6].
  • Le Cardinal-Archevêque de Paris, Mgr Morlot (mort en 1862).
  • Mgr Georges Darboy, archevêque de Paris, exécuté lors de la "semaine sanglante" par les Communards, le 24 mai 1871.

Sources et références[modifier | modifier le code]

  • Arthur Daguin, Les Évêques de Langres. Etude épigraphique, sigillographique et héraldique. Langres au musée, (s.d.) Extrait des ″Mémoires de la Société historique et archéologique de Langres″. Tome III,
  1. (la) La bulle Super specula du 9 avril 1751, dans Bullarum diplomatum et privilegiorum sanctorum Romanorum pontificum Taurinensis editio, vol. XXIII, pp. 270-277 (consulté le 6 juillet 2013)
  2. (la) La bulle Qui Christi Domini du 29 novembre 1801, dans Bullarii romani continuatio, t. XI, Rome, 1845, pp. 245-249 (consulté le 6 juillet 2013)
  3. (la) La bulle Paternae charitatis du 6 octobre 1822, dans Bullarii romani continuatio, t. XV, Rome, 1853, pp. 577-585 (consulté le 6 juillet 2013)
  4. (en) Cathédrale Saint-Mammès (Langres) (consulté le 6 juillet 2013)
  5. (en) Basilique Saint-Jean-Baptiste (Chaumont) (consulté le 6 juillet 2013)
  6. Émile Jolibois, La Haute-Marne ancienne et moderne: dictionnaire géographique, statistique p. 340

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]