Géoportail (France)

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Logo de Géoportail (France)

URL www.geoportail.gouv.fr
Slogan « le portail des territoires et des citoyens »
Commercial partiellement
Publicité aucune
Type de site Cartographie en ligne
Langue(s) français
Inscription optionnelle
Propriétaire IGN
Créé par IGN et BRGM
État actuel actif

Le Géoportail est un portail Web public permettant l'accès à des services de recherche et de visualisation de données géographiques ou géolocalisées. Il a notamment pour but de publier les données géographiques de référence de l'ensemble du territoire français. Il est mis en œuvre par deux établissements publics, l’IGN et le BRGM, et a été officiellement inauguré le 23 juin 2006 par le président de la République française Jacques Chirac.

Qualifié de rival ou de concurrent de Google (au niveau des services cartographiques), le Géoportail et Google Maps (sorti plus d'un an plus tôt en février 2005) ont des conceptions voisines (montrer des cartes au moyen d'une interface en ligne), mais des objectifs différents (Google a un objectif de rentabilité en tant qu'entreprise commerciale) et des données géographiques différentes (Le Géoportail présente des données publiques de référence avec une qualité technique définie au préalable). Le Géoportail couvre l'ensemble du territoire français selon le principe d'égalité et de satisfaction de l'intérêt général tandis que Google Maps couvre le monde entier avec des résolutions variant en fonction de l'intérêt du lieu. En conséquence, les données couvrant la France proposées par le Géoportail en dehors des villes sont de meilleure qualité que celles de Google tandis que dans les zones urbaines ces dernières sont parfois meilleures. Cette situation évolue au fur et à mesure que Google intègre des données IGN dans ses propres bases. Les couches cadastrales, les couches cartes, le traitement des bâtiments en 3D ou celui des départements et collectivités françaises d'outre-mer restent des points de différenciation forts.

Depuis son lancement en juin 2006, le Géoportail a progressivement été amélioré (meilleure résolution et de nouvelles informations comme les parcelles cadastrales et diverses données thématiques). Il a bénéficié de trois changements majeurs : une nouvelle version du site en mai 2007 et l'apparition d'un mode 3D en août 2007 ainsi qu'une refonte totale en 2012 pour la version 3 avec l'utilisation d'un nouveau module 3D. Ce mode 3D nécessite l'installation de VirtualGeo, un logiciel de type "client lourd", globe virtuel permettant l'exploration de l'espace géographique dans les trois dimensions ; il est disponible sur Windows, Macintosh et Linux.

Le Géoportail possède également des API permettant l'intégration des données dans des sites et services externes.

Histoire du projet[modifier | modifier le code]

Raisons de la mise en service[modifier | modifier le code]

Trois principales raisons ont poussé à la réalisation d'un tel site :

  • la volonté de rendre disponibles de plus en plus de ressources administratives en ligne. Cette volonté accompagne en France le mouvement général de développement de l'administration en ligne ou "e-gouvernement".
  • la prise en compte très précoce en France des exigences posées par la directive européenne INSPIRE (Infrastructure for spatial information in Europe).
  • le succès important qu'ont rencontré les projets Google Maps et Google Earth, qui rendent disponibles des images satellite de la quasi-totalité de la planète, ainsi que de nombreuses informations de toute nature et d'origines diverses.

Naissance du projet et difficultés de lancement[modifier | modifier le code]

Le projet est lancé pendant l'été 2005 à l’IGN. À ce moment, l'échéance pour la mise en place du Géoportail est 2007.

Le 6 janvier 2006 à Metz, le président de la République, Jacques Chirac, souhaite que le Géoportail soit mis en place au cours de l'année[1].

Début mars 2006, l’IGN lance une campagne de communication autour de la création du Géoportail.

Une « Charte du portail de l'information géographique publique » a défini une relation formelle entre une maîtrise d'ouvrage confiée à la Direction générale de la modernisation de l'État (DGME) et une maîtrise d'œuvre partagée entre l'Institut géographique national (IGN) chargé de la visualisation des cartes et le BRGM qui doit réaliser le Géocatalogue devant héberger les métadonnées permettant les recherches d'information.

Le lancement officiel a eu lieu le 23 juin 2006, le site étant inauguré par Jacques Chirac, en compagnie de Dominique Perben, Jean-François Copé et Nelly Olin.

Le lancement du site web, qui dans sa première version proposait simplement la visualisation de cartes en 2D, a notamment été marqué par une surcharge des serveurs due à une sous-estimation du nombre de visiteurs[2].

Dès la mise en ligne du site, les demandes de connexion ont dépassé de cinq fois les estimations, engendrant un blocage des serveurs (les demandes ont atteint des pics de 600 par seconde). Suite à ces problèmes, une page d'excuses a été mise en place le temps de multiplier les serveurs et les accès, tout en permettant à environ 3 000 internautes par heure d'accéder à la visualisation des photos. Une semaine plus tard, le site n'était toujours pas correctement accessible (temps de réponse très long et accès limité, et souvent injoignable même en pleine nuit).

Enfin, à partir du 1er juillet 2006, les temps de réponse deviennent satisfaisants et vers le 20 juillet 2006, l'ensemble du territoire est correctement visible en résolution maximale (50 cm par pixel).

Version 1[modifier | modifier le code]

Dans cette première version, sont visualisables en 2D :

  • l'orthophotographie de la France, dont une grande partie des DOM-TOM, avec une résolution numérique de 50 cm (pour les endroits les plus détaillés). Les zones rurales sont pour l'instant à une échelle maximum de 1:3 000 ;
  • la cartographie au 1:25 000 quand elle est disponible.

En août 2006, il devient possible de naviguer à l'échelle 1:1 500.

Le site n'est toutefois pas à jour dans ses prévisions. Par exemple, il avait annoncé que la visualisation des îles Saint-Paul et Amsterdam serait disponible en septembre mais le 1er octobre elles n'étaient toujours pas visibles.

En novembre 2006, Le Figaro a révélé que les photos de l’IGN étaient déformées par rapport aux originales, et de moins bonne qualité que celles présentées sur le site des Pages jaunes : ainsi des bâtiments droits présentent des courbures sur Géoportail. La Direction générale de la modernisation de l'État (DGME) a demandé à ce que la version 2 de Géoportail ne soit plus bridée ainsi[3].

En février 2007, l'interface permet d'obtenir en France métropolitaine des informations sur les communes, les emplacements des repères géodésiques et des repères de nivellement, ainsi que les emplacements des photos aériennes de l’IGN disponibles à la vente. Certains départements permettent la visualisation du cadastre.

En avril 2007, sont ajoutées des cartes de localisation du phénomène d'avalanche sur une partie des Alpes et des Pyrénées.

Version 2[modifier | modifier le code]

Le 24 mai 2007, la version 2 du Géoportail est accessible en version bêta, avec un nouveau moteur de navigation et une nouvelle ergonomie[4]. Le 9 juin, le nouveau moteur a été mis en place de façon officielle, avec des couches de données supplémentaires.

Plusieurs profils de visualisation sont proposés : « Découverte », « Exploration » et « Expert », le plus complet étant « Expert ». Parmi les nouvelles données, l'orthophoto et les cartes du Système d'information du territoire genevois[5] ont été ajoutées suite à un partenariat, le trait de côte avec le Service hydrographique et océanographique de la marine, etc.

Le maître d'œuvre technique pour quatre ans de cette phase est Atos Worldline, une filiale d'Atos Origin retenue suite à un appel d'offres[6]. La cartographie réalisée à partir des bases de données est assurée par GeoConcept. La branche IGO[7] de l'entreprise EEE est chargée d'adapter les données au format TerraExplorer de la société Skyline le 20 juin 2007.

En août 2007, le Géoportail propose la navigation 3D en bêta test, devenue version officielle en septembre 2007. Le logiciel de navigation est TerraExplorer de la société américaine Skyline Software Systems[8], qui ne fonctionne à cette date que sous Windows. La seule couche visualisable est celle des photos aériennes, plaquée sur le relief du terrain, sans exagération des altitudes et sans les bâtiments.

En décembre 2007, l'affichage des couches de cartes IGN, des parcelles cadastrales devient possible en 3D. Les surfaces bâties sont présentes en 3D « extrudé », mais sans habillage photographique des façades. Dans le même temps, le logo du site est modifié pour lui donner une apparence plus ludique. Le château de Versailles est visible avec une structure tridimensionnelle améliorée : toits en pente, et habillage des façades. Une nouvelle version du Géocatalogue[9] s'appuie sur le moteur de recherche d'Exalead.

D'autres lieux apparaissent par la suite en 3D améliorée : Montbéliard et Hyères en janvier 2008, puis la tour Eiffel et les Salines d'Arc-et-Senans.

À partir d'avril 2008, le logiciel TerraExplorer devient disponible pour Linux, puis pour Mac en juin 2008[10].

En juin 2008, L'IGN lance l'API Géoportail JavaScript ; cette interface de programmation permet à des sites tiers d'inclure dans leurs pages des fenêtres cartographiques interactives dont les données sont fournies en ligne par les serveurs du Géoportail. L'API est largement utilisée dès l'été 2008 par une association hollandaise publiant une base exhaustive des campings en France. Au second semestre des associations de promotion de sports de plein-air utilisent aussi l'API. Au second semestre 2008 également, le site événementiel de la présidence française de l'Union européenne publie la carte des événements en France au moyen de l'API Géoportail.

En 2008, la maîtrise d'ouvrage du Géoportail revient logiquement au ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire (MEEDDAT) qui exerce la tutelle de l'IGN et du BRGM pour le compte de l'État. La fusion de nombreuses directions sectorielles au sein du MEEDDAT permet ainsi d'optimiser la gouvernance du Géoportail.

Version 3[modifier | modifier le code]

La version 3 du Géoportail a été mise en service le 9 juillet 2012 et officiellement annoncée le 2 octobre 2012[11].

Contrairement aux versions précédentes, cette version est basée sur l'API, qui avait évolué parallèlement depuis 2008, ainsi que sur un visualisateur externe Flash Player.

La visualisation 3D y est assurée par le module cartographique VirtualGeo de la société Diginext[12].

Les acteurs[modifier | modifier le code]

La maîtrise d'ouvrage (État, MEEDDAT, DGME), la maîtrise d'œuvre du Géoportail (IGN, BRGM et les prestataires du projet Atos Wordline, GeoConcept, DIGINEXT, Exalead), ont élaboré l'infrastructure technique (des serveurs, un site web) du Géoportail.

Les données géographiques publiques ont en premier lieu vocation à être représentées sur le Géoportail ; ce sont donc les administrations centrales ou territoriales des ministères, ainsi que les établissements publics chargés de missions dans leurs domaine de compétence, qui élaborent et gèrent dans le long terme les sources d'information de référence au niveau national.

Les collectivités locales possèdent aussi des sources d'information de détail d'une grande valeur. Certaines sont déjà présentes sur le Géoportail (Montbéliard en 3D et Hyères en 3D).

L'ensemble des données qui seront disponibles sur le Géoportail au fur et à mesure de son évolution seront fournies par les administrations qui les maintiennent ; c'est ainsi que l'ONISEP, établissement public sous tutelle du Ministère de l'Éducation nationale a fourni la localisation des sites de formation universitaire ; La Délégation interministérielle à la Ville a fourni la cartographie des zones urbaines sensibles et des zones franches urbaines ; la Délégation générale des Collectivités locales du Ministère de l'Intérieur a fourni la liste des EPCI (établissements publics de coopération intercommunale) ; les ministères chargés des Sports et de l'Agriculture ont également chacun des projets en ce sens.

Les communautés[modifier | modifier le code]

Depuis l'ouverture en beta test de l'API Géoportail JavaScript, les communautés du monde des loisirs de plein-air ont commencé à l'utiliser ; il existe maintenant de nombreux exemples d'insertion de fenêtres cartographiques dynamiques sur des sites traitant de camping, de randonnée, de VTT ou d'escalade.

En 2009, en partenariat avec Developpez.com, l'IGN a ouvert un forum[13] destiné aux développeurs souhaitant utiliser l'API Géoportail sur leur site web ou dans leur application.

En juillet 2009 est ouvert un compte Geoportail[14] sur Twitter

L'avenir[modifier | modifier le code]

Les améliorations souhaitables concernent des fonctionnalités et des données

  • Localisation par les adresses et les noms de lieu avec l'API Géoportail
  • Service d'itinéraire
  • Affichage d'une couche des noms de rue (odonymie)
  • Convergence des couches de visualisation en mode 2D et en mode 3D
  • Utilisation par des périphériques nomades

Plan du site, fonctionnalités et données[modifier | modifier le code]

La page d'accueil présente une carte du monde, plusieurs onglets donnant accès aux fonctions de visualisation, de recherche, de catalogage, à des actualités et des dossiers d'information ; des cadres proposent les dernières actualités et des liens mis en évidence de façon permanente.

Un bandeau supérieur permet de communiquer avec l'équipe d'animation du site, accéder à une aide, à une "faq", d'avoir des renseignements sur la gouvernance du site et d'accéder à des dossiers de presse.

La carte du monde permet un accès direct à chacun des territoires sur lesquels le Géoportail fournit des données détaillées; un territoire nommé "Monde" propose une carte générale du monde et une image satellitaire.

Une fenêtre permet une recherche et un positionnement direct sur une commune de France ou à une adresse.

La première visualisation s'effectue alors par défaut sur les photographies aériennes à l'échelle du 1:8 000.

La visualisation[modifier | modifier le code]

La consultation des données géographiques s'effectue dans l'onglet "VOIR"; cet onglet présente une fenêtre d'affichage des cartes encadrée par des bandeaux contenant les outils de sélection et d'exploration des couches.

Deux onglets permettent de sélectionner les modes d'affichage 2D et 3D.

La projection retenue est une projection cylindrique équidistante.

Mode 2D[modifier | modifier le code]

En mode 2D les outils disposés autour de la carte sont les suivants :

À gauche
  • Catalogue de sélection des thèmes et des couches
  • Dossiers de sélection des thèmes
  • Cases à cocher de sélection des couches
  • Flèches (haut et bas) de modification de l'ordre d'affichage des couches
  • Boutons "i" d'accès à des métadonnées
  • Curseurs de réglage de la transparence des couches
  • Sélection du profil de visualisation
  • Enregistrement du profil personnalisé
En haut
  • Localisation dans une commune, un lieu-dit ou à une adresse
  • En "mode avancé", localisation par territoire, région, département ou par coordonnées
  • Définir des lieux favoris
  • Accéder à une liste de lieux remarquables
  • Afficher en plein écran
En bas
  • Choix de la référence d'affichage des coordonnées du curseur
  • Affichage des coordonnées
  • Affichage des logos des fournisseurs des couches sélectionnées par l'internaute
À droite
  • Main (déplacement de la carte)
  • Loupe (zoom)
  • Etoile (ajout d'un favori dans le navigateur du poste client)
  • Enveloppe (envoi par courrier électronique d'un contexte de visualisation sur le Géoportail) . les deux fonctions "étoile" et "enveloppe" génèrent un lien chiffré définissant le contexte (lieu, échelle, superposition et transparence des couches) de visualisation sur le Géoportail.
  • Curseur de choix de l'échelle
  • Affichage de l'échelle
  • Liste d'accès rapide à un territoire
  • Carte d'accès rapide à un lieu

Au milieu des bords gauche et droit de la carte, ainsi qu'au milieu du bandeau situé immédiatement sous les onglets, se situe un bouton "double-flèche" permettant l'extension de la carte du côté de chacun de ces boutons.

Le mode 2D est le mode proposé par défaut.

Mode 3D[modifier | modifier le code]

Le premier accès au mode 3D propose de télécharger (gratuitement et légalement) le logiciel VirtualGeo; cette installation est indispensable pour visualiser et naviguer dans un espace à trois dimensions sur le Géoportail. L'ergonomie de l'interface est sensiblement la même qu'en 2D ; la palette d'outils située à droite de la fenêtre de visualisation présente les outils spécifiques au mode 3D. Ce sont :

  • un outil de déplacement à action indirecte
  • une réorientation de l'image "nord en haut"
  • un mouvement du point de vue autour du point central de l'image
  • une mise en vue oblique
  • un outil de mesure de longueur (terminer par un clic droit)
  • un outil de mesure de surface (terminer par un clic droit)
  • l'affichage de la longueur ou de la surface mesurée

Le curseur de choix d'échelles est positionné en haut à droite de la fenêtre de visualisation et accompagné d'une molette permettant les déplacements dans un espace 3D; la partie centrale permet les déplacements planimétriques. Elle est entourée de deux cercles ; le premier permet le choix de l'orientation du nord par rapport au cadre de l'image; le second permet le réglage de l'inclinaison de l'axe de vue.

Le double-clic dans l'image permet de zoomer.

Recherche[modifier | modifier le code]

La recherche sur le catalogue s'effectue par mots-clés et par entités géographiques définies par l'internaute ; la zone de recherche est définie à l'aide des listes de territoires, régions, départements et communes ou à l'aide d'une carte interactive.

La réponse liste les couches de données qui ont été cataloguées et correspondent aux mots-clés et à la zone de recherche définies dans la requête.

Catalogage[modifier | modifier le code]

L'espace de catalogage permet aux contributeurs publics de s'inscrire dans le but de cataloguer leurs données géographiques par enregistrement de leurs métadonnées. Nommé Géocatalogue, il est géré par le BRGM.

Données, images et cartes[modifier | modifier le code]

Les données initiales peuvent être :

  • images (ou raster) ; il s'agit des photographies aériennes, d'images satellitaires de scans de cartes ou d'images cartographiques élaborées à partir de diverses bases vectorielles ou non.
  • vectorielles ; la représentation sur le Géoportail s'effectue de préférence au moyen une mise en cache d'images générée à partir d'une légende graphique prédéfinie.
  • maillées : les données maillées sont souvent utilisées en cartographie statistique; sur le Géoportail elles supportent la description du relief du terrain naturel.
  • alphanumériques : les noms de lieux, les adresses, ou des textes documentaires décrivant un lieu peuvent être représentés sur le Géoportail par des pictogrammes actifs permettant l'ouverture d'une fiche ; elles peuvent aussi être directement intégrées à la cartographie.
  • 3D : la visualisation des bâtiments en 3D s'appuie sur une combinaison de données vectorielles et d'images. La forme des bâtiments est décrite par des polyèdres dont les arêtes décrivent la forme ; des images, les photos des façades et des toits, habillent les faces.

La représentation des données s'effectue :

  • en mettant directement les données dans des couches rangées dans des thèmes lorsque des données sont lisibles directement ; c'est le cas pour les cartes, les photographies aériennes et les images satellitaires,
  • en constituant une couche originale à partir des données en les éditant au moyen de légendes graphiques ou de feuilles de style; c'est le cas pour les données vectorielles ou alphanumériques.

Les données sont rangées en thèmes qui contiennent eux-mêmes les couches d'information. Dans un premier temps, ce sont les thèmes définis par la directive européenne INSPIRE qui sont proposés.

Chacune des couches d'information peut contenir des données d'origines diverses en fonction de l'échelle de représentation; ainsi, la couche "Photographies aériennes" propose les photos aériennes de l'IGN à grande échelle et des images satellitaires de différentes sources aux échelles inférieures.

Les couches constituées à l'aide des données du Référentiel à Grande Echelle (RGE) constituent l'infrastructure de base sur laquelle les images, cartes et données thématiques fournies par des partenaires peuvent se superposer à grande échelle.

On obtient la liste et on peut consulter les données visibles en utilisant le catalogue des thèmes et couches situé à gauche de la fenêtre des cartes de l'onglet "VOIR". Le nom de la couche est en caractères noirs si la couche est visible à l'échelle d'affichage, en gris si elle ne l'est pas.

Les méthodes de visualisation[modifier | modifier le code]

Le Géoportail dispose de plusieurs méthodes pour afficher les données :

  • l'affichage à partir de couches d'images déposées sur le serveur de cache rapide du Géoportail; les images sont de taille 256x256 pixels à chacune des échelles. Le protocole retenu est WMS-C.

Pour représenter des bases de données vectorielles par cette méthode, il faut au préalable générer les images correspondantes en fonction d'une légende graphique prédéfinie. Cette méthode peut-aussi être utilisée par un serveur tiers.

  • l'affichage à partir d'une base de données résidente sur un serveur tiers délivrant des services selon les protocoles définis par l'Open Geospatial Consortium ; le serveur répond alors aux requêtes de l'internaute en calculant l'image à afficher à partir de la base de données qu'il héberge. Les protocoles utilisés sont wms pour les bases de données images et wfs pour les bases de données vectorielles. En pratique, compte tenu de la puissance nécessaire du serveur, cette méthode est réservée aux applications professionnelles pour un nombre réduit d'utilisateurs.
  • l'affichage de données alphanumériques; diverses méthodes sont utilisées pour afficher en 2D et en 3D les noms de lieu ou des fiches d'information sur des points d'intérêt.

Ces méthodes peuvent être mises en œuvre par ou pour l'internaute en utilisant www.geoportail.gouv.fr, en créant des liens à partir de sites tiers ou encore en utilisant une API Géoportail.

Créer des liens vers un contexte de visualisation sur www.geoportail.gouv.fr[modifier | modifier le code]

La création de liens contextuels vers le Géoportail est autorisée et rend plus concrète l'ambition affichée d'être le "portail des territoires et des citoyens". Ces liens contextuels permettent de proposer aux internautes de sites tiers des liens directs vers une fenêtre Géoportail appelant d’emblée la visualisation d’un lieu à une échelle et avec une superposition de couches définies a priori. Cette fonction est disponible par liens chiffrés ou par des liens en clair :

  • Edition d'un lien chiffré

Dans l'interface du Géoportail au moyen des boutons « ajouter aux favoris de mon navigateur » et « envoyer à un ami » ; ces deux boutons génèrent des liens chiffrés qui représentent un contexte de visualisation (lieu, échelle, superposition de couches, translucidité).

  • Edition d'un lien en clair

Au moyen de règles publiées dans l'"aide" du Géoportail en "utilisation avancée"[15]. En fonction du navigateur utilisé et selon la méthode définie pour chacun d’eux, le lien ouvrira une nouvelle fenêtre ou un nouvel onglet.

Les APIs Géoportail[modifier | modifier le code]

Les APIs Géoportail sont des méthodes de visualisation permettant de rapatrier vers sa propre application les flux de données délivrés par les serveurs du Géoportail, selon des standards de l'Open Geospatial Consortium. Certaines méthodes destinées à des applications professionnelles sont encore en cours d'élaboration.

Un exemple d'intégration des APIs dans des applications SIG professionnelles a été annoncé[16] par la société GeoConcept en novembre 2008 lors de la rencontre annuelle[17] qu'elle organise pour ses partenaires et clients.

Les applications du Géoportail[modifier | modifier le code]

Le Géoportail comporte également :

  • une application de téléchargement de données à destination des professionnels[18],
  • un service de commande des prises de vues aériennes de l'IGN,
  • un service de carte à la carte permettant de commander des cartes au 1:25 000 sur mesure.

Le Géoportail sert également pour la recherche cartographique au sein de la boutique loisirs de l'IGN[19]

Un premier exemple d'application métier a été mis en ligne à destination du monde de l'éducation ; il s'agit du service Edugéo[20] inauguré à l'automne 2008[21] par Xavier Darcos, ministre de l'Éducation, Nathalie Kociusko-Morizet, secrétaire d'État chargée de l'Écologie et Patrice Parisé, directeur général de l'IGN. Edugéo est référencé par Educasources.

L'API web JavaScript[modifier | modifier le code]

L'API Géoportail JavaScript permet aux webmasters d'utiliser des données cartographiques servies par le Géoportail ; il s'agit d'un sur-ensemble de méthodes OpenLayers[22] initialement développées par la société Metacarta[23] et maintenant maintenues et augmentées par l'OSGeo[24], une communauté de développeurs open source spécialisée en géomatique.

L'API JavaScript[25] a été mise en ligne pour beta-test depuis juin 2008 ; initialement cantonné aux couches "Photographies aériennes" et "Cartes", les couches disponibles ont été élargies aux parcelles cadastrales, aux routes, aux bâtiments, et à d'autres données de référence. Elle a été largement utilisée dès l'été 2008 par un site hollandais référençant les campings en France.

Cette API a depuis été utilisée par le parc naturel régional de Corse[26], par des associations de promotion de sports de plein-air ainsi que par le site événementiel de la présidence française de l'Union européenne pour la présentation des événements ayant lieu en France.

Une mise à jour importante a été effectuée le 15 février 2010 ; de nombreux exemples de délivrance des flux Géoportail sont proposés au travers de clients JavaScript, Flash, Yahoo, MapFish. La covisualisation en ligne de données OpenStreetMap avec des données IGN est également proposée.

Gratuité et tarification[modifier | modifier le code]

La gratuité est la règle de base pour toutes les consultations ordinaires sur www.geoportail.gouv.fr

Une tarification[27] est progressivement proposée[28] pour les utilisations professionnelles, associatives ou personnelles associées à des transactions commerciales. La première tarification de l'API Géoportail a été mise en ligne le 16 février 2010; elle concerne l'API JavaScript ou Flash.

Par ailleurs sont également objets de tarification :

  • les services délivrés directement dans une application métier.
  • les téléchargements de données dont les licences d'utilisation sont concédés à titre onéreux.

La tarification est principalement mise en œuvre dans le cadre de transactions "B to B" (Business to business, d'entreprise à entreprise).

Confidentialité[modifier | modifier le code]

Les données géographiques sont concernées par des règles de confidentialité ; c'est en particulier le cas lorsque leur diffusion risque de nuire :

  • à la protection des données personnelles
  • à la protection de l'environnement, particulièrement lorsqu'il s'agit de la protection d'espèces rares
  • à la sauvegarde du patrimoine archéologique
  • à la confidentialité protégée par la loi de travaux des autorités publiques
  • aux relations internationales
  • à la sécurité publique
  • à la Défense nationale

C'est ainsi que des sites sensibles du territoire français, tels certains sites militaires, par exemple, ne peuvent être vus : leurs emprises sur l'orthophotographie ont été masquées de blanc jusqu'en 2007. Elles sont désormais floutées (comme le Centre spatial guyanais), c’est-à-dire que la résolution des ortho-images initiales passe de 50 cm à 5 m, limite au-delà de laquelle les militaires estiment que la photo-interprétation perd son intérêt. Certains de ces sites sont néanmoins visibles dans Google Earth, parfois en haute résolution, et des informations peuvent aisément être obtenues ailleurs, sur la toile ou dans les médias. C'est le cas par exemple du centre d’interception de la DGSE à Domme en Dordogne : il est masqué dans Géoportail, mais est bien visible dans Google Earth, et une émission lui a même été consacrée sur France 3. NB : ceci n'est plus vrai en 2010, le site DGSE est flouté sur Google Maps.

Les zones liées à la Défense nationale[modifier | modifier le code]

Les zones liées à la recherche sur l'énergie atomique[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Comparaisons[modifier | modifier le code]

avec INSPIRE[modifier | modifier le code]

Portail INSPIRE

avec IDEE[modifier | modifier le code]

Portail INSPIRE d'Espagne

avec le portail géographique d'Allemagne[modifier | modifier le code]

Geoportal.Bund

avec le portail géographique de Finlande[modifier | modifier le code]

GeoFinland

avec le portail géographique d'Italie[modifier | modifier le code]

Portale Cartografico Nazionale

avec le portail géographique Suisse[modifier | modifier le code]

geo.admin.ch : le géoportail fédéral

avec les cartes topographiques militaires soviétiques[modifier | modifier le code]

Topomapper

avec Pages Jaunes[modifier | modifier le code]

En pratique, en juin 2006, Géoportail offrait une précision (1/30 000) moindre que les Pages jaunes (qui contiennent également des données de l’IGN), mais offre une interface plus sophistiquée (et donc plus compliquée) qu'à la fois les Pages Jaunes et Google.

avec Google Maps et Google Earth[modifier | modifier le code]

Comme Google, le Géoportail possède une version 2D accessible en ligne via une interface Web (équivalent à Google Maps), et une version 3D depuis l'été 2007 pour laquelle il faut installer un logiciel sur le poste utilisateur, ce qui a toutefois l'avantage de permettre une navigation fluide sur une connexion haut débit (comme pour Google Earth).

Géoportail est accessible via une interface Web plus statique qui souffre d'une incompatibilité avec certains anciens navigateurs comme les vieux Opera ou Internet Explorer en version antérieure à la 6.0. Il est possible de créer des marque-pages pour mémoriser ses recherches à travers l'utilisation de lieux favoris ou de mise en favoris du contexte géographique actuel.

Les deux sites (et donc leur logiciel) n'ont pas le même but actuellement. Google Earth permet de naviguer sur la terre, ajouter des épingles communautairement, etc. Le Géoportail a pour but, à terme, de mettre à disposition des internautes l'ensemble des données publiques géolocalisées : les photos aériennes, les cartes de l’IGN à toutes les échelles, les zones inondables, les zones de risque d'avalanche, les informations INSEE sur les communes, des extraits vidéo de l’INA replacés géographiquement sur leur lieu de tournage, etc.

En outre, les photos et vues satellites de Google et du Géoportail se différencient par le fait que les premières offrent une qualité inégale (résolution et couleurs) pour le monde entier, là où le Géoportail offre partout la même résolution et des couleurs naturelles, mais pour la France seulement. Là où Google n'utilise que des photos satellites, la résolution des images est limitée, contrairement aux photos aériennes de l’IGN qui sont plus précises. Cependant, sur les principales agglomérations, Google Earth utilise également des photos aériennes, bien plus précises que sur le site interministériel.

Il est notamment possible de rechercher des villes et villages, et de superposer des calques de relief, de routes et de vues aériennes, en réglant le niveau de transparence des calques.

Une autre différence vient du fait que le géoportail offre des photos de différentes années. Les photos du géoportail peuvent être plus récentes; elle montrent en particulier le tramway de Toulouse Blagnac, là où les photographies de google maps sont plus anciennes.

Logiciels clients des services Géoportail[modifier | modifier le code]

Courant avril 2010, l'IGN a rendue publique une offre d'accès au service pour les applications mobiles[29]. L'application iPhiGéNie, en lien externe, permet d'acquérir une licence individuelle d'accès aux ressources du Géoportail depuis un iPhone.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Autres logiciels similaires[modifier | modifier le code]

D'autres logiciels ou services permettent de naviguer sur des globes virtuels

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]