Marsannay-la-Côte

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Marsannay-la-Côte
Village de Marsannay-la-Côte.
Village de Marsannay-la-Côte.
Blason de Marsannay-la-Côte
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Côte-d'Or
Arrondissement Dijon
Canton Chenôve
Intercommunalité Grand Dijon
Maire
Mandat
Jean-Michel Verpillot
2014-2020
Code postal 21160
Code commune 21390
Démographie
Population
municipale
5 187 hab. (2011)
Densité 404 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 16′ 17″ N 4° 59′ 22″ E / 47.2713888889, 4.98944444444 ()47° 16′ 17″ Nord 4° 59′ 22″ Est / 47.2713888889, 4.98944444444 ()  
Altitude Min. 238 m – Max. 477 m
Superficie 12,85 km2
Localisation

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Marsannay-la-Côte

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Marsannay-la-Côte

Marsannay-la-Côte est une commune française viticole située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Marsannay-la-Côte est située aux portes de Dijon (6 km au sud-ouest), à l'extrémité nord de la côte de Nuits et de la route des Grands Crus de Bourgogne. Elle porte 186 ha de vignes, 202 ha de zone agricole et 523 ha de forêt communale.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Chenôve Longvic Rose des vents
Corcelles-les-Monts N Fénay
O    Marsannay-la-Côte    E
S
Flavignerot Couchey Perrigny-lès-Dijon

Vignoble[modifier | modifier le code]

Marsannay-la-Côte est un village viticole réputé de Bourgogne et produit les trois variétés de vin de Bourgogne :

  • vin rouge et vin rosé à base de raisins issus du cépage pinot noir
  • vin blanc à base du cépage chardonnay.

Le vignoble est planté sur les pentes douces de la côte qui s'étend sur 80 km de Dijon à Beaune entre 260 et 320 mètres d'altitude orienté est sur des sols crayeux-marneux.

Article détaillé : marsannay (AOC).

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

L'éperon rocheux barré du Gronya signale une ancienne présence humaine cherchant à se protéger sur le territoire de la commune dès la Préhistoire. De même, on note la continuité de cette présence jusqu'à l'Âge du fer avec le tumulus du lieu-dit "les Terrasses".

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le territoire de Marsannay est très fréquenté dès la plus haute Antiquité. Un couteau surmonté d'un sanglier d'origine gauloise a ainsi été retrouvé. Le lieu profite en effet de sa situation de "carrefour" entre un axe nord-sud, parallèle à la côte, et un débouché de combe, orienté est-ouest, et permettant l'accès à la vallée de l'Ouche. Adossé à un relief protecteur, le site repose sur une "terrasse", dominant légèrement la plaine dijonnaise au pied de la côte[1].

La présence gallo-romaine est attestée. On a d'ailleurs longtemps cru que l'origine du nom de Marcenay, ancien nom du village, remontait à un certain Marcenus, propriétaire d'un domaine local. Cette explication toponymique est aujourd'hui nuancée[2]. Une nécropole gallo-romaine, avec sépultures à incinération, a aussi été découverte. En tout cas, il est probable que les Romains aient introduit la culture de la vigne qui, depuis, a rythmé la vie du village.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

L'abbé historien Courtépée[3], qui écrit à la fin du XVIIIe siècle, pense pouvoir affirmer qu'il y avait en 658 un important vignoble dépendant de l'Abbaye Saint-Pierre de Bèze qui comportait 12 pièces de vignes. Marsannay est considéré alors comme appartenant au "pays d'Oscheret", ou pays d'Ouche.

À la fin du IXe siècle, ou au début du Xe siècle, une chapelle Saint-Urbain est fondée afin d'abriter les reliques du saint qui étaient régulièrement translatées de Dijon à Marsannay. Renforcée en 1142 par le duc Eudes II, elle est ensuite transformée en monastère (mentionné dès 1255). Un colombier toujours visible y est adjoint au XIIIe siècle. Le village viticole a également reçu la protection d'autres abbayes : saint Martial (du petit prieuré d'Époisses), Abbaye Saint-Bénigne de Dijon, saint Étienne (avec un prieuré)...

En juillet 1443, a lieu le tournoi dit "du Pas d'Armes". Il se déroule au pied de l'"Arbre de Charlemagne", en souvenir d'une soi-disant sieste impériale à son ombre, au lieu-dit actuel "la Charme". Les festivités durent quarante jours.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

En 1775, Courtépée précise : « ce pays vignoble produit d'assez bons vins[3] ».

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« Fascé ondé d'or et d'azur de six pièces, au chef de sable chargé de deux cavaliers affrontés d'argent avec leurs lances de tournoi »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Mairie de Marsannay.

Le village s'est longtemps appelé Marcenay-en-Montagne ("Marceniacum in Monte") avant de prendre son nom actuel de Marsannay-la-Côte en 1783. On a longtemps cru que Marcenay dérivait du nom d'un domaine gallo-romain ayant appartenu à un certain "Marcenus". D'autres recherches[2] tendent à rapprocher le toponyme d'une racine celte, "-marco-", qui signifierait "la mare".

Marsannay-la-Côte appartient au canton de Chenôve depuis 1973 après avoir appartenu au canton de Gevrey-Chambertin (1793-1801), de Dijon-Ouest (1801-1907) et de Dijon-Sud (1907-1973).

Période Identité Étiquette Qualité
2014 en cours Jean-Michel Verpillot Cap21  
2008 2014 Jean-François Gondellier DVD  
1983 2008 Gérard Laborier DVD  

Jumelages[modifier | modifier le code]

Marsannay-la-Côte est jumelée avec :

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de Marsannay-la-Côte se nomment les Marcenaciens et les Marcenaciennes, en référence à l'ancien nom du village : Marcenay.

En 2011, la commune comptait 5 187 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
617 584 591 619 703 730 761 832 788
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
783 840 837 825 819 855 892 875 813
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
808 769 743 757 793 895 914 978 1 124
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 872 4 060 6 588 5 941 5 216 5 211 5 178 5 271 5 095
2011 - - - - - - - -
5 187 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Colombier (XIIIe siècle)[modifier | modifier le code]

Colombier Saint-Urbain

Appelé "colombier Saint-Urbain" car il était dans l'enceinte du monastère Saint-Urbain, ce colombier circulaire est situé rue du château sur un domaine privé et contient 889 boulins.

Café du Rocher[modifier | modifier le code]

Créé en 1830, il s'agit d'un des plus anciens cafés de France. Ce lieu mythique serait ainsi le troisième café français encore existant après le célèbre Procope de Paris (1686) et la café de la Table Ronde de Grenoble (1789). À l'origine, il portait le nom de « Relais du soldat de Napoléon » eu égard au grognard tavernier qui l'administrait alors.

Le titre de « Café historique européen » lui a été remis lors d'une cérémonie officielle le 2 octobre 2002[6].

Il possède un ensemble de quatre paysages animés peints dans les années 1830 par un soldat ayant participé aux guerres napoléoniennes[7].

Église Notre-Dame de l'Assomption[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame de l'Assomption

L'église Notre-Dame de l'Assomption a été reconstruite au début du XIXe siècle, entre 1830 et 1839, dans un style architectural néo-classique[8]. Elle ne conserve rien de l'édifice précédent dont le clocher s'était auparavant effondré.

Le cul de four du chœur de l'église actuelle est décoré par une peinture murale réalisée en 1942-1943 par Mauméjean, avec l'aide des peintres Berasaluce, Durgeat et Hildenbrand. Sur une hauteur de cinq mètres, sont représentés des figures bibliques (Assomption, Saint-Esprit, colombe, angelot) mais aussi un vigneron, un soldat, une religieuse,... Des inscriptions complètent la fresque[9].

Un groupe en bois sculpté du XVIe siècle représente la charité de saint Martin[10]. On peut également remarquer une statue de saint Maur du XVe siècle et une chaire du XVIe siècle ou XVIIe siècle aux panneaux ornés de cariatides.

L'église est dotée d'un orgue numérique Allen.

Lavoirs (XIXe siècle)[modifier | modifier le code]

Marsannay-la-Côte possède deux lavoirs : un édifice à ciel ouvert comportant un bassin rectangulaire en pierre de taille qui vient d'être restauré[11] et un édifice plus classique[12].

Maison des sociétés (XIXe-XXe siècles)[modifier | modifier le code]

Maison des sociétés

C'est une maison bourgeoise de 300 m2 habitables sur trois niveaux, située dans un vaste parc de 4 900 m2[13] . Elle comprend un corps principal de bâtiment du XVIIIe siècle et deux ailes du XIXe siècle. Cette propriété appartenait à monsieur et madame Moncorget. Tous deux décédés (lui en 1954, elle en 1978), c'est leur fille unique qui en héritait.

Celle-ci mit en vente la propriété qui fut acquise par la commune en janvier 1979 et qui est devenue un lieu public d'expositions et d'animations culturelles. Dans le parc arboré se trouve le Sophora Burgonde, un arbre totem sculpté en 2004 par François Cannet, Jean Decologne et Claude Maillard.

Maison de Marsannay (XXe siècle)[modifier | modifier le code]

Construction communale inaugurée en 1982, à vocation culturelle et sportive avec salles de spectacles, de banquets et associatives et aire de loisirs à proximité.

Protection de l'environnement[modifier | modifier le code]

La côte et l'arrière-côte de Dijon, sur le territoire de la commune de Marsannay, est une zone protégée classée Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de type II. La Combe de Gouville est classée ZNIEFF de type I.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Marsannay-la-Côte compte d'autres natifs titulaires de la Légion d'honneur[14] :

  • Étienne Bizouard, né le 28/03/1777
  • Claude Quinard, né le 22/01/1855
  • René Million, né le 18/02/1866

Quelques photos[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cette configuration est d'ailleurs identique à celle de la ville voisine de Gevrey-Chambertin.
  2. a et b TAVERDET (Gérard), Noms de lieux de Bourgogne.
  3. a et b COURTEPEE (Abbé) et BEGUILLET, Description générale et particulière du duché de Bourgogne, (écrit vers 1775), 3ème édition, Avallon, 1967.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  6. Premier café historique de Bourgogne
  7. Ministère de la culture - palissy
  8. Maître d'œuvre : Saint-Père.
  9. Ministère de la culture - palissy
  10. Ministère de la culture - palissy
  11. Ministère de la culture - memoire
  12. Ministère de la culture - memoire
  13. Descriptif (Base Mérimée du Ministère de la Culture)
  14. Lien vers le site Patrimoine de France (les hommes)


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]