Manuel Valls

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Manuel Valls
Manuel Valls, en mai 2012.
Manuel Valls, en .
Fonctions
21e Premier ministre français
(169e chef du gouvernement)
En fonction depuis le
(&&&&&&&&&&&&&01817 jours)
Président François Hollande
Gouvernement Manuel Valls
Législature XIVe
Coalition Majorité présidentielle
PS - PRG
Prédécesseur Jean-Marc Ayrault
Ministre de l’Intérieur
(41e ministre de l'Intérieur de la Ve République)

(&&&&&&&&&&&&06841 an, 10 mois et 15 jours)
Président François Hollande
Gouvernement Jean-Marc Ayrault I, II
Prédécesseur Claude Guéant
Successeur Bernard Cazeneuve
Député de la 1re circonscription de l'Essonne

(&&&&&&&&&&&0368410 ans, 1 mois et 1 jour)
Élection 16 juin 2002
Réélection 17 juin 2007
17 juin 2012
Législature XIIe, XIIIe, XIVe (Cinquième République)
Prédécesseur Jacques Guyard
Successeur Carlos Da Silva
Maire d'Évry

(&&&&&&&&&&&0409511 ans, 2 mois et 15 jours)
Prédécesseur Christian Olivier
Successeur Francis Chouat
Président de la Communauté d'agglomération Évry Centre Essonne

(&&&&&&&&&&&015544 ans, 3 mois et 2 jours)
Prédécesseur Jean Hartz
Successeur Francis Chouat
Biographie
Nom de naissance Manuel Carlos Valls Galfetti
Date de naissance (51 ans)
Lieu de naissance Barcelone (Espagne)
Nationalité Espagnole (1962-1982)
Française (depuis 1982)
Parti politique PS
Conjoint Nathalie Soulié (divorcés)
Anne Gravoin (depuis 2010)
Diplômé de Université Panthéon-Sorbonne
Profession Conseiller en communication
Résidence Hôtel Matignon (Paris)

Manuel Carlos Valls Galfetti[Note 1], né le à Barcelone en Espagne, est un homme politique français, Premier ministre français depuis le .

Maire d'Évry de 2001 à 2012 et député de la première circonscription de l'Essonne de 2002 à 2012, il est ministre de l'Intérieur dans les gouvernements Jean-Marc Ayrault (2012-2014). Le , il est nommé Premier ministre par François Hollande. Les membres de son gouvernement sont nommés le 2 et le 9 avril 2014.

Biographie

Origines, études et famille

Manuel Carlos Valls Galfetti est né le [1],[2] dans le quartier d'Horta à Barcelone[3]. Naturalisé français en 1982, il est l'une des personnalités politiques élues en France, avec Sergio Coronado, Anne Hidalgo, Eva Joly, Jean-Vincent Placé ou Eduardo Rihan Cypel, à avoir acquis la nationalité française par naturalisation[4].

Il est le fils de Xavier Valls, artiste peintre catalan (1923-2006)[5],[6], et de Luisangela Galfetti, originaire du Tessin, Suisse italienne, sœur de l'architecte Aurelio Galfetti[7],[8]. Son grand-père paternel Magi Valls, collaborateur du journal catalan et catholique El Matí (1929-1936), avait caché des prêtres persécutés par les trotskistes et les anarchistes[1], eux-mêmes pourchassés par le général Franco. Un cousin de son père, Manuel Valls Gorina, a composé l'hymne du FC Barcelone, dont il est un fervent supporter[9]. Manuel Valls est baptisé le par le père Ventura dans l'église paroissiale catholique de Horta, son quartier natal de Barcelone : son parrain est Carlo Coccioli (1920-2003), écrivain italien, et sa marraine est Maria Buina[3].

Il effectue son service national dans l'Armée de terre, comme aspirant au 120e régiment du train de Fontainebleau[10] en même temps qu'Arnaud Montebourg[réf. nécessaire]. Il parle français, catalan, espagnol et italien[11]. Il obtient à l'Université Panthéon-Sorbonne une licence d'histoire avec mention très bien en 1986[réf. nécessaire] ; il y fait la rencontre de Nathalie Soulié, qu'il épouse en 1987, avec qui il a quatre enfants. Divorcé depuis, il s'est remarié en 2010 avec la violoniste Anne Gravoin[12],[13]. Cette dernière est entrée en 2012 dans l'équipe des musiciens de l'émission Chabada présentée par Daniela Lumbroso, dont le mari Éric Ghebali était alors un proche de Manuel Valls[14].

Débuts en politique

En 1980, à 17 ans, il adhère au Mouvement des jeunes socialistes pour soutenir Michel Rocard. Il entre ensuite dans les réseaux rocardiens de la deuxième gauche, opposés au sein du PS à François Mitterrand. Pendant ses études d'histoire à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (centre Tolbiac)[15], il adhère au syndicat étudiant UNEF-ID et devient conseiller de Michel Rocard pour les affaires étudiantes. N'étant pas encore français en 1981[16], il n'a pas pu voter lors de l'élection présidentielle française de 1981.

À la fin de 1980, il rencontre à l'université deux autres rocardiens, avec lesquels il se lie d'amitié : Alain Bauer, qui devient plus tard le parrain du deuxième de ses fils, et Stéphane Fouks[17],[18],[19]. En 1985, il quitte la Ligue des droits de l'homme pour protester contre l'opposition de cette organisation à l'extradition vers l'Espagne des membres de l'ETA par le gouvernement socialiste français[20]. De 1983 à 1986, il est attaché parlementaire de Robert Chapuis, député de l'Ardèche. En 1988, il succède à Henri Kaminska à la tête du PS d'Argenteuil-Bezons après avoir été élu à 24 ans au conseil régional d'Île-de-France, dont il devient premier vice-président en 1998.

De 1991 à 1993, il est délégué interministériel adjoint aux Jeux olympiques d'hiver de 1992 d'Albertville. Il devient ensuite secrétaire national du Parti socialiste à la communication et premier secrétaire de la fédération du Val-d'Oise, puis chargé de la communication et de la presse au cabinet de Lionel Jospin, Premier ministre, de 1997 à 2002 ; à ce titre, il gère la communication de Lionel Jospin après le 21 avril 2002. Il est adjoint au maire d’Argenteuil de 1989 à 1998. Aux législatives de 1997, il échoue au premier tour dans la circonscription d'Argenteuil (cinquième circonscription du Val-d'Oise), devancé notamment par Robert Hue et Georges Mothron.

Implantation à Évry

Manuel Valls est élu maire d'Évry (Essonne) en , puis député de la 1re circonscription de l'Essonne le , pour la XIIe législature (2002-2007)[21]. Il est réélu aux élections législatives de 2007 avec 60,12 % des voix. Il se distingue alors par ses appels à la refondation du PS et à son changement de nom.

En 2007, il décline la proposition de Nicolas Sarkozy, élu président de la République, d'entrer dans le gouvernement Fillon au titre de l'« ouverture »[22]. En 2008, il est réélu maire d'Évry après que la liste qu'il conduisait à l'élection municipale a remporté 70,28 % des suffrages exprimés (mais moins d'un tiers des inscrits en raison d'une forte abstention). Il renonce à son siège en 2012 à la suite de sa nomination au gouvernement.

Positions au sein du Parti socialiste

Manuel Valls, en 2009.

En 2005, pour le référendum sur la Constitution européenne, il défend le « non ». Mais peu avant le référendum interne au PS du , où le « oui » l'emporte avec plus de 59 % des voix, il participe, « par discipline », à la campagne du PS pour le « oui »[23]. Il vote avec d'autres élus de gauche « pour » la réforme du titre XV de la constitution permettant la ratification du Traité de Lisbonne (2007) lors du Congrès du Parlement français le [24].

Le , faisant suite aux contestations des résultats du Congrès de Reims du PS où il soutient Ségolène Royal, il réclame l'arbitrage des tribunaux sur les suspicions de fraude électorale dans les fédérations du Nord et de la Seine-Maritime favorables à Martine Aubry[25],[26]. Toutefois, revenant le 10 septembre 2009 sur cette affaire, à la suite de la parution d'Hold up, arnaques et trahisons, une enquête de deux journalistes, il considère qu'« il faut tourner la page »[27]. Le , la première secrétaire du Parti Martine Aubry fait publier une lettre ouverte[28] à Manuel Valls dans les colonnes du journal Le Parisien dans laquelle elle lui écrit : « Si les propos que tu exprimes reflètent profondément ta pensée, alors tu dois en tirer pleinement les conséquences et quitter le Parti socialiste[29] ». Plusieurs personnalités du PS comme Gérard Collomb, Jean-Noël Guérini et Jean-Pierre Mignard soutiennent Manuel Valls face à Martine Aubry[30]. Il lui répond le 16 juillet[31] qu'il ne compte pas partir du Parti et précise qu'il a « toujours respecté, quoi qu'[il ait] pu [lui] en coûter », le choix des militants et les règles de vote de son groupe parlementaire dont il est aussi l'un des animateurs[32],[33].

Le , Manuel Valls déclare vouloir « déverrouiller les 35 heures », créant une nouvelle fois le trouble au sein du Parti socialiste[34].

Campagne présidentielle de 2012

Le , Manuel Valls annonce, son intention de se présenter à la primaire socialiste de 2011 en vue de l'élection présidentielle de 2012[35]. Le il crée le club « À gauche besoin d'optimisme », « support juridique et financier » pour se présenter à la primaire socialiste[36]. Le , il confirme sa candidature à la primaire socialiste[37]. Au soir du premier tour, le , Manuel Valls réalise un score de 6 % des voix, juste derrière Ségolène Royal, et est ainsi éliminé au premier tour de la primaire socialiste. Il rallie le soir de sa défaite François Hollande pour le second tour. François Hollande le nomme directeur de la communication pour sa campagne présidentielle de 2012. À ce poste clé, il structure la campagne du candidat socialiste et le met à distance des journalistes, son omniprésence auprès du candidat lui valant le surnom de « Kommandantur »[38].

Ministre de l'Intérieur

Le 16 mai 2012, il est nommé ministre de l'Intérieur dans le gouvernement Jean-Marc Ayrault. À la suite de quoi, il démissionne le 24 mai 2012 de ses fonctions de maire[39] mais il continue de siéger en tant que conseiller municipal[40],[41]. En octobre 2012, Manuel Valls déclare vouloir retrouver le niveau antérieur de naturalisations, autour de 110 000 par an[42] ,[43]. Mais en janvier 2013, une circulaire entre en vigueur qui ne prévoit pas plus de 30 000 régularisations par an, de plus, en 2012, 36 822 éloignements forcés ont eu lieu soit une hausse de 11,9 % par rapport à 2011[44]. En novembre 2013, les chiffres publiés indiquent que plus de 46 000 clandestins sont régularisés durant l'année 2013, soit 10 000 personnes de plus que sous le précédent gouvernement[45]. Manuel Valls déclare le que « les Roms ont vocation à rester en Roumanie ou en Bulgarie ou à y retourner »[46].

Manuel Valls doit également gérer, en tant que ministre de l'Intérieur, les manifestations contre le mariage entre personnes de même sexe.

Manuel Valls lors d’un point presse, à Strasbourg, le 20 août 2013.

Dans le cadre de sa lutte contre le racisme et l’antisémitisme et de son combat jugé à la fois « politique »[47] mais aussi « personnel »[48],[49] contre l'humoriste Dieudonné, Manuel Valls adresse le 6 janvier 2014 à l'attention des préfets une circulaire dont le titre est: « Lutte contre le racisme et l’antisémitisme — manifestations et réunions publiques - spectacles de M. Dieudonné M’Bala M’Bala »[50]. Le 8 janvier, le spectacle controversé « Le mur » de l'humoriste Dieudonné au Zénith de Nantes Métropole est interdit, sur demande du préfet de Loire-Atlantique[51]. Le 9 janvier, le tribunal administratif de Nantes autorise ce spectacle[52], annulant en référé-liberté l'arrêté d’interdiction[51]. Quelques minutes après ce référé, Manuel Valls saisit en appel le Conseil d'État pour contester la décision du tribunal administratif de Nantes[53]. Moins de 2 heures après avoir été saisi, le Conseil d'État décide d'annuler l'ordonnance du tribunal administratif de Nantes et maintient l'interdiction du spectacle de Dieudonné à Nantes, estimant « que la réalité et la gravité des risques de troubles à l'ordre public mentionnés par l'arrêté du préfet étaient établis tant par les pièces du dossier que par les échanges lors de l'audience publique »[54],[55]. Alors que Manuel Valls salue « une victoire pour la République »[56], la Ligue des droits de l'homme, déclare que « le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a mis le gouvernement "dans une situation délicate" en demandant aux préfets d'interdire le one-man-show de Dieudonné. », et son président Pierre Tartakowsky qui évoque « une "séquence politique désastreuse" », juge « positif » le « message de protection des libertés » envoyé par le juge administratif de Nantes[57].

Premier ministre

Article détaillé : Gouvernement Manuel Valls.

Le , à la suite de la défaite de la gauche aux élections municipales de 2014, François Hollande le nomme au poste de Premier ministre[58]. Il devient alors le deuxième Premier ministre de François Hollande, après Jean-Marc Ayrault. Sa nomination suscite les critiques d'une partie de la gauche qui le considère comme trop à droite, mais aussi de l'opposition, qui estime son bilan mitigé au ministère de l'Intérieur[59]. La composition de son gouvernement est annoncée les 2 et 9 avril 2014.

Orientations politiques

Classé à l'« aile droite » du Parti socialiste[60],[61],[62], il s'inscrit dans la culture et la démarche de la social-démocratie allemande et scandinave. Lui-même s'est, par le passé, défini comme « blairiste[63] » ou « clintonien[64] », voire « s'inscrivant dans la lignée de Pierre Mendès France, Michel Rocard et Lionel Jospin » (primaires socialistes de 2011).

Il prône un discours politique « économiquement réaliste » et dénué de « démagogie ». Il se distingue notamment de nombre de ses camarades du PS sur la responsabilité individuelle[65] (« Le nouvel espoir que doit porter la gauche, c'est celui de l'auto-réalisation individuelle : permettre à chacun de devenir ce qu'il est[66] ») ou le « refus de l'assistanat[1] ». S'estimant « réformiste plutôt que révolutionnaire », il souhaite « concilier la gauche avec la pensée libérale »[67].

Politique économique et intégration européenne

Durant la primaire présidentielle socialiste de 2011, il développe un programme économique donnant la priorité à la baisse des déficits au-dessous de 3 % dès 2013 et à celle de la dette publique, prônant l'inscription de la règle d'or budgétaire dans la Constitution, rejetée par son parti. Pour rétablir l'équilibre, il préconise ainsi la hausse des impôts, la remise en cause des 35 heures, et la modération des salaires. Il souhaite également l'instauration de la « TVA sociale », ou « TVA protection »[68], visant essentiellement à augmenter la TVA sur nombre de produits de consommation dits de « non première nécessité » en échange d'un allègement des cotisations sociales portant sur les salaires[69]). Il propose également un « Small Business Act » pour les PME[70].

Il plaide également pour l'allongement de la durée de cotisations pour fixer l'âge du départ en retraite et « l'alignement des régimes spéciaux [de retraite] sur le régime général[71]. » En 2010, il s'est déclaré favorable au contrôle de la Commission européenne sur les budgets nationaux, jugeant cela « incontestablement » nécessaire[72].

Questions internationales

Interrogé en juillet 2011 sur sa participation à une réunion du groupe Bilderberg, il a confirmé avoir été invité à Washington deux ans plus tôt, tout en considérant que ce groupe était encore trop « atlantiste » et devait s'ouvrir au reste du monde. De même, il juge qu'« il faudrait qu'il y ait aussi de grandes organisations de gauche, politiques, sociales », au niveau européen et mondial[73].

Sujets de société

Immigration

Dans Pour en finir avec le vieux socialisme… et être enfin de gauche, il se déclare favorable aux « quotas » d'immigration[74]. Ses déclarations concernant les Roms dans un entretien publié dans Le Figaro le 14 mars 2013[75] ont suscité les critiques d'une partie de la gauche, notamment de la ministre du Logement, Cécile Duflot ; Manuel Valls a en effet déclaré que les Roms habitant dans des campements illégaux ne souhaitent pas s'intégrer et avaient vocation à retourner dans leur pays.

En juin 2009, se promenant à Evry et oubliant qu'il était équipé d'un micro-cravate, il déclare : « Belle image de la ville d’Evry... Tu me mets quelques Blancs, quelques Whites, quelques Blancos... » Plus tard, il se justifiera de la sorte : « Évidemment avec les stands qu’il y avait là, [j’avais] le sentiment que la ville, tout à coup, ça n’est que cela, (...) ça n’est que cette brocante, alors que j’ai l’idée au fond d’une diversité, d’un mélange, qui ne peut pas être uniquement le ghetto. On peut le dire ça ? (...). Il faut amener une diversité sociale d’abord, parce qu’il est là essentiellement le problème dans une ville comme Evry, qui est une ville qui a évolué, qui est une ville aussi de classe moyenne, mais qui manque d’un centre-ville. Donc, c’est tout le projet de ma ville, d’avoir un véritable centre-ville, qu’on est en train de lancer, et qui permette d’accueillir ces classes moyennes, qu’elles soient issues ou non de l’immigration. ‘On a besoin d’un mélange. Ce qui a tué une partie de la République, c’est évidemment la ghettoïsation, la ségrégation territoriale, sociale, ethnique, qui sont une réalité. Un véritable apartheid s’est construit, que les gens bien-pensants voient de temps en temps leur éclater à la figure, comme ça a été le cas en 2005, à l’occasion des émeutes de banlieues[76]. »

Laïcité

Dans La Laïcité en face, il réclame une refonte de la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l'État affirmant que « personne ne veut y toucher, mais elle est contournée en permanence ; chacun cherche un subterfuge pour arriver à ses fins. […] Notre pays ne peut donc échapper à la révision même si ce n’est pas une révision avec un grand R. La loi a d’ailleurs été plusieurs fois modifiée depuis son adoption. La République pourrait s’offrir ainsi un moment symbolique pour donner un souffle nouveau à la laïcité. Il faut une révision publique de l’application de la laïcité qui passe par un débat parlementaire. Voilà un beau moyen de remettre l’idéal laïc au cœur de la société française et d’en faire une valeur partagée »[77].

Manuel Valls, qui a été franc-maçon affilié au Grand Orient de France, affirme ne plus être actif depuis longtemps et avoir démissionné[78],[79].

Cannabis

Le , Manuel Valls se déclare « en désaccord total » avec la proposition de dépénalisation ou de légalisation encadrée du cannabis faite par Daniel Vaillant[80].

Symboles nationaux

Le , il vote en faveur de l'amendement instituant le délit d'« outrage au drapeau tricolore et à l’hymne national. ». Il s'en explique ainsi : « L’intention est bonne. L’objet difficilement contestable. Il s’agissait de faire passer un message fort, et aussi de montrer qu’au PS on ne laisse pas ce terrain-là à la droite… »[81].

Communication

Manuel Valls accorde une grande importance à la communication politique, comme il l'a indiqué lors du premier conseil des ministres qui a suivi sa nomination à Matignon :

« Dans nos démocraties modernes, la communication n'est pas un vain mot. Elle est le véhicule de l'action, de la réforme au service de l'intérêt général. L'action politique doit donc être conduite dans une parfaite intégration des contraintes de la communication. A l'heure des chaînes d'information continue et des réseaux sociaux, maîtriser le message adressé aux Français demande le plus grand professionnalisme. »

Il cherche par exemple à se montrer très présent dans les médias et à devancer les agendas annoncés. Pour le politologue Stéphane Rozès, trois mots résument sa méthode : « bonapartisme, volontarisme et présentisme ». « Le bonapartisme, c'est le choix de Manuel Valls de se placer au-dessus du champ de forces politiques, dans un rapport direct aux Français. Le volontarisme, c'est cette centralité qu'il accorde au verbe : pour lui, la communication se confond avec l'action politique, elle n'est pas un élément à part. Quant au présentisme, c'est la volonté qui est la sienne de faire l'actualité du jour et d'imposer son rythme aux médias, ce qui n'est pas sans rappeler Nicolas Sarkozy. » Son confrère Denis Pingaud estime de son côté que Manuel Valls est incontestablement « un bon professionnel de la communication », en ceci qu'il sait parfaitement « organiser, verrouiller et simplifier » celle-ci. Mais il ajoute que « sa façon de communiquer reste assez peu innovante : elle consiste à s'adresser aux Français de façon classique, en allant au “20 heures” ou en faisant la “une” de Paris Match »[82].

Détail des mandats et fonctions

Au niveau local

  • 17/03/1986 - 22/03/1992 : conseiller régional d'Île-de-France
  • 11/03/1989 - 18/06/1995 : 12e adjoint au maire d'Argenteuil
  • 18/06/1995 - 31/12/1998 : 2e adjoint au maire d'Argenteuil
  • 23/03/1992 - 15/03/1998 : conseiller régional d'Île-de-France
  • 24/03/1998 - 27/06/2002 : 1er vice-président du Conseil régional d'Île-de-France
  • 20/06/2002 - 18/11/2002 : conseiller régional d'Île-de-France
  • 25/03/2001 - 24/05/2012 : maire d'Évry
  • depuis le 24/05/2012 : conseiller municipal d'Évry
  • 07/04/2008 - 09/07/2012 : président de la communauté d'agglomération Évry Centre Essonne

Au niveau national

  • 18/06/2002 - 21/07/2012 : député de la 1re circonscription de l'Essonne
  • 16/05/2012 - 31/03/2014 : ministre de l'Intérieur
  • depuis le 31/03/2014 : Premier ministre

Au Parti socialiste

  • 1993 - 1994 et 1995 - 1997 : secrétaire national chargé de la communication
  • 2003 - 2004 : secrétaire national chargé de la coordination et de l'organisation
  • depuis 1993 : membre du bureau national et du conseil national

Distinctions et décorations

Dans la fiction

Notes et références

Notes

  1. Manuel Carlos Valls, prononcé en français [ma.ny.ɛl kaʁ.lɔs vals], en catalan [mənuˈɛɫ ˈβaʎs] et en espagnol (castillan) [maˈnwel ˈβaʎs].

Références

  1. a, b et c « L'homme qui veut être le Sarko de la gauche », Le Point, no 1820, 2 août 2007, p. 24-27.
  2. Valls, la calma sobria, El Pais, 9 octobre 2011
  3. a et b Jacques Hennen et Gilles Verdez, Manuel Valls, les secrets d'un destin, Éditions du Moment, 2013, chapitre V « Le bébé de la "Ferroviaria" ».
  4. Il ne peut avoir la double nationalité car cette possibilité n'existait pas encore à cette époqueRosalie Lucas, « Valls : « Je refuse que les thèmes de Marine Le Pen s’imposent dans le débat » », Le Parisien,‎ 3 juin 2011 (lire en ligne).
  5. Biographie de Xavier Valls Sur le site claude-bernard.com
  6. (es) Ana María Preckler, Historia del arte universal de los siglos XIX y XX, Editorial Complutense, 2003, tome II, p. 509 (ISBN 8474917077).
  7. Manuel Valls, contra los arcaismos socialistas, Una temporada en el infierno, 26 juillet 2009
  8. « Manuel Valls, socialiste français, fils de Luisangela », Swissinfo, 14 juillet 2008.
  9. Magazine So Foot, édition no 89 du 9 septembre 2011.
  10. Source : Son interview télévisée à la cérémonie du 14 juillet 2012 sur TF1.
  11. « Ce qu'il faut savoir de Manuel Valls », Le JDD.fr,‎ 16 mai 2012 (lire en ligne).
  12. « La table de chevet de... Manuel Valls », Les Échos, no 60, 15 février 2008, p. 50.
  13. « Manuel Valls ouvre les fenêtres de la musique », Radio classique, 16 mai 2008.
  14. Politique et Médias: Daniela Lumbroso une nouvelle fois épinglée, Puremedias, 9 mai 2012.
  15. « Manuel Valls, la relève », linternaute.com.
  16. « Le 10 mai 1981 vu par les principaux prétendants socialistes », La Dépêche, 3 mai 2011
  17. Bertrand Fraysse, « Passeur », Challenges,‎ 29 novembre 2007 (lire en ligne).
  18. Gaël Tchakaloff, « Alain Bauer », Le Nouvel économiste, no 1292,‎ 4-10 mars 2005 (lire en ligne).
  19. L'écrivain nationaliste Emmanuel Ratier, « Alain Bauer », Faits & documents, no 98,‎ 15-30 octobre 2000 (lire en ligne), décrit la relation entre les deux hommes dans un portrait orienté, signalant leur appartenance commune à la loge « L'infini maçonnique » et l'emploi de Nathalie Soulié, ex-femme de Manuel Valls, comme secrétaire d'AB Associates, société de communications en sécurité fondée par Alain Bauer, de 1994 à 1997.
  20. « Valls et l'ETA, une vieille histoire », in Le Figaro, mardi 6 novembre 2012, p. 37.
  21. Manuel Valls, sécurité intérieure, Le Point, 16 mai 2012
  22. Stéphane Alliès, Vidéo du refus de la proposition de Nicolas Sarkozy, mediapart.fr du 22 avril 2009.
  23. « Les habits neufs de Manuel Valls », L'Express, 30 août 2007.
  24. Congrès du Parlement Séance du lundi 4 février 2008 Sur le site assemblee-nationale.fr
  25. « Aubry et Royal évoquent la « transformation » du PS », Le Figaro,‎ 25 novembre 2008 (lire en ligne).
  26. Maud Pierron, « Cohabitation en vue au PS... », Le Journal du dimanche,‎ 25 novembre 2008 (lire en ligne).
  27. AFP, « Livre sur le PS: « il faut tourner la page », estime Manuel Valls », Le Point,‎ 10 septembre 2009 (lire en ligne).
  28. Texte de la lettre de Martine Aubry à Manuel Valls Sur le site leparisien.fr
  29. « Le PS tire à boulets rouges contre Manuel Valls », Le Nouvel Observateur, 15 juillet 2009. Le lieutenant de Martine Aubry, Claude Bartolone, déclare alors que la patronne du PS a dit « tout haut ce que pensent de nombreux militants ».
  30. « Plusieurs personnalités du PS soutiennent Manuel Valls face à Martine Aubry », Le Monde, 16 juillet 2009.
  31. « Valls à Aubry : “Ta conception du parti est très datée” », Nouvelobs.com, 15 juillet 2009.
  32. « Manuel Valls réaffirme sa volonté de rester au PS », Le Nouvel Observateur, 16 juillet 2009.
  33. Jean-Pierre Thiollet,« PS : Valls Aubry, le duo de trop », France Soir, 17 juillet 2009.
  34. Hélène Favier, « Valls veut “déverrouiller les 35 heures” », Europe 1, 2 janvier 2011.
  35. « Manuel Valls candidat à des primaires socialistes », Le Nouvel Observateur, 16 juin 2009.
  36. « Primaires : Valls cherche déjà ses parrainages », Le Figaro, 19 juillet 2010.
  37. « Manuel Valls, le candidat permanent », France-Soir, 7 juin 2011.
  38. Sylvain Courage, « Manuel Valls, le premier violon de François Hollande », nouvelobs.com, 20 avril 2012.
  39. Manuel Valls démissionnera également de la communauté d’agglo d’Evry lagazette.fr 25 mai 2012.
  40. Valls cède son poste de maire d'Évry, Le Figaro, 3 juin 2012.
  41. Fonction pour laquelle il se fait octroyer une indemnité de 1 700 euros/mois
  42. Manuel Valls assouplit les critères de naturalisation, Lesechos.fr, 18 octobre 2012
  43. Naturalisation : Les libéralités de Valls, Fabrice Madouas, Valeurs actuelles, 25 octobre 2012
  44. Valls accueilli à Asnières par une manifestation en faveur des sans-papiers, liberation.fr, 28 janvier 2013
  45. Immigration : en 2013, Valls aura régularisé 10.000 sans-papiers supplémentaires, Jean-Marc Leclerc, lefigaro.fr, 6 novembre 2013
  46. référence imprécise : émission Dimanche +, Canal+ le , à la 25e minute.
  47. Le Figaro, « Dans l'affaire Dieudonné, Manuel Valls assume "prendre des risques" »,‎ 9 jan 2014
  48. TF1, « Dieudonné : Valls se met-il sur la sellette ? »,‎ 9 janvier 2014
  49. RTL, « "Valls a politisé l'affaire Dieudonné pour tenter de reprendre la main" »,‎ 7 janvier 2014
  50. Le Parisien, « Voici la circulaire anti-Dieudonné envoyée par Valls aux préfets »,‎ 6 jan 2014
  51. a et b Le Monde, « Le spectacle de Dieudonné interdit au Zénith de Nantes, par arrêté du préfet »,‎ 8 janvier 2014
  52. Les Échos, « Dieudonné : la justice autorise son spectacle à Nantes »,‎ 9 jan 2014
  53. Le Figaro, « Dieudonné: Valls saisit le Conseil d'État »,‎ 8 jan 2014
  54. Le Monde, « Le Conseil d'Etat maintient l'interdiction du spectacle de Dieudonné à Nantes »,‎ 9 janvier 2014
  55. Le Huffington Post, « Le spectacle de Dieudonné interdit par la plus haute juridiction administrative »,‎ 9 janvier 2014
  56. Le Point, « Dieudonné : Valls salue "une victoire pour la République" »,‎ 9 janvier 2014
  57. Sud Ouest, « Dieudonné gagne au tribunal, Valls saisit le Conseil d'Etat »,‎ 9 janvier 2014
  58. Décret du 31 mars 2014 portant nomination du Premier ministre
  59. http://www.lefigaro.fr/politique/2014/03/31/01002-20140331ARTFIG00423-nomination-de-valls-a-matignon-la-gauche-plus-severe-que-la-droite.php
  60. http://politique.lavoixdunord.fr/Election-presidentielle-2012/2012/05/17/article_valls-l-aile-droite-du-parti-socialiste.shtml
  61. http://www.leparisien.fr/politique/premier-debat-des-primaires-manuel-valls-sur-l-aile-droite-14-09-2011-1606797.php
  62. http://www.lopinion.fr/20-aout-2013/valls-cible-l-aile-gauche-gouvernement-3164
  63. Le Canard enchainé, 5 septembre 2007.
  64. Manuel Valls, Pour en finir avec le vieux socialisme... et être enfin de gauche !, éditions Robert Laffont
  65. « Manuel Valls : il faut rompre “avec la magie du verbe” », Le Monde, 27 mars 2010.
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  68. Émilie Lévêque et Michel Veron, « Primaire PS: ce qui différencie les candidats », L'Express.fr, 07 octobre 2011.
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  70. « Primaire PS : comparez les propositions des candidats », Le Monde.fr, 4 octobre 2011
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  76. http://rue89.nouvelobs.com/2009/06/10/manuel-valls-aimerait-plus-de-blancs-dans-sa-ville-devry
  77. Bernadette Sauvaget, « La loi de 1905, en toute modestie », Réforme, no 3154, 12 août 2005.
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  79. Jacques Trentesaux, « Le système Valls. La petite république vallsienne », L'Express, 23 août 2007.
  80. « Cannabis : Valls en “désaccord total” avec la proposition de Vaillant », nouvelobs.com, 12 octobre 2009.
  81. Le délit d'outrage à "La Marseillaise" laisse la gauche sans voix, Le monde, 26 janvier 2003
  82. Thomas Wieder, « Comment Valls bouscule la communication de Matignon », Le Monde, 17 avril 2014
  83. « Algerie : « la polémique est derrière nous » (Valls) », sur lefigaro.fr,‎ 23 décembre 2013

Voir aussi

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Bibliographie

Ouvrages de Manuel Valls

Ouvrages sur Manuel Valls

  • Jacques Hennen et Gilles Verdez, Manuel Valls, les secrets d’un destin, éditions du Moment, 2013
  • David Revault d'Allonnes et Laurent Borredon, Valls à l'intérieur, éditions Robert Laffont, 2014, ISBN 978-2-221-13725-3

Liens externes