Manuel Valls

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Manuel Valls
Manuel Valls, en mai 2012.
Manuel Valls, en mai 2012.
Fonctions
21e Premier ministre français
(169e chef du gouvernement)
En fonction depuis le 31 mars 2014
(5 mois et 21 jours)
Président François Hollande
Gouvernement Manuel Valls I
Manuel Valls II
Législature XIVe
Coalition Majorité présidentielle
PS - PRG
Prédécesseur Jean-Marc Ayrault
Ministre de l’Intérieur
(41e ministre de l'Intérieur de la Ve République)
16 mai 201231 mars 2014
(1 an, 10 mois et 15 jours)
Président François Hollande
Premier ministre Jean-Marc Ayrault
Gouvernement Jean-Marc Ayrault I et II
Prédécesseur Claude Guéant
Successeur Bernard Cazeneuve
Député de la 1re circonscription de l'Essonne
20 juin 200221 juillet 2012
(10 ans, 1 mois et 1 jour)
Élection 16 juin 2002
Réélection 17 juin 2007
17 juin 2012
Législature XIIe, XIIIe, XIVe (Cinquième République)
Prédécesseur Jacques Guyard
Successeur Carlos Da Silva
Maire d'Évry
18 mars 20013 juin 2012
(11 ans, 2 mois et 16 jours)
Prédécesseur Christian Olivier
Successeur Francis Chouat
Président de la Communauté d'agglomération Évry Centre Essonne
7 avril 20089 juillet 2012
(4 ans, 3 mois et 2 jours)
Prédécesseur Jean Hartz
Successeur Francis Chouat
Biographie
Nom de naissance Manuel Carlos Valls Galfetti
Date de naissance 13 août 1962 (52 ans)
Lieu de naissance Barcelone, Espagne
Nationalité Espagnole (1962-1982)
Française (depuis 1982)
Parti politique PS
Conjoint Nathalie Soulié (divorcés)
Anne Gravoin (depuis 2010)
Diplômé de Université Panthéon-Sorbonne
Profession Conseiller en communication
Résidence Hôtel Matignon, Paris

Manuel Carlos Valls Galfetti[Note 1], né le 13 août 1962 à Barcelone en Espagne, est un homme politique français, Premier ministre de la France depuis le 31 mars 2014.

Maire d'Évry de 2001 à 2012 et député de la première circonscription de l'Essonne de 2002 à 2012, il est ministre de l'Intérieur dans les gouvernements Jean-Marc Ayrault (2012-2014). Le 31 mars 2014, il est nommé Premier ministre par François Hollande et reconduit le 25 août 2014 pour constituer un nouveau gouvernement.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines, études et famille[modifier | modifier le code]

Manuel Carlos Valls Galfetti est né le 13 août 1962[1],[2] dans le quartier d'Horta à Barcelone[3]. Naturalisé français en 1982, il est l'une des personnalités politiques élues en France, avec Sergio Coronado, Anne Hidalgo, Esther Benbassa, Eva Joly, Jean-Vincent Placé ou Eduardo Rihan Cypel, à avoir acquis la nationalité française par naturalisation[4].

Il est le fils de Xavier Valls, artiste peintre catalan (1923-2006)[5],[6], et de Luisangela Galfetti, originaire du Tessin en Suisse, sœur de l'architecte Aurelio Galfetti[7],[8]. Son grand-père paternel Magí Valls, fonde la banque Pons i Valls[9]. Collaborateur du journal catalan et catholique El Matí (1929-1936), il cache des prêtres persécutés par les trotskistes durant la guerre civile[1]. Un cousin de son père, Manuel Valls Gorina, a composé l'hymne du FC Barcelone, dont il est un fervent supporter[10]. Manuel Valls est baptisé le 24 août 1962 par le père Ventura dans l'église paroissiale catholique de Horta, son quartier natal de Barcelone : son parrain est Carlo Coccioli (1920-2003), écrivain italien, et sa marraine est Maria Buina[3].

Il effectue son service national dans l'Armée de terre, comme aspirant au 120e régiment du train de Fontainebleau[11] en même temps qu'Arnaud Montebourg[réf. nécessaire]. Il parle français, catalan, espagnol et italien[12]. Il obtient à l'Université Panthéon-Sorbonne une licence d'histoire[13] avec mention très bien en 1986[réf. nécessaire] ; il y fait la rencontre de Nathalie Soulié, qu'il épouse en 1987, avec qui il a quatre enfants. Divorcé depuis, il s'est remarié en 2010 avec la violoniste Anne Gravoin[14],[15]. Cette dernière est entrée en 2012 dans l'équipe des musiciens de l'émission Chabada présentée par Daniela Lumbroso, dont le mari Éric Ghebali était alors un proche de Manuel Valls[16].

Débuts en politique[modifier | modifier le code]

En 1980, à 17 ans, il adhère au Mouvement des jeunes socialistes pour soutenir Michel Rocard. Il entre ensuite dans les réseaux rocardiens de la deuxième gauche, opposés au sein du PS à François Mitterrand. Pendant ses études d'histoire à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (centre Tolbiac)[17], il adhère au syndicat étudiant UNEF-ID et devient conseiller de Michel Rocard pour les affaires étudiantes. N'étant pas encore français en 1981[18], il n'a pas pu voter lors de l'élection présidentielle française de 1981.

À la fin de 1980, il rencontre à l'université deux autres rocardiens, avec lesquels il se lie d'amitié : Alain Bauer, qui devient plus tard le parrain du deuxième de ses fils, et Stéphane Fouks[19],[20],[21]. En 1985, il quitte la Ligue des droits de l'homme pour protester contre l'opposition de cette organisation à l'extradition vers l'Espagne des membres de l'ETA par le gouvernement socialiste français[22]. De 1983 à 1986, il est attaché parlementaire de Robert Chapuis, député de l'Ardèche. En 1988, il succède à Henri Kaminska à la tête du PS d'Argenteuil-Bezons après avoir été élu à 24 ans au conseil régional d'Île-de-France, dont il devient premier vice-président en 1998. La même année, il intègre le cabinet de Michel Rocard, alors Premier ministre, par l'entremise de Jean-Paul Huchon qui en est le directeur. Adjoint de Guy Carcassonne, il est en charge des relations avec l’Assemblée nationale, puis de la jeunesse et de la vie étudiante[23]. Il est par ailleurs administrateur de la Mutuelle nationale des étudiants de France (MNEF) en qualité de représentant du collège étudiant pendant plusieurs années, au moins jusqu'en 1992[Note 2].

De 1991 à 1993, il est délégué interministériel adjoint aux Jeux olympiques d'hiver de 1992 d'Albertville. Il devient ensuite secrétaire national du Parti socialiste à la communication et premier secrétaire de la fédération du Val-d'Oise, puis chargé de la communication et de la presse au cabinet de Lionel Jospin, Premier ministre, de 1997 à 2002 ; à ce titre, il gère la communication de Lionel Jospin après le 21 avril 2002. Il est adjoint au maire d’Argenteuil de 1989 à 1998. Aux législatives de 1997, il échoue au premier tour dans la circonscription d'Argenteuil (cinquième circonscription du Val-d'Oise), devancé notamment par Robert Hue et Georges Mothron.

Implantation à Évry[modifier | modifier le code]

Manuel Valls est élu maire d'Évry (Essonne) en mars 2001, puis député de la 1re circonscription de l'Essonne le 16 juin 2002, pour la XIIe législature (2002-2007)[24]. Il est réélu aux élections législatives de 2007 avec 60,12 % des voix, puis en 2012, toujours au second tour, avec 66 % des voix[25]. Il se distingue alors par ses appels à la refondation du PS et à son changement de nom.

En 2007, il décline la proposition de Nicolas Sarkozy, élu président de la République, d'entrer dans le gouvernement Fillon au titre de l'« ouverture »[26]. En 2008, il est réélu maire d'Évry ; sa liste remporte 70,28 % des suffrages exprimés, mais avec moins d'un tiers des inscrits en raison d'une forte abstention. Il renonce à son siège en 2012 à la suite de sa nomination au gouvernement.

Son action à la tête d'Évry est marquée par le triplement et l’armement de la police municipale, la généralisation des caméras de surveillance (pour un budget de 3,6 à 5 millions d’euros, selon les sources), l’expulsion de Roms, l'interdiction d'un supermarché Franprix halal dans le quartier des Pyramides, la rénovation dudit quartier des Pyramides et du quartier de Bois-Sauvage, une amélioration de l'entretien des HLM, l’embellissement de la voirie, ou encore le combat contre l’implantation d’un magasin d'usine dans le but de sauver les 2 500 emplois du centre commercial local. Dans l'ensemble, les élus locaux jugent favorablement son bilan. Danièle Valéro, adjointe au maire Europe Écologie Les Verts, voit en lui un maire qui « a du punch, du temps, de l’envie pour sa ville. Il est très investi sur le terrain, se souvient des gens, connaît toutes les écoles ». Pour Jacques Picard, conseiller régional EELV d'Île-de-France, il est un « homme à poigne, qui a créé autour de lui un fort système de pouvoir, mais a su travailler en intelligence avec ses équipes ». De son côté, Christian Pigaglio, conseiller municipal PCF, commente : « Il faut bien reconnaître qu’il a changé la réputation d’Évry. Aujourd’hui, c’est une ville où il fait bon vivre »[27]. Joseph Nouvellon, élu UMP d’Évry, est plus critique : « Il nous avait promis un plan de développement stratégique avec des moyens pour booster la ville, mais on l’attend toujours »[28].

Manuel Valls laisse une situation financière difficile, malgré une nette augmentation (+45,7 %) de la pression fiscale sur les ménages de la commune entre 2001 et 2012 : la facture moyenne des foyers imposables, qui frôle les 2 100  euros annuels en 2013, est devenue l’une des plus élevées de France pour une ville de cette importance. En 2006, la Cour des comptes relève que la Ville met à disposition de ses agents 26 véhicules de fonction, alors que seul le directeur général des services est censé en disposer dans une ville de 50 000 habitants comme Évry. À son départ, les dépenses en personnel y sont également plus élevées que la moyenne pour ce type de ville[28].

Positions au sein du Parti socialiste[modifier | modifier le code]

Manuel Valls, en 2009.

En 2005, pour le référendum sur la Constitution européenne, il défend le « non ». Mais peu avant le référendum interne au PS du 1er décembre 2004, où le « oui » l'emporte avec plus de 59 % des voix, il participe, « par discipline », à la campagne du PS pour le « oui »[29]. Il vote avec d'autres élus de gauche « pour » la réforme du titre XV de la constitution permettant la ratification du Traité de Lisbonne (2007) lors du Congrès du Parlement français le 4 février 2008[30].

Lors des émeutes de 2005 dans les banlieues françaises, il est l'un des trois députés socialistes à ne pas voter contre la prolongation de l’état d’urgence[31].

Il est également l’un des seuls socialistes à exiger l’extradition de Cesare Battisti[31].

Le 25 novembre 2008, faisant suite aux contestations des résultats du Congrès de Reims du PS où il soutient Ségolène Royal, il réclame l'arbitrage des tribunaux sur les suspicions de fraude électorale dans les fédérations du Nord et de la Seine-Maritime favorables à Martine Aubry[32],[33]. Toutefois, revenant le 10 septembre 2009 sur cette affaire, à la suite de la parution d'Hold up, arnaques et trahisons, une enquête de deux journalistes, il considère qu'« il faut tourner la page »[34]. Le 14 juillet 2009, la première secrétaire du Parti Martine Aubry fait publier une lettre ouverte[35] à Manuel Valls dans les colonnes du journal Le Parisien dans laquelle elle lui écrit : « Si les propos que tu exprimes reflètent profondément ta pensée, alors tu dois en tirer pleinement les conséquences et quitter le Parti socialiste[36] ». Plusieurs personnalités du PS comme Gérard Collomb, Jean-Noël Guérini et Jean-Pierre Mignard soutiennent Manuel Valls face à Martine Aubry[37]. Il lui répond le 16 juillet[38] qu'il ne compte pas partir du Parti et précise qu'il a « toujours respecté, quoi qu'[il ait] pu [lui] en coûter », le choix des militants et les règles de vote de son groupe parlementaire dont il est aussi l'un des animateurs[39],[40].

Le 2 janvier 2011, Manuel Valls déclare vouloir « déverrouiller les 35 heures », créant une nouvelle fois le trouble au sein du Parti socialiste[41].

Campagne présidentielle de 2012[modifier | modifier le code]

Le 13 juin 2009, Manuel Valls annonce, son intention de se présenter à la primaire socialiste de 2011 en vue de l'élection présidentielle de 2012[42]. Le 30 juin 2009 il crée le club « À gauche besoin d'optimisme », « support juridique et financier » pour se présenter à la primaire socialiste[43]. Le 7 juin 2011, il confirme sa candidature à la primaire socialiste[44],[Note 3]. Au soir du premier tour, le 9 octobre 2011, Manuel Valls réalise un score de 5,63 % des voix, derrière Ségolène Royal (6,95%) et Arnaud Montebourg (17,19 %). Il est ainsi éliminé au premier tour de la primaire socialiste. Il rallie le soir de sa défaite François Hollande pour le second tour. François Hollande le nomme directeur de la communication pour sa campagne présidentielle de 2012. À ce poste clé, il structure la campagne du candidat socialiste et le met à distance des journalistes, son omniprésence auprès du candidat lui valant le surnom de « Kommandantur »[45].

Ministre de l'Intérieur[modifier | modifier le code]

Le 16 mai 2012, il est nommé ministre de l'Intérieur dans le gouvernement Jean-Marc Ayrault. À la suite de quoi, il démissionne le 24 mai 2012 de ses fonctions de maire[46] mais il continue de siéger en tant que conseiller municipal[47],[48]. En octobre 2012, Manuel Valls déclare vouloir retrouver le niveau antérieur de naturalisations, autour de 110 000 par an[49],[50]. Mais en janvier 2013, une circulaire entre en vigueur qui ne prévoit pas plus de 30 000 régularisations par an, de plus, en 2012, 36 822 éloignements forcés ont eu lieu soit une hausse de 11,9 % par rapport à 2011[51]. En novembre 2013, les chiffres publiés indiquent que plus de 46 000 clandestins sont régularisés durant l'année 2013, soit 10 000 personnes de plus que sous le précédent gouvernement[52]. Manuel Valls déclare le 20 janvier 2013 que « les Roms ont vocation à rester en Roumanie ou en Bulgarie ou à y retourner »[53].

Manuel Valls doit également gérer, en tant que ministre de l'Intérieur, les manifestations contre le mariage entre personnes de même sexe.

Manuel Valls lors d’un point presse, à Strasbourg, le 20 août 2013.

Dans le cadre de sa lutte contre le racisme et l’antisémitisme et de son combat jugé à la fois « politique »[54] mais aussi « personnel »[55],[56] contre l'humoriste Dieudonné, Manuel Valls adresse le 6 janvier 2014 à l'attention des préfets une circulaire dont le titre est : « Lutte contre le racisme et l’antisémitisme — manifestations et réunions publiques - spectacles de M. Dieudonné M’Bala M’Bala »[57]. Le 8 janvier, le spectacle controversé « Le mur » de l'humoriste Dieudonné au Zénith de Nantes Métropole est interdit, sur demande du préfet de Loire-Atlantique[58]. Le 9 janvier, le tribunal administratif de Nantes autorise ce spectacle[59], annulant en référé-liberté l'arrêté d’interdiction[58]. Quelques minutes après ce référé, Manuel Valls saisit en appel le Conseil d'État pour contester la décision du tribunal administratif de Nantes[60]. Moins de 2 heures après avoir été saisi, le Conseil d'État décide d'annuler l'ordonnance du tribunal administratif de Nantes et maintient l'interdiction du spectacle de Dieudonné à Nantes, estimant « que la réalité et la gravité des risques de troubles à l'ordre public mentionnés par l'arrêté du préfet étaient établis tant par les pièces du dossier que par les échanges lors de l'audience publique »[61],[62]. Alors que Manuel Valls salue « une victoire pour la République »[63], la Ligue des droits de l'homme, déclare que « le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a mis le gouvernement "dans une situation délicate" en demandant aux préfets d'interdire le one-man-show de Dieudonné. », et son président Pierre Tartakowsky qui évoque « une "séquence politique désastreuse" », juge « positif » le « message de protection des libertés » envoyé par le juge administratif de Nantes[64].

Le bras de fer de Manuel Valls avec Dieudonné s'inscrit dans une lutte de plus grande ampleur contre l'extrême droite radicale, marquée quelques mois plus tôt par la dissolution de l'Œuvre française et des Jeunesses nationalistes à la suite de l'affaire Clément Méric[65],[66]. Cette mouvance, qui lui reproche la répression policière contre les manifestations opposées au mariage pour tous au printemps 2013[67], nourrit en retour une certaine animosité à son égard, comme l'illustre le succès en son sein d'une biographie de l'intéressé publiée par Emmanuel Ratier. Pour Jacques Hennen, coauteur avec Gilles Verdez d'une autre biographie de Manuel Valls, ce dernier « se situe sur la colonne vertébrale républicaine. Son histoire, c'est la hantise de l'extrême-droite : il incarne la gauche, l'ordre, les valeurs... C'est d'ailleurs à son sujet que Marine Le Pen se montre la plus tranchante »[68].

De nombreux observateurs le rapprochent de son prédécesseur Nicolas Sarkozy à travers son action, son style et sa popularité[69], au point de lui donner parfois le surnom de « Sarkozy de gauche »[70],[71],[72]. David Revault d'Allonnes et Vanessa Schneider, journalistes au Monde, estiment notamment qu'« observer Manuel Valls en 2013, c'est en effet retrouver de nombreuses similitudes avec le Nicolas Sarkozy des années 2000, celui de la période de conquête qui le porta à l'Elysée en 2007. La plus flagrante tient évidemment à la façon d'endosser l'uniforme de premier flic de France que Nicolas Sarkozy arbora pendant quatre ans à Beauvau ». Manuel Valls nie cette ressemblance en mettant en avant ses résultats[69].

Premier ministre[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Gouvernement Manuel Valls I et II.

Le 31 mars 2014, à la suite de la défaite de la gauche aux élections municipales de 2014, François Hollande le nomme au poste de Premier ministre[73]. Il devient alors le deuxième Premier ministre de François Hollande, après Jean-Marc Ayrault. Sa nomination suscite les critiques d'une partie de la gauche qui le considère comme trop à droite, mais aussi de l'opposition, qui estime son bilan mitigé au ministère de l'Intérieur[74]. La composition de son gouvernement est annoncée les 2 et 9 avril 2014. Son discours de politique générale obtient l'approbation de l'Assemblée nationale le 8 avril[75].

Le 29 avril, Manuel Valls fait approuver par l'Assemblée nationale le programme de stabilité budgétaire du gouvernement, malgré l'abstention de 41 députés socialistes[76].

Le 25 août 2014, Manuel Valls présente la démission de son gouvernement, à la suite d'un désaccord avec ses ministres sur la politique économique à mener. Il est néanmoins reconduit dans ses fonctions par le président de la République[77].

Orientations politiques[modifier | modifier le code]

Classé à l'« aile droite » du Parti socialiste[78],[79],[80], il s'inscrit dans la culture et la démarche de la social-démocratie allemande et scandinave. Lui-même s'est, par le passé, défini comme « blairiste[81] » ou « clintonien[82] », voire « s'inscrivant dans la lignée de Pierre Mendès France, Michel Rocard et Lionel Jospin » (primaires socialistes de 2011).

Il prône un discours politique « économiquement réaliste » et dénué de « démagogie ». Il se distingue notamment de nombre de ses camarades du PS sur la responsabilité individuelle[83] (« Le nouvel espoir que doit porter la gauche, c'est celui de l'auto-réalisation individuelle : permettre à chacun de devenir ce qu'il est[84] ») ou le « refus de l'assistanat[1] ». S'estimant « réformiste plutôt que révolutionnaire », il souhaite « concilier la gauche avec la pensée libérale »[85]. En ce sens, il rejette le socialisme, le considérant comme un projet politique dépassé :

« Le Parti socialiste, c'est daté. Ça ne signifie plus rien. Le socialisme, ça a été une merveilleuse idée, une splendide utopie. Mais c'était une utopie inventée contre le capitalisme du XIXe siècle ! »[86]

Politique économique et intégration européenne[modifier | modifier le code]

Durant la primaire présidentielle socialiste de 2011, il développe un programme économique donnant la priorité à la baisse des déficits au-dessous de 3 % dès 2013 et à celle de la dette publique, prônant d'inscrire dans la Constitution la règle d'or budgétaire, rejetée par son parti. Pour rétablir l'équilibre, il préconise ainsi la hausse des impôts, la remise en cause des 35 heures, et la modération des salaires. Il souhaite également l'instauration de la « TVA sociale », ou « TVA protection »[87], visant essentiellement à augmenter la TVA sur nombre de produits de consommation dits de « non première nécessité » en échange d'un allègement des cotisations sociales portant sur les salaires[88]). Il propose également un « Small Business Act » pour les PME[89].

Il plaide également pour l'allongement de la durée de cotisations pour fixer l'âge du départ en retraite et « l'alignement des régimes spéciaux [de retraite] sur le régime général[90]. » En 2010, il s'est déclaré favorable au contrôle de la Commission européenne sur les budgets nationaux, jugeant cela « incontestablement » nécessaire[91].

Questions internationales[modifier | modifier le code]

En 2003, il cosigne une tribune avec Jean-Luc Mélenchon et Vincent Peillon dans laquelle les trois hommes se déclarent altermondialistes et formulent le souhait que le Parti socialiste « s'engage résolument dans le combat pour une autre mondialisation ». Ils rappellent également qu'ils se sont « battus contre la guerre en Irak » et affirment leur engagement « pour que vivent côte à côte deux Etats, Israël et la Palestine, également libres, dignes et démocratiques »[92].

Ses mandats de maire d'Évry et de président de la communauté d'agglomération Évry Centre Essonne sont marqués par un engagement appuyé en faveur de la cause palestinienne jusqu'en 2010. À l'occasion du jumelage de sa ville avec le camp de Khan Younès en 2002, il reçoit Leïla Shahid, alors déléguée de la Palestine en France. En novembre de la même année, il dénonce « la colonisation qui viole le droit international ». Par ailleurs, les « Six heures pour la Palestine » se tiennent chaque année à Évry[93]. En 2004, il est l’un des premiers signataires d’un texte qui fait polémique au sein du PS, et dont il dit lui-même qu’il porte « un regard sévère sur le gouvernement Sharon »[94]. Durant la XIIe législature, il est vice-président du groupe d'études à vocation internationale sur les territoires autonomes palestiniens à l'Assemblée nationale. Il en est membre durant la XIIIe législature[95],[96],[97].

En 2010, il se montre finalement réticent à soutenir des manifestations pro-palestiniennes dans sa ville. En avril 2011, il interdit un débat soutenu par le collectif Palestine-Évry Essonne qui devait se tenir après la projection du documentaire Gaza-strophe, Palestine à Ris-Orangis. Il explique que ledit collectif aurait des thèses « assez radicales » et estime que les conditions (l'assassinat récent d'une famille israélienne à Gaza) ne se prêtent pas à un tel débat. Il supprime également la subvention que la Ville d'Évry versait à Évry Palestine et cherche à jumeler sa commune à une ville israélienne[93],[98]. Le 24 septembre 2011, interviewé sur I-Télé et Europe 1, il exprime son opposition à la demande de reconnaissance de la Palestine à l’ONU : s'il se dit favorable à la création d'un État palestinien, il juge que les conditions ne sont pas réunies et dénonce, dans les mêmes termes que ceux du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, un acte « unilatéral »[93],[99].

En juillet 2014, dans le contexte de l'opération Bordure protectrice, il condamne des débordements autour de certaines synagogues et déclare que la France « ne tolérera jamais que l'on essaie par la violence des mots ou des actes d'importer sur son sol le conflit israélo-palestinien »[100]. Il ajoute que la position adoptée par la France à cette occasion « est équilibrée. Israël a le droit à sa sécurité dans des frontières sûres et reconnues et les Palestiniens ont le droit de vivre dans un État libre et viable. (...) La France demande depuis le début un cessez-le-feu immédiat »[101]. Il déclare par ailleurs qu'Europe Écologie Les Verts et l'extrême-gauche, qui participent aux manifestations soutenant la bande de Gaza, « ont un problème avec Israël »[102].

Par ailleurs, il s'oppose au boycott d'Israël, défendu par les militants pro-palestiniens, qu'il qualifie « d'arme indigne » et « d'aberration »[103]. Il estime plus globalement que « la politique du gouvernement israélien doit être critiquée mais jamais sur sa légitimité et encore moins sur son existence ; aucun État n'est à ce point menacé »[104].

D'après Jacques Hennen, coauteur avec Gilles Verdez d'une biographie consacrée à Manuel Valls, ce dernier « ne prend parti ni pour un camp, ni pour l'autre » dans le conflit israélo-palestinien. Le journaliste affirme également que rien ne permet d'étayer la thèse soutenue par Emmanuel Ratier dans une autre biographie de l'intéressée parue en 2014, selon laquelle Manuel Valls aurait changé d'avis sur le sujet à cause de sa deuxième épouse, Anne Gravoin, de confession juive[68].

Interrogé en juillet 2011 sur sa participation à une réunion du groupe Bilderberg, il a confirmé avoir été invité à Washington deux ans plus tôt, tout en considérant que ce groupe était encore trop « atlantiste » et devait s'ouvrir au reste du monde. De même, il juge qu'« il faudrait qu'il y ait aussi de grandes organisations de gauche, politiques, sociales », au niveau européen et mondial[105].

Sujets de société[modifier | modifier le code]

Immigration[modifier | modifier le code]

Dans Pour en finir avec le vieux socialisme… et être enfin de gauche, il se déclare favorable aux « quotas » d'immigration[106]. Ses déclarations concernant les Roms dans un entretien publié dans Le Figaro le 14 mars 2013[107] ont suscité les critiques d'une partie de la gauche, notamment de la ministre du Logement, Cécile Duflot ; Manuel Valls a en effet déclaré que les Roms habitant dans des campements illégaux ne souhaitent pas s'intégrer et avaient vocation à retourner dans leur pays.

En juin 2009, se promenant à Evry et oubliant qu'il était équipé d'un micro-cravate, il déclare : « Belle image de la ville d’Evry... Tu me mets quelques Blancs, quelques Whites, quelques Blancos... » Plus tard, il se justifiera de la sorte : « Évidemment avec les stands qu’il y avait là, [j’avais] le sentiment que la ville, tout à coup, ça n’est que cela, (...) ça n’est que cette brocante, alors que j’ai l’idée au fond d’une diversité, d’un mélange, qui ne peut pas être uniquement le ghetto. On peut le dire ça ? (...). Il faut amener une diversité sociale d’abord, parce qu’il est là essentiellement le problème dans une ville comme Evry, qui est une ville qui a évolué, qui est une ville aussi de classe moyenne, mais qui manque d’un centre-ville. Donc, c’est tout le projet de ma ville, d’avoir un véritable centre-ville, qu’on est en train de lancer, et qui permette d’accueillir ces classes moyennes, qu’elles soient issues ou non de l’immigration. On a besoin d’un mélange. Ce qui a tué une partie de la République, c’est évidemment la ghettoïsation, la ségrégation territoriale, sociale, ethnique, qui sont une réalité. Un véritable apartheid s’est construit, que les gens bien-pensants voient de temps en temps leur éclater à la figure, comme ça a été le cas en 2005, à l’occasion des émeutes de banlieues[108]. »

Laïcité et religions[modifier | modifier le code]

En 2003, il estime dans une tribune qu'il faut « faire évoluer la loi de 1905 afin de permettre la construction des lieux de culte à travers un financement transparent, et par conséquent public »[109].

Dans La Laïcité en face (2005), il réclame une refonte de la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l'État affirmant que « personne ne veut y toucher, mais elle est contournée en permanence ; chacun cherche un subterfuge pour arriver à ses fins. […] Notre pays ne peut donc échapper à la révision même si ce n’est pas une révision avec un grand R. La loi a d’ailleurs été plusieurs fois modifiée depuis son adoption. La République pourrait s’offrir ainsi un moment symbolique pour donner un souffle nouveau à la laïcité. Il faut une révision publique de l’application de la laïcité qui passe par un débat parlementaire. Voilà un beau moyen de remettre l’idéal laïc au cœur de la société française et d’en faire une valeur partagée »[110].

Manuel Valls, qui a été franc-maçon affilié au Grand Orient de France, affirme ne plus être actif depuis longtemps et avoir démissionné[111],[112].

En septembre 2012, lors de la cérémonie du Nouvel an juif à la synagogue de la Victoire, il déclare : « Chaque religion a ses rites et ses traditions ; la liberté de croyance, c'est la liberté de porter la kippa, de manger casher, de réaliser la circoncision. »[113]. Le grand-rabbin de Paris, Michel Gugenheim a salué le « sans fautes » du ministre[113].

Ses relations se sont tendues avec la communauté catholique, en particulier la franche la plus à droite, du fait de son appréciation des manifestations contre le mariage pour tous, des batailles de chiffres sur le nombre de manifestants et de ses retards à condamner les divers incidents survenus dans des églises en tant que ministre de l'Intérieur. Quant à ses relations avec la communauté musulmane, elles sont mauvaises, malgré sa reconnaissance tardive des actes anti-musulmans, pour plusieurs raisons : son soutien inconditionnel à la directrice de la crèche Babyloup en conflit avec l'une de ses employées voilées ; son soutien à la loi interdisant le voile intégral dans l'espace public ; son opposition à laisser des femmes voilées accompagner des sorties scolaires ; son appréciation générale du voile islamique — « le voile, qui interdit aux femmes d'être ce qu'elles sont, doit rester pour la République un combat essentiel » selon lui — ; son jugement favorable à l'égard des propositions du Haut conseil à l'intégration, parmi lesquelles l'interdiction du voile islamique à l'université ; et son désintérêt pour les instances représentatives officielles de l'islam[114].

Antisémitisme et relations à la communauté juive[modifier | modifier le code]

Manuel Valls entretient de bons rapports avec la communauté juive de France et dénonce régulièrement « un antisionisme de façade », prétexte à « un nouvel antisémitisme, souvent virulent, installé au cœur même de nos quartiers », qu'il estime avoir été « un des premiers » à évoquer. Cet engagement s'est notamment traduit dans son bras de fer avec Dieudonné fin 2013-début 2014[103],[102].

En 2003, il cosigne une tribune avec Jean-Luc Mélenchon et Vincent Peillon dans laquelle les trois hommes récusent la participation de Tariq Ramadan au Forum social européen après que ce dernier a accusé les intellectuels juifs français d’obéir à des logiques communautaire ou nationaliste pro-israélienne. Ils estiment alors que l'intellectuel suisse « habill[e] d’un prétendu progressisme l’antisémitisme »[92].

Le 17 juin 2011, il intervient sur la radio Judaïca de Strasbourg et se voit reprocher la position de la gauche dans ses rapports aux juifs, à la lutte contre l’antisémitisme, à l’islam et à Israël, ce à quoi il répond : « Par ma femme (Anne Gravoin), je suis lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël, quand même… »[94].

Début avril 2012, alors que le ministre de l'Intérieur Claude Guéant interdit à certains prédicateurs islamistes étrangers de se rendre au rassemblement annuel de l'UOIF en raison de leurs propos « appelant à la haine », Manuel Valls est l'un des rares élus, avec le Front national, à s'inquiéter de leur venue en France. Il affirme notamment que, pour Youssef al-Qaradâwî, « connu pour ses fréquents propos antisémites, le jihad est un devoir pour tous les musulmans ». En mai 2012, une fois devenu ministre de l'Intérieur, il indique qu’il refuserait la présence en France de « soi-disant théologiens, qui prônent, que ce soit avec des mots durs ou avec des mots doux, la haine du juif », et estime qu’il « était temps » pour « les organisations qui les invitent » de « changer d’attitude » et de « respecter les lois de la République »[104].

Cannabis[modifier | modifier le code]

Le 12 octobre 2009, Manuel Valls se déclare « en désaccord total » avec la proposition de dépénalisation ou de légalisation encadrée du cannabis faite par Daniel Vaillant[115].

Symboles nationaux[modifier | modifier le code]

Le 23 janvier 2003, il vote en faveur de l'amendement instituant le délit d'« outrage au drapeau tricolore et à l’hymne national ». Il s'en explique ainsi : « L’intention est bonne. L’objet difficilement contestable. Il s’agissait de faire passer un message fort, et aussi de montrer qu’au PS on ne laisse pas ce terrain-là à la droite… »[116].

Communication[modifier | modifier le code]

Dès son mandat de maire d'Évry — en 2006, la chambre régionale des comptes souligne la hausse de 852 % des dépenses en publicité de la commune[27] —, Manuel Valls accorde une grande importance à la communication politique, comme il l'a indiqué lors du premier conseil des ministres qui a suivi sa nomination à Matignon :

« Dans nos démocraties modernes, la communication n'est pas un vain mot. Elle est le véhicule de l'action, de la réforme au service de l'intérêt général. L'action politique doit donc être conduite dans une parfaite intégration des contraintes de la communication. A l'heure des chaînes d'information continue et des réseaux sociaux, maîtriser le message adressé aux Français demande le plus grand professionnalisme. »

Il cherche par exemple à se montrer très présent dans les médias et à devancer les agendas annoncés. Le politologue Denis Pingaud estime que Manuel Valls est incontestablement « un bon professionnel de la communication », en ceci qu'il sait parfaitement « organiser, verrouiller et simplifier » celle-ci. Mais il ajoute que « sa façon de communiquer reste assez peu innovante : elle consiste à s'adresser aux Français de façon classique, en allant au “20 heures” ou en faisant la “une” de Paris Match ». Pour le politologue Stéphane Rozès, trois mots résument sa méthode : « bonapartisme, volontarisme et présentisme ». « Le bonapartisme, c'est le choix de Manuel Valls de se placer au-dessus du champ de forces politiques, dans un rapport direct aux Français. Le volontarisme, c'est cette centralité qu'il accorde au verbe : pour lui, la communication se confond avec l'action politique, elle n'est pas un élément à part. Quant au présentisme, c'est la volonté qui est la sienne de faire l'actualité du jour et d'imposer son rythme aux médias, ce qui n'est pas sans rappeler Nicolas Sarkozy »[117].

Ce rapprochement entre sa méthode de communication et celle du 23e président de la République est courant chez les observateurs de la vie politique, qui relèvent la recherche commune d'une forte visibilité médiatique chez les deux hommes et leur attribution par les sondages d'opinion des mêmes traits de caractère (énergie, dynamisme, volontarisme, autorité). Commentant la présence de Manuel Valls en compagnie de son épouse à la une de Paris Match après sa nomination à Matignon, Brice Teinturier, directeur général délégué d'Ipsos, affirme : « Ils ont tous les deux intégré l'idée que le public demande de la transparence et qu'il est difficile de séparer, comme par le passé, la vie privée de la vie publique »[69]. Le discours de politique générale de Manuel Valls du 8 avril 2014 a notamment présenté plusieurs similitudes avec le discours d’investiture de Nicolas Sarkozy par l’UMP pour l'élection présidentielle de 2007[118].

Détail des mandats et fonctions[modifier | modifier le code]

Au niveau local[modifier | modifier le code]

  • 17/03/1986 - 22/03/1992 : conseiller régional d'Île-de-France
  • 11/03/1989 - 18/06/1995 : 12e adjoint au maire d'Argenteuil
  • 18/06/1995 - 31/12/1998 : 2e adjoint au maire d'Argenteuil
  • 23/03/1992 - 15/03/1998 : conseiller régional d'Île-de-France
  • 24/03/1998 - 27/06/2002 : 1er vice-président du Conseil régional d'Île-de-France
  • 20/06/2002 - 18/11/2002 : conseiller régional d'Île-de-France
  • 25/03/2001 - 24/05/2012 : maire d'Évry
  • depuis le 24/05/2012 : conseiller municipal d'Évry
  • 07/04/2008 - 09/07/2012 : président de la communauté d'agglomération Évry Centre Essonne

Au niveau national[modifier | modifier le code]

  • 18/06/2002 - 21/07/2012 : député de la 1re circonscription de l'Essonne
  • 16/05/2012 - 31/03/2014 : ministre de l'Intérieur
  • depuis le 31/03/2014 : Premier ministre

Au Parti socialiste[modifier | modifier le code]

  • 1993 - 1994 et 1995 - 1997 : secrétaire national chargé de la communication
  • 2003 - 2004 : secrétaire national chargé de la coordination et de l'organisation
  • depuis 1993 : membre du bureau national et du conseil national

Distinctions et décorations[modifier | modifier le code]

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Généalogie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Manuel Carlos Valls, prononcé en français [ma.ny.ɛl kaʁ.lɔs vals ], en catalan [mənuˈɛɫ ˈβaʎs ] et en espagnol (castillan) [maˈnwel ˈβaʎs ].
  2. D'après Laurent Mauduit, il aurait été reconduit au poste d'administrateur environ deux ans de plus, en qualité de personnalité qualifiée. Source : Manuel Valls, de l'ombre de la MNEF aux coulisses du PS, Mediapart, 18 septembre 2014
  3. Laurent Mauduit affirme à ce sujet : « Incapable de réunir les parrainages en nombre suffisant pour se présenter a la primaire socialiste, Valls reçoit l’aide discrète de Hollande, qui demande à des élus proches d’apporter leur soutien au maire d’Évry pour contrebalancer l’influence d’Arnaud Montebourg. » Source : Manuel Valls, de l'ombre de la MNEF aux coulisses du PS, Mediapart, 18 septembre 2014

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « L'homme qui veut être le Sarko de la gauche », Le Point, no 1820, 2 août 2007, p. 24-27.
  2. Valls, la calma sobria, El Pais, 9 octobre 2011
  3. a et b Jacques Hennen et Gilles Verdez, Manuel Valls, les secrets d'un destin, Éditions du Moment, 2013, chapitre V « Le bébé de la "Ferroviaria" ».
  4. Il ne peut avoir la double nationalité car cette possibilité n'existait pas encore à cette époqueRosalie Lucas, « Valls : « Je refuse que les thèmes de Marine Le Pen s’imposent dans le débat » », Le Parisien,‎ 3 juin 2011 (lire en ligne).
  5. Biographie de Xavier Valls Sur le site claude-bernard.com
  6. (es) Ana María Preckler, Historia del arte universal de los siglos XIX y XX, Editorial Complutense, 2003, tome II, p. 509 (ISBN 8474917077).
  7. La famille suisse de Manuel Valls, bilan.ch, 1er avril 2014
  8. « Manuel Valls, socialiste français, fils de Luisangela », Swissinfo, 14 juillet 2008.
  9. Le vrai visage de Manuel Valls d'Emmanuel Ratier, delitdimages.org, 24 avril 2014
  10. Magazine So Foot, édition no 89 du 9 septembre 2011.
  11. Source : Son interview télévisée à la cérémonie du 14 juillet 2012 sur TF1.
  12. « Ce qu'il faut savoir de Manuel Valls », Le JDD.fr,‎ 16 mai 2012 (lire en ligne).
  13. Les diplômes des ministres du gouvernement Valls
  14. « La table de chevet de... Manuel Valls », Les Échos, no 60, 15 février 2008, p. 50.
  15. « Manuel Valls ouvre les fenêtres de la musique », Radio classique, 16 mai 2008.
  16. Politique et Médias: Daniela Lumbroso une nouvelle fois épinglée, Puremedias, 9 mai 2012.
  17. « Manuel Valls, la relève », linternaute.com.
  18. « Le 10 mai 1981 vu par les principaux prétendants socialistes », La Dépêche, 3 mai 2011
  19. Bertrand Fraysse, « Passeur », Challenges,‎ 29 novembre 2007 (lire en ligne).
  20. Gaël Tchakaloff, « Alain Bauer », Le Nouvel économiste, no 1292,‎ 4-10 mars 2005 (lire en ligne).
  21. L'écrivain nationaliste Emmanuel Ratier, « Alain Bauer », Faits & documents, no 98,‎ 15-30 octobre 2000 (lire en ligne), décrit la relation entre les deux hommes dans un portrait orienté, signalant leur appartenance commune à la loge « L'infini maçonnique » et l'emploi de Nathalie Soulié, ex-femme de Manuel Valls, comme secrétaire d'AB Associates, société de communications en sécurité fondée par Alain Bauer, de 1994 à 1997.
  22. « Valls et l'ETA, une vieille histoire », in Le Figaro, mardi 6 novembre 2012, p. 37.
  23. Manuel Valls, de l'ombre de la MNEF aux coulisses du PS, Mediapart, 18 septembre 2014
  24. Manuel Valls, sécurité intérieure, Le Point, 16 mai 2012
  25. « Résultats des élections législatives 2012 Essonne - 1re circonscription », l'Express
  26. Stéphane Alliès, Vidéo du refus de la proposition de Nicolas Sarkozy, mediapart.fr du 22 avril 2009.
  27. a et b Pauline Graulle, « À Évry, un élu volontaire », Politis, n° 1228, 22 novembre 2012
  28. a et b « A Evry, les habitants paient encore la gestion bien peu rigoureuse de Manuel Valls », Capital, 17 décembre 2013
  29. « Les habits neufs de Manuel Valls », L'Express, 30 août 2007.
  30. Congrès du Parlement Séance du lundi 4 février 2008 Sur le site assemblee-nationale.fr
  31. a et b Michel Soudais, « Le changement de l’intérieur », Politis, no 1228, 22 novembre 2012
  32. « Aubry et Royal évoquent la « transformation » du PS », Le Figaro,‎ 25 novembre 2008 (lire en ligne).
  33. Maud Pierron, « Cohabitation en vue au PS... », Le Journal du dimanche,‎ 25 novembre 2008 (lire en ligne).
  34. AFP, « Livre sur le PS: « il faut tourner la page », estime Manuel Valls », Le Point,‎ 10 septembre 2009 (lire en ligne).
  35. Texte de la lettre de Martine Aubry à Manuel Valls Sur le site leparisien.fr
  36. « Le PS tire à boulets rouges contre Manuel Valls », Le Nouvel Observateur, 15 juillet 2009. Le lieutenant de Martine Aubry, Claude Bartolone, déclare alors que la patronne du PS a dit « tout haut ce que pensent de nombreux militants ».
  37. « Plusieurs personnalités du PS soutiennent Manuel Valls face à Martine Aubry », Le Monde, 16 juillet 2009.
  38. « Valls à Aubry : “Ta conception du parti est très datée” », Nouvelobs.com, 15 juillet 2009.
  39. « Manuel Valls réaffirme sa volonté de rester au PS », Le Nouvel Observateur, 16 juillet 2009.
  40. Jean-Pierre Thiollet,« PS : Valls Aubry, le duo de trop », France Soir, 17 juillet 2009.
  41. Hélène Favier, « Valls veut “déverrouiller les 35 heures” », Europe 1, 2 janvier 2011.
  42. « Manuel Valls candidat à des primaires socialistes », Le Nouvel Observateur, 16 juin 2009.
  43. « Primaires : Valls cherche déjà ses parrainages », Le Figaro, 19 juillet 2010.
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  45. Sylvain Courage, « Manuel Valls, le premier violon de François Hollande », nouvelobs.com, 20 avril 2012.
  46. Manuel Valls démissionnera également de la communauté d’agglo d’Evry lagazette.fr 25 mai 2012.
  47. Valls cède son poste de maire d'Évry, Le Figaro, 3 juin 2012.
  48. Fonction pour laquelle il se fait octroyer une indemnité de 1 700 euros/mois
  49. Manuel Valls assouplit les critères de naturalisation, Lesechos.fr, 18 octobre 2012
  50. Naturalisation : Les libéralités de Valls, Fabrice Madouas, Valeurs actuelles, 25 octobre 2012
  51. Valls accueilli à Asnières par une manifestation en faveur des sans-papiers, liberation.fr, 28 janvier 2013
  52. Immigration : en 2013, Valls aura régularisé 10.000 sans-papiers supplémentaires, Jean-Marc Leclerc, lefigaro.fr, 6 novembre 2013
  53. référence imprécise : émission Dimanche +, Canal+ le 20 janvier 2013, à la 25e minute.
  54. Le Figaro, « Dans l'affaire Dieudonné, Manuel Valls assume "prendre des risques" »,‎ 9 jan 2014
  55. TF1, « Dieudonné : Valls se met-il sur la sellette ? »,‎ 9 janvier 2014
  56. RTL, « "Valls a politisé l'affaire Dieudonné pour tenter de reprendre la main" »,‎ 7 janvier 2014
  57. Le Parisien, « Voici la circulaire anti-Dieudonné envoyée par Valls aux préfets »,‎ 6 jan 2014
  58. a et b Le Monde, « Le spectacle de Dieudonné interdit au Zénith de Nantes, par arrêté du préfet »,‎ 8 janvier 2014
  59. Les Échos, « Dieudonné : la justice autorise son spectacle à Nantes »,‎ 9 jan 2014
  60. Le Figaro, « Dieudonné: Valls saisit le Conseil d'État »,‎ 8 jan 2014
  61. Le Monde, « Le Conseil d'Etat maintient l'interdiction du spectacle de Dieudonné à Nantes »,‎ 9 janvier 2014
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  65. « Extrême droite : Valls annonce la dissolution de l'Œuvre française et Jeunesses nationalistes », Le Huffington Post, 24 juillet 2013
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  71. « De quoi Manuel Valls est-il le signe ? », Le Monde, 4 avril 2014
  72. « Les propos les plus iconoclastes de Manuel Valls », Slate, 31 mars 2014
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  79. http://www.leparisien.fr/politique/premier-debat-des-primaires-manuel-valls-sur-l-aile-droite-14-09-2011-1606797.php
  80. http://www.lopinion.fr/20-aout-2013/valls-cible-l-aile-gauche-gouvernement-3164
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  107. Christophe Cornevin, « Roms: Manuel Valls affiche sa fermeté », sur LeFigaro.fr,‎ 14 mars 2013
  108. http://rue89.nouvelobs.com/2009/06/10/manuel-valls-aimerait-plus-de-blancs-dans-sa-ville-devry
  109. « Valls (PS) pour un financement public des mosquées. », Libération, 2 décembre 2003
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  113. a et b Stéphanie Le Bars, « Manuel Valls défend "la liberté de porter la kippa" », sur Le Monde,‎ 23 septembre 2012
  114. Stéphanie Le Bars, « Manuel Valls, partisan d'une « laïcité exigeante », Le Monde, 1er avril 2014
  115. « Cannabis : Valls en “désaccord total” avec la proposition de Vaillant », nouvelobs.com, 12 octobre 2009.
  116. Le délit d'outrage à "La Marseillaise" laisse la gauche sans voix, Le monde, 26 janvier 2003
  117. Thomas Wieder, « Comment Valls bouscule la communication de Matignon », Le Monde, 17 avril 2014
  118. Sébastien Tronche, « Les similitudes entre le discours de politique générale de Manuel Valls et celui d’investiture de Nicolas Sarkozy en 2007 », Le Lab Europe 1, 9 avril 2014
  119. « Algerie : « la polémique est derrière nous » (Valls) », sur lefigaro.fr,‎ 23 décembre 2013
  120. Ouattara Ouakaltio, « Coopération: Manuel Valls fait commandeur dans l’ordre du mérite ivoirien », sur http://www.fratmat.info,‎ 17 novembre 2013 (consulté le 20 avril 2014)
  121. « Le député socialiste Manuel Valls fait Commandeur du Ouissam alaouite »
  122. [ http://gw.geneanet.org/gntstarmanuelcarlosv?lang=fr&pz=manuel+carlos&nz=valls&ocz=0&m=A&p=manuel+carlos&n=valls&sosab=10&color=&t=G&siblings=on&notes=on&src=on&v=14 Généastar : Ascendants de Manuel Valls]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages de Manuel Valls[modifier | modifier le code]

Ouvrages sur Manuel Valls[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]