Alise-Sainte-Reine

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Alise-Sainte-Reine
Alise-Sainte-Reine vue depuis la terrasse du MuséoParc Alésia
Alise-Sainte-Reine vue depuis la terrasse du MuséoParc Alésia
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Côte-d'Or
Arrondissement Montbard
Canton Venarey-les-Laumes
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Alésia et de la Seine
Maire
Mandat
Laurent Maillard
2014-2020
Code postal 21150
Code commune 21008
Démographie
Gentilé Alisien
Population
municipale
611 hab. (2011)
Densité 160 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 32′ 15″ N 4° 29′ 27″ E / 47.5375, 4.49083333333 ()47° 32′ 15″ Nord 4° 29′ 27″ Est / 47.5375, 4.49083333333 ()  
Altitude Min. 237 m – Max. 407 m
Superficie 3,83 km2
Localisation

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Alise-Sainte-Reine

Alise-Sainte-Reine est une commune française située au centre du département de la Côte-d'Or en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la plaine des Laumes, à 17 km du chef-lieu d'arrondissement Montbard et à 50 km au nord-ouest de Dijon. L'Ozerain, petite rivière sous-affluent de la Seine, forme sa limite au sud. Le village s'étend au pied du mont Auxois, une butte témoin s'élevant à 180 m au dessus de la plaine et ancien oppidum gaulois qui accueillit par la suite une cité gallo-romaine.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Venarey-les-Laumes Grésigny-Sainte-Reine Rose des vents
N
O    Alise Sainte-Reine    E
S
Mussy-la-Fosse Flavigny-sur-Ozerain

Étymologie[modifier | modifier le code]

Du fait de son identification avec Alésia, l'origine du nom d'Alise-Sainte-Reine a fait l'objet de nombreuses études. Plusieurs pistes ont été proposées à partir d'une racine *alis, trois propositions principales ont été faites des toponymistes ou des linguistes pour expliquer le nom Alesia[1]:

Ces points sont confirmés par Jacques Lacroix[2] dans son étude sur le dieu d'Alise : Alisanos[3].

La recherche sur l'alisier reste largement inachevée malgré les nombreuses tentatives pour développer le sujet[4],[5]. Le thème de l'oronyme *alis ou *ales, « hauteur rocheuse », est celui qui est actuellement le plus fréquemment mis en avant pour expliquer le nom d'Alésia. Il serait issu d'une racine indo-européenne *palis *pales, le [p] initial s'étant amuï en celtique, alors qu'au contraire, il se maintient en latin dans le toponyme Palatinus (mont Palatin) par exemple. En germanique, le [p] indo-européen mute en [f] ce qui donnera *falisa en vieux bas-francique, felisa en vieux haut allemand, d'où l'allemand Fels « rocher »[6],[7],[8],[9]. Un certain nombre de chercheurs estiment par ailleurs que cette dernière signification peut convenir au site d'Alise-Sainte-Reine qui comporte en effet des falaises.

L'explication par un hydronyme a été évoquée précocement, puisque dès 1901 Camille Jullian affirmait que le nom d'Alise dérivait de la source présente au cœur même du village, et très célèbre jusqu'au début du XXe siècle[10]. Il devait récidiver en 1908 en décomposant le radical *Alis en deux thèmes AL + IS[11]. En 1956, Paul Lebel ne reprendra pas cette juxtaposition de deux thèmes hydronymiques, il proposera plutôt pour certains cours d'eau un prototype *alisa qui était selon lui postérieur à la période celtique, c'est pourquoi dans le cas d'Alésia, il optera en définitive pour l'oronyme[12]. Ces études étant relativement anciennes, il a été démontré depuis qu'il n'y avait pas de thème hydronymique IS et que les types Oise (Isara), Isère, Isar, etc. étaient issus d'un type hydronymique isara signifiant « l'impétueuse, la rapide », semblable à l'adjectif indo-européen *isərós [ish₁-rós] « impétueux, vif, vigoureux » , d'une racine indo-europénne *eis(ə) impliquant une idée de mouvement[13].

En 1990, l'étude de l'étymologie du nom d'Alésia est reprise par Marianne Mulon[14], elle écrit que la piste oronymique comme la piste hydronymique[15] sont toutes les deux des propositions « raisonnables ». La même année Ernest Nègre dans sa toponymie générale de la France, vol, 1, explique le nom d'Alise-Sainte-Reine par un préceltique *alis + Suffixe Gaulois -ia et il indique qu'il s'agit d'un dérivé qui a dû désigner la source[16]. En 1995, l'historien François Lassus et le linguiste Gérard Taverdet annotent l'étude d'Ernest Nègre en précisant que son explication par un hydronyme est légitime du fait de la source thermale présente à Alise[17]. En 2007, Gérard Taverdet précise que cette source a fait l'objet de nombreux pèlerinages, tout en étant exploitée pour la thérapie[18].

En 2010, Stéphane Gendron, autre toponymiste, pose la question sans trancher : s'agit-il d'une racine *ales désignant la montagne, ou d'une racine *alis désignant la source ? Il rajoute toutefois que le village possède une source minérale et un sanctuaire gaulois avec établissement de bains ayant une fonction thérapeutique[19],[20].

Les eaux curatives du site étaient sans doute célèbres depuis l'époque celtique. À l'époque moderne le commerce de l'eau minérale d'Alise dépassait largement les frontières de la Bourgogne et s'étendait même à l'Europe ; il dura jusqu'au début du XXe siècle[21]. Quant au sanctuaire, très vaste, il était dédié à Apollon Moritasgus[22],[23]. Jacques Lacroix rappelle que cette divinité guérisseuse était liée à l'eau, le premier élément de son nom Mori- désignant la mer ou l'eau comme dans are-morica (Armorique) ou dans la peuplade maritime des Morins (morini)[24].

Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune a porté les noms d'Alise et de Petite-Alise[25].

Histoire[modifier | modifier le code]

Statue de Vercingétorix par Aimé Millet
  • Alise rappelle fortement Alésia et cela n'est peut-être pas un hasard puisque la commune s'étend au pied du mont Auxois, oppidum gaulois attesté par des fouilles archéologiques et site fort probable, bien qu'encore contesté par certains, de l'antique place forte défendue par Vercingétorix.
  • Sainte-Reine est directement issu du nom de la martyre chrétienne sainte Reine qui fut décapitée en ce lieu en 252 apr. J.-C., et dont la commune a fait sa sainte patronne.

L'identification d'Alésia avec Alise[modifier | modifier le code]

Elle s'appuie sur un nombre désormais considérable d'arguments matériels et historiques :

  • Alise est le plus ancien site identifié avec Alésia, l'identification étant déjà faite à l'époque carolingienne. Napoléon III, passionné par la découverte du site d'Alésia, au point que selon J. Carcopino [26]"il s'enfermait presque tous les soirs, après dîner, deux heures de suite dans son cabinet pour dépouiller les rapports et les documents à lui remis par Stoffel", eut à choisir entre Alise Sainte Reine et Alaise en Franche-Comté. Il se décida pour Alise Sainte Reine, après avoir écarté Alaise dont les dispositions topographiques ne correspondaient pas au texte de César[27].
  • Il n'y a pas d'incompatibilités véritables entre le texte de César et le site si l'on accepte l'hypothèse que César, pour ce cas seulement, s'adressait à un public romain peu soucieux de précisions topographiques sur un site qu'il ne verrait jamais, et d'autre part qu'il écrivait un récit destiné à le valoriser en suivant un certain nombre de règles rhétoriques et de lieux communs, notamment ceux du récit historique du siège.
  • Le texte de Dion Cassius plaçant Alésia chez les Séquanes est tardif et peut être erroné ; sa valeur comme source ne peut pas être placée au-dessus du texte de César ni du texte de Strabon qui consacre une demi-page (Géographie, 4, 2, 3) aux événements d'Alésia. Strabon situe formellement les Séquanes à l'Est de la Saône, mais il place les Mandubiens et leur oppidum Alésia de connivence et plus près des Arvernes que des autres peuples gaulois[28]. Si les remarques de Diodore de Sicile sur Alésia sont moins tardives que celle de Dion, leur valeur ne doit pas être exagérée et ne peuvent guider totalement une recherche. Elles ne concernent pas au demeurant la localisation du site mais surtout son caractère religieux. Diodore de Sicile écrivant son œuvre "Bibliothèque historique" quelques années après l'assassinat de César, décrit Alésia comme une "très grande ville", située sur un oppidum "inexpugnable", un centre religieux panceltique "foyer et métropole de toute la Celtique"[29].
  • Si l'oppidum du Mont Auxois à Alise a d'abord révélé des constructions gallo-romaines postérieures à la bataille, ses niveaux gaulois contemporains de la guerre des Gaules sont désormais connus et identifiés sans contestation possible.
  • Une inscription gauloise en caractères latins[30],[31],[32] d'époque romaine nous assure du nom du lieu : « Alisiia », l'identification de la forme gauloise du nom avec la forme latine Alesia s'explique par la phonologie des voyelles brèves /e/ et /i/ en gaulois[33],[34].
  • Les fouilles du règne de Napoléon III ont dégagé des traces nettes de travaux de siège romains. Longtemps critiquées, leur valeur a été confirmée par les fouilles menées durant les années 1990 par une équipe franco-allemande. Les fortifications temporaires romaines retrouvées ne sont pas contradictoires avec le texte de César, même si elles révèlent que ce dernier a parfois généralisé certaines de ses descriptions. Les fouilles montrent la capacité d'adaptation au terrain du dispositif.
  • Les trouvailles monétaires du XIXe siècle ont vu leur authenticité confirmée par les travaux scientifiques récents dont ceux de Jean-Baptiste Colbert de Beaulieu, et par les nouvelles trouvailles effectuées durant les années 1990. Le nombre important de monnaies romaines s'explique aisément par la présence des légionnaires de César. La très grande diversité des monnaies gauloises, avec d'importants ensembles arvernes (dont des monnaies de Vercingétorix), éduennes et séquanes, ne peut s'expliquer que par la présence des troupes de la coalition.
  • La trouvaille d'une balle de fronde au nom de Labienus, lieutenant de César, dans un des camps romains lors des dernières fouilles lie sans aucune contestation possible ces travaux de fortification à la guerre des Gaules et à l'armée de César.
  • Les campagnes de photographies aériennes archéologiques menées depuis 1959 mettent en évidence la continuité des fossés correspondant aux contrevallations et circonvallations du siège d'Alésia[35].

Au regard de ces faits, la controverse sur la localisation de la bataille est considérée comme tranchée par la communauté des historiens et archéologues professionnels en France et à l'étranger (où la controverse n'a jamais eu beaucoup d'écho). Des associations et des particuliers continuent cependant à avancer des hypothèses alternatives[36], telle Chaux-des-Crotenay dans le Jura.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

« Centre d’interprétation des assiégeants » du MuséoParc d'Alésia.

Le site gallo-romain[modifier | modifier le code]

  • Site archéologique d'Alésia : après le siège d'Alésia, le lieu n'est pas abandonné ; les fouilles récentes ont mis au jour les ruines de bâtiments qui témoignent de la romanisation du site. Au nord-ouest se trouvait tout d'abord un théâtre caractéristique de la Gaule romaine : doté d'une cavea en forme de demi-cercle ; le public s'asseyait sur des gradins en bois, qui ont disparu avec le temps. Les acteurs se produisaient sur l'orchestra. La capacité d'accueil du théâtre est estimée à 5 000 places, ce qui est peu par rapport au théâtre d'Autun (20 000 places). Le mur circulaire de la cavea devait mesurer 81 mètres. À l'est du théâtre se tenait un temple, une association courante dans les villes gallo-romaines, dans un complexe à vocation religieuse et cultuelle. Composé d'une cella, ce temple s'élevait sur un podium, comme la Maison Carrée à Nîmes. De dimensions modestes, il s'ouvrait à l'est conformément aux exigences du culte. Sa façade devait comporter quatre colonnes, dont il ne reste rien aujourd'hui. Les archéologues pensent que ce temple était dédié à Taranis ou à Jupiter. Il était entouré d'une enceinte, construite au IIe siècle de notre ère. Les objets retrouvés sur le site et conservés au musée d'Alésia témoignent de l'apparition d'un culte à Cybèle au IIIe et IVe siècles.
Cave d'une maison gallo-romaine, Alise-Sainte-Reine

À côté du temple, une basilique concentrait les fonctions politiques et judiciaires de la cité. C'est dans ce type de bâtiment que se tenaient les séances de la curie et des tribunaux. Les affaires de la cité étaient aussi discutées sur la place publique, le forum. Ce dernier était bordé de boutiques et servait de lieu de rencontres, de réunion pour la ville. Au nord du forum a été retrouvé le monument dit d'Ucuetis, siège de la corporation des bronziers. Il servait aussi de sanctuaire pour honorer les divinités Bergusia et Ucuetis.

Alise-Sainte-Reine dans les arts[modifier | modifier le code]

Alise-Sainte-Reine est citée dans le poème d’Aragon, Le Conscrit des cent villages, écrit comme acte de Résistance intellectuelle de manière clandestine au printemps 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale[41].

Manifestations culturelles[modifier | modifier le code]

  • Chaque dernier samedi et dimanche d'août, représentation du mystère de sainte Reine, tradition qui remonterait à 866.
  • Festival des Nuits Péplum d'Alésia, festival de musiques actuelles, fin juillet.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
  mars 1989 Jacques Beauger    
mars 1989 mars 2008 Jacques Barozet DVG  
mars 2008   Laurent Maillard    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune de Alise-Sainte-Reine comptait 611 habitants. À partir du XXIe siècle siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Les autres chiffres sont des estimations.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
701 395 656 677 677 681 776 758 798
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
741 734 735 707 757 734 703 698 642
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
603 563 528 584 571 582 619 654 691
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
699 755 707 717 667 674 695 624 611
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[42] puis Insee à partir de 2004[43].)
Histogramme de l'évolution démographique

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • André Berthier, André Wartelle, Alésia, Nouv. Éd. Latines, Paris, 1990
  • Albert Dauzat, Gaston Deslandes et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de rivières et de montagnes en France, Klincksieck, Paris, 1978.
  • Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise : Une approche linguistique du vieux-celtique continental, Errance, Paris, 2003
  • Camille Jullian, « Notes gallo-romaines Alésia », Revue des études anciennes, 1901, p.140.
  • Camille Jullian, « Le nom d'Alésia » dans pro Alésia 1, 1907-1908, p. 241.
  • Jacques Lacroix, préf. V. Kruta, Les noms d’origine gauloise. La Gaule des combats, vol 1, Errance, Paris, 2003
  • Jacques Lacroix, Les noms d’origine gauloise. La Gaule des dieux, vol 3, Errance, Paris, 2007.
  • Pierre-Yves Lambert, La langue gauloise : Description linguistique, commentaire d’inscriptions choisies, Errance, Paris, 2003
  • François Lassus et Gérard Taverdet, Noms de lieux de Franche-Comté. Introduction à la toponymie, Bonneton, 1995
  • Paul Lebel, Principes et Méthodes d'hydronymie Française, Paris, 1956.
  • Joël Le Gall, Alésia. Archéologie et histoire, Fayard, Paris, 1963
  • Ernest Nègre, « Alisia qui a dû désigner d'abord la source. L'hydronyme Alzonne en France », dans Otto Winkelmann, Maria Braisch, Festschrift für Johannes Hubschmid zum 65. Geburtstag. Beiträge zur allgemeines, indogermanischen and romanischen Sprachwissenschaft, Bern-Munich, Francke, 1982, p. 627.
  • Ernest Nègre, La toponymie générale de la France, vol, 1, Genève, 1990
  • Michel Reddé, Alésia. L'archéologie face à l'imaginaire, Paris, 2003
  • Gérard Taverdet, Les noms de lieux de Bourgogne, Bonneton, 2007
  • J.Carcopino "Alésia et les ruses de César" Paris, 1958, p.44-45
  • César "Bellum Gallicum" Commentaires de Jules César sur la guerre des Gaules.
  • Sous la direction de Danielle Porte, collectif, « Alésia, la supercherie dévoilée », édition Pygmalion, 2014. (ISBN 9782756414508). Cet ouvrage appuie la localisation à Chaux-des-Crotenay.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat, Gaston Deslandes et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de rivières et de montagnes en France, Klincksieck, Paris, 1978, pp. 5 et 8.
  2. Jacques Lacroix, Les noms d’origine gauloise. La Gaule des dieux, vol 3, Errance, Paris, 2007, pp. 37 et 38.
  3. Sur le théonyme, voir aussi : Pierre-Yves Lambert La langue gauloise : Description linguistique, commentaire d’inscriptions choisies, Errance, Paris, 2003, p. 105, pp. 137 et 138.
  4. François Lassus et Gérard Taverdet, Noms de lieux de Franche-Comté, introduction à la toponymie, Bonneton, 1995, p. 153 : les auteurs signalent au sujet de la racine *alisa que la discussion est vive parmi les linguistes.
  5. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise : une approche linguistique du vieux-celtique continental, Paris, Errance, 2003, p. 39.
  6. Xavier Delamarre, op. cit., p. 39.
  7. Gérard Taverdet, Les noms de lieux de Bourgogne. Bonneton, 2007, p. 25.
  8. Jacques Lacroix, préface de Venceslas Kruta, Les noms d’origine gauloise. La Gaule des combats, vol 1, Paris, Errance, 2003, p. 125.
  9. Contribution de Marianne Mulon dans André Berthier, André Wartelle, Alésia, Paris Nouv. Éd. Latines, 1990, p. 290.
  10. Camille Jullian, notes gallo-romaines Alésia dans revue des études anciennes, 1901 p.140, ainsi que : Le nom d'Alésia dans pro Alésia 1, 1907-1908, pp. 241 et 242.
  11. IS est un thème hydronymique bien connu, on le retrouve notamment dans les noms de l'Isère ou de l'Oise.
  12. Paul Lebel, Principes et Méthodes d'hydronymie Francaise, Paris, 1956, 207-209 et p. 306 note 1.
  13. Xavier Delamarre, op. cit., p. 191.
  14. Marianne Mulon, op. cit., pp. 289-292.
  15. Thème repris aussi chez Xavier Delamarre, op. cit., p.  39 : « Alisia et ses dérivés Alisontia, Alisincum etc., se retrouvent dans de nombreux toponymes et hydronymes de la Gaule ».
  16. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, vol, 1, Genève, 1990 § 1016 racine *Alis, 22-27. Voir aussi : Alisia qui a dû désigner d'abord la source. L'hydronyme Alzonne en France dans Festschrift für Johannes hubschmid zum 65. Geburtstag, 1982, p. 627.
  17. François Lassus et Gérard Taverdet, op. cité, p. 35.
  18. Gérard Taverdet, op. cité, p. 24.
  19. Stephane Gendron, « Les noms de la forteresse en Gaule », in L'archéologue, n° 108, 2010, pp. 65 et 66.
  20. La découverte du sanctuaire par Emile Espérandieu fut au départ motivée par la volonté de vérifier l'hypothèse de l'hydronyme : E. Espérandieu, Note sur le temple de source du Mont Auxois, CRAI, 53-7, 1909, pp. 498-506.
  21. Michel Reddé, Alésia. L'archéologie face à l'imaginaire, Paris, 2003, p. 73.
  22. Michel Reddé, op.cité, pp. 129 et 130.
  23. Joël Le Gall, Alésia. Archéologie et histoire, Paris, Fayard, 1963, p. 139.
  24. Jacques Lacroix, La Gaule des dieux, op. cité, p. 97.
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Alise-Sainte-Reine », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 31 juillet 2012)
  26. . Carcipino "Alésia et les ruses de César", Paris 1958, p.44-45
  27. Bellum Gallicum "Les Commentaires de César sur la Guerre des Gaules", nombreuses rééditions
  28. Strabon "Géographie" collection Universités de France, tome 2 (livres 3 et 4)
  29. Diodore de Sicile "Bibliothèques Historique"
  30. CIL XIII, 2880.
  31. Michel Lejeune, La dédicace de Martialis à Alise, REA, 81, 3-4, 1979, pp. 251-260.
  32. RIG II, 1, pp. 147-155.
  33. Le grammairien Consentius atteste que les Gaulois prononçaient e et i de façon analogue. Voir Pierre-Marie Duval, La Gaule jusqu'au milieu du Ve siècle, Paris, 1971, p. 774.
  34. Pierre-Yves Lambert, La langue gauloise, Paris, 2003, p. 43. Avec l'exemple d'Alésia.
  35. Dossiers d'Archéologie, Alésia, comment un oppidum gaulois est entré dans l'histoire, n°305, juillet-août 2005. Un cas d'école pour la photographie aérienne, pp. 46-55.
  36. voir « Siège d'Alésia » pour une bibliographie sur la bataille et un développement sur la controverse de la localisation.
  37. MuséoParc Alésia, ouverture à partir de 2010-2011.
  38. Isabelle Chenu, « Ouverture du MuséoParc, la bataille d’Alésia continue », sur RFI,‎ 27 mars 2012.
  39. « Temple à la Croix Saint-Charles ».
  40. Archéologia, n°482, novembre 2010, p. 38.
  41. Louis Aragon, « Le Conscrit des cent villages », publié initialement dans La Diane française, consulté dans Pierre Seghers, La Résistance et ses poètes : France, 1940-1945, Paris : Seghers, 2004 (2e édition). (ISBN 2-232-12242-5), p. 373-375
  42. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  43. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011