Claude Basire

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Claude Basire

Description de l'image  ClaudeBasire.jpg.
Nom de naissance Claude Basire
Naissance 1764
Dijon
Décès 1794 (à 29 ans)
Paris
Nationalité Drapeau de la France France
Profession Homme politique

Claude Basire ou Bazire, né le 15 mai 1764 à Dijon et guillotiné le à Paris, est un homme politique conventionnel français dont l’activité s’exerça durant la Révolution.

Biographie[modifier | modifier le code]

Simple commis aux archives de Bourgogne, Basire soutient très vite les idées révolutionnaires et devient, en 1790, membre du directoire du district de Dijon.

Élu à l’Assemblée législative, il fait partie du club des Cordeliers. Il vote la suppression des costumes religieux et la liberté des cultes, demande la séquestration des biens des immigrés, et dénonce l'existence du comité autrichien. Il se prononce pour la déposition du roi. Il prend une part très active à la journée du 10 août 1792. C'est à lui que l'on doit la défense d'inhumer dans les églises.

Réélu par le département de la Côte-d'Or à la Convention nationale, il devient plusieurs fois membre du Comité de sûreté générale et est un des membres du Comité de secours publics. Siégeant à l’extrême gauche de la Montagne avec Antoine Merlin de Thionville et François Chabot, il attaque violemment les Girondins et dénonce Brissot et Louvet.

Lors du procès du roi Louis XVI, il vote pour la culpabilité, contre l’appel du jugement du peuple, pour la peine de mort et contre le sursis et propose la loi qui ordonne le tutoiement. Envoyé à Lyon, en février 1793, il se montre très modéré. Il était absent lors de la demande de mise en accusation de Marat. Il vote contre le rapport du décret qui avait cassé la Commission des Douze et propose d’établir des Comités de salut public dans les départements. Il demande la mise en état d’arrestation du général Custine.

Cependant, jugé trop modéré, il devient suspect. On l’accuse d’avoir trempé dans l’affaire de la falsification d’un décret de la Convention relatif à la liquidation de la Compagnie des Indes orientales. Il ne parvient pas à se justifier complètement ; il est arrêté le et enfermé au Luxembourg.

Traduit devant le Tribunal révolutionnaire avec les dantonistes du 13 au 16 germinal an II, il est condamné à mort et guillotiné avec eux.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dezobry et Bachelet, Dictionnaire de biographie, t.1, Ch.Delagrave, 1876, p.234