Busserotte-et-Montenaille

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Busserotte-et-Montenaille
Chapelle Saint-Ambroise de Busserotte-et-Montenaille.
Chapelle Saint-Ambroise de Busserotte-et-Montenaille.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Côte-d'Or
Arrondissement Arrondissement de Dijon
Canton Canton de Grancey-le-Château-Neuvelle
Intercommunalité CCST
Maire
Mandat
Jean-Marie Mugnier
2014-2020
Code postal 21580
Code commune 21118
Démographie
Population
municipale
33 hab. (2011)
Densité 5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 39′ 50″ N 4° 58′ 39″ E / 47.6638888889, 4.977547° 39′ 50″ Nord 4° 58′ 39″ Est / 47.6638888889, 4.9775  
Altitude Min. 359 m – Max. 487 m
Superficie 6,56 km2
Localisation

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Busserotte-et-Montenaille

Busserotte-et-Montenaille est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Grancey-le-Château-Neuvelle Rose des vents
N
O    Busserotte-et-Montenaille    E
S
Bussières Courlon

Histoire[modifier | modifier le code]

De toute origine, ces deux villages dépendaient de la seigneurie de Grancey (aujourd'hui Grancey-le-Château).

Montenaille est donné à titre d'aumône aux Templiers de Bure en 1132, et fait retour en 1312, avec l'extinction de l'Ordre, à la maison de Grancey. Il y avait à Montenaille un hospital.

Busserotte jusqu'au XIVe siècle appartient à la seigneurie de Courlon, elle-même en fief de Grancey (Grancey-le-Château). Les revenus d'une partie du village, dont le moulin seront donnés, à titre d'aumône, aux chanoines de la collégiale Saint-Jean-l'Évangéliste de Grancey vers 1365. Cette possession sera l'objet au fil des années de plusieurs échanges entre les chanoines et les seigneurs de Grancey. Ces derniers s'étant toujours réservé le droit de justice. Puis le moulin est vendu comme Bien National en 1791.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Jean-Marie Mugnier    
1863   M. Demongeot    
1849   M. Morizot    
1771   Antoine Darantière    
25 pluviose An 13   M. Darantière    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 33 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
183 181 173 133 131 130 131 99 99
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
100 107 100 89 66 130 71 76 66
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
71 63 68 55 48 51 45 38 39
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
39 46 39 35 33 30 30 33 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Le recensement de 1793 (ADCO) compte 117 personnes : 57 à Montenaille et 60 à Busserotte.

Industrie[modifier | modifier le code]

Si le cadastre de 1830 nous donne l'emplacement de deux moulins à Busserotte, des textes datant de 1333 en mentionnent déjà un.

Un plan de 1857 nous signale, en plus de ces deux moulins, la présence d'un battoir à blé, d'un moulin à plâtre et d'un four à plâtre.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle Saint-Ambroise

Sa partie la plus ancienne date du XIIIe siècle. Cette chapelle est implantée sur les flancs d’un coteau escarpé dominant Busserotte. Elle est placée sous le vocable de Saint Ambroise (340397, archevêque de Milan).

Cette église possède un campanile à double arcade qui surplombe l’arc triomphal. Il est depuis le XVe siècle protégé par un toit de merrain.

La chapelle se compose de quatre parties :

  • Le narthex, éclairé à droite par deux baies géminées en plein cintre, est l'endroit ou traditionnellement on enterrait les enfants morts sans baptême.
  • La nef possède des ouvertures uniquement à droite, quatre fenêtres étroites et cintrées aux arêtes extérieures chanfreinées. A remarquer une litre sur les murs extérieurs.
  • Le chœur, dont la voûte en plein cintre est éclairée par une fenêtre à linteau triangulaire. On y trouve une peinture présentant un dais avec tentures en trompe-l'œil et plusieurs inscriptions. Autour du médaillon : « JM/AP/FJMH/1771 et 1853 » ; Sur le mur nord : « Si l’amour de Marie dans ton cœur est gravé en passant n’oublie pas de lui dire un Avé » ; Sur le mur sud : « Loué soit à jamais le très saint sacrement de l’autel ». Au-dessus de l’autel on trouve deux angelots en bois doré. Le maître autel et les boiseries latérales sont du XVIIe siècle.
  • La chapelle seigneuriale Sainte-Catherine où se trouvent des peintures murales que l'on devine encore. Elle représentent la crucifixion et les apôtres sur un fond de paysage.

Le donateur de cette fresque pourrait être le personnage qui apparaît en costume du XVIIe siècle. Peut-être le seigneur de Bussières.

  • Monument aux morts.

Deux plaques commémoratives, l'une à la mairie et la seconde à l'église, pour ses disparus de 1914-1918 : Irénée Sirurguet (21 ans) et Paul Guenin (31 ans).

  • Commanderie des Templiers (propriété privée, ne se visite pas).

Surnom et sobriquet[modifier | modifier le code]

Busserotte, « Lé cul de singe », nom vulgaire des nèfles. Il faut peut-être y voir aussi un moyen de traiter les habitants de Busserotte de "pas grand chose" ?

Montenaille, « les éventai », encore un terme de mépris qui désignait autrefois les couples stériles à moins que ce sobriquet ne vienne de la situation du village qui est exposé à tous les vents.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011


Lien externe[modifier | modifier le code]

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