Saint-Symphorien-sur-Saône

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Saint-Symphorien-sur-Saône
L'embouchure du canal du Rhône au Rhin sur la Saône.
L'embouchure du canal du Rhône au Rhin sur la Saône.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Côte-d'Or
Arrondissement Beaune
Canton Saint-Jean-de-Losne
Intercommunalité Rives de Saône
Maire
Mandat
Marie-Josèphe Lottier
2014-2020
Code postal 21170
Code commune 21575
Démographie
Population
municipale
361 hab. (2011)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 06′ 12″ N 5° 18′ 17″ E / 47.1033333333, 5.3047222222247° 06′ 12″ Nord 5° 18′ 17″ Est / 47.1033333333, 5.30472222222  
Altitude Min. 180 m – Max. 191 m
Superficie 7,9 km2
Localisation

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Liens
Site web stsymphorien-saone.fr

Saint-Symphorien-sur-Saône est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Échenon Les Maillys Rose des vents
Saint-Usage
Losne
N Laperrière-sur-Saône
Samerey
O    Saint-Symphorien-sur-saône    E
S
Aumur (Jura) Abergement-la-Ronce (Jura)

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines, toponymie et étymologie[modifier | modifier le code]

Les origines de Saint-Symphorien-sur-Saône demeurent méconnues. Néanmoins, les traces d'une voie romaine et de formes agraires fossiles romaines dans la Bauche[1], ainsi que les restes d'une forge gallo-romaine, de culots de poteries, et de tuileaux, dans le coupis Delaitre[2], attestent de son existence dès cette époque.
Le village doit son nom à saint-Symphorien, noble d'Autun, décapité au IIe siècle par les Romains pour avoir refusé de se prosterner devant la statue de la déesse Cybèle[3].

Moyen Âge et Ancien Régime[modifier | modifier le code]

En 1046, l'église du village, placée sous le vocable de saint Symphorien, est donnée par l’archevêque de Besançon, Hugues Ier, au prieuré de Losne qui l'intègre dans son nullius dioecesis.
Les droits des religieux sont confirmés en 1264 par le pape Urbain IV[4].
En 1267, le duc de Bourgogne Hugues IV, échange avec le seigneur de Pagny, Hugues d’Antigny, plusieurs petites seigneuries contre Laperrière, Samerey, Saint-Seine-en-Bâche, ainsi que des terres à Échenon et à Foucherans, pour créer une châtellenie tampon entre le duché et le comté de Bourgogne.
Saint-Symphorien y est intégré en 1272, avec une partie des Maillys et de Franxault.
L'ensemble sera érigé en marquisat au XVIe siècle.
C'est donc Laperrière qui administre le village jusqu'à la Révolution[5].
En 1784, le prince de Condé, venant de Digoin, pose la première pierre du canal du Rhône au Rhin. Les travaux durent jusqu'en 1803 : outre le canal, deux ponts, une écluse, et des moulins à eau sont construits sur le territoire de Saint-Symphorien.

Révolution à fin du Second Empire (1789-1870)[modifier | modifier le code]

En 1789, Saint-Symphorien-Sur-Saône devient une commune. Jusqu’en 1792, le traitement des affaires courantes est effectué par délibération des habitants, comme il en était de coutume avant la Révolution. Les biens de la fabrique paroissiale, de l'église et d'un prêtre émigré sont Bien national|nationalisés.
En 1792, le maire se substitue aux délibérations villageoises, un arbre de la liberté est planté, le village est renommé Bellevue-sur-Saône[6] et demande vainement son rattachement à Losne.
En 1793, l'élan de liberté hisse un manouvrier, Jean Lorimey, à la tête de la commune, en même temps que se meurt l'arbre de la liberté planté l'année précédente.
Durant le Premier Empire, la commune reprend son nom initial, est est rattaché au canton de Saint-Jean-de-Losne et à l'arrondissement de Beaune.
En 1832, une société de chargement et déchargement des péniches du canal est créée, avant d'être dissoute sous le Second Empire.
En 1844, la commune met en place un atelier de bienfaisance pour les indigents du village.
En 1848, les électeurs votent majoritairement pour Louis Napoléon Bonaparte, mais l'abstention avoisine les 40 %. La même année, le curé, jugé fanatique par certains habitants, fait déporter et licencier les instituteurs Chouave et Lucotte, qu’il dénonce comme socialistes.
En 1851, le coup de force de Louis-Napoléon Bonaparte est majoritairement approuvé, en dépit d'une forte abstention. En 1856, le curé est à son tour accusé, pour attentat à la pudeur contre des jeunes filles.
En 1857, et 1869, les candidats bonapartistes à la députation remportent les voix du village. Toutefois, le candidat opposant Magnin, propriétaire de bois dans la commune, gagne la majorité en 1861.
En 1863, après un vif débat, la maison Bretin est achetée par la commune pour y installer la nouvelle école.
En 1870, à la suite de la défaite des troupes françaises à Sedan, le village contribue à hauteur de 11 907 francs, à la réparation de guerre exigée par l'occupant prussien[7].

Troisième République (1870-1940)[modifier | modifier le code]

Lors des élections législatives de 1871, Saint-Symphorien-Sur-Saône est le seul village à la ronde, à voter pour le candidat de droite.
En 1882, la commune crée une petite bibliothèque populaire.
En 1903, les funérailles de Mme Chaube, veuve de l'instituteur déporté en 1852, sont prises en charge par l'association Libre Pensée, et créent la polémique dans le canton.
En 1912, les champs ravagés par les rongeurs sont dératisés.
En 1913, l'électrification du village est entamée.
En 1919, la commune compte 14 enfants morts pour la Patrie.
Entre 1935 et 1939, un garderie accueille les jeunes enfants du village.
Durant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands investissent la mairie, et des sabotages sont effectués sur l'écluse du canal et sur la route de Saint-Jean-de-Losne[7].

Depuis 1945[modifier | modifier le code]

En 1945, le village est libéré par les troupes débarquées en Provence.
À partir de la fin des années 1950 et du début des années 1960, l'eau courante fait son entrée dans les maisons de la commune[7]..
En 2004, la commune adhère à la communauté de communes Rives de Saône.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1800 1802 Jacques Thielley    
1802 1813 Jean-Baptiste Lapostolle    
1813 1816 Jacques Michéa    
1816 1821 Claude Morel    
1821 1829 Jacques Michéa    
1829 1840 Jean-Baptiste Lespagnol    
1840 1845 Pierre Morel    
1845 1848 Jacques Lapostolle    
1848 1850 Jean-Baptiste Lapostolle    
1850 1852 Pierre Vachet    
1852 1856 Jacques Michéa    
1856 1865 Jean-Baptiste Lapostolle    
1865 1870 Jacques Morel    
1871 1876 Pierre Vachet    
1876 1876 François Vachet    
1876 1888 François Morlot    
1888 1893 François Vachet    
1893 1904 François Morlot    
1904 1908 Jules Vachet    
1908 1914 Jean-Baptiste Lapostolle (homonyme)    
1914 1929 Henri Vauchey    
1929 1935 Achille Chenevoy    
1935 1937 François Barbey    
1937 1944 Fernand Vachet    
1944 1965 Georges Charlemagne    
1965   Pierre Lapostolle    
mars 2008 en cours Marie-Josèphe Lottier    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 361 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
222 422 247 333 426 481 533 515 562
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
482 439 398 374 352 356 329 338 314
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
343 352 251 253 251 235 264 243 246
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
231 220 252 302 306 340 361 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Voie romaine et formes agraires fossiles (La Bauche).
  • Canal du Rhône au Rhin (XVIIIe-XIXe s) et sa cabine design (XXe s) de 6 m de haut, réalisée par Didier Faustino et baptisée Dr Jekyll & Mr Hyde, en référence au récit de Robert Louis Stevenson, à cause de son architecture duale.
  • Croix de cimetière (XIXe s).
  • Église Saint-Symphorien (reconstruite au XIXe siècle).
  • Monument aux morts (XXe s).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gérard Chouquer et Hans De Klijn, « Le finage antique et médiéval », revue Gallia, n°46, Paris, 1989.
  2. Jean Feuvrier, « Les voies romaines de la région de Dole », Bulletin archéologique du Comité des Travaux Historiques et Scientifiques, Paris, 1920
  3. Guy Souillet, « Saint-Symphorien dans la toponymie », Annales de Bretagne, n°66, 1959
  4. Claude Courtépée, Description du duché de Bourgogne, tome 2, Causse, Dijon, 1777 (1re édition)
  5. Serge Chenevoy, Villages d'Outre-Saône : Histoire de Laperrière-sur-Saône-Samerey-St-Seine-en-Bâche-St-Symphorien-sur-Saône, livre I, imprimerie de la coopérative ouvrière, Dijon, 1982
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Saint-Symphorien-sur-Saône », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 4 août 2012)
  7. a, b et c Chenevoy Serge, Villages d'Outre-Saône : Histoire de Laperrière-sur-Saône-Samerey-St-Seine-en-Bâche-St-Symphorien-sur-Saône, livre II, imprimerie de la coopérative ouvrière, Dijon, 1982
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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