Volgograd

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Volgograd
Волгоград
Blason de Volgograd
Héraldique
Drapeau de Volgograd
Drapeau
De haut en bas, de gauche à droite : pont autoroutier au dessus de la Volga, station Komsomolskaïa du métro de Volgograd, gare de Volgograd, propylée sur le quai de la Volga, mémorial du Kourgane Mamaïev.
De haut en bas, de gauche à droite : pont autoroutier au dessus de la Volga, station Komsomolskaïa du métro de Volgograd, gare de Volgograd, propylée sur le quai de la Volga, mémorial du Kourgane Mamaïev.
Administration
Pays Drapeau de la Russie Russie
Région économique Volga
District fédéral Sud
Sujet fédéral Flag of Volgograd Oblast.svg Oblast de Volgograd
Maire Irina Mikhaïlovna Gousseva
Code OKATO 18 401
Indicatif +7 8442
Démographie
Gentilé Volgogradois
Population 1 018 790 hab. (2013)
Densité 1 803 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 42′ N 44° 29′ E / 48.7, 44.483 ()48° 42′ Nord 44° 29′ Est / 48.7, 44.483 ()  
Altitude 24 m
Superficie 56 500 ha = 565 km2
Fuseau horaire UTC+04:00 (MSK)
Heure de Moscou
Cours d'eau Volga
Divers
Fondation 1589
Statut Ville depuis 1780
Ancien(s) nom(s) Tsaritsyne (1589-1925)
Stalingrad (1925-1961)
Localisation

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Volgograd
Liens
Site web www.volgadmin.ru
Sources
Liste des villes de Russie

Volgograd Prononciation (russe : Волгоград), anciennement appelée Tsaritsyne Prononciation (russe : Царицын ; 1589-1925) puis Stalingrad Prononciation (russe : Сталинград ; 1925-1961), est une ville de Russie et la capitale administrative de l'oblast de Volgograd. Elle est située sur la rive ouest du fleuve Volga. Durant la Seconde Guerre mondiale, la ville fut le théâtre de la bataille de Stalingrad, l'une des plus meurtrières de l'histoire, au cours de laquelle elle fut pratiquement anéantie. En 2013, sa population s'élevait à 1 018 790 habitants.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la ville.

Volgograd, qui se trouve à 905 km au sud-est de Moscou, est la ville russe la plus étendue, puisqu'elle s'étire sur environ 80 km le long de la Volga[1]. La majeure partie de la ville est située sur la rive droite de la Volga. On peut noter la présence de quelques îles (Sarpinsky, Golodny, Denejny) situées entre les deux rives qui peuvent être assimilées à la ville. Elles ne sont pas urbanisées mais abritent quelques datcha. Depuis 2006, deux ponts permettent de traverser le fleuve. Dans la partie sud de la ville est situé le canal Don-Volga, qui relie cette dernière au Don depuis 1952.

Armoiries[modifier | modifier le code]

  • Drapeau

Le drapeau de la ville de Volgograd représente un rectangle en tissu de couleur rouge, les armoiries de la ville sont placées en son centre. La couleur rouge est la couleur initiale d’une majorité de drapeaux russes[2], elle symbolise le courage et le sang versé au nom de la patrie, la force, l’énergie et le pouvoir.

  • Blason

Les blasons de la ville représentent un bouclier doré partagé en deux parties par le ruban de la médaille remise à la ville en mémoire de la défense de Stalingrad pendant la Seconde Guerre mondiale. La partie supérieure symbolise une forteresse pour le moins imprenable située sur la Volga. Elle est représentée par les créneaux colorés en rouge. Les armoiries sont complétées par le symbole de l'étoile dorée offerte à la ville. La partie inférieure contient un engrenage, symbole de la forte industrialisation de la ville ainsi que d'épis de blé, symbole de l'abondance et de la richesse des terres. La couleur bleue qui sert de fond symbolise la Volga.

Histoire[modifier | modifier le code]

Du XVIe au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Volgograd fut fondée en 1589 en tant que forteresse de Tsaritsyne aux confluents de la rivière Tsaritsa et du fleuve Volga. La forteresse qui tire son nom du mot local Sary Su (eau/rivière jaune en langue tatar), fut construite pour défendre les frontières instables de la Russie tsariste avant de devenir le noyau d’un important centre d’échanges.

Elle fut prise deux fois par les rebelles Cosaques, sous Stenka Razine pendant la rébellion de 1670, puis sous Iemelian Pougatchev en 1774.

Tsaritsyne, chef-lieu d'ouiezd du gouvernement de Saratov, devint un important port fluvial ainsi qu’un haut lieu de commerce au XIXe siècle.

Au XXe siècle[modifier | modifier le code]

La ville fut le théâtre de lourds combats durant la Guerre civile russe. Initialement aux mains des bolchéviques la ville est prise le 30 juin 1919 par l’armée du Caucase des Forces Armées du Sud de la Russie sous la direction du général Piotr Nikolaïevitch Wrangel. Les forces communistes dirigées par Kliment Vorochilov et Semion Boudienny, sous le commandement de Joseph Staline, reprennent la ville en octobre 1918.

En avril 1925, la ville fut renommée Stalingrad (littéralement : « la ville de Staline »). Ce changement de nom va dans le sens du renommage des villes aux noms des dirigeants bolcheviks durant la période soviétique.

Stalingrad après la bataille.
Médaille « pour la défense de Stalingrad ».

Après son arrivée au poste de secrétaire général du PCUS, en décembre 1927, Joseph Staline lança l’industrialisation de la ville. C’est ainsi qu'un centre industriel et un centre de fret ferroviaire et fluvial virent le jour. Durant la Seconde Guerre mondiale — appelée « Grande Guerre patriotique » en Union soviétique —, la ville devint le centre de la bataille de Stalingrad. Considérée comme l'une des batailles décisives de la guerre contre les forces de l'Axe, elle fut aussi l'une des plus coûteuse en vies humaines de l’histoire militaire.

Les forces allemandes atteignent la ville le 23 août 1942 et capitulent le 2 février 1943. En termes de pertes humaines, environ 250 000 soldats des forces de l’Axe ainsi que 480 000 soldats soviétiques trouvèrent la mort[3], sans compter le nombre toujours inconnu de civils tués, ni celui encore plus élevé des blessés. La ville fut pratiquement anéantie et réduite à un champ de ruines et de gravats, mais sa reconstruction démarra dès le lendemain de la capitulation allemande.

Pour l’héroïsme de ses habitants et des soldats qui la défendirent, Stalingrad reçut le titre de « Ville héros » (en russe : город-герой, gorod-gueroï) en 1945, et le roi George VI du Royaume-Uni récompensa pour leur bravoure les citoyens de Stalingrad par une épée sertie de diamants. Un mémorial dominé par une imposante statue allégorique de la Mère Patrie fut bâti sur le kourgane Mamaïev, une des collines où la guerre fut la plus intense. Un grand nombre de villes à travers le monde, et plus spécialement celles qui endurèrent les affres de la guerre, établirent des liens de jumelage et d’amitié avec la ville (voir la liste ci-dessous).

En 1961, dans le cadre de la déstalinisation lancée par Nikita Khrouchtchev, la ville prit le nom de Volgograd (« Ville de la Volga »). Cette décision reste sujette à polémique en raison du passé glorieux de la ville et il y eut une proposition sérieuse de rétablir le nom de Stalingrad pendant le court mandat de Konstantin Tchernenko, en 1985. Il existe toujours un fort engouement local pour un retour au nom de Stalingrad, et des propositions font leur apparition de temps à autre, jusqu’ici toujours refusées par le gouvernement russe. En janvier 2013, la ville annonce revenir au nom de Stalingrad de façon exceptionnelle pour une durée d'un jour, commémorant les 70 ans de la bataille de Stalingrad[4].

Attentats terroristes[modifier | modifier le code]

Le 24 août 2005, le vol 1353 de Volga-AviaExpress[5], un avion du type Tupolev Tu-134, immatriculé RA-65080, volant de Moscou à Volgograd, explosa en altitude suite à une attaque terroriste suicide. Toutes les personnes à bord, 34 passagers et 9 membres de l'équipage, furent tuées.

Le 21 octobre 2013, à environ 14 heures, des officiers des services de renseignements russes annoncèrent qu'une bombe portée par une femme avait explosé dans un bus transportant 40 passagers à l'arrêt de bus Lesobaza[6]. Irina Gogolieva, la porte-parole du Ministère des Situations d'urgence, confirma qu'au moins 5 personnes étaient décédées et 17 autres blessées[7]. Le 22 octobre 2013, Vladimir Markine du Comité d'enquête de la Fédération de Russie annonça que l'auteur de l'attentat avait été identifié comme étant Naïda Assialova, une femme de 30 ans originaire du Daguestan[8].

Le 29 décembre 2013, la gare de la ville est la cible d'un attentat-suicide provoquant la mort de plusieurs personnes, dont la terroriste[9].

Un autre attentat du même type est commis le lendemain 30 décembre, dans un trolleybus, causant également de nombreux morts et blessés[10].

Population[modifier | modifier le code]

Recensements (*) ou estimations de la population[11] :

Évolution démographique
1811 1856 1897* 1926* 1939* 1959*
3 800 7 200 55 186 148 393 445 312 593 844
1970* 1979* 1989* 2002* 2010* 2013
817 647 928 894 998 864 1 011 417 1 021 215 1 018 790


Divisions administratives[modifier | modifier le code]

La ville est divisée en 8 raïons (arrondissements)[12], du nord au sud :

  1. Traktorozavodski
  2. Krasnooktiabrski
  3. Dzerjinski
  4. Centralny
  5. Vorochilovski
  6. Sovetski
  7. Kirovski
  8. Krasnoarmeïski

Climat[modifier | modifier le code]

Relevé météorologique de Volgograd- (période 1961-1990)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −10,7 −10,7 −4,5 5,1 12 16,1 18,4 17,1 11,6 4 −1,3 −7 4,2
Température maximale moyenne (°C) −4,5 −4,3 2,6 15,4 22,7 26,9 29,3 27,9 21,6 12,2 4 −1,9 12,7
Précipitations (mm) 37 29 26 25 37 37 36 37 26 24 43 46 403
Source : Le climat à Volgograd (en °C et mm, moyennes mensuelles) meteoinfo.ru


Culture[modifier | modifier le code]

Vie culturelle[modifier | modifier le code]

  • Théâtre national de Cosaques, il fut construit en décembre 1992, le seul théâtre dont les pièces sont basées sur les évènements historiques et le folklore des cosaques.
  • Théâtre municipal de la comédie musicale : fondé en 1932 sous le nom de Comédie musicale de Stalingrad, il se situe près des quais. Le théâtre connaîtra son heure de gloire dans les années 1960-70, époque durant laquelle les pièces ont été composées par les auteurs soviétiques pour les exécutants du théâtre. En 1995 a été reformé en théâtre municipal.
  • Nouveau théâtre expérimental. Ouvert en 1995 à la place du théâtre dramatique de M. Gorky. C’est le premier théâtre qui embauche ses artistes uniquement par le biais de contrats de travail. Ses nouvelles formes de l’art dramatique sont souvent sujettes aux critiques.
  • Théâtre des marionnettes. Inauguré le 1er novembre 1936, organisé dans un premier temps par les travailleurs de la scierie. Le 19 avril 1937, il est reconnu comme professionnel et commencent à travailler sous l’égide du Théâtre des jeunes spectateurs de Stalingrad. Depuis septembre 1956 et encore aujourd’hui, il ouvre ses portes au public. Situé au croisement de l’avenue de Lénine et de l’allée des Héros. Les pièces montées dans ce théâtre sont basées sur les contes russes et étrangers.
  • Théâtre des jeunes spectateurs de Volgograd : ouvert le 22 mars 1979. Le théâtre de Stalingrad de l’époque d’avant-guerre a été réduit en ruines lors de la bataille de Stalingrad et n’a jamais été reconstruit. La construction du théâtre a une longue histoire, bâtiment de sport au début, il a été transformé en Centre culturel et vers la fin de travaux le bâtiment fut de nouveau qualifié en théâtre. Suite à diverses fautes d’architecture lors de la construction du métro dans les années 1980, la façade du bâtiment a commencé à s’écrouler. Le théâtre est ouvert au public malgré les travaux de réparation qui aujourd’hui durent encore…

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Monuments de la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

  • La statue de la Mère-Patrie est, selon la maxime nationale, « le point le plus élevé de la Russie ». Avec ses 52 mètres, elle est plus haute que la statue de la Liberté. Elle est formée de 5 500 tonnes de béton et 2 400 tonnes de métal. L’épée mesure 29 m et pèse 14 tonnes, tandis que la partie suspendue du châle pèse 250 tonnes. De nos jours, le kourgane Mamaïev représente un monument historique consacré aux héros de la bataille, le monument central de cet ensemble est la sculpture de la « Mère patrie qui appelle ».
    Les vestiges de la maison de Pavlov
  • Inauguré en 1982, le musée panoramique, consacré à « la défaite des troupes de la Wehrmacht à Stalingrad », est situé sur le quai central de la ville.
  • Les vestiges de l’ancien moulin, le seul bâtiment qui a survécu à la guerre.
  • La maison de Pavlov, un bâtiment en brique qui était l’un des points stratégiques pendant la bataille.
  • L’allée des Héros est une rue piétonne qui réunit le quai de la Volga et la place des combattants. Elle se termine par un obélisque, inauguré le 8 septembre 1985. Ce monument est consacré aux héros de l’Union soviétique médaillés originaires de la région de Volgograd, et plus largement aux héros de la bataille de Stalingrad. Sur cet obélisque, on peut lire les 127 noms de héros, parmi lesquels trois personnes ont été nommées deux fois héros de l'Union soviétique, et 28 ont reçu la « médaille de la Gloire ».
    L’allée des Héros.

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Ruines du moulin de Volgograd, un des rares bâtiments ayant réchappé aux bombardements de la guerre.

Peu de monuments de Volgograd n’ont pas de rapport à la Seconde Guerre mondiale, suite aux bombardements des 22 et 23 août 1942 les troupes de la Wehrmacht ont détruit 90 % de la partie nord de la ville jusqu’au lit de la rivière Tsaritsa. Un seul bâtiment – un moulin – a résisté.

Place des combattants tombés[modifier | modifier le code]

Jusqu'au 8 février 1920, elle portait le nom de la place d'Alexandre. C'est un des rares monuments qui n'ait pas un rapport avec la guerre. Ce nom lui fut donné après la guerre civile et consacré aux combattants tombés lors des combats qui se déroulent dans la ville.

Au-dessus de la fosse commune fut construit l'obélisque qui leur est consacré. Le 4 février 1943, on rajouta les corps d’un peu plus d'une centaine de combattants de la Seconde Guerre mondiale.

Aujourd’hui, l'obélisque de 26 mètres, fait de granit rouge et noir s'élève au-dessus de cette fosse. Le 1er février 1963, le feu éternel est allumé au nom du courage et de l’héroïsme de tous les combattants de la ville.

Autres bâtiments de la ville[modifier | modifier le code]

Parmi les monuments d’architecture, on peut distinguer les suivants :

  • Le bâtiment du musée de la région de Volgograd, autrefois le bâtiment de l’assemblée des nobles
  • La tour de contrôle de pompiers de Tsaritsyne
  • Le bâtiment de l’hôtel « Volgograd »

L’hôtel « Volgograd », fondé en 1890 par le marchand Vassili Voronine, un des premiers hôtel luxueux de la ville. Dans les années 1930, un troisième étage fut ajouté, puis un quatrième en 1955, tout en conservant le style architectural de l’époque tsariste.

Sport[modifier | modifier le code]

Le handball est le sport numéro un à Volgograd. En effet, la ville abrite deux célèbres clubs, le HC Dinamo Volgograd (club féminin) et le Kaustik Volgograd (club masculin), les deux clubs participent fréquemment en Coupe d'Europe, d’ailleurs le HC Dinamo Volgograd, qui compte une dizaine de sacres nationaux, a remporté la Coupe EHF en 2008, tandis que le Kaustik Volgograd a remporté quatre fois le championnat russe mais subit depuis plusieurs années la domination du Medvedi Tchekhov. La ville abrite également le club omnisports du SC Rotor Volgograd, dont la section football est la plus réputé mais n'évolue pas parmi l'élite, la ville abritait également le FC Olimpia Volgograd, disparu en 2009, le club n'a jamais exulté que se soit au niveau européen comme au niveau russe.

Clubs sportifs[modifier | modifier le code]

Football

Handball

disparu[modifier | modifier le code]

Football

Lieux de sports et stades[modifier | modifier le code]

Stade central[modifier | modifier le code]

Le stade central se trouve avenue Lénine, situé plus au sud par rapport à la colline Mamaïev. Il peut accueillir 38 000 personnes depuis les aménagements de l’année 2000. Le club de football local, SC Rotor Volgograd y joue ses matchs. Volgograd accueillera quelques match de la coupe du monde 2018, pour l'événement le stade passera a une capacité de plus de 45 000 places.

Stade central de Volgograd
Palais des sports[modifier | modifier le code]

Le palais des sports se trouve aussi Avenue de Lénine, mais cette fois-ci plus au nord de la colline Mamaïev. Il accueille plusieurs compétitions et clubs locaux parmi lesquels on peut distinguer l’équipe féminine de Handball du HC Dinamo Volgograd ou encore le Kaustik Volgograd deux importants clubs russes de handball. Les salles du palais des sports sont aussi utilisées pour divers concerts et expositions.

Autres curiosités[modifier | modifier le code]

  • Le planétarium de Volgograd, inauguré le 19 septembre 1954, la statue Mir (la paix en russe) couronne le toit du bâtiment.
  • Le chemin de fer pour les jeunes (pour les élèves de l’école des ponts et chaussées) construit en 1948 le long du quai, a été redirigé vers l’ancien lit de la rivière Tsaritsa.

Infrastructures urbaines[modifier | modifier le code]

Gare ferroviaire, vue du bâtiment principal.
Port fluvial, vue du bâtiment principal et de la zone de fret.

Gare ferroviaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Volgograd.

Ce bâtiment typiquement d’architecture stalinienne fut reconnu comme monument historique en 1997.

Port fluvial[modifier | modifier le code]

C’est un des bâtiments les plus grands de sa catégorie en Europe. Dans les années 80 ce fut un des ports qui assura le plus important trafic de la Volga, qu’il soit de voyageurs ou de marchandises. La longueur de ce bâtiment est de 296 mètres ce qui égale la longueur de la place Rouge à Moscou. La hauteur de la gare, en son point culminant, est de 47 mètres. La salle d’attente peut contenir jusqu’à 700 personnes. Jusqu’à 6 bateaux peuvent appareiller en même temps. Le bâtiment de la gare abrite aussi une salle de concert et de spectacles.

Aéroport[modifier | modifier le code]

L’aéroport international de Volgograd (Code IATA : VOG) a été construit dans la banlieue Goumrak. Il fut construit à la place d’un ancien aérodrome allemand. Il est capable de recevoir les avions et hélicoptère de tout type.

Éducation[modifier | modifier le code]

Il existe plus d’une vingtaine d’établissements d'enseignement, parmi ceux-ci, nous distinguerons plus particulièrement les établissements universitaires suivants : l’université nationale de Volgograd, l’université nationale d’enseignement technique (Ancienne université polytechnique de Volgograd), l’académie de médecine, l’académie des services d’État ainsi que de l’académie de l’industrie.

Économie[modifier | modifier le code]

De nos jours, Volgograd est toujours une importante ville industrielle, qui inclut la construction navale, les raffineries de pétrole, les usines de production métallurgique et d’aluminium, les manufactures de construction de machines et de véhicules ainsi que des centres pétrochimiques. De plus, une importante centrale hydro-électrique est située à proximité des quartiers nord de la ville.

Industries[modifier | modifier le code]

Énergie hydroélectrique[modifier | modifier le code]

7 400 personnes travaillent dans ce domaine, ce qui représente 7,3 % du total des travailleurs du milieu industriel. Ce domaine représente 8,3 % de l’activité industrielle générée par la ville. La production estimée en 2003 se monte à un total de 105,77 millions d’euros.

Énergie fossile[modifier | modifier le code]

5 100 personnes travaillent dans le domaine de l’énergie fossile, ce qui représente 5 % du total des travailleurs du milieu industriel. Ce domaine représente 19 % de l’activité industrielle générée par la ville. La production estimée en 2003 se monte à un total de 230 millions d’euros.

L’entreprise principale de ce domaine se nomme Lukoil-Volgogradneftepererabotka.

Sidérurgie[modifier | modifier le code]

11 700 personnes travaillent dans la sidérurgie, ce qui représente 11,8 % du total des travailleurs du milieu industriel. Ce domaine représente 10,1 % de l’activité industrielle générée par la ville. La production estimée en 2003 se monte à un total de 130 millions d’euros.

Métallurgie[modifier | modifier le code]

3 700 personnes travaillent dans le domaine de la métallurgie, ce qui représente 3,7 % du total des travailleurs du milieu industriel. Ce domaine représente 9,4 % de l’activité industrielle générée par la ville. La production estimée en 2003 se monte à un total de 118,3 millions d’euros.

L’entreprise principale de ce domaine se nomme Volgogradsky aluminievy zavod (c’est-à-dire, « L’usine d’aluminium de Volgograd »)

Industrie chimique[modifier | modifier le code]

18 300 personnes travaillent dans l’industrie chimique, ce qui représente 18 % du total des travailleurs du milieu industriel. Ce domaine représente 15,7 % de l’activité industrielle générée par la ville. La production estimée en 2003 se monte à un total de 187,6 millions d’euros.

Construction mécanique[modifier | modifier le code]

33 500 personnes travaillent dans ce domaine, ce qui représente 33 % du total des travailleurs du milieu industriel. Ce domaine représente 15,1 % de l’activité industrielle générée par la ville. La production estimée en 2003 se monte à un total de 193,4 millions d’euros.

Industrie de guerre[modifier | modifier le code]

La production de tracteurs (STZ pour Stalingradskiy Traktornyy Zavod) et de chars est représentée par deux usines principales, l’usine "Barrikadi" (qui fabrique du matériel d’artillerie et des missiles) et l’« Usine des chantiers navals » (qui fabrique diverses péniche, bateaux et tanker) située près de la Volga. En temps de paix, elles produisent aussi des engins de la vie quotidienne comme des tracteurs, camions etc...

Industrie du bois[modifier | modifier le code]

1 800 personnes travaillent dans l’industrie du bois, ce qui représente 1,8 % du total des travailleurs du milieu industriel. Ce domaine représente 1 % de l’activité industrielle générée par la ville. La production estimée en 2003 se monte à un total de 12,5 millions d’euros.

Construction mécanique[modifier | modifier le code]

4 800 personnes travaillent dans la construction mécanique, ce qui représente 4 % du total des travailleurs du milieu industriel. Ce domaine représente 3,7 % de l’activité industrielle générée par la ville. La production estimée en 2003 se monte à un total de 46 millions d’euros.

Manufacture[modifier | modifier le code]

1 500 personnes travaillent dans ce domaine, ce qui représente 1,5 % du total des travailleurs du milieu industriel. Ce domaine représente 0,2 % de l’activité industrielle générée par la ville. La production estimée en 2003 se monte à un total de 26,6 millions d’euros.

Agroalimentaire[modifier | modifier le code]

(On décompte ici tout ce qui touche à la nourriture, aux boissons et au tabac.)

10 000 personnes travaillent dans le domaine agroalimentaire, ce qui représente 9,5 % du total des travailleurs du milieu industriel. Ce domaine représente 15,2 % de l’activité industrielle générée par la ville. La production estimée en 2003 se monte à un total de 18,5 millions d’euros.

Transports[modifier | modifier le code]

Les transports en commun de la ville sont constitués d’un réseau de bus, trolleybus et de tramway.

Depuis 1985, il existe un réseau de métro, sa longueur s’étend sur 13,5 km le long de la ville; il suit la route principale (nommée Avenue de Lénine) qui traverse la ville et réunit l’arrondissement central avec les deux arrondissements que sont Traktorozavodsky et Krasno Oktjabrsky (Octobre Rouge). Dans la partie centrale de la ville, les rails de chemins de fer sont souterrains. Il existe des projets afin de prolonger les rails vers des arrondissements plus éloignés.

Un train de banlieue réunit tous les arrondissements de la ville.

On notera aussi la présence de l’autoroute E40[13] ainsi que de l’autoroute Kaspy (qui relie la mer Caspienne; M6 au format russe).

Jumelages[modifier | modifier le code]

Médaille commémorative de la bataille de Stalingrad.

Volgograd compte 23 villes jumelées[14].

Personnalités liées a Volgograd[modifier | modifier le code]

Galerie photo[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maurice Schobinger, Luc Debraine, Daniel Girardin, Pierre Starobinski (trad. Marie Loisy), Stalingrad-Volgograd, Montricher, Éditions Noir sur Blanc,‎ 2010, 112 p. (ISBN 978-2-88250-244-5)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cette fourchette est variable selon l’étendue des travaux d’urbanisation de la ville 70km(ru) « 80km » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-12-31(ru) « 90km » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-12-31(ru)
  2. Drapeaux de diverses villes russes
  3. http://users.erols.com/mwhite28/battles.htm#Stalingrad
  4. http://www.liberation.fr/monde/2013/01/31/volgograd-redevient-stalingrad-pour-un-jour_878403
  5. Robert W. Kurz, « Chechen suicide bombers », Journal of Slavic Military Studies, Routledge, vol. 20,‎ 2007, p. 529–547 (DOI 10.1080/13518040701703070, lire en ligne [PDF])
  6. « 5 killed in Russia bus explosion; suicide bombing suspected », Cable News Network (CNN),‎ 21 octobre 2013 (consulté le 2013-10-21)
  7. « Blast kills bus passengers in Russia », Al Jazeera America,‎ 21 octobre 2013 (consulté le 2013-10-21)
  8. « 6 dead as female suicide attacker explodes bomb on Russian bus », Fox News Network,‎ 21 octobre 2013 (consulté le 2013-10-21)
  9. Dix-sept morts lors d'un attentat dans une gare en Russie
  10. Dix morts dans l'explosion d'un trolleybus à Volgograd
  11. (ru) Recensements de 1959, 1970 et 1979 sur www.webgeo.ru — Résultats préliminaires du recensement du 14 octobre 2010 [1]
  12. Carte interactive de la ville (ru)
  13. Cette route est la plus longue route européenne, 8300 km.
  14. Jumelages sur le site officiel de l’administration de Volgograd

Liens externes[modifier | modifier le code]

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