Lamarche-sur-Saône

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lamarche.
Lamarche-sur-Saône
Église Saint-Barthélemy (XIXe siècle).
Église Saint-Barthélemy (XIXe siècle).
Blason de Lamarche-sur-Saône
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Côte-d'Or
Arrondissement Dijon
Canton Pontailler-sur-Saône
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de Pontailler
Maire
Mandat
Alain Brancourt
2014-2020
Code postal 21760
Code commune 21337
Démographie
Gentilé Lamarchois, Lamarchoise(s)
Population
municipale
1 282 hab. (2011)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 16′ 13″ N 5° 23′ 09″ E / 47.2702777778, 5.3858333333347° 16′ 13″ Nord 5° 23′ 09″ Est / 47.2702777778, 5.38583333333  
Altitude Min. 182 m – Max. 238 m
Superficie 33,96 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Côte-d'Or

Voir sur la carte administrative de la Côte-d'Or
City locator 14.svg
Lamarche-sur-Saône

Géolocalisation sur la carte : Côte-d'Or

Voir sur la carte topographique de la Côte-d'Or
City locator 14.svg
Lamarche-sur-Saône

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Lamarche-sur-Saône

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Lamarche-sur-Saône
Liens
Site web lamarche-sur-saone.fr

Lamarche-sur-Saône est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Topographie[modifier | modifier le code]

Lamarche est une commune située à 200 m d'altitude moyenne, sur le fossé tectonique Bressan de la plaine de Saône.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Bèze se jette dans la Saône à la limite du faubourg de la Marchotte et du bois de la Vervotte. Lamarche compte aussi cinq étangs (Neuf, du Milieu, du Fourneau, Basset et Jobaut), et de nombreux biefs et ruisseaux.

Géologie[modifier | modifier le code]

Les sols de Lamarche sont sablo-argileux.

Climat[modifier | modifier le code]

Lamarche jouit d'un climat océanique avec étés tempérés.

Transport[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Cirey-lès-Pontailler Saint-Léger-Triey Rose des vents
Tellecey
Chambeire
N Pontailler-sur-Saône
Vonges
Pontailler-sur-Saône
Vielverge
O    Lamarche-sur-Saône    E
S
Longchamp Collonges-lès-Premières, Magny-Montarlot Poncey-lès-Athée, Flammerans

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Lamarche, jadis orthographié La Marche, provient de son ancienne situation géographique.
En effet, dans le système féodal, une marche, ancêtre carolingienne du marquisat, désigne un fief frontalier, ayant pour charge la défense du territoire duquel il dépend contre ses voisins étrangers. Or, Lamarche, située aux confins de la Bourgogne, sous influence française, et de la Franche-Comté, sous influence germanique puis espagnole, occupe ce rôle défensif jusqu'au rattachement définitif de cette dernière à la France, en 1678.
Lamarche est par ailleurs, à la même époque, la dernière paroisse du diocèse de Châlon-sur-Saône, et contiguë à celui de Langres.
Dès le milieu du XVIe siècle sont ajoutés les compléments sur Soone, devenus sur Saône, afin d'éviter les confusion avec d'autres Lamarche, notamment celui situé en Bresse, aujourd'hui hameau de Villegaudin, en Saône-et-Loire.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Les origines de Lamarche sont méconnues. Néanmoins, la découverte de haches en pierre polie et de couteaux en silex, par le vicomte Raoul Legouz de Saint-Seine, en 1887, laisse supposer une occupation du secteur dès le Néolithique, même s'il semble que ces outils, retrouvés au confluent de la Bèze et de la Saône, aient été transportés jusqu'ici par les crues de ces rivières[1].
Des fouilles archéologiques antérieurs, mettant au jour médailles, tuiles et voie romaine (no 36, Saint-Jean-de-Losne-Mirebeau-sur-Bèze), attestent avec plus de certitude l'occupation de cet espace, à l'époque romaine[2].

Seigneurie de Lamarche[modifier | modifier le code]

Composition[modifier | modifier le code]

Née d'un défrichage opéré au XIIe siècle, Lamarche fait partie de la terre de Pontailler, de laquelle elle s'en détache en 1226, pour former une seigneurie distincte, s'étendant sur le village éponyme, celui de Montarlot, sur le faubourg de La Marchotte, ainsi que sur les hameaux de Mercey, des Verrières, et de Champfort, pour lequel on trouve cependant un seigneur et un château particuliers v. 1610[3].
La première mention connue du village de Lamarche (Marchia) figure dans un document émanant de l'abbaye d'Auberive, daté de 1197[4].
Les premières occurrences connues aux anciennes dépendances de Lamarche sont plus tardives. En effet, celle à Montarlot (Montallot) figure dans un titre de l'abbaye de Bouilland, daté de 1233[5], celle à Mercey (Marceium) dans un document de l'abbaye de Tart de 1251[6], celle à Champfort (Chanfort) dans une archive icaunaise de 1252[7], celle à La Marchotte (La Marchote), dans un document de la Chambre des comptes de Dijon de 1376[4], et celles aux Verrières (Vielle Verrière et Jeunne Verrerie), dans un document du clergé séculier local de 1556, ainsi que sur une carte de Cassini de 1783[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Concernant les affaires laïques, la seigneurie est gérée par un maire et quatre échevins, assistant le seigneur et le prévôt dans leur administration, depuis l'affranchissement de ses habitants, par Simon de La Marche, en 1286[3]. À plus haut niveau, elle est du ressort de la prévôté et du bailliage d'Auxonne, ainsi que du présidial de Dijon, excepté Champfort qui dépend de la prévôté de Pontailler[7].

Concernant les affaires religieuses, Lamarche et ses hameaux dépendent du doyenné d'Oscheret et du diocèse de Châlon-sur-Saône, excepté le faubourg de Marchotte qui dépend de la paroisse Saint-Jean de Pontailler, et du diocèse de Langres jusqu'en 1731, puis de celui de Dijon[4] et de Montarlot qui devient, avec son église daint pierre aux liens une paroisse indépendante à la fin du XVIIIe siècle[5].

Économie[modifier | modifier le code]

Riche en bois, en sable, en fer et en eau (étangs, Bèze, Saône), l'économie de la seigneurie s'axe autour de la production de charbon de bois, de verre, de fonte, exportés depuis un petit port établit en bord de Saône et la pêche[3].

Dates notables[modifier | modifier le code]

  • En 1202 est fondé la Maison de Saint-Antoine, léproserie, unie à la commanderie de Besançon jusqu'en 1743, puis à celle de Chalon-sur-Saône[3].
  • En 1226, Lamarche prend son indépendance de la seigneurie de Pontailler[9].
  • v.1270, le duc Robert II de Bourgogne confirme un concession pour construire un pont sur la Saône.
  • En 1286, Simon de la Marche, affranchit les habitants.
  • En 1395, le duc Philippe II de Bourgogne autorise les habitants à rétablir et fortifier le pont.
  • En 1431, un document mentionne le château seigneurial.
  • Le chœur de l'église Saint-Barthélemy est édifié en 1494, la nef et le clocher en 1707[3].
  • En 1479, le pont est détruit par la guerre puis rétablit en 1499[9].
  • En 1544, Jean de Bourmont y fonde une chapelle funéraire sous le vocable de Saint-Pierre et Saint-Éloi.
  • En 1505, est édifiée la chapelle seigneuriale renfermant le mausolée en marbre d'Hélion de grantson, sire de Lamarche.
  • Edification de la chapelle Saint-Jean de La Marchotte.
  • En 1574, trois foires annuelles sont établies à Lamarche (supprimées puis rétablies en 1772) et un marché hebdomadaire le mercredi[3].
  • En 1662, les glaces emportent le pont qui est reconstruit les années suivantes[9].
  • En 1636, Matthias Gallas brûle le village et massacre la population[3].
  • En 1663, le pont est rétabli, avant d'être endommagé par un bateau en 1670[9].
  • En 1727, Les vieilles verrières sont détruites[3].
  • En 1755, le roi ordonne de couper le pont pour contrer les attaques des troupes de Mandri, fragilisé il est emporté par les glaces de l'année suivante[9].
  • En 1764, un pont neuf de bois est construit[3].
  • En 1837 et 1853, les hameaux de Chamfort et de Mercey disparaissent[10].
  • En 1842 est construite l'école de garçons, puis, l'année suivante, la maison commune.
  • De 1852 à 1853 est édifiée la nouvelle église.
  • Détruit pendant la Seconde Guerre mondiale, le pont n'est reconstruit qu'en 1969.
  • En 2007, le pont est rénové[9].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Lamarche-sur-Saône Blason Parti: au premier coupé au I de gueules à l'aigle d'or, au II d'azur à trois roses d'or, au second mi-parti, palé d'azur et d'argent de huit pièces et à la bande de gueules chargées de trois coquilles d'or posées dans le sens de la bande, brochant sur le palé.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008   M. Alain Brancourt    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 282 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 044 1 158 1 010 1 030 1 148 1 122 1 169 1 236 1 281
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 282 1 317 1 274 1 258 1 384 1 348 1 374 1 424 1 384
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 229 1 234 1 307 1 346 1 438 1 393 1 461 1 374 1 370
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 324 1 206 1 130 1 256 1 223 1 201 1 202 1 282 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Guillaume de Pontailler, sire de Lamarche en 1250.
  • Famille de Pontailler, sires de Lamarche, dont Simon, qui affranchit les habitants en 1286.
  • Famille de Grantson, sires de Lamarche succédant aux précédents jusqu'en 1514.
  • Famille de Vienne et de Baume-Montrevel, sires de Lamarche, succédant aux précédents.
  • Famille de Saulx-Tavannes, sires de Lamarche de 1570 à 1747.
  • Famille de Durfort, sires de Lamarche jusqu'à la Révolution.
  • Maurice Marcy, cycliste, né à Lamarche en 1932.

NB : une erreur souvent commise fait naître le dignitaire, diplomate, officier et poète et chroniqueur Olivier de La Marche à Lamarche-sur-Saône. Il est en réalité natif du hameau de la Marche (auj. Villegaudin), en Bresse.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon, Mémoires de la Commission des antiquités du département de la Côte-d'Or, tome XI, Commission des antiquités du département de la Côte-d'Or, Dijon, 1834. p.LVII
  2. Simonnet J., Foisset P., Voies romaines du département de la Côte-d'Or et répertoire archéologique des arrondissements de Dijon et de Beaune, commission des Antiquités du département de la Côte d'Or, Lamarche, Dijon, 1872. pp. XLII et 122.
  3. a, b, c, d, e, f, g, h et i Courtépée C., Description générale et particulière du duché de Bourgogne, volume 2, Causse, Dijon, 1777. p. 435-437
  4. a, b et c Roserot A., Dictionnaire topographique de la côte d’Or, imprimerie nationale, Paris, 1924. p. 234
  5. a et b Roserot A., Dictionnaire topographique de la côte d’Or, imprimerie nationale, Paris, 1924. p. 257
  6. Op. cit., p. 247
  7. a et b Roserot, 1924. p. 81
  8. Op. cit., p. 415
  9. a, b, c, d, e et f Site officiel de la commune de Lamarche-sur-Saône
  10. Roserot, p. 81 et 247
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :