Areva

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Areva

Description de l'image  AREVA l'avenir pour énergie.jpg.
Création 03 septembre 2001[1]
Forme juridique Société anonyme à conseil de surveillance et directoire
Slogan L'avenir pour énergie
Siège social Drapeau de France Paris (France)
Direction Luc Oursel, président du directoire
Actionnaires Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (68,88 %)
État Français (14,33 %)
KIA (4,82 %)
CDC (3,32 %)
EDF (2,24 %)
Framépargne (0,23 %)
Total (0,95 %)
Public (4,04 %)
Auto-contrôle (1,2 %)[1]
Activité Énergie
Produits EPR, ATMEA1, KERENA
Filiales Areva NP, Areva NC, Areva TA, Areva Mines, Areva Renouvelables
Effectif 46 513 (au 31 décembre 2012) [2]
Site web www.areva.com
Capitalisation 6 061 millions d’euros (au 31 décembre 2011)
Dette 3 948 millions d'euros (2012)
Chiffre d’affaires en augmentation 9,2 milliards d'euros (2013)
+ 4% vs 2012
Résultat net - 494 millions d'euros (2013)[3]

Areva est un groupe industriel français du secteur de l'énergie spécialisé dans les métiers du nucléaire et des renouvelables . Cette entreprise est présente au niveau international avec un réseau commercial dans 100 pays et une présence industrielle dans 43 pays.

Ses activités sont essentiellement liées à l'énergie nucléaire (extraction de minerai d'uranium, fabrication de combustibles nucléaires, construction de réacteurs, traitement des combustibles usés, exploitation nucléaire, propulsion nucléaire, transport des matières radioactives…) et aux énergies renouvelables (l'éolien, les bioénergies, le solaire ainsi que l'hydrogène et le stockage d'énergie).

Luc Oursel est président du directoire d'Areva depuis le .

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1983, le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) a été autorisé par décret à faire apport de l'ensemble de ses participations industrielles à la Société des participations du CEA, alors dénommée CEA-Industrie, comportant dans le domaine nucléaire trois groupes (COGEMA, Framatome et Technicatome). En septembre 2001, la société change le nom commercial "CEA-Industrie" pour celui d'AREVA. Contrairement à ce qui est souvent écrit AREVA n'a donc pas été créée en 2001, mais, à partir de cette date, la holding du CEA est passée du rôle de simple holding financière à celui de holding industrielle, avec directoire et conseil de surveillance, Anne Lauvergeon, PDG de la COGEMA devenant également présidente du directoire d'AREVA. En 2006, COGEMA, FRAMATOME ANP ET TECHNICATOME prirent respectivement les noms de AREVA NC (Nuclear Cycle), AREVA NP (Nuclear Plant) et AREVA TA, marquant ainsi la volonté d'imposer une dénomination unique à toutes les sociétés de premier rang du groupe.

Jusqu'en 2012, le nom légal est resté Société des participations du Commissariat à l'énergie atomique[4]. Le nom Areva n'est pas un sigle, il a été inspiré par l'abbaye d'Arévalo, en Espagne[5]. Néanmoins, le groupe écrit son nom en majuscules, AREVA. Ce n'est qu'en 2012 que la Société des participations du CEA abandonnera sa raison sociale pour celle d'AREVA, marquant ainsi, s'il en était besoin, que le CEA, même s'il détient 73% des parts en 2011 (68,88 % en 2012 après l'augmentation de capital), n'a plus un rôle majeur dans la stratégie d'Areva, si ce n'est que faire le portage de la majorité des parts du secteur public.

La branche transmission et distribution d’électricité (Areva T&D) a été achetée à Alstom le . Elle a été cédée le 7 juin 2010 à Alstom et Schneider Electric. Le 24 janvier 2007, la Commission européenne, représentée par la commissaire à la concurrence Nelly Kroes, a condamné Areva ainsi que neuf autres entreprises opérant dans le secteur des appareillages de commutation pour entente illégale (de 1988 à 2004) violant les règles des traités européens. Areva a été condamnée à verser une amende de 53,5 millions d'euros au budget européen (somme pour laquelle Alstom est solidairement responsable pour la période pendant laquelle il était propriétaire de la filiale condamnée. Cette filiale ayant été rachetée par le groupe Areva vers la fin de l'infraction, en janvier 2004, les sociétés mères du groupe Areva partagent solidairement la responsabilité pour la durée de l'infraction après l'acquisition)[6].

Areva s’est séparé de la branche transmission et distribution (Areva T&D) fin 2009, se recentrant sur la production d’énergie « sans CO2 » au sens large : les énergies renouvelables prennent une part croissante dans les activités du groupe, en complémentarité du nucléaire. Le « Business group » énergies renouvelables a ainsi été créé en 2010.

Métiers[modifier | modifier le code]

En 2012, Areva compte environ 47 000[2] employés et contrôle un grand nombre de filiales[7].

Pour aligner son organisation opérationnelle sur sa stratégie, le groupe l’a changée en 2010[8]. Son activité est désormais divisée en 5 « Business Groups » :

  • Mines ;
  • Amont ;
  • Réacteurs et Services ;
  • Aval ;
  • Énergies Renouvelables.

Ces Business Groups regroupent eux-mêmes plusieurs activités.

Areva a par ailleurs créé une Direction Ingénierie et Projets transverse aux activités nucléaires et renouvelables[9].

Avant sa réorganisation, Areva disposait d’une filiale de transmission et de distribution d’électricité (T&D). Ce pôle regroupait des activités de production, d’installation et de maintenance des équipements ainsi que les opérations de transmission et distribution d’électricité, en haute et moyenne tension. T&D a été vendu en juin 2010 aux groupes industriels Alstom et Schneider Electric[10].

Le BG Mines[modifier | modifier le code]

Le Business Group Mines compte 4 601 salariés[11] dans le monde et représente 15 % du chiffre d’affaires d’Areva en 2012[12]. Olivier Wantz - Directeur général adjoint d'Areva - est responsable du Business Group Mines[13].

Le BG Mines recouvre les activités de recherche de nouveaux gisements, d’extraction et de traitement du minerai d’uranium et de réaménagement des sites après exploitation. Areva exploite des mines au Canada, au Kazakhstan, et au Niger.

Le BG Amont[modifier | modifier le code]

Le Business Group Amont compte 8 727 salariés[14] dans le monde et représente 22% du chiffre d'affaires d'Areva. Guillaume Dureau dirige les activités « Amont » du groupe Areva.

Ce BG est divisé en trois « Business Units » (BU), chacune dédiée à une activité située en amont de la production électrique d’origine nucléaire :

  • La BU Chimie a pour principal métier la conversion de l’uranium naturel en hexafluorure d’uranium (UF6). Cette étape de conversion est un préalable au procédé d’enrichissement, dans la production de combustible nucléaire. La BU Chimie produit également (via la filiale Comurhex) différents produits fluorés utilisés dans l’industrie.
  • La BU Enrichissement. L’hexafluorure d’uranium produit par la BU Chimie ne contient que 0,7 % d’uranium 235 : l’enrichissement de l’uranium naturel consiste à concentrer cette teneur pour la faire s’élever entre 3 et 5 %. Jusqu’à juin 2012[15], deux procédés différents étaient utilisés pour l’enrichissement. Areva, qui utilisait jusque-là principalement la diffusion gazeuse, utilise la technologie de centrifugation dans sa nouvelle usine Georges-Besse II. Cette usine est entrée en production au cours du premier semestre 2009 sur le site nucléaire du Tricastin. En mars 2013, le groupe a inauguré l’usine d’enrichissement d’uranium Georges Besse II Nord, deuxième étape avant l’inauguration de l’usine prévue en 2016.
  • La BU Combustible réalise la dernière étape de la fabrication du combustible nucléaire : elle conçoit, fabrique et vend du combustible classique à l’oxyde d’uranium naturel enrichi, mais également du combustible MOX (Mélange d’OXydes) et du combustible URE (Uranium de Retraitement Enrichi), produit à partir du recyclage de combustibles usés.

Le BG Réacteurs et Services[modifier | modifier le code]

Le BG Réacteurs et Services compte près de 16 113 salariés[16] et a généré 37 % du chiffre d’affaires d’Areva en 2012[12]. Claude Jaouen dirige les activités Réacteurs et Services du groupe Areva.

Ce BG est principalement organisé autour de 3 segments de marchés :

  • Nouvelles Constructions : projets de construction de nouveaux réacteurs nucléaires ;
  • Bases installées : solutions et produits pour les parcs nucléaires existants et futurs dont la conception et la fabrication de systèmes de détection et de mesure de la radioactivité ;
  • Propulsion et Réacteurs de recherche : propulsion navale, réacteurs de recherche et systèmes vitaux de contrôles commande pour les transports.

C’est au sein de ce BG que sont conçus:

  • les réacteurs nucléaires à eau légère de type REP et REB (les principaux types de réacteurs actuellement utilisés dans le monde) ainsi que deux types de réacteurs dits de 3e génération, l'EPR et le SWR-1000.
  • les composants pour les centrales nucléaires : cuves, générateurs de vapeur, mécanismes de régulation de la réaction…
  • les appareils de mesures nucléaires : systèmes de détection et de mesure de la radioactivité, de surveillance des installations nucléaires, de radioprotection, etc.

Développement du réacteur EPR[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Réacteur pressurisé européen.

Au cours des années 1990, Areva a développé un nouveau réacteur nucléaire : le réacteur EPR. La commercialisation a débuté au cours des années 2000.

Le réacteur EPR est un réacteur de 3e génération d’une puissance de 1 600 MW. les premiers réacteurs EPR sont en cours de construction sur l’île d’Olkiluoto en Finlande, à Flamanville en France et à Taishan en Chine. La mise en service, initialement prévue en 2009, a été une première fois reportée en 2012, puis fin 2013, puis en 2014[17], puis au-delà[18].

D’autres réacteurs EPR sont :

  • en construction en France (Flamanville, mise en service prévue au départ en 2012, désormais en 2016)[19],
  • en construction en Chine (2 réacteurs)[20],
  • en projet en Inde (2 réacteurs)[21] et au Royaume-Uni [22].

Les réacteurs EPR sont confrontés à des difficultés de construction et à des études de conception non entièrement finalisées (comme les problèmes liés au système informatique de sûreté) : les deux premiers chantiers de ce réacteur, dirigés l'un par Areva en Finlande depuis 2005 et l'autre par EDF à Flamanville (France) depuis 2007, rencontrent des retards (4 à 5 ans à ce jour) et des surcoûts : près de 9 milliards[23] au lieu des 3 milliards annoncés au départ.

Le BG Aval[modifier | modifier le code]

Le BG Aval a représenté en 2012 environ 19 % du chiffre d’affaires d’Areva, soit 1 732 millions d’euros[12]. Il est dirigé par Dominique Mockly.

En fin d'année 2012, il comptait 11 095 salariés[24]. Ses activités concernent le traitement et le recyclage des combustibles usés, après utilisation dans les réacteurs.

  • La BU Recyclage récupère les matières valorisables (uranium et plutonium) des combustibles usés afin de les recycler sous forme de combustibles MOX ou d’UO2 dans les réacteurs nucléaires.
  • La BU Projets internationaux valorise au niveau international les savoir-faire techniques et industriels développés dans les installations du BG Aval. Elle assure notamment la conception et la réalisation de nouvelles usines de recyclage dans le cadre de partenariats à l’international avec des pays qui souhaitent disposer de leur propre outil industriel.
  • La BU Valorisation des sites nucléaires organise l’assainissement d’équipements et d’installations et pilote le démantèlement de sites à l’arrêt.
  • La BU Logistique conçoit et fabrique les emballages pour le transport et l’entreposage des matières nucléaires et organise leur transport.
  • La BU Assainissement prend en charge la maintenance d’installations, la décontamination, et le démantèlement de sites.

Le BG Énergies Renouvelables[modifier | modifier le code]

Le BG Énergies Renouvelables a représenté en 2012 environ 6 % du chiffre d’affaires d’Areva[12]. Le BG est dirigé par Louis-François Durret. Il employait, fin 2012, 1 493 collaborateurs[25]. Le BG Énergies renouvelables est constitué des activités liées à l'éolien (notamment éolien offshore), aux bioénergies, au solaire (solaire thermique à concentration) et à l'hydrogène comme vecteur énergétique et solution de stockage.

  • Éolien : Areva Wind (ex Multibrid) propose une turbine de 5 MW qui équipe le parc offshore d’Alpha Ventus, au large de l’Allemagne[26]. Le groupe totalise 600 MW programmés dans les grands parcs en construction en Europe. Areva a signé un contrat avec Wetfeet Offshore Windenergy pour la fourniture de 80 turbines M5000 du parc éolien offshore Global Tech 1 pour un montant de plus de 800 millions d’euros, ainsi qu’un protocole d’accord pour la fourniture de 40 éoliennes pour le parc Borkum West II (200 MW), 2e phase du parc Alpha Ventus[27]. Dans le cadre de l’appel d’offres pour l’éolien en mer en France, le gouvernement a attribué au consortium emmené par Iberdrola et EOLE-RES le développement du champ de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). AREVA construira 100 éoliennes de 5 MW chacune pour ce champ dont la mise en service est prévue entre 2017 et 2019[28]. En janvier 2014, a été annoncé le rapprochement entre AREVA et Gamesa en vue de créer une joint venture spécialisée dans les éoliennes en mer[29]. AREVA compte profiter de la compétence de Gamesa en matière de gestion de la chaine d'approvisionnement et des services, tandis que l'entreprise espagnole cherche un partenaire pour partager ses coûts de développement.
  • Solaire : en 2010, Areva a acquis la société Ausra, Inc. (rebaptisée Areva Solar), aux États-Unis, spécialisée dans les solutions du solaire thermique de concentration à grande échelle pour la production d’électricité, l’injection de vapeur solaire dans les centrales et la production de vapeur pour des applications industrielles[30]. Areva a d’importants projets en cours à l’international, par exemple en Australie (installation d’un générateur de vapeur solaire de 44 MWe, destiné à être une extension d’une centrale thermique au charbon)[31]. En 2012, AREVA Solar a été sélectionné par le groupe indien Reliance Power Limited pour la construction en Inde d’une installation d’énergie solaire à concentration (CSP) de 250 MW, la plus grande d’Asie à ce jour.
  • Bioénergies : cette activité consiste à concevoir et fournir clé en main des centrales à biomasse, c’est-à-dire valorisant des déchets d’origine végétale ou animale en les transformant en énergie[32]. Areva compte 100 centrales bioénergies en service ou en cours de construction dans le monde[33]. Depuis mai 2011, Areva détient 100 % du capital de sa filiale Areva Koblitz, “spécialiste reconnu de solutions intégrées de biomasse pour la production et la production mixte d'électricité” selon l'équipementier nucléaire français
  • Hydrogène : l’hydrogène permet de produire une énergie propre et de la gérer en fonction de la demande. Pour développer son utilisation, Areva, par l’intermédiaire de sa filiale Helion, développe des solutions de production d’hydrogène basées sur l’électrolyse de l’eau et des solutions de production d’électricité utilisant des piles à combustible[34]. Helion participe à plusieurs programmes de recherche avec l’Agence Nationale pour la Recherche[35], des groupes industriels, des laboratoires de recherche français[36]

Areva dans le monde[modifier | modifier le code]

Le siège social d'AREVA se situe à la Défense.

Tour AREVA, La Défense

Sites et implantations[modifier | modifier le code]

Areva exerce ses activités sur 45 sites industriels principaux :

  • 33 sites en Europe, dont 25 en France ;
  • 8 sites en Amérique ;
  • 1 site en Asie ;
  • 3 sites en Afrique (2 au Niger, 1 en Namibie).

La répartition des implantations est très variable selon les activités. Les activités minières sont réparties au Niger, au Canada et au Kazakhstan pour l’exploitation mais aussi dans d’autres pays pour l’exploration et les projets (Australie, Namibie, Mongolie…). Les BU Chimie et Enrichissement, ainsi que Traitement, Recyclage ou Assainissement sont implantées uniquement en France. La BU Combustible en France, mais également en Europe hors France et aux États-Unis.

Areva en Europe[modifier | modifier le code]

AREVA réalise en Europe 62,4 % de son chiffre d’affaires et y emploie 79,2 % de ses effectifs[37]. Le groupe est très présent en France, son pays d’origine, mais aussi, via des sites industriels ou des bureaux de représentation, en Allemagne, en Belgique, au Royaume Uni, en Suède, en Finlande, en Espagne, aux Pays-Bas ou encore en Slovaquie.

Areva en France[modifier | modifier le code]

Areva réalise en France 40,5 % de son chiffre d’affaires et y emploie 64,8 % de ses effectifs[38].

Outre son siège social à Paris, Areva compte en France une trentaine de sites industriels en exploitation dans l'hexagone.

Le groupe intervient sur l’ensemble des activités du cycle du combustible nucléaire :

  • dans l’amont avec la conversion et l’enrichissement de l’uranium, grâce aux usines [Usine_Comurhex_de_Malvési|Comurhex II]] (conversion d’uranium naturel) et Georges Besse II (enrichissement de l’uranium) sur le site du Tricastin.
  • dans l’aval avec le recyclage des combustibles usés sur le site de la Hague, la fabrication de combustibles, dont des combustibles MOX (mélange oxydes d’uranium et de plutonium) mais également le démantèlement et la valorisation des sites,
  • dans la conception et la construction de réacteurs nucléaires.

En France, dans le domaine du nucléaire, EDF est le principal client d’Areva, dans le domaine du nucléaire.

Ses activités en France concernent tout d’abord la fourniture de services de conversion et d’enrichissement, en particulier avec ses nouvelles usines Comurhex II (dédiée à la conversion d’uranium naturel) et Georges Besse II (pour l’enrichissement de l’uranium) sur le site du Tricastin. Areva a signé en 2012 un contrat avec EDF, pour la fourniture de plus de 30 000 tonnes d’uranium naturel sur la période 2014-2035[39]. Le groupe fournit à EDF près de 40 % des besoins annuels en uranium naturel[40].

Dans le domaine des réacteurs, Areva a investi pour augmenter sa capacité de production de pièces forgées nucléaires en France, en particulier sur les sites de Chalon/Saint-Marcel et du Creusot. Grâce à ces investissements, Areva souhaite fabriquer à terme 100 % des pièces nécessaires à la fabrication d'un réacteur EPR au Creusot, au lieu de 80 %[41]. L’usine du Creusot fabriquera ainsi la chaudière nucléaire des EPR de Flamanville, mais aussi de Hinkley Point en Angleterre[42]. Le site de Saint-Marcel pourrait également profiter des contrats signés par Areva dans le cadre de la construction de la centrale de Hinkley Point : les générateurs de vapeur devraient y être fabriqués[43].

Dans les activités de l’Aval, Areva a signé avec EDF un contrat de partenariat de long terme pour la gestion des combustibles usés. Ce contrat, signé en 2008, porte sur la période 2008-2040. Le recyclage des combustibles est réalisé dans les usines de La Hague (Manche) et Melox Marcoule (Gard)[44].

Areva fournit également à EDF des services de maintenance et d’exploitation. En novembre 2013, Areva a ainsi remporté un contrat d’assistance d’une durée de 5 ans (plus 2 ans supplémentaires optionnels), portant sur 8 réacteurs nucléaires du parc EDF, dans les centrales de Chinon, Nogent et Belleville[45].

Dans le domaine des énergies renouvelables, Areva est un acteur important dans le domaine de l’hydrogène-énergie. Sa filiale Areva Stockage d’énergie (auparavant « Helion »), basée à Aix-en-Provence conçoit et fabrique des générateurs d’hydrogène et des piles à combustible[46]. Elle est associée à de nombreux programmes de R&D et projets pilotes[47],[48],[49],[50] de l’Agence nationale de la recherche française, d’OSEO… Areva Stockage d’Énergie propose également une plateforme didactique aux universités et aux centres de recherche.

En février 2014, Areva et Schneider Electric ont signé un accord de partenariat stratégique visant à développer des solutions de stockage et de gestion de l’énergie basée sur la production d’hydrogène et la pile à combustible. Ces solutions de stockage assureraient la fiabilité des réseaux d’électricité des sites isolés et des zones où l'approvisionnement est limité. Areva fournira la Greenergy Box, solution de stockage de l’énergie composée d’un électrolyseur et d’une pile à combustible, permettant de stocker l’hydrogène et l’oxygène obtenus par électrolyse de l’eau en période de faible demande d’énergie afin de produire de l’électricité lors des pics de consommation. Cette technologie est utilisée sur la plateforme de démonstration MYRTE, en Corse. Elle sera également connectée aux panneaux photovoltaïques (35 KW) de la ville de La Croix Valmer dans Le Var[51].

Dans le domaine de l’éolien en mer, Areva a été sélectionné en 2012, dans le cadre d'un consortium emmené par Iberdrola et Eole-Res, pour le parc offshore de la baie de Saint-Brieuc. Areva va construire pour ce projet 100 éoliennes de 5 MWe, dont la mise en service est prévue entre 2017 et 2019, et qui alimenteront en électricité l’équivalent d’une ville de 650 000 habitants. En janvier 2014 GDF SUEZ, EDF Renewables, Neoen Marine et Areva ont réaffirmé leur ambition de développer des projets éoliens en mer sur les zones des îles d’Yeu et Noirmoutier (500 MW) et du Tréport (500 MW). Près de 6 000 emplois directs et indirects seraient mobilisés, impliquant de nombreuses entreprises locales[52]. Par ailleurs Areva et Entrepose Projets (filiale d’Entrepose Contracting et Fouré Lagadec) ont signé en octobre 2010 un accord industriel visant à la fabrication des mâts des éoliennes en mer d’Areva destinées à équiper les futurs champs en France et au sud du Royaume-Uni[53].

Areva en Allemagne[modifier | modifier le code]

En Allemagne Areva emploie quelque 5 340 personnes, sur 8 sites, dans les secteurs du nucléaire et des énergies renouvelables.

Le groupe est présent à travers la structure Areva NP Gmbh et ses filiales : • Advanced Nuclear Fuel GmbH (ANF), fabricant d'assemblages de combustible pour les réacteurs REP et REB, • IntelligeNDT, spécialiste des contrôles pour les réacteurs REP et REB, • Urangesellschaft Mbh spécialisé dans le négoce de minerai d'uranium sur les marchés internationaux[54].

En 2013, AREVA a signé plusieurs contrats en Allemagne, d’un montant total supérieur à 200 millions d’euros, pour la fourniture d’emballages permettant le stockage de combustibles usés[55].

Dans le domaine des énergies renouvelables, Areva a créé en Allemagne[56] : • Areva Wind, concepteur et fabricant de turbines pour éoliennes offshores, • Areva Blades GmbH, fabricant de pales pour éoliennes offshores, • Areva Renewables GmbH, un centre de compétences14 sur les bioénergies.

Suite à Fukushima, l’Allemagne a annoncé la fermeture des 8 centrales les plus âgées, et une sortie complète du nucléaire en 2022, pour passer à 80 % d’électricité d’origine renouvelable[57].

Areva a rebondi rapidement en : • développant des activités à l’exportation, • créant un centre de compétences du démantèlement des installations nucléaires, • développant fortement ses activités dans les énergies renouvelables, et en particulier l’éolien offshore[58].

Ainsi Areva fournit les éoliennes offshore pour le parc éolien Alpha Ventus, mais également en mer du Nord les parcs éoliens de Trianel Windpark Borkum et Global Tech : le groupe a démarré en septembre 2013 le montage de 40 turbines M5000 pour le premier et de 80 pour le second[59],[60]. Areva a également étendu en Allemagne ses activités de stockage d’hydrogène-énergie, avec un 1er gros contrat signé en novembre 2013[61].

AREVA en Belgique[modifier | modifier le code]

En Belgique l’usine de FBFC, filiale d’AREVA, située à Dessel, réalise le montage[62] :

  • des assemblages de combustibles pour réacteurs à eau sous pression mais aussi à eau bouillante.
  • des assemblages de combustibles MOX pour les réacteurs à eau sous pression et à eau bouillante.

FBFC Dessel fabrique également :

  • des pastilles avec l'oxyde de gadolinium mélangé à la poudre d'oxyde d'uranium,
  • des crayons,
  • des bouchons et ressorts.

Areva en Finlande[modifier | modifier le code]

Areva construit en Finlande, avec l'électricien finlandais Teollisuuden Voima Oy (TVO), le 5e réacteur nucléaire finlandais : Olkiluoto 3. Ce réacteur EPR fera de la Finlande le 1er pays à exploiter un réacteur de Génération III+.

Areva au Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Areva est présent depuis plus de 30 ans au Royaume-Uni, où le groupe fournit de nombreux services nucléaires.

Ainsi, Areva participe, au sein du consortium NMP (Nuclear Management Partners, co-entreprise associant URS, AMEC et Areva), à la gestion et à l’exploitation du site de Sellafield, le plus important site nucléaire du Royaume-Uni. Le contrat de gestion a été prolongé, fin 2013, pour 5 années supplémentaires [63]. Areva apporte son expertise dans différents domaines comme l’exploitation, l’ingénierie et le démantèlement.

Après la validation de la conception du réacteur EPR par les autorités de sûreté nucléaire britanniques, Areva a rejoint le consortium composé de EDF et China General Nuclear Power et sélectionné en octobre 2013 pour construire deux réacteurs EPR (projet d'Hinkley Point). En octobre 2013, Londres a confirmé la construction de 2 EPR au Royaume-Uni[64].

Areva a également fortement accru sa présence au Royaume-Uni dans le domaine de l’éolien offshore. Le groupe a annoncé fin 2012 la création d’une usine en Écosse, qui devrait être opérationnelle en 2015 pour produire des turbines de 5 MW pour les projets offshores du Royaume-Uni[65].

Areva en Suède[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Programme nucléaire de la Suède.

L’énergie nucléaire représente plus de 40 % de la production énergétique suédoise. Le gouvernement travaille sur un projet destiné à étendre la capacité nucléaire du pays. En janvier 2007, Areva a remporté deux contrats portant sur la modernisation de la tranche 2 de la centrale d'Oskarshamn et l'extension de la durée de vie de la tranche 4 de la centrale de Ringhals [66]. Ces deux contrats représentaient un montant total de 400 millions d'euros[67].

Areva en Amérique[modifier | modifier le code]

Areva réalise sur le continent américain 19 % de son chiffre d’affaires et y compte 12 % de ses effectifs. Le Groupe est présent aux États-Unis, au Canada et au Brésil.

Areva aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Areva est implanté aux États-Unis à travers 35 sites[68], à la fois industriels et commerciaux. Le groupe emploie plus de 5 000 salariés aux États-Unis, où son chiffre d’affaires s’élève à près de 2,2 milliards de dollars en 2010[69]. Areva est présent, aux États Unis, sur l’ensemble du cycle de l'énergie nucléaire. Le Groupe détient 25 % du marché américain pour la fourniture de combustible pour les centrales de type REP et près de la moitié des transports de déchets nucléaires, réalisés par sa filiale TN International.

Areva s’est d’abord implanté aux États-Unis à travers les prestations et services proposés aux acteurs du nucléaire :

  • sa filiale TN International est leader sur le marché américain de l’entreposage intermédiaire des combustibles usés ;
  • le groupe est actif sur le marché de l’assainissement des sites nucléaires en cours de démantèlement. Il est notamment sous contrat avec le DOE (Department of Energy) pour la reprise et le conditionnement de déchets anciens entreposés sur le site d’Hanford (État de Washington). En avril 2012, le DOE a choisi le consortium Nuclear Waste Partnership, dont Areva fait partie, pour la gestion et de l'exploitation du site de stockage WIPP (Waste Isolation Pilot Plant), au Nouveau-Mexique[70] ;
  • la société américaine Canberra, devenue filiale d’Areva en 2001, est aujourd’hui leader mondial pour la fourniture de solutions de mesure nucléaire pour la sûreté et la sécurité (produits de détection de matériels radioactifs, équipements spécialisés pour les laboratoires et usines du cycle nucléaire, solutions pour la surveillance de la contamination des matériaux et de l'environnement…).

Le 8 août 2005, les États-Unis ont adopté l’Energy Policy Act (loi sur l’Énergie), qui inclut notamment un certain nombre de mesures pour encourager les électriciens à construire de nouveaux réacteurs. Areva espère profiter de cette tentative de relance du programme nucléaire américain pour promouvoir sa technologie, et en particulier son réacteur EPR.

En 2005, Areva et Constellation Energy, l’un des principaux électriciens américains, ont créé la coentreprise Unistar Nuclear, qui a pour mission de promouvoir et commercialiser la technologie EPR aux États-Unis[71]. En 2006, Unistar a annoncé un accord entre Areva et BWX Technologies, acteur américain de l'industrie nucléaire, pour la fabrication de composants pour le réacteur EPR américain. Des électriciens américains, comme Ameren ou Fresno, ont alors exprimé leur intérêt pour la construction du réacteur EPR. Areva déposé le 11 décembre 2007 un dossier de certification du réacteur EPR, auprès de l'autorité de Sûreté américaine (NRC, National Regulatory Commission), dont l'étude devrait s'achever en 2015. En octobre 2013, la NRC a conclu à la pleine conformité du réacteur avec les exigences fédérales face au risque de chute d’avion. C'est la première fois qu'une évaluation de ce type ne fait l'objet d'aucune demande d'examen complémentaire[72].

Fin 2007, la technologie EPR était choisie par plusieurs électriciens et sept projets étaient annoncés, dont :

  • Constellation : Calvert Cliffs (Maryland) et Nine Mile Point (New York) ;
  • Amarillo power : Amarillo (Texas) (deux unités) ;
  • Ameren : Callaway (Missouri) ;
  • AEHI (Alternate Energy Holding) : Bruneau (Idaho) ;
  • PP&L : Susquehanna (Pennsylvanie).

Un 8e projet était annoncé par Duke Energy à Piketon dans l’Ohio en 2009[73]. Tous ces projets ont depuis été annulés ou reportés "sine die".

Dans le domaine du recyclage des combustibles, l'alliance INRA (International Nuclear Recycling Alliance), conduite par Areva et Mitsubishi Heavy Industries, a signé un contrat avec le Department of Energy (DOE) pour étudier le développement aux États-Unis d'une usine de traitement des combustibles nucléaires usés, et d'un réacteur de génération avancée pour les recycler. Ce contrat s'inscrit dans le cadre du programme Global Nuclear Energy Partnership (GNEP).

En 2008, Areva avait annoncé un projet d’une nouvelle usine américaine d’enrichissement de l’uranium sur le site d’Eagle Rock (Idaho). Les travaux de la future usine auraient dû débuter en 2011, sous réserve de l’obtention des permis nécessaires[74]. Mais en octobre 2011, la presse indique que projet serait reporté ou annulé[75].

En 2011, Areva a été choisi comme principal partenaire de Tennessee Valley pour achever la construction de la centrale de Bellefonte 1, (Alabama). Mais face à l’intensification de l’exploitation du gaz de schiste, le projet a été à nouveau suspendu[76].

En 2012, Areva a signé plusieurs contrats significatifs dans le domaine du combustible :

  • en janvier 2012, Areva a signé un contrat de 500 millions de dollars avec l’électricien américain Xcel Energy. Il comprend la fourniture d’uranium, la conversion, l’enrichissement, la conception et la fabrication du combustible ainsi que les services d’ingénierie associés, destinés à la centrale nucléaire de Monticello (Minnesota). Le contrat porte sur l’approvisionnement de l’électricien en uranium enrichi et en combustible jusqu’en 2025[77] ;
  • en mars, FirstEnergy Nuclear Operating Company, filiale de FirstEnergy Corp., basée à Akron (Ohio), a prolongé le contrat conclu avec Areva en 2006, afin que le groupe continue à l’approvisionner en combustible pour la centrale nucléaire de Davis-Besse. Le groupe fournira six lots d’assemblages de combustible et les services d’ingénierie associés à compter de 2014[78].

En 2013, Areva a signé un contrat avec l’électricien américain Exelon pour la fourniture d’assemblages de combustible pour les centrales nucléaires de Dresden et de Quad Cities (Illinois), ainsi que la poursuite des services de fabrication pour la centrale de Three Mile Island (Pennsylvanie). Selon les termes du contrat, Areva fournira début 2016 douze recharges de combustible destinées aux quatre unités de Dresden et de Quad Cities. Le groupe fournira également six recharges supplémentaires pour Three Mile Island ainsi que les services d’ingénierie associés. Areva fabriquera les assemblages de combustible dans son usine de Richland située aux États-Unis dans l’État de Washington[79].

Dans le domaine des énergies renouvelables :

  • en septembre 2008 Areva et Duke Energy ont créé ADAGE, une coentreprise pour développer des centrales biomasse aux États-Unis[80] ;
  • en février 2010 Areva a annoncé l’acquisition de la société Ausra (basée à Mountain View en Californie)[81]. Cette société propose des solutions de production d’électricité et de vapeur par concentration de l’énergie solaire ;
  • en avril 2010, Areva et Fresno Nuclear Energy Group, LLC (FNEG) ont annoncé la signature d’un contrat portant sur la première phase du développement d’un parc d’énergies sans CO2 (ou Clean Energy Park) dans la région de Fresno (Californie)[82]. Ce projet associera le nucléaire et les énergies renouvelables pour produire de l’électricité. La 1re phase prévoit la construction d’une centrale solaire à concentration, destinée à alimenter en électricité une usine de traitement des eaux usées. Le contrat signé porte sur les études de faisabilité du projet ;
  • en janvier 2012, Areva Solar s’est associé à Tucson Electric Power (TEP) pour un projet d’extension solaire sur la centrale H. Wilson Sundt de TEP, située à Tucson, en Arizona. Ce projet utilisera les générateurs de vapeur solaire d'Areva Solar et permettra de produire jusqu'à cinq mégawatt (MW) d'électricité pendant les périodes de pointe sans émission de dioxyde de carbone (CO2)[83].

Areva au Canada[modifier | modifier le code]

Areva est présent au Canada via sa filiale Areva Resources Canada Inc., spécialisée dans l’exploration et l’exploitation de gisements d'uranium. Cette filiale exploite le site de McClean Lake, dont l’usine de traitement du minerai en cours d’extension sera remise en service en 2014. Areva est également partenaire de Cameco Corp dans l’exploitation de 2 autres mines, McArthur River et Cigar Lake. Ces 2 sites sont considérés comme détenant les plus importants gisements à forte teneur au monde (entre 150 et 200 kg d’uranium par tonne de minerai extrait).

Grâce à l’agrandissement de l’usine de McClean Lake, qui a fait l’objet d’un investissement de 107 millions d’euros en 2011, Areva pourra traiter l’uranium extrait de Cigar Lake, situé à une quinzaine de kilomètres[84].

Areva Resources Canada a réalisé une 1re procédure complète de réaménagement et de déclassement d'un site minier après épuisement des réserves : l’ancien site minier de Cluff Lake, démantelé et réhabilité, a été entièrement replanté[85].

Areva réalise également de nombreuses explorations, afin de diversifier ses réserves, dans différentes régions canadiennes à fort potentiel uranifère : dans la Saskatchewan et au Nunavut. Certains gisements prometteurs sont déjà en phase de développement (Kiggavik, Shea Creek[86],[87], Midwest).

Dans le domaine du nucléaire, Areva Canada Ltd propose au Canada des services d'ingénierie, de maintenance et de modernisation des centrales existantes. En 2009, Areva Canada signe un contrat avec l’électricien Hydro-Québec pour la réfection du système d’aération de l’enceinte de la centrale de Gentilly-2. Il s’agit du 2e système de ce type déployé par Areva sur un réacteur de type CANDU[88].

Les projets d’ingénierie portent aussi sur des modifications de conception électrique et mécanique ainsi que sur l’optimisation de l’exploitation des centrales. Pour renforcer sa présence dans le pays, Areva a signé un accord de coopération en 2011 avec Cegertec, société d’ingénierie locale spécialisée dans les secteurs de l’énergie et des mines[89].

En février 2011, la joint-venture entre Areva et Mitsubishi Heavy Industries Ltd a soumis la conception son réacteur ATMEA1 à la révision d'avant-projet réalisée par la Commission de sûreté nucléaire du Canada. La certification de l’ATMEA 1 a franchi une 1re étape en 2013 avec la validation par la CSNC des objectifs et options globales de sûreté du réacteur[90].

Areva en Afrique[modifier | modifier le code]

Areva est présent en Afrique depuis plus de 50 ans, essentiellement au Niger, au Gabon et en Namibie. Areva a acquis UraMin en 2007, devenue AREVA Resources Southern Africa. Cette société est la représentante des activités d'extraction de l'uranium en Afrique, à l’exception du Niger et du Gabon[91].

La politique d’Areva en Afrique[modifier | modifier le code]

Selon association survie, la France et Areva se procurent l'uranium en Afrique à bas coût, au prix d'ingérence politiques et de conséquences environnementales, sanitaires et sociales catastrophiques pour les populations locales[92]

Les activités minières d’Areva sont en fait conduites avec l’accord des gouvernements[93], dans le cadre des standards internationaux. Areva a par ailleurs mis en place une politique environnementale et sociale responsable. La gestion durable de l’environnement vise à limiter l’impact des activités du groupe à un niveau aussi faible que raisonnablement possible (principe ALARA : As Low As Reasonably Achievable). Les mines en exploitation respectent la norme internationale ISO 14001 reconnaissant une gestion durable de l’environnement, au Niger[94] mais également dans les autres pays. En ce qui concerne la sécurité et la santé au travail, les mines en exploitation en Afrique respectent par exemple la norme OHSAS 18001.

En 2012, Areva s'est fixé pour objectif d’avoir une exposition inférieure à 16 mSv par an (la Commission Internationale de Protection contre les Rayonnements ionisants (CIPR) et la Directive Euratom 96/29 fixent l'exposition maximale d'un salarié à 20 mSv par an en moyenne sur 5 ans, sans dépasser 50 mSv au cours d'une même année). Concernant les populations riveraines, la limite annuelle est fixée à 1 mSv ajouté au fond radiologique naturel. Cette limite est respectée autour des mines d’Arlit au Niger[95] et de l’ancienne mine de Mounana au Gabon. Areva soutient également des projets d’aide à la population. Plus de 25 millions d’euros ont ainsi été consacrés en 6 ans à des actions de développement communautaire au Niger (éducation, accès aux soins, développement socio-économique local…[96].

Areva au Gabon[modifier | modifier le code]

Areva est présent au Gabon depuis la fin des années 1950 et est l’actionnaire principal de la société Comuf (Compagnie des Mines d’Uranium de Franceville). Par ailleurs, le groupe détient à 100% la filiale Areva Gabon. Les activités d’Areva dans le pays concernant essentiellement l’exploitation minière et le réaménagement de sites.

L’exploitation d’uranium par le groupe français Areva au Gabon est «controversée». Les conséquences de cette exploitation à Mounana, depuis la cessation des activités d’Areva en 1999, sont vécues comme un traumatisme avant tout social, mais aussi environnemental et sanitaire[97]. Le site de Mounana a été réaménagé de 1999 à 2004. Ces réaménagements ont fait l’objet de contrôles de la part de l’AIEA.

Areva a repris fin 2008 des activités de prospection d’uranium dans le bassin du Francevillien [98]. Titulaire de 4 permis de recherche minière dans le Haut-Ogooué, AREVA Gabon a d’ores et déjà investi plusieurs millions d’euros dans des travaux d’exploration répartis sur une surface totale de près de 8 000 km2.

Areva au Niger[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Areva NC Niger.

La société opère au Niger à travers la société Areva NC Niger, filiale à 100 % d’Areva NC, qui coordonne les filiales du groupe, coentreprise entre la société française Areva NC et l'état nigérien : SOMAÏR, COMINAK et Imouraren SA.

Areva en Namibie[modifier | modifier le code]

Areva est présent en Namibie au travers de sa filiale Areva Resources Namibia, créée en 2007 pour exploiter le gisement de Trekkopje, situé à 70 km au nord-est de Swakopmund[99], dans la région désertique d’Erongo. Le gisement de Trekkopje, à faible teneur en uranium (environ 0,1 kg d’uranium par tonne de minerai extrait), couvre une surface d’environ 16 km sur 4 km. Ce site exploitera le procédé de traitement du minerai à faible teneur par lixiviation en tas par voie alcaline.

Cependant, du fait de la baisse du marché de l’uranium, Areva a été contraint de reporter la mise en exploitation du gisement. Les installations font l’objet d’un programme de surveillance et de maintenance, pour assurer le redémarrage du projet lorsque les conditions de marché le permettront[100]. Areva s’est engagé à maintenir sa présence en Namibie et à mener des actions auprès des populations locales de la région d’Erongo (construction de classes, aménagement d’infrastructures…).

Pour alimenter son installation de traitement du minerai de Trekkopje, grosse consommatrice d’eau, Areava a construit la 1re usine de dessalement de l’eau de mer d’Afrique australe : l’EDP (Erongo Desalination Plant). Capable de produire jusqu’à 20 Mm3 d’eau potable par an grâce à une technologie d’ultrafiltration, cette usine approvisionnera en eau les activités d’Areva[101][102] . En attendant le redémarrage du projet Trekkopje, Areva a signé un contrat de distribution de l’eau avec la compagnie nationale des eaux Namibia Water Corporation Ltd (NamWater)[103].

Areva en Asie[modifier | modifier le code]

Areva réalise 18 % de son chiffre d’affaires dans la zone Asie/Pacifique, qui regroupe 1 % de ses effectifs. Dans cette zone, Areva est présent essentiellement en Chine, en Inde et en Mongolie. Le groupe est également implanté en Australie, où il mène des programmes d’exploration minière et réalise une centrale solaire thermique. Areva fournit également le combustible d’un réacteur de recherche australien.

Areva en Chine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Programme nucléaire de la Chine.

Areva collabore avec la Chine depuis les années 1980. Fin 2012, le groupe est présent en Chine à travers 12 sites localisés à Pékin, Shanghaï, dans les provinces de Jiangsu, Sichuan et Guangdong. Le groupe emploie plus de 850 personnes en Chine[104] et souhaite saisir les opportunités offertes par l’accélération du programme nucléaire dans le pays[105].

Areva a contribué à la construction de neuf des onze centrales nucléaires en service à ce jour en Chine. Le groupe a en particulier construit les îlots nucléaires de Daya Bay (en service depuis 1993-1994) et de Ling Ao (en service depuis 2002), et a fourni des équipements pour les centrales de Qinshan, Tianwan et Hongyanhe.

Depuis 2004-2005, Areva a signé de nouveaux contrats en Chine, concernant la construction de quatre nouvelles centrales nucléaires (en particulier la réalisation de la phase 2 de Ling Ao II et de la phase 2 de Qinshan II).

En novembre 2007, Areva et China Guangdong Nuclear Power Company ont signé le plus grand contrat de l’histoire du nucléaire civil, d’une valeur de 8 milliards d’euros [106]. Ce contrat porte sur la construction de deux réacteurs de nouvelle génération EPR à Taishan (province du Guangdong) et sur l’ensemble des matières et services nécessaires à leur fonctionnement. Après la Finlande et la France, la Chine comptera donc les 3e et 4e EPR en construction dans le monde.

Le 25 avril 2013 à Pékin, en présence de M. Xi Jinping, Président de la République Populaire de Chine, et de M. François Hollande, Président de la République Française, M. Luc Oursel, Président du Directoire d’Areva, a signé avec les entreprises CNNC et CGNPC une série d’accords-clés pour le développement du partenariat stratégique franco-chinois dans le nucléaire civil.

La collaboration d’Areva avec la Chine concerne également :

  • la fabrication et gestion des assemblages de combustible :
    • Areva a noué un partenariat avec la centrale de Yibin, appartenant à la CNNC (China National Nuclear Corporation). Le 1er programme de transfert de technologie date de 1991 avec la technologie d’assemblage de combustible AFA 2G (Advanced Fuel Assembly 2e génération)[107] ;
    • en 1998, un accord portant sur une nouvelle technologie du combustible a été signé pour prolonger la durée des cycles de combustible grâce à un assemblage de combustible plus performant, AFA 3G ;
    • Areva a participé à la construction de la seconde ligne de fabrication d’assemblages de combustible de Chine à Baotou (Mongolie-Intérieure). En 2011, Areva a fourni à la Chine plus de 1 600 assemblages de combustible. Aujourd’hui, le Groupe fournit la totalité des composants importés en Chine pour la fabrication des assemblages AFA 3G[108].
  • les services :
    • Areva et CNI-23 (China Nuclear Industry 23rd Construction Corporation) ont créé en 2003 la Shenzhen Nuclear Engineering (SNE). Cette coentreprise propose des prestations de services à l’ensemble du parc nucléaire chinois, en s’appuyant sur les compétences et la technologie du groupe Areva ;
    • Areva a signé des contrats avec des entreprises et des instituts de recherche chargés des services de maintenance et des inspections ;
    • en juin 2011, Areva a créé avec CNPRI (China Nuclear Power Technology Research Institute) la coentreprise BRIC (Beijing-RIC), spécialisée dans la construction et la maintenance de l’instrumentation du cœur des réacteurs de centrales nucléaires chinoises de type CPR 1000[109].
  • les équipements :
    • en 2005, une coentreprise a été créée entre la filiale d’Areva Jeumont S.A. et Dongfang Electrical Machinery Co., Ltd, pour fabriquer les pompes de réfrigérant des réacteurs ;
    • en novembre 2010, Areva et CNNC ont lancé la création de la coentreprise à parts égales CAST (CNNC Areva Shanghai Tubing Co.), qui produira et commercialisera des tubes de zirconium pour la fabrication d’assemblages de combustibles[110].
  • le recyclage :
    • en novembre 2010, Areva et CNNC ont signé un accord industriel (dernière étape avant un contrat commercial) sur la coopération dans le domaine du traitement-recyclage des combustibles usés ;
    • l’accord d’avril 2013 entre Areva et CNNC constitue un jalon décisif de la négociation en vue de la signature du futur contrat de vente de l’usine. Il couvre les spécifications techniques et l’organisation du projet ainsi que les responsabilités et le périmètre de travail de chaque partenaire. La future usine traiterait les combustibles nucléaires usés des centrales chinoises afin d’en récupérer les matières valorisables et de recycler celles-ci sous forme de combustible[111].

Dans le domaine des énergies renouvelables, la Chine représente pour Areva un marché potentiel particulièrement important (énergie éolienne offshore et énergie solaire concentrée notamment)[112].

En décembre 2013, Areva a signé une série d'accords avec ses partenaires chinois, à l'occasion de la visite en Chine du Premier ministre Jean-Marc Ayrault[113],[114],[115].

  • Dans le cadre d’un consortium avec Siemens, un 1er accord porte sur la fourniture de systèmes de contrôle-commande à China Nuclear Power Engineering (filiale de CNNC), pour équiper 2 réacteurs de la centrale de Fuqing, dont les travaux commenceront en 2014 et 2015.
  • Areva et CNNC ont signé une lettre d'intention, pour la création d'une coentreprise qui doterait la Chine d'une usine de fabrication et de transformation d'alliages de zirconium. La société produirait jusqu'à 600 tonnes d'alliages de zirconium par an, en 2017.
  • Areva et CGN ont signé un accord de coopération, afin d’identifier les opportunités dans les domaines des énergies renouvelables (éolien offshore, biomasse, solaire à concentration thermique et stockage d'énergie).

Areva en Inde[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Programme nucléaire de l'Inde.

Areva développe en Inde ses activités dans les domaines du nucléaire et des énergies renouvelables. La filiale Areva India Pvt. Ltd a été créée en novembre 2008 pour accompagner le développement des activités du Groupe en Inde. Elle emploie 148 personnes et possède 4 antennes : 2 à Bombay, 1 à Chennai (Tamil Nadu) et 1 site dédié aux projets solaires CSP à Dhursar (Rajasthan)[116].

L'Inde est un marché prioritaire pour Areva[117] :

  • l’Inde est le sixième consommateur mondial d'énergie ;
  • sa demande en énergie est en très forte croissance ; le pays a pour objectif d’accroître de 40 000 MW sa capacité de production entre 2008 et 2020, ce qui représente 25 à 30 nouveaux réacteurs ;
  • l’Inde a signé en septembre 2008 un accord de coopération avec le Groupe des Fournisseurs Nucléaires (GFN), mettant fin à un embargo de 34 ans sur le commerce nucléaire civil. Cette décision a permis la signature par l’Inde de plusieurs accords bilatéraux de coopération dans les applications civiles de l’énergie nucléaire, dont le premier avec la France fin septembre 2008.

Dès la réouverture du commerce nucléaire entre le pays et le reste du monde, Areva a conclu, fin décembre 2008, le premier contrat de fourniture d’uranium d’origine étrangère, signé avec le Département à l’Énergie Atomique indien. Cet accord porte sur la livraison de 300 tonnes d’uranium à l’électricien nucléaire indien Nuclear Power Corporation of India Ltd (NPCIL), destinées à alimenter ses réacteurs soumis aux contrôles de l’AIEA.

Areva envisage de fournir plusieurs réacteurs nucléaires à l’Inde. Un Memorandum of Understanding (MOU) a été signé à cet effet entre Areva et la NPCIL, le 4 février 2009, portant sur :

  • la construction de deux réacteurs EPR sur le site de Jaitapur en Inde (le site devrait, à terme, accueillir 6 réacteurs) ;
  • la fourniture de combustible pendant toute la durée de vie de ces réacteurs.

Le 13 octobre 2010, Areva a remis une offre révisée à la société NPCIL (Nuclear Power Corporation of India Limited) pour la construction de ces 2 réacteurs EPR[118]. Le 6 décembre, ont été signés de nouveaux accords qui fixent[119] :

  • les conditions contractuelles,
  • le schéma industriel pour la réalisation du projet,
  • le partage des rôles et des responsabilités (Areva fournit les îlots nucléaires et les services associés),
  • le lancement de plusieurs partenariats entre Areva et l’industrie nucléaire indienne.

La catastrophe de Fukushima a depuis retardé la concrétisation des projets. Toutefois début 2013, le ministre indien des Affaires Étrangères affirmait que les négociations, en vue de la construction d’une centrale dans le pays, étaient très avancées[120].

Dans le domaine de l’énergie solaire, Areva Solar, filiale d’Areva, a été sélectionné en avril 2012 par le groupe indien Reliance Power Limited pour la construction en Inde d’une installation d’énergie solaire à concentration de 250 MW, la plus grande d’Asie à ce jour. Le groupe construit ainsi deux centrales de 125 MW utilisant la technologie thermique solaire à concentration (CLFR)[121]. Fin 2013, la centrale produisait pour la 1re fois de la vapeur : une étape majeure avant une exploitation commerciale planifiée pour mars 2014[122]

Dans le domaine des bioénergies, la filiale Areva Renewable Energies India Pvt. Ltd. projette de construire 2 centrales à biomasses et 3 unités de récupération thermique pour une capacité totale de 47 MWe en Inde. La filiale projette également de construire 2 autres centrales à biomasse (20 MWe au total) en Thaïlande, où une centrale à biomasse de 10 MWe permettant d’incinérer des balles de riz et de la bagasse est déjà en cours de construction[123].

Areva en Mongolie[modifier | modifier le code]

Areva emploie 180 salariés en Mongolie. Le Groupe mène des opérations d’exploration minière depuis plus de 15 ans dans le pays, où il détient 25 licences d’exploration : 11 licences sur le bassin du Sainshand et 14 sur le bassin de Dariganga.

La Mongolie est parmi les 10 pays possédant les ressources en uranium les plus importantes. Le pays, dont le développement minier nourrit la croissance depuis le milieu des années 2 000, veut placer l’uranium au cœur de sa politique d’indépendance[124]. L’État mongol a pour cela conclu des accords avec la France – et Areva en particulier − la Russie, la Chine, le Japon et l’Inde.

Fin 2009, un accord de coopération dans le secteur de l’énergie nucléaire a été signé entre Areva et l’État mongol[125].

Depuis février 2013, le Conseil Professionnel des Ressources Minérales auprès du Ministère des Mines a officiellement classé le gisement de Zoovch Ovoo, ressource stratégique, avec 60 000 tonnes d’uranium[126],[127]. La zone est sous licence d’exploration jusqu’en 2015. Areva y mène des études géologiques pour :

  • confirmer la viabilité économique, technique et environnementale du projet,
  • définir le procédé d’exploitation le mieux adapté.

Le 26 octobre 2013, un accord a été signé pour créer la société Areva Mines LLC, détenue à 66 % par Areva et 34 % par MON-ATOM, société publique nucléaire mongole[128]. Cette nouvelle société chapeautera tous les projets d’exploitation minière.

Gouvernance de l'entreprise[modifier | modifier le code]

Areva est une société anonyme de droit français à directoire et conseil de surveillance[129], détenue à plus de 80 % par l’État français : Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives 68,88 %, État français en propre 14,33 %, Caisse des dépôts et consignations 3,32 %, EDF 2,24 %[130].

Le groupe est principalement constitué de sept filiales au niveau juridique :

  • Areva NC (Nuclear Cycle), spécialisé dans le cycle du combustible nucléaire (anciennement Cogema) ;
  • Areva NP (Nuclear Power) s'occupe de conception et construction de centrales nucléaires, fourniture de combustible et de services de maintenance et de modernisation (anciennement Framatome ANP) ;
  • Areva TA, réalisation de réacteurs de recherche et de systèmes nucléaires de propulsion (anciennement Technicatome) ;
  • Euriware, société de conseil, intégration de systèmes, infogérance évolutive et filiale à 100 % d'Areva ;
  • Areva renouvelables, jeune pousse spécialisée dans les énergies renouvelables ;
  • Areva Med contribue à la lutte contre le cancer en développant des méthodes innovantes de production de l'isotope 212 du plomb (212 Pb) ;
  • Areva Mines, filiale à 100 % d’Areva, regroupe les activités minières d’Areva[131].

Conseil de surveillance[modifier | modifier le code]

Membres nommés par l’assemblée générale :

Membres représentant l’État, nommés par arrêté ministériel :

  • Claire Cheremetinski - mandat : nommé le 26/03/2013 pour la durée restant à courir du mandat de son prédécesseur et venant à échéance en 2016.
  • Pascal Faure - mandat : nommé le 29/01/2013 pour la durée restant à courir du mandat de son prédécesseur et venant à échéance en 2016.
  • Laurence Dubois-Destrizais - mandat : nommé le 24/06/2013 pour la durée restant à courir du mandat de son prédécesseur et venant à échéance en 2016
  • Pierre Sellal - mandat : 2011-2016

Membres représentant les salariés et élus par le personnel :

Comités du conseil[modifier | modifier le code]

Le conseil de surveillance peut décider de la création de comités dont il fixe la composition et les attributions, et qui exercent leur activité sous sa responsabilité.

On dénombrait ainsi 5 comités[132] :

  • le comité stratégique, dont le rôle est d’éclairer le conseil de surveillance sur les objectifs stratégiques d’Areva ; de se prononcer sur les décisions stratégiques proposées par le directoire au conseil de surveillance ;
  • le comité d’audit a pour mission la définition des normes comptables, financières ou déontologiques, à mettre en œuvre. Il réalise des études sur des points particuliers, sur demande du conseil de surveillance ou de sa propre initiative ;
  • le comité des rémunérations et des nominations propose au conseil de surveillance le montant des rémunérations ou avantages en nature des mandataires sociaux d’Areva, se basant sur l’évaluation des performances individuelles. Il examine les dossiers des personnalités pressenties aux fonctions de membres du directoire et communique son avis au conseil de surveillance, et donne également son avis sur les nominations des dirigeants des sociétés du groupe ;
  • le comité de suivi des obligations de fin de cycle participe au suivi du portefeuille d’actifs dédiés constitué par Areva pour couvrir les charges futures d’assainissement et de démantèlement d’installations nucléaires ;
  • le comité d’éthique assure la bonne diffusion et application des normes et procédures du Groupe en matière de déontologie. Il agit en vue d’établir des recommandations au conseil de surveillance.

Directoire[modifier | modifier le code]

Les membres du directoire sont nommés par le conseil de surveillance pour une durée de 5 ans[133].

Analyse stratégique[modifier | modifier le code]

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L'ancienne présidente du Directoire Anne Lauvergeon estimait que dans un monde de l'énergie en pleine recomposition, son groupe dispose de nombreux atouts (résumé de ses propos) :

  • L'Europe est en train de redécouvrir la dimension stratégique de l'énergie après une période de relatif désintérêt et l'intérêt d'une vision européenne de l'énergie qui va passer par des regroupements. À partir de 2012, l'Europe va devoir faire face au remplacement des vieilles centrales et devra en plus, mettre en œuvre 1 000 mégawatts de capacités nouvelles chaque mois.
  • Les grandes sociétés du secteur de l'énergie ont vu ces dernières années leurs marges s'apprécier très fortement et beaucoup d'entre elles ont des capacités financières considérables. Les regroupements vont permettre de créer de nouveaux acteurs capables de disposer de réserves financières encore plus importantes, ce qui va leur permettre d'investir massivement dans la production et dans les réseaux de transmission et de distribution.
  • Areva a un ambitieux plan de développement dans l'uranium, car dans les trente prochaines années, les sociétés de l'énergie vont devoir doubler les capacités de production et améliorer très nettement les réseaux et les interconnexions. Les besoins d'Areva en besoins d'investissements vont devenir considérables alors même que la société est limitée dans ses capacités d'endettement et que les gros investissements doivent être pris en garantie (quasi-dette) sur le bilan. L'adossement à un autre groupe ou un nouveau regroupement doit donc être envisagé.
  • En dehors de l'Europe, cinq autres pays sont particulièrement visés[134] par Areva : la Chine, les États-Unis, la Libye, l'Iran et l'Inde.

Les ambitions d'Anne Lauvergeon furent toutefois longtemps contrecarrées par la non privatisation du groupe décidée par le gouvernement. Par ailleurs, la manière dont elle avait conduit sa réélection à la tête d'Areva en 2006 avait fâché Thierry Breton, le ministre de l'industrie de l'époque.

En 2008, dans une interview au magazine économique Challenges, Anne Lauvergeon directrice du groupe déclarait : « L'uranium est un des éléments moteurs de notre succès. Notre modèle, c'est… Nespresso : nous vendons les cafetières, et le café qui va avec. Et le café, c'est très rentable. Ainsi en Chine, nous avons vendu deux îlots nucléaires, plus 35 % de la production d'Uramin, dont nous sommes propriétaires. Cela illustre notre modèle intégré »[135]. Les gisements d'Uramin avaient été surévalués ce qui a contraint Areva à effectuer une dépreciation d'actifs de 426 millions d'euros[136].

Anne Lauvergeon a été remplacée à la présidence du Directoire par Luc Oursel le 1er juillet 2011.

Le mariage avec Alstom est régulièrement envisagé[137], de même qu'un rapprochement avec Bouygues. De plus, Areva ne dispose pas de suffisamment de trésorerie pour opérer des rachats massifs alors qu'il doit faire face à des grands chantiers : la construction d'un réacteur nucléaire en Finlande, d'une usine d'enrichissement en France et le futur EPR de Flamanville.

L’ouverture du capital d'Areva a été annoncée par le gouvernement français depuis 2003, mais a été reportée plusieurs fois[138], notamment au profit des privatisations de GDF et d'EDF. Fin octobre 2005, le premier ministre Dominique de Villepin a annoncé qu'il suspendait le processus[139]. L’élection de Nicolas Sarkozy en mai 2007 a ravivé les discussions autour d’une possible ouverture du capital d’Areva. Le 31 août 2007, Anne Lauvergeon insistait sur la nécessaire évolution du capital pour financer le développement du groupe.

Le 30 juin 2009, Areva annonce l’ouverture de son capital à de nouveaux partenaires et à ses salariés, à hauteur de 15 %. Le groupe annonce également la mise en vente de Areva T&D. Le 7 juin 2010, Areva annonce avoir finalisé la cession de Areva T&D à Alstom et Schneider Electric.

En 2011, Areva annonce une stratégie axée sur [140]:

  • Un renforcement de la présence du groupe à l’international.
  • L’ambition de devenir « leader de la production d’électricité sans CO2 », cela incluant le nucléaire mais aussi les énergies renouvelables.
  • La maîtrise des risques et le renforcement de la sûreté.

Après la catastrophe de Fukushima survenue en mars 2011, Areva a engagé, fin 2011, un plan de redressement baptisé « Action 2016 »[141].

En juillet 2012, Areva a rejoint l'Association mondiale des exploitants nucléaires[142]

Chiffres-clés[modifier | modifier le code]

Données financières[143][modifier | modifier le code]

Données financières au 31 décembre
(en millions d'euros)
Années 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 [144] 2011 2012 [145]
Chiffres d'affaires 8 265 8 255 11 109 10 125 ¹ 10 863 11 923 13 160 14 003 ³ 9 104 8 872 9 342
Résultats d'exploitation 180 342 640 551 407 751 417 501 -423 -1866 [146] 118 [146]
Résultats nets part du groupe 240 389 451 1 049 ² 649 743 589 552 883 -2 503 [146] -99 [146]
Capitaux propres 4 020 4 113 4 928 6 362 6 722 6 994 6 547 6 648 8 664 5 448[146] 5 174[146]
Dettes financières 2 217 800 1 884 2 016 2 119 4 915 6 662 7 741 7 240 5 522[147] n.c.
Carnet de commandes n.c. n.c. 19 820 20 569 25 627 39 834 48 246 49 438 44 204 45 558 45 369
(1) sans FCI, le pôle connectique vendu, soit +3,7 % en données comparables
(2) 451 M€ hors FCI (pôle connectique)
(3) 8 529 M€ hors T&D

Impact financier du chantier Olkiluoto 3[modifier | modifier le code]

Suite au retard du chantier de l'EPR Finlandais, Areva doit provisionner pour verser des pénalités à TVO. Une provision de 60 millions d'euros a été passée en 2005, puis une provision évaluée à 200 millions d'euros au premier semestre 2006[148]. À fin 2006, le montant de ces provisions est estimé à 700 millions d'euros[149]. En 2007, de nouvelles provisions devraient être passées pour un montant évalué entre 500 et 700 millions d'euros, ce qui porterait le surcoût à 1,5 milliard d'euros[150]. Au premier septembre 2009, Areva porte ces provisions à 2,3 milliard d'euros et menace d'arrêter le chantier, après avoir porté plainte contre son client [151].

Participations[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2012[152] Suez Environnement à hauteur de 1,42 %.

Données boursières[modifier | modifier le code]

Depuis le 30 mai 2011, l’intégralité du capital d’Areva est cotée sous forme d’actions ordinaires [153]

Données boursières au 31 décembre
Années 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010¹ 2011
Cours de l’action au 31 décembre (en euros) 335 405.5 563 785 350 349 36,17 19,09
Capitalisations boursières au 31 décembre (en millions d’euros) 11 873 14 372 19 954 27 823 12 405 5 709 13 821 6 061
Nombre de transactions quotidiennes (en nombre de titres) 7 697 7 127 5 255 7 067 6 071 5 874 38 578 50 172
(1) Le 27 décembre 2010, le nominal de l’action ordinaire et du certificat d’investissement Areva a été divisé par 10 dans le cadre de l’augmentation de capital réservée à l’État et à Koweït Investment Authority

Répartition des actions au 7 décembre 2012 [156]:

  1. Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives 68,88 %
  2. État français 14,33 %
  3. Kuwait Investment Authority 4,82 %
  4. Caisse des dépôts et consignations 3,32 %
  5. EDF 2,24 %
  6. Total 0,95 %
  7. Framépargne 0,23 %
  8. Auto contrôle 1,2 %
  9. Public 4,04 %

Communication[modifier | modifier le code]

Campagnes de publicité[modifier | modifier le code]

En 2006, une campagne à l'échelle mondiale, « Experts en énergie », gérée par Euro RSCG C&O, et réalisée par le collectif français H5, s’est donné comme but de « renforcer la visibilité de la marque, de développer ses compétences et de montrer la cohérence de ses activités dans le domaine de l’énergie. » Cette campagne, illustrée par la célèbre chanson Funkytown, a été critiquée par les antinucléaires qui ont dénoncé "la contamination funky"[157].

Fin 2010, une nouvelle campagne publicitaire déferle sur les écrans avec le film L'épopée de l'énergie[158]. Diffusée en Europe et aux États-Unis pour un coût annoncé d'au moins 20 millions d’euros, elle provoque une nouvelle fois une critique virulente de nombreux anti-nucléaires et des promoteurs des économies d'énergie tel Thierry Salomon de l'association négaWatt.
À partir de janvier 2011, le Réseau Sortir du nucléaire diffuse une « contre-campagne » pour dénoncer la « propagande » d'Areva. Malgré le coût de sa conception, la campagne est stoppée net peu de temps après son lancement lorsque, en mars 2011, se produit la catastrophe nucléaire de Fukushima.

En octobre 2013, Areva lance une nouvelle campagne publicitaire : « L’avenir pour énergie ». Elle est déployée dans les médias français, en presse écrite et sur le web, et relayée sur les médias sociaux. Cette campagne se compose de 5 annonces des engagements du groupe (la sûreté, les énergies renouvelables, l’emploi, l’innovation et le développement à l'international) illustrés par des photographies industrielles, des faits et chiffres marquants. Ces annonces mettent en valeur des métiers et des expertises de collaborateurs Areva, se voulant « factuelle, authentique et fidèle à [leurs] métiers »[159]. À cette occasion, Areva a également changé son identité sonore en adoptant « AREVA Music », une création originale de l’agence Sixième Son, qui « révèle la dimension industrielle d’AREVA par l’utilisation d’instruments électroniques et acoustiques »[160].

Le sponsoring sportif[modifier | modifier le code]

Le maillot Areva des joueurs du 1. FC Nürnberg (ici porté par l’attaquant Albert Bunjaku)
Victoire d'Usain Bolt lors du 200 mètres du Meeting Areva 2013

Areva sponsorisait des bateaux français à la Coupe de l'America : Défi Areva en 2003, Areva Challenge en 2007. Une action de greenpeace fut entreprise à Lorient en 2002 contre le bateau de l'équipe française de l'America's Cup, ce qui donna lieu à une plainte de la société propriétaire du Défi Areva contre les militants de Greenpeace dont l'embarcation avait heurté le voilier[161].

En Allemagne, Areva NP, dont le siège social allemand se trouve à Erlangen près de Nuremberg, a été le principal sponsor du club de football de première division 1. FC Nürnberg de 2008[162] à 2012 Le contrat a été signé le 17 juillet 2008[163] jusqu’à la saison 2011/2012. Cependant, après les accidents nucléaires de Fukushima, des protestations de supporteurs et de groupes écologistes ont remis en cause le contrat liant le club à Areva[164],[165]. Le contrat s’est achevé en 2012, date à partir de laquelle AREVA s’est concentré sur l’athlétisme[166].

En 2009, le Groupe Areva se lance dans le programme « Athlenergy » et devient le sponsor de la Fédération Française d'Athlétisme et le partenaire officiel du Meeting Diamond League de Paris Saint-Denis (athlétisme), désormais appelé le Meeting Areva.

Areva structure son dispositif autour du Meeting Areva, temps fort annuel de son implication, mais aussi aux côtés de l’équipe de France d’athlétisme qui porte les couleurs du groupe lors des compétitions nationales et internationales.

Areva sponsorise également des événements running :

Le groupe a également sous contrat d’image des athlètes ambassadeurs composé de « têtes d’affiches » ainsi que de jeunes espoirs. Pour l’année 2013, les athlètes ambassadeurs sont le sprinteur Jimmy Vicaut, l’heptathlonienne Antoinette Nana Djimou[167] et le groupe d’entraînement du Montpellier Décathlon Elite (notamment avec Romain Barras et Kévin Mayer. Ce partenariat se poursuivra jusqu’en 2016[168].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Site www.areva.com
  2. a et b Document de référence 2012, p. 178
  3. [1]
  4. Voir par exemple ce document de 2007]
  5. Voir la FAQ sur le site web d'Areva Leader mondial de l'énergie nucléaire et acteur majeur des énergies renouvelables - AREVA.
  6. Communiqué de la Commission européenne
  7. Areva consolidait en 2004 environ 250 filiales (rapport 2004)
  8. Site Trader-finance.fr, 28/01/2010
  9. Site www.enerzine.com, 29/01/2010
  10. Article L'Usine Nouvelle 08/06/2010
  11. Document de référence 2012, p. 65
  12. a, b, c et d Document de référence 2012, p. 59
  13. Site www.boursier.com, 09/03/2012
  14. Document de référence 2012, p. 79
  15. Site www.enviscope.com, 07/06/2012
  16. Document de référence 2012, p. 88
  17. http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/10/12/l-epr-finlandais-prend-du-retard_1586073_3234.html Le Monde : L'EPR finlandais prend du retard
  18. Le Figaro: Finlande : l'EPR repoussé après 2014
  19. France 2, 20/07/2011
  20. Environnement France, 23/04/2010
  21. Document de référence AREVA 2010, p. 95
  22. Site Enerzine, 01/08/2011
  23. Flamanville : le coût de l'EPR s'envole à 8,5 milliards d'euros, La Tribune du 04 12 2012
  24. Document de référence 2012, p. 100
  25. Document de référence 2012, p. 110
  26. Article la Tribune
  27. Article Durableo
  28. Article Euro-energie.com
  29. Véronique Le Billon, Areva s'allie à l'espagnol Gamesa dans l'éolien en mer, Les Echos, le 20 janvier 2014, consulté 21 janvier 2014
  30. Document de référence 2010, p. 41
  31. Document de référence 2010, p. 116
  32. Document de référence 2010, p. 120
  33. Article Actu Environnement
  34. Document de référence 2010, p. 124
  35. Document de référence 2010, p. 117
  36. Site Officiel Helion
  37. Rapport Annuel Areva 2013, pages 198, 172
  38. Rapport Annuel Areva 2013, pages 198, 172
  39. Article Les Echos, 25 septembre 2012
  40. Rapport Annuel Areva 2012, p. 20
  41. Article Libération, 3 juillet 2008
  42. Article Les Echos
  43. Article France 3 Bourgogne, 22 octobre 2013
  44. Article enerzine,22 décembre 2008
  45. Article BFM TV
  46. Site du ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie
  47. Site de l’ANR
  48. Site Smartgrids de la CRE
  49. Article Enerzine
  50. [ http://www2.cnrs.fr/presse/communique/1570.htm Site du CNRS]
  51. Communiqué AREVA
  52. Communiqué AREVA
  53. Article BFM.tv, 01/10/2013
  54. Site Areva
  55. Article sur le site Capital.fr, 13/09/2013
  56. Site Areva, Présence mondiale (carte interactive)
  57. Article Libération, 10 mars 2013
  58. Article Le Figaro
  59. Article Le Marin
  60. Article La vie des réseaux
  61. ERH2 Bretagne (Énergies Renouvelables, Hydrogène et piles à combustibles en Bretagne)
  62. Site Areva
  63. Site ABC Bourse
  64. Article Le Figaro : « La filière nucléaire française face à un chantier historique au Royaume-Uni
  65. Site Mer et Marine
  66. Areva va moderniser les centrales nucléaires suédoises, Enerzine, 19 janvier 2007
  67. Article Le Figaro
  68. Site www.us.areva.com
  69. http://www.areva.com/FR/maps-59/areva-worldwide-map.html?oid=US Site www.areva.com], présence mondiale d'AREVA
  70. Article L'Usine Nouvelle
  71. Annonce SFEN (Société Française d'Energie Nucléaire)
  72. Article sur le site BFMTV.com, 29/10/2013.
  73. Article Le Figaro, 18/06/2009.
  74. Article Le Figaro, 02/01/2009.
  75. Le Monde.fr / AFP - 18/10/2011 : Areva s'apprêterait à supprimer 800 emplois en Allemagne
  76. Article sur le site BFMTV.com, 08/11/2013.
  77. Article Le Figaro, 04/01/2012.
  78. Article Yahoo! Finance, 27/03/2012.
  79. Article L'Express, 18/04/2013.
  80. Site ENERGO, 25/09/2008.
  81. Site Environnement France.
  82. Site SmartPlanet, 05/05/2011.
  83. Article Daily Bourse, 01/02/2012.
  84. Article L'Usine Nouvelle, 20/12/2011
  85. Sur le site aboriginalmining.ca
  86. Présentation Shea Creek sur le site Areva US
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  88. Présence mondiale Areva sur le site Areva.com, Canada
  89. Article Le courrier Sud, 31/05/2011
  90. Article Enerzine, 09/07/2013
  91. AREVA Resources Southern Africa : au centre des futurs projets miniers
  92. "Areva en Afrique - La face cachée du nucléaire français" par Raphaël Granvaud - édition Agone 2012
  93. Site Afrik.com
  94. Cabinet AEC
  95. Site AfriqueRédaction
  96. Site Areva Niger : Dossier Areva et le Niger
  97. Radio France Internationale - 18/06/2007 : Vivre à Mounana sans la mine
  98. Site web Gabon des services
  99. L'Usine Nouvelle
  100. Le Revenu
  101. Site Durable.com
  102. Le Monde
  103. Site Boursier.com
  104. AREVA in China
  105. Document de référence AREVA 2010, p. 99
  106. Chine : Contrat historique de Areva, sur le site de Areva
  107. Dossier de presse Areva en Chine, Avril 2013.
  108. Article Capital, 22/12/2011.
  109. Article L'express, 24/06/2011.
  110. L'usine Nouvelle, 05/10/2010
  111. Article Enerzine, 29/04/2013
  112. Document de référence 2012, p. 54
  113. Article Le Nouvel Observateur, 09/12/2013
  114. Article Le Point, 09/12/2013
  115. Article Les Ecchos, 14/12/2013
  116. http://www.areva.com/FR/maps-59/areva-worldwide-map.html?oid=IN Site www.areva.com], présence mondiale d'AREVA
  117. Dossier de presse « AREVA en Inde » sur www.areva.com, Document de Référence 2008 p. 68 et AREVA Overview 2008.
  118. Document de référence AREVA 2010, p. 96
  119. Environnement France
  120. Article Le Monde, 11/01/2013
  121. Article Le Figaro, 12/04/2012
  122. Article Enviscope, 05/12/2013
  123. Présence mondiale Areva, sur le site areva.com, Inde
  124. Article Realpolitik.tv 14/11/2011
  125. Article Le Monde 31/08/2010
  126. Areva, présence mondiale, sur Areva.com, Mongolie
  127. Article EuroEnergie 28/10/2013
  128. Article L'Usine Nouvelle 28/10/2013
  129. Site www.areva.com
  130. Document de référence 2012, p. 186
  131. Document de référence 2012, p. 121
  132. Site www.areva.com
  133. Site www.areva.com
  134. « Areva vend deux réacteurs nucléaires à la Chine », article de Jean-Michel Bezat, Le Monde du vendredi 2 février 2007
  135. « le modèle d'areva, c'est… nespresso », Challenges, 10 juillet 2008
  136. Alain Deneault et William Sacher, « L’industrie minière reine du Canada : La Bourse de Toronto séduit les sociétés de prospection et d’extraction », Le Monde diplomatique,‎ septembre 2013 (lire en ligne)
  137. Article dans Libération
  138. Article Challenge 29/12/2010
  139. Article l'Expansion 27/10/2005
  140. Article Le JDD
  141. Article l'Usine Nouvelle
  142. Site www.enerzine.com, 27/07/2012
  143. Rapports annuels 2003, 2005, 2006, Document de Référence 2007, p. 201, 223 et 255 et 2008, p. 169 et 307
  144. Document de référence 2010
  145. [2]
  146. a, b, c, d, e et f Doc de référence 2012
  147. Site Areva Endettement financier
  148. Areva pourrait perdre plus d'1 milliard d'euros en Finlande - Rumeurs du 20/10/2006 [lire en ligne]
  149. Les retards s'accumulent pour l'EPR finlandais et la facture grimpe - investir.fr 13-08-2007 [lire en ligne]
  150. Nouveaux retards pour l'EPR finlandais ; La Tribune ; 13/08/2007
  151. Areva menace d'arrêter le chantier de l'EPR en Finlande [lire en ligne]
  152. Document de référence 2012, p. 322
  153. Site Areva Profil de l'actionnariat, au 30/05/2011
  154. Document de référence 2011, page 254
  155. Site Areva : Guide du titre
  156. - Site officiel Areva
  157. Affichage d'un communiqué de presse
  158. http://vandeleene.com/2011/02/09/la-pub-dareva-qui-fache/
  159. Article sur le site Capital.fr
  160. Article sur le site Sixiemeson.com
  161. Défi Areva : plainte contre Greenpeace Le nouvel observateur du 20 mai 2002
  162. (de) Sponsoring heißt Partnerschaft (site Areva/1. FCN, consulté le 26 avril 2011).
  163. (de) Saison-Rückblick Teil I - Die aufregende Saison 2008/09 im Club-Tagebuch (site du 1. FCN, consulté le 27 avril 2011).
  164. Le maillot Areva boudé par les supporteurs (quotidien Libération du 25 avril 2011, site consulté le 27 avril 2011).
  165. (de) Nürnberger Fanprotest gegen Sponsor – Atomgeld, nein danke! (site du quotidien berlinois taz, consulté le 27 avril 2011).
  166. « Areva renouvelle avec la Fédération française d’athlétisme », sur www.sportstrategies.com
  167. Article sur le site Athle.fr
  168. Article sur le site Sporstratégies.com

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]